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EAN : 9782757881057
360 pages
Éditeur : Points (06/02/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.52/5 (sur 209 notes)
Résumé :
Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement.

Le cadavre d'un homme d'affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l'époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience.

Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – son père menteur et escroc a été assassiné sans que l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  21 janvier 2020
Avec Ce que savait la nuit, et Konrad, son ex flic à la retraite, croisé dans Passage des ombres, nous continuons d'avancer à tâtons dans cette nouvelle histoire concoctée par Arnaldur Indridason.
Ici, la mémoire et les souvenirs supplantent les réponses obtenues par les données et les relevés scientifiques. L'être humain y surpasse la technologie, c'est moins rapide, chronophage mais d'une efficacité redoutable.
Les énigmes se résolvent peu à peu, au gré des rencontres, de flash-back, de témoignages.
Le temps se dilate, l'espace temps est roi, et la réalité en 3D, les temporalités s'entrelacent.
Les nuits sont plus longues que les jours en cette fin d'automne. Les saisons balisent le récit et, la météorologie celle de l'état d'esprit de Konrad.
Konrad, cet enquêteur vieillissant qui , lui aussi comme son prédécesseur Erlendur, redonne la voix à ceux qui se sont tus il y a déjà bien longtemps, se faisant le médiateur entre le monde des vivants et celui des morts.
Eclipse lunaire, fonte des glaces, nous sommes si petits et si grands, des poussières d'étoiles en attente du grand voyage semble nous chuchoter Arnaldur Indridason, déchirés, écartelés entre nos parts d'ombre et de lumière, une lutte sans répit que son compatriote le poète Einar Benediktsson (1864-1940) a su si bien évoquer.
Alors encore une fois chapeau bas Monsieur Arnaldur Indridason, bravo à Eric Boury,
merci pour ces vagues d'émotions que vous savez si bien susciter.
Un roman policier qui va bien au-delà du genre,
une réflexion existentialiste teintée d'une grande humanité… et des préoccupations universelles et très actuelles.
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iris29
  14 août 2019
Un flic à la retraite cesse t' il d'être un flic lors de la retraite ?
C'est un peu la question qui vient à l'esprit du lecteur en commençant ce roman. Une fois fini, il a sa réponse....
Il est des affaires qui obsèdent les policiers bien longtemps après, surtout si l'enquête n'a jamais abouti. On appelle ça les "cas boomerang", parce qu'ils vous reviennent en pleine gueule , le jour, la nuit ...
C'est le cas de "l'affaire Sigurvin", un homme disparu depuis trente ans. Son ex-associé a été accusé de meurtre , il a toujours proclamé son innocence, sans cadavre, les policiers n'ont jamais pu prouver sa culpabilité. Mais sa vie en a été impactée, et entachée. ...Et voilà, que le cadavre de Sigurvin apparaît après trente ans, Konrad est consulté à titre officieux, c'est lui qui était en charge de l'enquête à l'époque.
Luttant contre la culpabilité d' être passé à côté de quelque chose, contre la culpabilité d'avoir désigné un coupable qui ne l'était peut- être pas. Luttant contre le fantôme de son père ( un homme peu recommandable). Luttant contre le fantôme de sa femme ,morte d'un cancer. Luttant pour ne pas perdre les souvenirs qu'il avait avec elle et pour continuer à vivre vaille que vaille...
Luttant contre ce cold-case, contre le froid islandais, contre la nuit qui petit à petit recouvre le pays...
Luttant contre la nuit qui savait tout , qui a toujours su mais qui n'a rien dit...
Un roman policier d'ambiance contre lequel je n'ai pas lutté , puisqu'il m' a happé dés ses premières pages...
Ah ! La magie des romans qui venaient du froid...
Challenge mauvais genres.
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Sylviegeo
  06 juin 2019
J'ai retrouvé Arnaldur Indridason et l'Islande et ça, c'était bien. J'ai retrouvé Konrad, personnage rencontré dans la Trilogie des Ombres, et j'ai aimé reprendre un verre de vin avec ce retraité de la police. Konrad qui s'ennuie de son épouse, de son travail, qui ne sait comment occuper ses journées et pour qui l'ombre du père fourbe et criminel pèse lourd sur ses épaules. Pour qui le souvenir de l' enquête non résolue de la disparition de Sigurvin est comme un mauvais rêve dont on ne peut se débarrasser. Et voilà que le corps de Sigurvin est retrouvé dans un glacier par des touristes allemands. de façon non officielle et avec la complicité de Marta, son ancienne cheffe, il reprendra l'affaire. Comme il est retraité, il trouve comme prétexte pour enquêter, d'aider à retrouver le chauffard qui aurait mortellement happé un homme lors d'une tempête de neige et ce , à la demande de la soeur de la victime.
Voilà. Disons que ce n'est pas le meilleur opus d'Indridason à mon avis. Mais l'on sent bien l'ennui de Konrad, on comprend que la retraite n'est pas que joie et vacances. le passé est toujours là, pas très loin et la retraite servirait-elle à élucider certains mystères d'un passé familial trouble ? Je crois que l'auteur n'en a pas fini avec Konrad. Espérons toutefois que celui-ci reprendra un peu plus goût à la vie !
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Stelphique
  15 février 2019
Ce que j'ai ressenti :
***Tu te rappelleras le souffle de l'elfe…
Quelle joie de pouvoir me replonger dans les eaux froides de l'Islande, et retrouver l'ex-inspecteur Konrad. Je me rappelle l'immense coup de coeur pour Passage des Ombres et j'étais contente que ce nouveau tome soit dans la continuité de la Trilogie des Ombres. Ce personnage est particulièrement touchant, et grâce à cette nouvelle enquête et le cadavre sorti du glacier de Langjökull, j'ai pu retrouver de la magie de mon précédent ressenti, tout en découvrant encore des facettes intéressantes du personnage de Konrad. Les elfes ne sont plus, mais il n'en reste pas moins qu'il y a quelque chose de fascinant à se plonger dans les romans de Arnaldur Indridason.
« -Et dire qu'il y a encore des gens pour douter des effets de l'activité humaine sur le climat, avait déploré le glaciologue dans l'émission matinale. »
***Tu entendras les vibrations de la Lune.
Arnaldur Indridason m'a encore conquise avec sa plume, un mélange de poésie et de force tranquille. Il conte avec une douce mélancolie, les affres de la culpabilité, tout en déclinant les sonorités des appels silencieux des coupables et des innocents. La Lune, témoin des drames, éclaire d'une douce lumière les pires douleurs. Il y a eu un moment magique avec cette éclipse de lune, qui m'a énormément touchée…De manière posée et efficace, ce roman noir est à la fois un passionnant engrenage d'interrogatoires et une contemplation d'une beauté stupéfiante. Maintenant, je rêve de voir L'Islande au clair de Lune, c'est dire, son pouvoir de persuasion….
« La lune était décrite ainsi dans un poème : elle était la boucle de la nuit. L'antique amie des amants. »
***Tu diras…Ce que savait la nuit
La nuit, les secrets sont toujours plus lourds à porter, alors Konrad récolte les confidences, les souffrances, les aveux terribles… Même à 30 ans du drame, les mots ressortent, les souvenirs resurgissent, les ombres reviennent…Les fragments de vies se collent un à un, et doucement le puzzle de ce meurtre sordide, prend forme dans le regard hanté de cet inspecteur à la retraite…Le rouge et le noir s'épousent sur un fond blanc glacé, et c'est magnifique…
« La seule manière de vaincre la mort est de l'accepter. »
Le petit +: La couverture sublime!

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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sabine59
  11 février 2019
Où l'on retrouve un personnage du dernier tome de la trilogie des ombres...Konrad, le policier à la retraite qui aime se replonger dans les affaires classées et aider ses anciens collègues.
Découverte macabre par un groupe de touristes et leur guide ( métier en expansion sur l'île depuis quelques temps, permettant aux personnes au chômage de se reconvertir ) dans un glacier qui commence à fondre: le corps congelé d'un homme disparu depuis trente ans, Sigurvin. Konrad, alors en activité, était obsédé par cette affaire non résolue. L'associé du mort avait été suspecté, mais sans aucune preuve, il n'avait pas pu être arrêté. Et Konrad ne croyait pas vraiment en sa culpabilité. Et voilà que le corps est retrouvé !
C'est un accident suspect qui permettra de relancer l'enquête. Un accident pour éliminer un témoin gênant. Mais n'en disons pas plus.
Comme toujours, l'auteur livre une description sans concession de la réalité sociale actuelle de l'Islande, après une crise économique sans précédent. Et les retours dans le passé vont, eux, faire ressurgir des trafics d'alcool et de drogue.
Mais le roman permet aussi de mieux découvrir le personnage complexe de Konrad, seulement esquissé auparavant. Même s'il m'attire moins qu'Erlendur, il a néanmoins un côté attachant, des déchirements intérieurs dus essentiellement à une enfance difficile et à des remords concernant le couple qu'il formait avec Erna. Ses souvenirs de sa femme décédée sont fort émouvants.On pense, la fin le laisse présager, le suivre dans d'autres enquêtes, et notamment on se doute qu'il voudra éclaircir l'assassinat de son père...
Un opus intéressant et prenant, cependant pas parmi les meilleurs de l'auteur, selon moi.
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   09 juillet 2019
Une affaire que Konrad avait à l’époque suivie de près et qu’il tentera cette fois de résoudre... alors que la piste est particulièrement froide ! Une bonne histoire, même si l’auteur nous a habitués à mieux.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress   13 mai 2019
Dans Ce que savait la nuit, l'inspecteur à la retraite voyage au bout de l'ennui, l'horloge au ralenti, les pensées qui bourdonnent autour de l'homicide de son père et du décès de son épouse.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeDevoir   15 avril 2019
Dans son plus récent polar, le Suédois Arnaldur Indridason s’inspire des conséquences bien réelles des changements climatiques sur nos vies.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Liberation   14 février 2019
Ce que savait la nuit est de l’Indridason en barres. Un canevas riche mais travaillé, sans esbroufe : un personnage principal un peu terne (Konrad, flic à la retraite, veuf récent, grand-père gâteau) mais avec des failles (hanté par son père escroc assassiné), est amené à s’intéresser à un fait divers (un cadavre révélé par la fonte d’un glacier, l’autopsie certifie un meurtre).
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   07 août 2020
-Tu veux dire que tu ne renonceras pas tant que tu n'auras pas trouvé ceux qui lui ont fait ça.
-Je veux dire que je fais de mon mieux pour tromper l'ennui.
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Jean-DanielJean-Daniel   29 mars 2020
Le temps était radieux. Assise depuis un moment avec le reste du groupe pour se reposer après leur longue marche, elle avait sorti un casse-croûte de son sac à dos et admirait la vue sur le glacier. Son regard s’arrêta tout à coup sur le visage qui affleurait à la surface.
Comprenant avec un temps de retard la nature exacte de ce qu’elle avait sous les yeux, elle se leva d’un bond avec un hurlement qui troubla la quiétude des lieux.
Assis en petits groupes sur la glace, les touristes allemands sursautèrent. Ils ne voyaient pas ce qui avait pu bouleverser à ce point leur guide islandaise, cette femme d’âge mûr qui gardait son calme en toutes circonstances.
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AelaAela   17 février 2019
Ces histoires avaient piqué la curiosité de Konrad qui s'était documenté sur les différentes théories concernant la vie après la mort, entre autres sur celle du monde de l'éther, tout aussi réel que notre monde terrestre pour les adeptes du spiritisme. A leurs yeux, au moment de la mort, l'âme y emportait tout le bagage qu'elle avait accumulé au cours de son passage sur terre, sa personnalité et sa mémoire, et elle accédait à un autre degré d'existence appelé corps éthéré. La seule trace subsistant dans le monde terrestre était le corps inerte du défunt, enveloppe désormais inutile de l'âme libérée. Le père d'Eyglo adhérait à cette théorie et considérait qu'il était équipé d'une sorte d'antenne permettant de percevoir les âmes présentes dans cet au-delà.
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sabine59sabine59   09 février 2019
L'été islandais avait toujours été imprévisible, désormais on pouvait presque compter sur du beau temps plusieurs jours de suite, voire plusieurs semaines. Les hivers étaient également devenus plus doux même si la longue nuit boréale persistait. Le changement le plus visible concernait les glaciers qui reculaient à toute vitesse. Par exemple ,celui de Snaelfellsjökull n'était plus que l'ombre de lui-même.
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iris29iris29   13 août 2019
Konrad se demandait parfois s'il finirait sa vie en maison de retraite et cette perspective ne l'enchantait guère. Il avait remarqué que Steinar partageait sa chambre avec un autre pensionnaire et n'imaginait pas finir ses jours ainsi.Même les prisonniers de Lida- Hraun avaient droit à des cellules individuelles.
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Avec son mari Per Wahllöö, Maj Sjöwall, qui vient de disparaître à l'âge de 84 ans, avait écrit une série policière aujourd'hui reconnue comme un classique du genre. Dix romans publiés entre 1965 et 1975, qui ont inspiré tous les grands auteurs scandinaves, Henning Mankell, Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridasson. Ces romans, nous les avons relus. Et ça fonctionne toujours aussi bien !
Toute la série est disponible aux éditions Rivages/Noir. Disponible en version numérique.
UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat et Christine Ferniot RÉALISATION Pierrick Allain TÉLÉRAMA - MAI 2020
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