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Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 2757816896
Éditeur : Points (20/05/2010)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 779 notes)
Résumé :
Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d’un petit garçon est retrouvé au pied d’un immeuble de banlieue. Il avait 12 ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande.
Erlendur et son équipe n’ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée.
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  25 juin 2017
J'aime bien faire un tour de temps en temps en Islande avec le commissaire Erlendur, avec ici l'hiver rude qui s'installe, les vents qui s'intensifient, le verglas, la neige…
Le meurtre du petit garçon, retrouvé étendu sur le verglas, poignardé, ramène le souvenir de la mort de son petit frère, alors qu'ils s'étaient perdus dans la tempête, il y a longtemps, mort dont il se sent toujours responsable. Cette enquête s'avère difficile car l'auteur brouille les pistes: acte raciste, acte pédophile, le tout parasité par les étranges coups de fil qu' Erlendur reçoit et qu'il attribue à une femme ayant disparu depuis quelques semaines. Y a-t-il un lien?
Arnaldur Indridason parvient, une nouvelle fois, à parler, durant cette enquête des problèmes sociaux de son pays: les mariages mixtes entre des femmes thaïlandaises et des hommes islandais, qu'ils soient par amour ou pour obtenir la nationalité et des répercussions qu'ils peuvent provoquer : rejet par une certaine partie de la population raciste qui a peur que « la race pure » disparaisse un jour à cause du métissage…
Il évoque aussi le problème des enfants: ceux qui s'adaptent, travaillent à l'école comme Elias, comprenant que maitriser la langue est la condition de l'adaptation réussie, et ceux comme son frère Niran arrivé plus âgé et qui, nostalgique de son pays d'origine, veut continuer à parler sa langue et entretenir le culte de sa culture et traîne avec d'autres enfants thaïlandais…
Au passage, quel rôle a pu jouer Niran dans cette tragédie, étant donné qu'il a mystérieusement disparu?
L'auteur évoque aussi l'attitude des enseignants dans l'apprentissage de la langue et l'Histoire du pays d'accueil, avec un professeur d'Islandais, gloire déchue du sport, facho, ouvertement raciste, mais chien qui aboie mord-il? …
Arnaldur Indridason nous raconte au passage, des détails sur la vie du commissaire, ses problèmes relationnels avec ses enfants, (il n'a rien d'un super héros et cela me plaît bien) mais aussi de ses collègues: Sigurdur Oli et ses réticences vis-à-vis de l'adoption qui créent des tensions dans son couple, Elinborg qui se culpabilise car elle devrait être au chevet de sa fille malade…
J'ai bien aimé ce polar car il n'y a pas d'hémoglobine au litre, au contraire le récit est sobre et axé sur la psychologie sociale et ce commissaire Erlendur me plaît beaucoup; de plus, l'auteur nous démontre au passage que racisme et intolérance sont présents dans toutes les sociétés et en plus l'Islande est un pays qui me fascine et que je rêve de visiter…
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Lorraine47
  27 février 2014
Rien n'est plus révoltant qu'un crime dont la victime est un enfant!
Chaque enquêteur réagit avec ses tripes de père ou de mère ou bien se trouve confronté à revivre son histoire personnelle, c'est exactement ce qui arrive à Erlendur qui prend à nouveau le ressac de la disparition de son frère disparu mystérieusement au même âge que le jeune Elias dont il est chargé d'élucider la mort.
La scène de cette tragédie a été immédiatement figée par le froid arctique, un meurtre à l'arme blanche qui n'a laissé aucune chance au jeune garçon né d'un père islandais et d'une mère thaïlandaise.
Le jeune Elias a-t-il été victime d'un crime raciste? C'est l'orientation que prend l'enquête sur fond de xénophobie au pays des glaces.
Nos trois enquêteurs: Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli n'épargneront pas leurs efforts pour comprendre comment un jeune à l'avenir prometteur a vu son destin réduit à néant.
La société islandaise est décortiquée à travers le prisme de l'immigration.
Un excellent polar qui vous décongèlera les neurones.
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Tostaky61
  05 septembre 2014
Une fois de plus Indridason nous livre sa vision de la société islandaise, (voyons-y également les maux de notre propre société...), au travers d'un polar où il brouille les pistes avec brio.
Un petit garçon gît, assassiné, dans le froid et la neige, voilà le point de départ d'une nouvelle enquête de l'inspecteur Erlendur.
Hanté par ses vieux démons, (son frère disparu), et le malaise devant les interrogations persistantes des ses enfants, avec qui les rapports sont de plus en plus tendus.
Agacé par une affaire de femme disparue qui l'obsède et harcelé par des appels d'une femme en pleurs sur son portable, Erlendur et ses adjoints mènent l'enquête.
Quel est le mobile du crime ?
Fratricide, crime raciste, pédophilie ? Tout y passe jusqu'à la révélation finale...
Derrière ce polar bien ficelé, il faut, malheureusement, faire un constat. Vers quel avenir se dirige notre société ???
Il y a plus qu'une intrigue policière dans ce livre...
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Aline1102
  03 juin 2013
Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli sont appelés sur une scène de crime particulièrement difficile : un enfant de dix ans, d'origine thaïlandaise, est mort poignardé alors qu'il rentrait chez lui après sa journée d'école.
Les trois policiers commencent l'enquête avec beaucoup de questions, mais les réponses sont difficiles voire impossibles à obtenir. S'agit-il d'un crime raciste ? Où est passé le frère aîné du petit garçon assassiné ? Pourquoi les condisciples du petit garçon affirment-ils de façon unanime que le professeur d'islandais de leur école déteste les étrangers ?
Alors que l'Islande s'enfonce dans un hiver particulièrement rude, la police se retrouve bien souvent à court d'indices pour trouver l'assassin d'Elias.

Comme dans L'Echo des morts (lu précédemment dans le cadre du challenge Thrillers et Policiers scandinaves d'Emmanuelle), le froid s'intensifie peu à peu au cours du roman et le climat semble devenir un personnage à part entière. Et, alors que la tempête se rapproche de l'Islande, elle fait déjà rage dans la vie des trois enquêteurs. La mort du petit Elias les amènent à se souvenir de leur propre enfance et à s'interroger sur les rapports qu'ils entretiennent avec leurs propres enfants.
Erlendur a connu un drame presque similaire à celui auquel il est confronté. Alors qu'il n'avait que dix ans, le même âge qu'Elias, le jeune Erlendur était parti se promener dans la lande des fjords de l'Est avec son jeune frère. La tempête les a surpris et les deux frères ont été séparés. le corps du cadet n'a jamais été retrouvé.
Ce drame hante Erlendur, qui se complaît dans la douleur que le souvenir de cette disparition provoque encore aujourd'hui. Il refuse de faire son deuil et, alors qu'il enquête sur la mort d'Elias, le décès de son frère refait plus que jamais surface.
Parallèlement, Erlendur revoit ses enfants après des années de relations houleuses. On sent une certaine distance entre le père et ses enfants, une gêne provoquée par une vie de non-dits, de mensonges par omission, mais aussi de pudeur. Et même si les relations entre le père et le fils semblent plus cordiales que celles qu'Elrendur entretient avec sa fille, Eva Lind, leurs rapports ne sont pas exactement détendus. Erlendur n'a pas envie de se confier à ses enfants, comme le souhaiterait Eva Lind. Il garde sa douleur et ses difficultés personnelles pour lui. Il traite ses enfants de la même manière que ses collègues de travail et ne leur donne à voir que le peu qu'il souhaite révéler de sa véritable personnalité.
Sigurdur Oli, lui aussi, est encombré, au cours de cette enquête, par des souvenirs plutôt indésirables de sa propre enfance. Scolarisé dans le même établissement que fréquentent Elias et son frère, Sigurdur Oli se retrouve confronté à certains de ses anciens professeurs. Et les retrouvailles ne sont pas spécialement amusantes pour le policier puisque le corps professoral se souvient parfaitement de sa participation à une bagarre générale... D'autres souvenirs, provoqués par celui-ci, affluent : ceux de son père, d'une enfance pas particulièrement douce...
Contrairement à Erlendur, Sigurdur Oli n'est pas père de famille, ce qui simplifie quelque peu son implication dans l'enquête sur la mort d'Elias. Quoique... L'épouse de Sigurdur Oli, stérile, lui met la pression pour qu'ils adoptent un enfant asiatique. Elle souhaite être mère, mais son mari n'est pas sûr de désirer devenir père. Et puis, adopter un enfant asiatique... Avec ce qui est arrivé au petit Elias, dont la mère est thaïlandaise, est-ce une bonne idée ? La vie de Sigurdur Oli n'est pas plus simple que celle d'Erlendur et aucun des deux n'aiment évoquer à voix haute les difficultés qui les assaillent.
A côté de ces deux-là, Elinborg semble mener une vie idéale. Mais elle aussi se retrouve inquiétée par son rôle de mère : sa fille est malade et l'enquête à laquelle elle participe l'empêche de rester à son chevet...
Hiver arctique était ma première incursion dans la série des enquêtes d'Erlendur et cette découverte était plutôt réussie. Très bien écrit, le polar nous dépayse complètement en nous emmenant dans un pays où les habitants vivent particulièrement repliés sur eux-mêmes, notamment à cause du climat très rude. L'histoire commence doucement et plusieurs intrigues s'entrecroisent ; malgré cela, on ne perd jamais le fil du récit. Une bonne découverte.
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Fortuna
  10 février 2015
C'est l'hiver en Islande, le gel et les longues nuits sont de retour. Un enfant d'origine thaïlandaise est retrouvé assassiné au pied de son immeuble à son retour de l'école, le cartable encore sur le dos. Crime raciste ? Pédophilie ? Pourquoi son frère ainé a-t-il disparu ?
Erlendur et ses deux associés, Sigurdur Oli et Elinborg, sont sur l'enquête. Les proches, les camarades de classe, les professeurs doivent être interrogés au plus vite si l'on veut avoir une chance de trouver le coupable…Certains semblent plutôt hostiles à la présence d'étrangers en Islande. Simple peur, incompréhension ou véritable haine ?
Parallèlement à cette enquête, Erlendur reçoit de mystérieux appels d'une femme. Viennent-ils de la jeune femme dont le mari a signalé la disparition quelques jours auparavant ? Et ce mari est-il aussi parfait qu'il en a l'air ?
Ce roman policier est également une réflexion sur l'évolution de la société islandaise, l'accueil réservé aux immigrés, l'ambivalence des hommes qui épousent des femmes étrangères, les difficultés des femmes qui élèvent seules leurs enfants, la violence chez les adolescents, la pauvreté de toute une frange de la population, la drogue. Ces thèmes sont abordés à propos de l'affaire en cours mais également à sa périphérie : rencontre avec un SDF, retour d'Erlendur sur sa propre histoire, ses relations difficiles avec ses enfants…Il va également être confronté à la mort de celle qui lui a tout appris de son métier : Marion.
Tous sont touchés personnellement par la mort de cet enfant. Pour Erlendur, c'est à nouveau l'évocation de la disparition de son jeune frère à l'âge de huit ans. Elinborg est mère de famille et pense à sa fille malade qui l'attend à la maison. Et Sigurdur Oli, dont la femme est stérile et envisage d'adopter un enfant asiatique, est également ébranlé, renvoyé à ses doutes.
Le dénouement est inattendu : le suspense est maintenu jusqu'au bout. Un bon polar islandais, le cinquième de la série, dont les interrogations vont au-delà de la simple résolution d'un meurtre. On ne s'en lasse pas !
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   03 avril 2010
On parvenait à deviner son âge, mais il était plus difficile de se prononcer avec précision sur l'endroit du monde dont il était originaire.

Ils lui donnaient environ dix ans. Vêtu d'une doudoune déboutonnée grise à capuche et d'un pantalon couleur camouflage, une sorte de treillis militaire, l'enfant avait encore son cartable sur le dos. Il avait perdu l'une de ses bottes. Les policiers remarquèrent à l'extrémité de sa chaussette un trou duquel dépassait un orteil. Le petit garçon ne portait ni moufles ni bonnet. Le froid avait déjà collé ses cheveux noirs au verglas. Il était allongé sur le ventre, une joue tournée vers les policiers qui regardaient ses yeux éteints fixer la surface glacée de la terre. Le sang qui avait coulé sous son corps avait déjà commencé à geler.

Elinborg s'agenouilla près de lui.

- Mon Dieu, soupira-t-elle, que se passe-t-il donc ?

Elle tendit le bras, comme pour poser sa main sur le corps sans vie. L'enfant semblait s'être couché pour se reposer. Elinborg avait du mal à se maîtriser. Comme si elle refusait de croire ce qu'elle voyait.

- Ne le touche pas, demanda Erlendur d'un ton calme, debout à côté du corps avec Sigurdur Oli.

- Il a dû avoir froid, marmonna Elinborg en ramenant son bras.

La scène se passait au milieu du mois de janvier. L'hiver était resté clément jusqu'à la nouvelle année, puis le temps s'était considérablement refroidi. Une coque de glace enserrait la terre, le vent du nord sifflait et fredonnait contre l'immeuble. De grandes nappes de neige recouvraient le sol. La poudreuse s'accumulait par endroit en formant de petits monticules dont les flocons les plus fins s'envolaient en volutes. Le vent leur mordait le visage, les pénétrant jusqu'aux os en travers leurs vêtements. Saisi d'un frisson, Erlendur enfonça profondément ses mains dans les poches de son épais manteau. Le ciel était chargé de nuages. Il était à peine quatre heures. La nuit avait déjà commencé à tomber.

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Lorraine47Lorraine47   21 février 2014
Les Thaïlandais se servent de diminutifs afin d'induire les mauvais esprits en erreur. Cela fait partie de leurs croyances. On attribue un prénom à l'enfant, mais on se sert d'un diminutif afin de tromper les esprits qui pourraient lui nuire et qui ne doivent pas connaître son véritable prénom.
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Lorraine47Lorraine47   22 février 2014
Parfois, le ciel était menaçant et sombre, comme en ce moment, et Erlendur fixait l'obscurité afin de se délester de ses soucis en les abandonnant au néant.
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Lorraine47Lorraine47   28 février 2014
Il désirait voir les étoiles cachées par les nuages afin d'y trouver la tranquillité, l'assurance qu'il existait quelque chose de plus vaste et de plus important que sa propre conscience, l'assurance de pouvoir se perdre, ne serait-ce qu'un instant, dans les immensités de l'espace et du temps.
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AdenoliaAdenolia   12 mars 2016
Le froid resserra encore son emprise au fil de la soirée, renforcé par le vent glacial venu du pôle et de la mer, au nord, pour parcourir ce désert hivernal. Il s'élançait du haut de la montagne Skardsheidi, longeait les flancs de l'Esja et parcourait, la gueule béante, les basses terres où s'étendaient les habitations, cette scintillante cité de l'hiver, posée sur l'extrême rive nord du monde. Le vent s'avançait en hurlant à la mort et en sifflant entre les maisons; il envahissait les rues désertées. La ville hibernait, comme dans l'attente immobile d'une épidémie. Les gens se cloîtraient à l'intérieur. Ils fermaient les portes, les fenêtres, tiraient les rideaux en espérant que, bientôt, la vague de froid prendrait fin.
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