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Éric Boury (Traducteur)
EAN : 9782757812877
408 pages
Éditeur : Points (20/05/2009)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 1276 notes)
Résumé :
Kleifarvatn (2004) - L'Homme du lac. En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacées.
Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéressent alors aux disparitions non élucidées dans les années 60, Ce qui conduit l'enquête vers les ambassades des pays de l'ex bloc communiste et les étudiants ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  29 janvier 2013
Effet du réchauffement climatique? Une hydrologue fait une bien surprenante rencontre au bord du lac islandais de Kleifarvatn: un squelette humain qui manifestement ne se dore pas la pilule depuis quelques mois seulement.
Notre inspecteur chéri Erlendur est chargé de l'enquête avec ses deux acolytes Sigurdur Oli et la délicieuse Elinborg toute excitée par la parution de son ouvrage de cuisine! Polar à la sauce islandaise qui se déroule en été et nous découvrons avec le héros le désagrément que peut représenter des jounées sans fins où le soleil vient perturber l'horloge biologique. Quand on est comme Erlendur totalement habité par son métier, il est bien difficile de lâcher prise.
Ce roman policier fait la part belle à la psychologie des personnages et nous découvrons Erlendur plus concerné par sa famille, même s'il nous la joue parfois coeur dur, il n'abuse pas ceux qui commencent à le connaître un peu.
Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos vaches dont les déjections joueront un rôle dans l'enquête... L'Histoire avec un grand H, oui, est au coeur de l'intrigue nous transportant en Allemagne de l'est dans les années 60-70.
Je ne conseillerais pas de découvrir l'oeuvre d'Indridason en commençant par cet ouvrage certes fort bien écrit mais qui ne saura peut-être pas combler les amateurs de suspens. Personnellement, j'aime la littérature islandaise et scandinave et c'est en toute subjectivité que j'avoue avoir aimé ce roman.
Je prends donc rendez-vous très prochainement avec "La femme en vert"!
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Eve-Yeshe
  08 février 2017
J'ai passé un bon moment avec l'inspecteur Erlendur, héros fatigué, toujours empêtré dans ses problèmes familiaux, son équipe dans une enquête qui, en elle-même est plutôt lente mais intéressante.
Un lac qui se vide à la suite d'un tremblement de terre laissant apparaître un squelette relié à un appareil de transmission datant de l'époque soviétique, des personnes portées disparues sans que les enquêtes de l'époque aient été vraiment approfondies… on concluait facilement au suicide dans ce pays où les journées s'étirent indéfiniment en été…
Indridason utilise l'enquête pour régler ses comptes avec le passé de l'Islande, notamment les méthodes d'espionnage mises en place par l'ex RDA : on attribuait des bourses à des étudiants islandais appartenant au parti communiste et une fois arrivés à Leipzig, on les manipulait pour qu'ils dénoncent les faits et gestes de leurs copains.
En plus des cours, ils étaient obligés, sous peine de sanctions, de travailler dans les champs, les usines ou la restauration de l'Allemagne en ruines, et de participer à toutes les réunions…
Le PC était actif à l'époque, car certains Islandais ne supportaient pas les bases militaires américaines installées sur l'île et tout le monde espionnait tout le monde ou presque d'intelligence avec l'ennemi. C'était l'époque de la guerre froide.
Une belle évocation des méthodes de la Stasi, des pouvoirs de manipulation, du lavage de cerveau et du traitement accordé à ceux qui commençaient à réfléchir par eux-mêmes, voire de révolter, avec une histoire d'amour. C'est ce que j'ai préféré dans ce polar.
Je me souviens de la révolte à Hongrie et l'entrée des chars soviétiques pour la mater : nous étions suspendus aux infos pour tenter de savoir comme la situation évoluait et la chape de plomb qui a mis fin à l'espoir… cela paraît très loin, très abstrait pour les plus jeunes, mais cela a existé et qui sait ce que l'avenir peut apporter…
J'aime beaucoup la manière dont Indridason met en lumière l'Islande : la société, l'histoire du pays à travers ses polars éveillant la curiosité du lecteur, l'envie d'en apprendre davantage.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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la_fleur_des_mots
  30 décembre 2013
Lorsqu'un lac se vide, le passé peut refaire surface. le passé prend ici la forme d'un squelette retrouvé lesté à un émetteur radio au fond d'un lac islandais. L'enquête est confiée au commissaire Erlendur, homme intègre et héros récurrent des romans d'Arnaldur Indriðason. Son travail de fourmi pour identifier l'homme du lac le mènera dans les années 50 sur les traces d'étudiants islandais partis étudier à Leipzig.
Comme souvent chez cet auteur, on est loin de rythme haletant de certains polars. Ici la narration est douce et prend son temps. Ce roman truffé de flash-back nous entraîne en ex-Allemagne de l'Est en pleine guerre froide. Si quelques clichés, notamment sur la traque des communistes, auraient pu être évités, le récit sur fond de stasi, de trahison et de délation n'en demeure pas moins passionnant et parfaitement construit. Une livre qui se déguste avec grand plaisir.
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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Fortuna
  16 novembre 2014
Au début des années 2000 un tremblement de terre en Islande a entrainé une baisse importante du niveau du lac de Kleifarvarn en élargissant des failles en son fond. A tel point qu'une jeune ingénieure chargée d'effectuer des relevés découvre, par un beau matin de mai, le squelette d'un homme...qui marinait là depuis plus de trente ans attaché à un vieil émetteur soviétique.
L'équipe d'Erlendur va donc être chargée de remonter dans le temps pour retrouver l'identité de ce malheureux qui a manifestement été assassiné puis jeté dans le lac. Et nous voilà replongés à l'époque de la guerre froide, dans les années 50 où des étudiants islandais conquis par les idéaux communistes s'en allaient faire leurs études en RDA. Et découvraient là-bas l'envers du décors.
Le thème de la disparition hante évidemment Erlendur et malgré les difficultés à réveiller des souvenirs endormis, des plaies anciennes, à retrouver des indices enterrés depuis des décennies, à se remémorer une époque pas si lointaine...il va persister, peut-être en mémoire de son propre frère disparu, et aller au bout de cette enquête.
Une fois encore chez Indridason, au delà de l'histoire policière, on découvre un pan de l'histoire islandaise - mêlée à celle d'autres pays européens, l'Allemagne - et point stratégique - de par la présence d'une base américaine - de la guerre froide. On y retrouve cette passion presque archéologique de faire revivre le passé à partir de traces, de vestiges, de nous déterrer des secrets enfouis ou des livres oubliés.
Une quatrième et passionnante enquête d'Erlendur, toujours aux prises avec ses propres démons qui lui font fuir la lumière de ce printemps islandais. Et aux blessures toujours prêtes à se rouvrir.
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isabelleisapure
  15 février 2020
Grâce à « L'homme du lac », j'ai pu faire plus ample connaissance avec le commissaire Erlendur, personnage attachant avec ses déboires familiaux.
J'ai aimé cette enquête qui démarre de la façon la plus banale par la découverte d'un cadavre dans un lac, sauf que le cadavre est réduit à l'état de squelette, ce qui pose quelques problèmes pour son identification.
Parallèlement, nous suivons l'histoire d'un mystérieux personnage qui évoque sa vie d'étudiant en Allemagne de l'Est des années 60, en plein régime communiste.
De supposition en supposition sur l'identité de l'homme du lac, Erlendur en vient à s'intéresser à la mystérieuse disparition d'un représentant en machines agricoles, dont la vie ressemblait pourtant à un fleuve tranquille.
Entre polar et roman d'espionnage, cet opus se lit avec plaisir.
Malgré les allers-retours dans le temps, il est facile de suivre l'intrigue qui se déroule avec lenteur mais sans monotonie.
J'aime l'atmosphère feutrée des livres d'Indridason où la nature tient sa place entre lacs et montagnes.
Je compte poursuivre ma découverte de l'oeuvre de l'auteur et à travers elle connaître un peu mieux l'Islande, son histoire et sa culture.
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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   29 janvier 2013
On s'est familiarisés avec la dictature du parti, avec la peur et l'oppression. Certains ont essayé d'en informer le Parti à leur retour en Islande mais sans effet. J'ai toujours eu l'impression que la version est-allemande du socialisme n'était qu'une prolongation du nazisme.
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OrchydOrchyd   18 août 2012
- On peut être bigame, en Islande, sans être inquiété ? demanda Sigurdur Oli.
- Non, répondit Elinborg, catégorique. Nous ne sommes pas assez nombreux.
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dilou37dilou37   14 août 2013
Erlendur resta allongé à scruter l'obscurité. Il pensa à Eva Lind et Sindri Snaer, ses deux enfants, et à leur mère qui le haïssait. Il pensa à son frère qu'il avait passé toutes ces années à chercher sans le retrouver. Ses ossements reposaient quelque part. Peut-être au fond d'une profonde crevasse, peut-être dans les montagnes, plus haut qu'il ne l'avait jamais soupçonné. Il était pourtant monté très haut et avait essayé de calculer la distance qu'un garçon de huit ans était susceptible de parcourir dans une tempête de neige.
Tu ne t'en lasses jamais ?
Tu ne te lasses jamais de cette recherche incessante ?
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Zora-la-RousseZora-la-Rousse   07 février 2011
Les hommes n'ont aucune limite quand il s'agit d'être lamentables.
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FortunaFortuna   15 novembre 2014
Debout devant la ferme, il regardait les vestiges d'une vie qui n'était plus. Il songea à l'homme à la Falcon. A cette femme qui l'attendait toujours. Il songea à sa fille et à son fils. En contemplant le soleil du soir, il songea à son frère qui avait disparu. A quoi son frère avait-il pensé au cœur de la tempête ? Au froid qui le tenaillait ? Au plaisir qu'il aurait à rentrer à la maison dans la douce chaleur ?
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Vidéo de Arnaldur Indriðason
Avec son mari Per Wahllöö, Maj Sjöwall, qui vient de disparaître à l'âge de 84 ans, avait écrit une série policière aujourd'hui reconnue comme un classique du genre. Dix romans publiés entre 1965 et 1975, qui ont inspiré tous les grands auteurs scandinaves, Henning Mankell, Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridasson. Ces romans, nous les avons relus. Et ça fonctionne toujours aussi bien !
Toute la série est disponible aux éditions Rivages/Noir. Disponible en version numérique.
UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat et Christine Ferniot RÉALISATION Pierrick Allain TÉLÉRAMA - MAI 2020
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