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Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 275780023X
Éditeur : Points (08/06/2006)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 1506 notes)
Résumé :
Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincées sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans ?
Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur ?
Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant? A quoi sert cette collection de boc... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (147) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  20 août 2015
115 critiques donc je vais essayer de ne pas trop m'étaler, juste livrer quelques réflexions. (cf; mon blog pour en avoir plus)
C’est avec plaisir que je me suis plongée dans la lecture de ce roman. J’ai été conquise par la plume d’Arnaldur Indridason en lisant « Le femme en vert » que j’ai beaucoup aimé, et après avoir lu, un livre plus récent de l’auteur, j’ai décidé de lire tous les romans dans l’ordre pour mieux apprécier l’évolution de l’inspecteur Erlendur dont la personnalité est très particulière.
Dans ce roman, l’enquête démarre lentement, dans cette atmosphère étrange qu’est l’Islande, avec ses noms aux consonances particulières, surprenantes pour mon oreille et c’est ce qui en fait le charme, Sigurdur, Kolbrun, Andur pour ne citer qu’eux. On découvre cette île, peu peuplée, où les noms de famille n’existent pratiquement pas, les gens ont un prénom suivi du prénom du père auquel on accole -son pour fils de ou -döttir pour fille de. Ceci ne simplifie pas les recherches dans le domaine de l’état civil.
L’enquête est bien menée, quoiqu’un peu lente et l’auteur nous entraîne sur les pas d’un violeur , qui n’a jamais été condamné car à l’époque il était difficile et courageux, voire téméraire de porter plainte. on voit émerger son côté sombre, comme si on enlevait des couches successives, grâce à l’entêtement d’Erlendur qui progresse à petits pas dans son enquête. Parfois, il me faisait penser à l’inspecteur Colombo et ses petits détails, d’autres fois à l’inspecteur Derrick par sa lenteur…

Cette intrigue m’a plu également car on suit la trace d’une maladie génétique, la neurofibromatose, qui ne touche que les filles qui meurent très jeunes et qui fait partie intégrante de l’histoire, elle en est le héros au même titre que les être humains. J’avoue que la médecine ou du moins certains médecins en Islande me laisse perplexe, prenant ses aises avec l’éthique, (cf. l’utilisation des banques de données génétiques, et même les recherches sur les maladies génétiques qui font certes avancer la science mais tout peut-être utilisé de façon dévoyée, la façon dont sont utilisés les cadavres, les diagnostics plus que limites comme le médecin de la petite Andur etc. etc.
L’inspecteur est attachant par ses faiblesses, un divorce, une femme qui le déteste encore vingt ans après, ses enfants toxicomanes, avec lesquels il a peu de relations, (il suit leurs cures de désintoxications). Dans son apprentissage tardif de la paternité avec son ado, rebelle, dont les neurones sont malmenés par la drogue,… Bref, son Eva Lind à qui j’aurais bien donné quelques paires de claques au passage, tant elle est immature.
Note : 7,2/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Commenter  J’apprécie          405
Marple
  15 juillet 2012
Pas moins de 48 critiques déjà publiées sur cet excellent (mais ultra-glauque) polar islandais ! Dans ces cas-là, je me demande toujours s'il est bien utile d'ajouter la mienne... et je finis invariablement par publier un avis, ne serait-ce que pour le plaisir d'ajouter mon grain de sel.
Ce roman d'Arnaldur Indridason m'a séduite et profondément touchée. Il est très sombre, voire quasi-sordide, à la fois dans les thèmes abordés (viols impunis, décès d'enfants, drogue, brutes et truands), dans l'ambiance (c'est simple : il pleut tout le temps et Erlendur se dispute ou se bat avec tout le monde) et dans les personnages (qui ne respirent pas la joie de vivre... en plus les méchants semblent vivre mieux et plus longtemps que les gentils !)
Pourtant il s'en dégage une grande humanité et une certaine douceur (en tout cas, c'est ce que j'ai ressenti). Erlendur connaît et comprend les souffrances humaines, il sait à quel point vivre peut être difficile et il essaie, à sa façon bourrue et frontale, de rendre le monde un peu meilleur. Il mène son enquête avec intuition et sensibilité (même si, à certains moments, on peut avoir l'impression avec Sigurdur Oli et Elinborg qu'il procède en dépit du bon sens). Il essaie d'aider sa fille Eva Lind (celle-là, elle m'énerve un peu, elle est presque trop paumée et trop changeante pour être vraie). Sous ses airs d'inspecteur professionnel et un peu dur, on sent une vraie compassion pour les malheurs de Kolbrun, Audur ou Katrin. Bref, un personnage fondamentalement attachant que j'aurai plaisir à retrouver tout au long de la série.
Petit plus : ce roman nous enseigne pas mal de choses sur la société islandaise, par ex les études menées sur le génome humaine et les maladies génétiques (c'est logique, puisqu'il s'agit d'une petite population insulaire facile à suivre... intéressant, non?) ou le système des prénoms (noms de familles quasi-inexistants en Islande, on dit apparemment 'Prénom fils/fille de Prénom du père'). Et évidemment une petite touche d'exotisme avec les noms à coucher dehors et quelques descriptions de paysages ou de villes typiques (mais toujours sous la pluie, on est bien loin du guide touristique, des fjords et de Reykjavik la festive).
Mon avis en un mot : à découvrir !
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Commenter  J’apprécie          350
carre
  12 avril 2012
C'est avec "La cité des Jarres" qu'Arnaldur Indridason est devenu une valeur sure du polar à la scandinave.La recette est assez simple un flic bourru, irascible, tourmenté, intransigeant et une enquête complexe et sordide.
Mais l'intérêt vient que l'on suit Erlendur pas à pas dès la découverte du meurtre (un vieux monsieur chez qui on découvre notamment des photos pornographiques pas joli joli et une photographie de la tombe d'un enfant) et qu'on ne le lache plus. Et forcement on s'attache, même si l'image d'Erlendur ressemble à celle de beaucoup de flics de roman. En parrallèle de l'affaire, Erlendur voit débarquer sa fille Eva Lund, toxicomane et enceinte. Erlendur, avec détermination, va mener de front enquête et vie privée. Indridason
installe rapidement une ambiance froide (normale en Islande), poisseuse et d'une grande noirceur. Les relations conflictuelles avec ces enfants et parfois ces collègues rajoutent à l'intensité du roman. Un polar original, plutôt réussi et la promesse de retrouver un nouveau héros récurrent. Why not ?
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selena_974
  15 juin 2012
J'ai découvert Arnaldur Indridason à travers Betty il y a quelques semaines, et j'ai eu envie d'en lire plus... Me voici donc à la découverte de cet univers du polar islandais, à travers ce premier ouvrage relatant les enquêtes du commissaire Erlendur Sveinsson, La cité des Jarres.
Bon, déjà, avant tout ce livre est un dépaysement complet. On est dans un pays inconnu, avec des personnages qui ont des noms plus que bizarres et des descriptions de paysages très différents de ce qu'on connait. Même dans les romans japonais je ne me sens pas aussi dépaysée (en même temps je suis certainement plus habituée à la culture japonaise qu'à la culture islandaise). Donc dans un premier temps, c'est une vraie découverte d'être plongée dans ce monde inconnu et pourtant bien réel. D'ailleurs l'Islande est un pays que j'aimerais beaucoup visiter à l'occasion (même si dans ce roman il pleut toujours et il fait froid)...
Quant à l'histoire, on fait donc la connaissance du commissaire Erlendur Sveinsson, qui doit élucider un meurtre qui va le mener à découvrir des faits sordides de viols, de meurtres et de maladies génétiques. Rien de très gai donc, mais tout est très bien ficelé et Arnaldur Indridason a l'art et la manière de nous tenir en haleine jusqu'au moment voulu. Les indices et les preuves s'accumulent au fil des pages, et lorsqu'on prend un peu de recul sur toute cette histoire, on ne peut pas s'empêcher de penser que ça aurait très bien pu avoir lieu "dans la vraie vie", et un tel réalisme des faits a de quoi accroître mon malaise.
Parallèlement à l'affaire, on apprend au fil des pages à apprécier Erlendur. On fait la connaissance de ses enfants, principalement sa fille qui a elle-même de gros problèmes de drogue. On découvre ses collègues et ses relations avec son entourage... D'où l'intérêt de lire La cité des Jarres avant les autres enquêtes du commissaire, même si les histoires sont indépendantes.
J'ai beaucoup apprécié cet ouvrage, cet univers si particulier, ce personnage... Je n'ai plus qu'à les retrouver dans d'autres titres d'Arnaldur Indridason, que je compte bien découvrir petit à petit...
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Commenter  J’apprécie          250
cmpf
  06 avril 2015
Le thème était intéressant, voire passionnant. D'un côté les risques liés aux banques de données génétiques, de l'autre l'apport des recherches sur les maladies génétiquement transmissibles. Également l'usage des cadavres pour la recherche. Je trouve que le traitement de ce sujet n'était pas mal mais je n'ai pas aimé le style. En particulier les échanges entre policiers m'ont paru peu naturels.
Par exemple :
- La police scientifique est en train de fouiller l'appartement d'Einar à Storgerdi, annonça-t-il. Je les ai appelé et ils n'ont rien trouvé à part ceci : Einar s'est procuré un port d'arme, il y a environ deux ans.
- Un port d'arme ? reprit Erlendur.
- Il est enregistré chez nous. Mais ce n'est pas tout. Il possède un fusil de chasse et, sous le lit dans sa chambre, nous avons retrouvé le canon scié.
- le canon ?
- Il a scié le canon.
- Tu veux dire que… ?
- Ils font ça, parfois. Ça leur facilite la tâche pour se suicider.
Je sais que l'une des difficultés des livres et séries policières est de faire passer les informations sans faire de longs apartés dans le déroulé de l'histoire, mais là j'ai trouvé que c'était particulièrement maladroit.
Il s'avère que voulant vers la moitié du livre ajouter ce titre à ma bibliothèque avec le statut en cours, je me suis aperçue qu'il y était déjà avec le statut lu. Vérification faite dans un carnet, je l'ai effectivement lu en 2008.
Je n'en avais aucun souvenir, et aucun n'est revenu en cours de lecture. C'est peut-être un signe.
Je suis d'autant plus déçue que la série d'Indridason a très bonne presse. Je ne peux pas dire que je regrette cette lecture mais je ne suis pas enchantée. D'où une note moyenne de 3 étoiles.
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Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
pilepile   27 août 2011
On s’imagine que ça n’attaque pas le moral. On se croit assez fort pour supporter de telles choses. On pense qu’avec les années, on se forge une carapace, qu’on peut regarder tout ce bourbier à bonne distance comme s’il ne nous concernait en rien et qu’on peut ainsi parvenir à se protéger. Mais il n’y a pas plus de distance que de carapace. Personne n’est suffisamment fort. L’horreur prend possession de ton être comme le ferait un esprit malin qui s’installe dans ta pensée et te laisse en paix seulement lorsque tu as l’impression que ce bourbier est la vie réelle car tu as oublié comment vivent les gens normaux. Voilà le genre d’enquête que c’est. Elle est semblable à un esprit malfaisant qui aurait été libéré et s’installerait dans ta tête jusqu’à te réduire en l’état de pauvre type.
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DIEGODIEGO   03 mars 2012
Erlendur s'approcha de lui, mais on aurait dit qu'il s'en fichait.
- Les enfants sont des philosophes, dit-il. Ma fille m'a demandé un jour à l'hôpital : à quoi nous servent les yeux ? Je lui ai répondu qu'ils nous servent à voir.
Einar fit une pause.
- Elle m'a corrigé, dit-il, comme s'il s'adressait à lui-même.
Il regarda Erlendur.
- Elle m'a dit qu'ils étaient là pour que nous puissions pleurer.
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BMRBMR   06 septembre 2008
[...] - Au cours des années 70, l'année de la disparition de Grétar, treize personnes ont disparu, précisa Elinborg. Douze dans les années 80, sans compter les hommes morts en mer.
- Treize disparitions, demanda Sigurdur Oli, est-ce que ça ne fait pas un peu beaucoup ? Aucune n'a été élucidée ?
- Elles ne cachent pas obligatoirement un crime, commenta Elinborg. Les gens disparaissent, s'arrangent pour disparaître, souhaitent disparaître, disparaissent.
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CorinneCoCorinneCo   16 mars 2014
N'avons-nous pas affaire à un meurtre typiquement islandais ? demanda Sigurdur Oli, entré sans qu'Erlendur le remarque, debout à côté du cadavre.
hein , répondit Erlendur, absorbé dans ses pensées.
Un truc dégoutant, gratuit et commis sans même essayer de le maquiller, de brouiller les pistes ou de dissimuler le preuves.
Oui, oui, répondit Erlendur. Un meurtre islandais, bête et méchant.
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BMRBMR   06 septembre 2008
[...] La pluie cinglait la voiture et Erlendur, qui ne suivait pas le bulletin météo, se demanda si elle allait s'arrêter un jour. Peut-être s'agissait-il d'une version abrégée du Déluge, pensa-t-il en lui-même en regardant à travers la fumée bleutée de la cigarette. Il n'était peut-être pas inutile de laver les péchés du genre humain de temps à autre.
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