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Éric Boury (Traducteur)
EAN : 9782864247586
304 pages
Éditeur : Editions Métailié (03/02/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 918 notes)
Résumé :
Dans un appartement à proximité du centre de la ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang sans qu’il y ait le moindre signe d’effraction ou de lutte. Aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le médecin légiste qualifie de douce,presque féminine. Dans la poche de Runolfur, des cachets de Rohypnol, médicament également connu sous le nom de drogue du viol…
Il semblerait que Runolfur ait violé un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (134) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  07 octobre 2014
C'est Elinborg qui mène l'enquête avec son intuition féminine. Erlendur a pris des congés quant à Sigurdur Oli il brille par son absence. Point de trio et seule notre commissaire en jupons va remonter la rivière noire en tenant ferme la barre.
Un crime noir comme la mare de sang laissée autour du cadavre: un homme égorgé dans son appartement. Un homme? Non un salopard, un violeur, qui drogue ses victimes avant de se repaître de leur rigidité cadavérique...
Sa victime est retrouvée vivante mais est-elle devenue bourreau, assoiffée de vengeance? Tout la désigne mais évidemment ce serait trop simple...
De la belle ouvrage, une enquête au feuilleté psychologique savoureusement islandais.
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Eve-Yeshe
  19 novembre 2017
Traversant une période difficile, j'avais besoin d'une lecture facile qui ne prenne pas la tête : c'est chose faite.
Runolfur est retrouvé assassiné chez lui, le pantalon baissé, le torse revêtu d'un T-Shirt trop petit pour lui, probable trophée qu'il a dérobé à sa victime, pour affirmer sa toute-puissance… seul indice : le châle retrouvé sous le lit imprégné d'une forte odeur d'épices qui va réveiller les papilles d'Elinborg, chargée de l'enquête et grande amatrice de Tandoori… (un fin limier donc!!!)
Notre homme a-t-il été assassiné par la dernière femme qu'il a violée et qui a disparu ? Ou est-ce beaucoup plus compliqué ?
Ce polar d'un auteur que j'apprécie particulièrement, m'a permis de passer un bon moment, abordant un thème qui marche toujours : le viol sous psychotrope, ici le « Rohypnol ».
L'inspecteur Erlendur est absent de cette enquête assez rondement menée par Elinborg, et je dois dire qu'il m'a manqué…
J'ai bien aimé la manière dont Elinborg gère sa famille, ses ados dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils sont peu sympathiques avec elle, exception faite de la petite Théodora, enfant surdouée, écumant les bibliothèques.
La magie de l'Islande fonctionne toujours mais ce polar ne laissera probablement pas une trace indélébile dans ma mémoire. Un bon moment où mes neurones ont pratiqué le bronzage et le farniente. J'espère qu'il n'agit d'une petite baisse de forme d'Arnaldur Indridason et j'attends le retour d'Erlendur.
Il est vrai que lire ce roman juste après « Cette étrange chose en moi » d'Orhan Pamuk n'était pas la meilleure idée. Néanmoins, j'ai eu une grosse envie de restaurant indien tout au long de ce polar…
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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caro64
  04 août 2012
On retrouve un homme assassiné dans son appartement. Dans ses poches, du Rohypnol, la drogue du viol... S'en est-il servi pour attaquer quelqu'un ? La victime est-elle devenue l'agresseure ? le commissaire Erlendur étant en vacances, c'est son adjointe Elinborg qui va être en charge de l'enquête. Tout en cherchant la femme qui se trouvait dans l'appartement, elle va aussi se pencher sur le passé de l'homme et découvrir de sombres secrets.
Encore une fois, la force d'Arnaldur Indridason ne réside pas dans l'enquête policière mais dans sa description d'un lieu et d'une atmosphère. Il s'attache à bien camper ses personnages, à leur donner vie. C'est en particulier le cas d'Elinborg, sur laquelle il se penche plus particulièrement, nous donnant un aperçu de sa vie de famille, de sa relation à ses enfants et à son mari. Cela donne un roman policier moins noir, basé sur l'humain et le quotidien des enquêteurs. Ce n'est pas seulement le récit d'un crime, mais la description d'une société en mutation où le nombre d'agressions se fait plus nombreux avec les années.
On regrettera cependant une enquête trop lente. Les problèmes domestiques d'Elinborg ont bien du mal à rivaliser avec les obsessions d'Erlendur et certains passages sont un peu longuets, sans intérêt . Indridason arrive quand même à nous faire voyager en Islande et à nous parler des faiblesses humaines qui sont, elles, universelles mais cela ne suffit pas. Je me suis souvent ennuyée au cours de cette lecture, on est loin du bijou de la littérature policière annoncé sur la couverture… et loin, très loin de " La femme en vert ", de "La cité des jarres. Bref, décevant !
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bilodoh
  23 avril 2014
Viols et meurtre à Reykjavik, polar islandais sans Erlendur, le héros habituel de l'auteur.

C'est Elinborg qui mène l'enquête, c'est une femme, une mère de famille, ni alcoolique, ni dépressive. Par contre, elle a du pif pour mener ses enquêtes et sait cuisiner les témoins. Elle a d'ailleurs écrit son propre livre de recettes! On a donc droit ici aux commentaires sur les traditions culinaires islandaises, mais sans vraiment nous faire saliver... (pas tout à fait les petits plats concoctés par la Paola Brunetti de Donna Leon!)

Pour une affaire de viol, la sensibilité de la policière n'est pas de trop pour traduire la misère des femmes blessées, la destruction intérieure et la honte qui les submerge...

On pourrait ajouter l'in-justice du système, qui vise à contrôler les méchants et non à venger les crimes ou à consoler les victimes.

Sans oublier le silence des petits villages où la rumeur colporte la vérité, mais protège les coupables.

Et un peu de relations familiales, sur les ados que les parents ne connaissent plus vraiment, et sur la culpabilité des mères, peu importe ce qui arrive...

Un bon polar, nul besoin de révolutionner le genre pour offrir un bon moment de lecture!
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Crazynath
  08 mars 2019
J'aime beaucoup l'oeuvre de Arnaldur Indridasson et j'avoue que je suis toujours ravie de me plonger dans la lecture d'un de ses livres.
Avec la rivière noire, je reconnais avoir d'abord du surmonter une semi-déception. En effet, alors que je me réjouissais de retrouver ce cher commissaire Erlendur, ce n'est pas lui qui tient les commandes de l'enquête mais son adjointe Elingborg.
Même si j'ai apprécié de voir cette collaboratrice de Erlendur prendre le devant de la scène, il manquait un je ne sais quoi pour que je sois complètement convaincue par cette histoire que j'ai trouvée un peu moins captivante que les précédente. La rivière noire est loin d'avoir la puissance et la noirceur de la femme en vert ou de la cité des jarres.
Certes, c'est intéressant d'apprendre à connaitre Elongborg et son entourage ( vous allez tout apprendre ou presque sur sa vie de famille ), mais je trouve que cette partie prend un peu trop de place dans cette histoire aux détriment de l'enquête. Mais il faut aussi reconnaitre que ce personnage est fort attachant et sympathique.
Parlons en d'ailleurs de l‘enquête : un homme est retrouvé égorgé dans son appartement. Il semble aussi avoir ingéré du Rohypnol® aussi appelle « drogue du viol ». elingborg aura fort à faire pour découvrir les véritables motivations du meurtrier afin de le démasquer.
Autrement, comme d'habitude, j'ai été ravie de retourner en Islande, pays que je trouve fascinant et que j'espère découvrir un jour autrement qu'à travers les polars que je lis et qui s'y déroulent.
A la fin de ma lecture, je reconnais être restée avec une question bien présente à l'esprit : mais qu'est devenu Erlendur car il semble bien avoir disparu de la circulation ? il va falloir que le lise assez rapidement la suite, c'est sur…
Challenge ABC 2018/209
Challenge Pyramide IV
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
OrchydOrchyd   29 juin 2013
- Avez-vous déjà perdu l'un de vos proches de cette façon ? demanda-t-elle à Elinborg.
- Non, pas de cette façon, si vous entendez par là...
- C'est comme si le temps s'était arrêté. Il ne se remettra en route que lorsque nous saurons ce qui est arrivé.
- C'est évidemment terrifiant de voir de telles choses se produire.
- Le plus triste, c'est que cela ne prend jamais fin, nous ne pouvons pas faire notre deuil correctement car nous ne savons rien, observa Hallgerdur avec un demi-sourire, les bras croisés sur sa poitrine. Une chose que nous ne retrouverons jamais a disparu avec Lilja.
Elle passa la main dans ses cheveux.
- Et cette chose, c'est peut-être nous-mêmes.
+ Lire la suite
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Eric75Eric75   09 janvier 2013
L'espace d'un instant, Elinborg aperçut une croix blanche dans le faisceau de la lampe. Puis, elle distingua une pierre taillée, enfoncée dans la terre, et qui portait une inscription.
- Nous sommes dans un cimetière ? murmura-t-elle.
Au lieu de lui répondre, la jeune femme continua d'avancer jusqu'à se poster auprès d'une croix blanche toute simple. Au centre, on voyait une plaque d'acier portant une inscription en lettres fines. Des fleurs fraîches reposaient sur la tombe.
- Qui est-ce ? interrogea Elinborg en essayant de déchiffrer l'inscription dans le vacillement de la lampe.
- C'était son anniversaire l'autre jour, murmura la jeune femme.
Elinborg fixait la tombe. La lumière de la lampe s'éteignit, elle entendit des pas s'éloigner et comprit qu'elle était seule dans le cimetière.
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bilodohbilodoh   23 avril 2014
Je suis allé quelquefois à Reykjavik et ce que j'y ai vu ne m'a pas séduit. Toute cette course pour attraper le vent, tout cet argent dépensé dans des objets inertes et sans âme, de plus grandes maisons, de plus belles voitures. (...) ils passent leur temps à traîner dans les chaînes de restauration rapide et à engraisser. (...) Je crois que nous sommes en train de nous noyer dans de mauvaises habitudes importées de l'étranger. (Métaillié noir, p.54)
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thedocthedoc   22 avril 2018
- Avez-vous déjà perdu l'un de vos proches de cette façon ? demanda-t-elle à Elinborg.
- Non, pas de cette façon, si vous entendez par là...
- C'est comme si le temps s'était arrêté. Il ne se remettra en route que lorsque nous saurons ce qui est arrivé.
- C'est évidemment terrifiant de voir de telles choses se produire.
- Le plus triste, c'est que cela ne prend jamais fin, nous ne pouvons faire notre deuil correctement car nous ne savons rien, observa Hallgerdur avec un demi-sourire, les bras croisés sur sa poitrine. Une chose que nous ne retrouverons jamais a disparu avec Lilja.
Elle passa sa main dans ses cheveux.
- Et cette chose, c'est peut-être nous-mêmes.
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mesrivesmesrives   17 novembre 2014
« Personne ne leur prêtait une attention particulière dans le bar et ce ne fut pas non plus le cas quand ils en sortirent, une bonne heure plus tard, pour aller chez lui, en empruntant des rues peu fréquentées. À ce moment-là, les effets du produit avaient déjà commencé à se faire sentir. Il lui avait offert une autre margarita. Alors qu’il revenait du comptoir avec la troisième consommation, il avait plongé sa main dans sa poche pour y prendre la drogue qu’il avait versée discrètement dans la boisson. Tout se passait pour le mieux entre eux, il savait qu’elle ne lui poserait aucun problème. »
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Videos de Arnaldur Indriðason (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaldur Indriðason
Avec son mari Per Wahllöö, Maj Sjöwall, qui vient de disparaître à l'âge de 84 ans, avait écrit une série policière aujourd'hui reconnue comme un classique du genre. Dix romans publiés entre 1965 et 1975, qui ont inspiré tous les grands auteurs scandinaves, Henning Mankell, Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridasson. Ces romans, nous les avons relus. Et ça fonctionne toujours aussi bien !
Toute la série est disponible aux éditions Rivages/Noir. Disponible en version numérique.
UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat et Christine Ferniot RÉALISATION Pierrick Allain TÉLÉRAMA - MAI 2020
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