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Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 2864247585
Éditeur : Métailié (03/02/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 723 notes)
Résumé :
Dans un appartement à proximité du centre de la ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang sans qu’il y ait le moindre signe d’effraction ou de lutte. Aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le médecin légiste qualifie de douce,presque féminine. Dans la poche de Runolfur, des cachets de Rohypnol, médicament également connu sous le nom de drogue du viol…
Il semblerait que Runolfur ait violé un... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
07 octobre 2014
C'est Elinborg qui mène l'enquête avec son intuition féminine. Erlendur a pris des congés quant à Sigurdur Oli il brille par son absence. Point de trio et seule notre commissaire en jupons va remonter la rivière noire en tenant ferme la barre.
Un crime noir comme la mare de sang laissée autour du cadavre: un homme égorgé dans son appartement. Un homme? Non un salopard, un violeur, qui drogue ses victimes avant de se repaître de leur rigidité cadavérique...
Sa victime est retrouvée vivante mais est-elle devenue bourreau, assoiffée de vengeance? Tout la désigne mais évidemment ce serait trop simple...
De la belle ouvrage, une enquête au feuilleté psychologique savoureusement islandais.
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caro64
04 août 2012
On retrouve un homme assassiné dans son appartement. Dans ses poches, du Rohypnol, la drogue du viol... S'en est-il servi pour attaquer quelqu'un ? La victime est-elle devenue l'agresseure ? le commissaire Erlendur étant en vacances, c'est son adjointe Elinborg qui va être en charge de l'enquête. Tout en cherchant la femme qui se trouvait dans l'appartement, elle va aussi se pencher sur le passé de l'homme et découvrir de sombres secrets.
Encore une fois, la force d'Arnaldur Indridason ne réside pas dans l'enquête policière mais dans sa description d'un lieu et d'une atmosphère. Il s'attache à bien camper ses personnages, à leur donner vie. C'est en particulier le cas d'Elinborg, sur laquelle il se penche plus particulièrement, nous donnant un aperçu de sa vie de famille, de sa relation à ses enfants et à son mari. Cela donne un roman policier moins noir, basé sur l'humain et le quotidien des enquêteurs. Ce n'est pas seulement le récit d'un crime, mais la description d'une société en mutation où le nombre d'agressions se fait plus nombreux avec les années.
On regrettera cependant une enquête trop lente. Les problèmes domestiques d'Elinborg ont bien du mal à rivaliser avec les obsessions d'Erlendur et certains passages sont un peu longuets, sans intérêt . Indridason arrive quand même à nous faire voyager en Islande et à nous parler des faiblesses humaines qui sont, elles, universelles mais cela ne suffit pas. Je me suis souvent ennuyée au cours de cette lecture, on est loin du bijou de la littérature policière annoncé sur la couverture… et loin, très loin de " La femme en vert ", de "La cité des jarres. Bref, décevant !
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bilodoh
23 avril 2014
Viols et meurtre à Reykjavik, polar islandais sans Erlendur, le héros habituel de l'auteur.

C'est Elinborg qui mène l'enquête, c'est une femme, une mère de famille, ni alcoolique, ni dépressive. Par contre, elle a du pif pour mener ses enquêtes et sait cuisiner les témoins. Elle a d'ailleurs écrit son propre livre de recettes! On a donc droit ici aux commentaires sur les traditions culinaires islandaises, mais sans vraiment nous faire saliver... (pas tout à fait les petits plats concoctés par la Paola Brunetti de Donna Leon!)

Pour une affaire de viol, la sensibilité de la policière n'est pas de trop pour traduire la misère des femmes blessées, la destruction intérieure et la honte qui les submerge...

On pourrait ajouter l'in-justice du système, qui vise à contrôler les méchants et non à venger les crimes ou à consoler les victimes.

Sans oublier le silence des petits villages où la rumeur colporte la vérité, mais protège les coupables.

Et un peu de relations familiales, sur les ados que les parents ne connaissent plus vraiment, et sur la culpabilité des mères, peu importe ce qui arrive...

Un bon polar, nul besoin de révolutionner le genre pour offrir un bon moment de lecture!
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Eric75
09 janvier 2013
En congés bien mérités après ses dernières enquêtes particulièrement éprouvantes, le commissaire Erlendur est en vadrouille du côté des fjords de l'Est, sur les lieux de son enfance, et n'apparaît pas dans ce roman. de temps en temps, certains personnages de l'histoire vont faire mine de s'inquiéter de son absence prolongée ; avec Erlendur, on n'est jamais sûr de rien, pas même qu'il refasse une apparition dans le prochain roman !
La rivière noire est le septième roman de la série Erlendur, qui finit par ressembler à une course de relais. En bon gestionnaire de ses personnages, Arnaldur Indridason positionne cette fois-ci Elinborg sur la piste après le passage du témoin. Il évite ainsi, de manière habile, l'effet d'usure et la lassitude du lecteur. Sigurdur Oli prendra le relai au prochain roman (La muraille de lave), avant le retour d'Erlendur que l'on espère revenir en grande forme (dans Etranges rivages).
L'enquête est donc ici prise en charge par l'inspectrice Elinborg, ponctuellement aidée par Sigurdur Oli. La rivière noire nous donne l'occasion d'en savoir un peu plus sur la personnalité d'Elinborg, son mode de fonctionnement et sa vie familiale. On connaissait déjà d'Elinborg ses talents de cuisinière, on savait qu'elle avait publié un livre de recettes, on méconnaissait en revanche l'efficacité redoutable de son nez, qui en dehors des contrôles olfactifs réalisés au dessus des woks et des faitouts, lui permet de flairer et de suivre la piste des suspects et même d'identifier et de dénicher les coupables. Cette enquêtrice a décidément du chien ! C'était donc elle le fin limier de l'équipe !
Comme d'habitude, le roman traite un sujet de société par le biais d'une enquête criminelle. Ici, il est question de viol et de vengeance. En filigrane, une réflexion est amorcée concernant la réponse de la justice (trop laxiste ?) et le regard de la société (trop clémente ?) sur le viol.
Le violeur en question, Runolfur, est un garçon sympathique et enjoué qui prépare soigneusement la traque de ses proies. Il rencontre des jeunes femmes dans les bars et les drogue au Rohypnol. Jusqu'au jour où il est retrouvé sauvagement assassiné à son domicile. Les victimes de meurtre dans les romans d'Arnaldur Indridason sont rarement des victimes innocentes. Les cartes sont donc une fois de plus brouillées : dans la mesure où la victime est un salaud impuni, le crime n'est-il pas de fait légitimé ?
Les investigations menées par Elinborg démarrent lentement, par l'enquête de voisinage, par la recherche de témoins et par l'étude du passé de Runolfur, qui nécessitera quelques déplacements dans l'Islande profonde, loin de la capitale.
Alors qu'Erlendur fonctionne beaucoup à l'intuition et au feeling, Elinborg procède avec minutie, vérifie ses hypothèses et ne laisse rien au hasard. Chaque détail compte. Les renseignements recueillis, même les plus insignifiants, lui servent à remonter les pistes, à trouver de nouveaux témoins, à recouper les informations, à tout reprendre à zéro, et finalement à découvrir la vérité. le lecteur ne s'ennuie pas un seul instant à suivre le déroulement de l'enquête, passionnante, pleine de rebonds, qui ne fait place ni à l'approximation ni aux facilités de scénario.
La vie familiale d'Elinborg révélée dans ce roman offre un saisissant contraste avec celle d'Erlendur. Attentive à son confort matériel, bonne cuisinière, menant une vie organisée et bien rangée, Elinborg entretient une relation équilibrée avec son mari et ses enfants. Soucieuse de l'avenir, elle exerce sur ses enfants une surveillance discrète et responsable, et parvient malgré quelques difficultés avec l'aîné à maintenir le dialogue. A l'inverse, on sait par les précédents romans qu'Erlendur ressasse son passé, qu'il a été un mari pathétique et un père désastreux dont la fille est devenue une junkie.
Il en ressort une atmosphère moins trash, moins désespérée, permettant à Elinborg de se ressourcer en famille et de se concentrer sur son enquête sans être perturbée par les aléas ou les drames familiaux.
Abandonnant provisoirement son commissaire fétiche, Arnaldur Indridason donne sa chance à un personnage jusque là cantonné aux seconds rôles. le pari était risqué mais judicieux, il permet à la série de rebondir, d'aborder une tonalité nouvelle, moins sombre, en étoffant davantage le personnage d'Elinborg que nous aurons plaisir à retrouver dans les prochains romans.
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ibon
10 mai 2014
Mon quatrième roman d'Indridason. J'avais adoré "La voix", apprécié "La cité des jarres" et boudé "Betty". Celui-ci, "La rivière noire" m'apparaît comme un roman d'attente. Et donc j'ai attendu...
J'ai attendu que le commissaire Erlendur, le héros récurrent, revienne. Il est parti on ne sait où. J'ai attendu que le ventre mou, le milieu du roman, prévisible et un peu ronflant, se tasse et que les suspects n'en soient plus. En fait j'ai attendu la fin, pas décevante, fort heureusement.
le début: l'inspectrice Elinborg est en charge de l'enquête sur le meurtre d'un violeur. Nous assistons à un premier chapitre enlevé, où le violeur se prépare à sortir en quête d'une proie, dans un bar, qu'il emportera grâce à la drogue du violeur versée dans le verre de sa victime.
Le livre, malgré mes réticences quant à l'enquête, a tout de même du fond quand il soulève le sujet grave des femmes violées. On sent l'auteur impliqué et en colère face au peu de sanctions infligées aux auteurs de ces crimes.
Ce thème évoqué, il reste une enquête qui ne repose que sur les épaules d'Elinborg. Et je n'ai pas trouvé que l'auteur avait aussi bien réussi ce personnage que celui d'Erlendur. Il manque de relief. On ne remplace pas une personnalité torturée et donc complexe par une autre, aussi lisse, sans que le récit ne s'en ressente. Il manque de piquant.
Pour reprendre le lexique lié à la passion pour la cuisine de l'héroïne: le plat n'est pas assez épicé entre l'entrée et le dessert.
Quant au dessert, je n'en parlerai pas, sinon que c'est un bon dessert islandais.
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Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric7509 janvier 2013
L'espace d'un instant, Elinborg aperçut une croix blanche dans le faisceau de la lampe. Puis, elle distingua une pierre taillée, enfoncée dans la terre, et qui portait une inscription.
- Nous sommes dans un cimetière ? murmura-t-elle.
Au lieu de lui répondre, la jeune femme continua d'avancer jusqu'à se poster auprès d'une croix blanche toute simple. Au centre, on voyait une plaque d'acier portant une inscription en lettres fines. Des fleurs fraîches reposaient sur la tombe.
- Qui est-ce ? interrogea Elinborg en essayant de déchiffrer l'inscription dans le vacillement de la lampe.
- C'était son anniversaire l'autre jour, murmura la jeune femme.
Elinborg fixait la tombe. La lumière de la lampe s'éteignit, elle entendit des pas s'éloigner et comprit qu'elle était seule dans le cimetière.
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OrchydOrchyd29 juin 2013
- Avez-vous déjà perdu l'un de vos proches de cette façon ? demanda-t-elle à Elinborg.
- Non, pas de cette façon, si vous entendez par là...
- C'est comme si le temps s'était arrêté. Il ne se remettra en route que lorsque nous saurons ce qui est arrivé.
- C'est évidemment terrifiant de voir de telles choses se produire.
- Le plus triste, c'est que cela ne prend jamais fin, nous ne pouvons pas faire notre deuil correctement car nous ne savons rien, observa Hallgerdur avec un demi-sourire, les bras croisés sur sa poitrine. Une chose que nous ne retrouverons jamais a disparu avec Lilja.
Elle passa la main dans ses cheveux.
- Et cette chose, c'est peut-être nous-mêmes.
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bilodohbilodoh23 avril 2014
Je suis allé quelquefois à Reykjavik et ce que j'y ai vu ne m'a pas séduit. Toute cette course pour attraper le vent, tout cet argent dépensé dans des objets inertes et sans âme, de plus grandes maisons, de plus belles voitures. (...) ils passent leur temps à traîner dans les chaînes de restauration rapide et à engraisser. (...) Je crois que nous sommes en train de nous noyer dans de mauvaises habitudes importées de l'étranger. (Métaillié noir, p.54)
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caro64caro6404 août 2012
Un grand calme envahissait Elinborg à chaque fois qu'elle s'accordait un peu de temps pour la cuisine. Elle s'autorisait à changer d'attitude, à s'abstraire de l'agitation du quotidien, de son travail et à se reposer sur sa famille. Elle se vidait l'esprit de tout ce qui ne concernait pas les divers ingrédients et la manière dont elle pouvait se servir de son intelligence et de son imagination fertile afin de créer une entité parfaite à partir d'éléments chaotiques. La cuisine lui permettait de satisfaire ses besoins créatifs, qui consistaient à transformer une matière brute pour lui donner une autre nature, un autre goût, une autre odeur. Elle considérait les trois stades de la cuisine comme une sorte de recette pour la vie : la préparation, la réalisation et le repas autour de la table.
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7878751021787875102113 septembre 2014
Ils n'avaient toutefois pas tardé à comprendre que ce qu'elle leur racontait ne correspondait en rien à ce qu'ils connaissaient. les héros des séries avaient généralement un physique et des attitudes de mannequins, ils étaient excellents tireurs et leurs paroles faisaient mouche à chaque fois qu'ils se frottaient à des malfrats calculateurs. En outre, ils résolvaient les enquêtes les plus complexes à la vitesse de l'éclair et citaient la littérature mondiale entre deux courses-poursuites. Les plus atroces des meurtres étaient perpétrés à chaque épisode, parfois il y en avait même deux, trois ou quatre, le salaud était toujours attrapé à la fin et il recevait un châtiment amplement mérité.
[...] En général, Elinborg rentrait éreintée dans la soirée et elle préparait le dîner, réfléchissait aux recettes sur lesquelles elle travaillait, car la cuisine était sa grande passion, ou bien elle s'allongeait sur le canapé et s'endormait devant la télévision.
A ces moments-là, les garçons quittaient parfois leurs séries policières des yeux pour regarder leur mère et se disaient que la police islandaise n'était décidément pas à la hauteur.
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Un livre pour la nuit : La rivière noire
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Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

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