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Éric Boury (Traducteur)
EAN : 9782757881712
288 pages
Éditeur : Points (08/10/2020)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 138 notes)
Résumé :
Enquête Erlendur 15

A la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse. Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique orig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  14 octobre 2019
Ce roman, écrit en 1998, est le deuxième de la série Erlendur, juste avant " La cité des jarres". Je ne sais pas pourquoi il n'est publié que maintenant...Notre policier favori , déjà bougon, solitaire et tourmenté par les problèmes familiaux, n'est donc plus un novice. Il fait équipe avec le jeune et ambitieux Sigurdur Oli, dont l'américanisation l'exaspère. Son partenaire le trouve quant à lui, passéiste. Mais ils forment finalement un duo efficace.
Et de l'efficacité, il en faudra! Car à partir du moment où le cadavre de Birta, une jeune fille droguée , sans doute aussi prostituée , est découvert dans un cimetière, sur la tombe d'un homme politique célèbre, chantre de l'indépendance islandaise, les pistes s'embrouillent, s'accumulent.
Tout converge quand même à un mafieux de la drogue et de la prostitution, et à son copain d'enfance,homme d'affaires véreux. C'est l'occasion pour l'auteur de donner, comme toujours, un aspect social à l'histoire. Il sera question de crise immobilière, d'exode rural, notamment des pêcheurs des fjords de l'Ouest, de trafics de drogue, de misère des jeunes livrés à eux-mêmes, à la rue.
Erlendur est décrit précisément, sa vie de solitude, ses démons intérieurs, sa culpabilité face à ses enfants pris dans l'alcool et la drogue. Et bien sûr ses intuitions, son sens psychologique qui font de lui un excellent policier.
J'ai aimé le retrouver dans cette enquête prenante, menée dans le monde de la nuit, de la mort, des êtres en perdition , égarés dans un monde qui les rejette et dont ils ne veulent plus. Poignant et percutant.
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celine85
  14 mars 2020
Le cadavre d'une jeune fille est déposé dans un cimetière sur la tombe du Président Jon Sigurdsson. Celle qui l'a découverte déclare avoir vu un homme s'enfuir par la grille du cimetière. C'est le commissaire Erlendur et son collègue Sigurdur Oli qui sont chargés de l'affaire. Erlendur interroge sa fille Eva Lind. Vu sa situation, il pense qu'elle l'a peut être connue car la jeune fille se droguait et vivait surement dans la rue. le lieu où elle a été retrouvée est il important ? A –t-il un lien avec le milieu de la rue et de la drogue ? Y a –t-il une autre raison ?
C'est un auteur que je prends toujours plaisir à lire. L'auteur fait un vrai travail sur la psychologie de ses personnages et critique la société. Dans ce roman il dénonce notamment les ravages de la drogue.
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Stelphique
  03 novembre 2019
Ce que j'ai ressenti:
▪️Dans les terres et mers islandaises…
Un cadavre dans un cimetière. C'est sa place, vous allez me dire…Et pourtant, non. Il dérange ce corps sans vie posé là sur la tombe du président Jon Sigurdsson. le duo Erlendur/ Sigurdur Oli vont devoir élucider un meurtre atroce, celui d'une jeune fille dont tout le monde se fout totalement. Une paumée, une droguée, trop jeune, trop seule: une ombre abandonnée…Arnaldur Indridason nous revient avec une enquête sensible, opaque et alarmante au coeur des fjords islandais. Un moment encore unique de lecture entre charme et nostalgie qui m'a encore profondément touchée. Une danse d'âmes en peine, de jeunes qui s'autodétruisent, de violences et de corruptions, qui vont faire pâlir la couleur de nos jours et faner Les roses de la nuit
Mais ce qui fait le plus mal, c'est l'injustice.
▪️Toutes les couleurs du Noir…
Dans ce roman noir, les victimes se comptent par dizaines: c'est une qui meurent pour cents autres perdues…La jeunesse islandaise n'a que peu de perspectives d'avenirs, à cause de ces quotas de pêches et la montée du chômage dans leurs villages. Les jeunes doivent fuir leurs terres, parce qu'il n'y a plus grand chose à en tirer…Alors l'exode vers la ville est inévitable, mais aussi terriblement cruel avec cette génération qui vient des rêves pleins les yeux et se retrouvent avec rien pour les faire vivre. Les dangers de la ville sont donc à portée de main, dans de la poudre blanche, sur le gris du bitume, au fin fond des eaux noires…Un triste sort pour des adolescents en quête de sensations fortes et d'un semblant d'exaltation qu'ils n'ont pas trouver dans leurs foyers. C'est d'une tristesse…Ça m'a pris au coeur pour ne plus me lâcher, parce que Arnaldur Indridason y met une intensité bouleversante à te conter l'envers du décor. Il nous rend visible les oubliés de la rue, les victimes de la malchance, la réalité de cette jeunesse écorchée prise dans les fléaux de la course aux profits. C'est un roman dense qui détache ses pétales de noirceur dans les tourbillons de l'économie et son parfum tenace m'est resté sur les doigts. 250 pages qui me hantent encore…
Il se rappelait ce qu'il avait pensé: C'est ça, mourir?
▪️Tombent comme les nuits…
Arnaldur Indridason est en passe de devenir, un auteur incontournable de mon petit monde. J'aime sa manière d'écrire sur des sujets difficiles, de nous sensibiliser sur des réalités sociales tout en y laissant des instants de poésie éblouissants. Tout en douceur et par la profondeur de ses thèmes, il vient colorer mes nuits de beautés et de conscience éclairée. Rien que pour cela, je lui enverrai bien un bouquet de roses aux couleurs des nuits d'automnes…Et je m'en vais collectionner toutes les autres enquêtes de ce duo d'enquêteurs. Depuis que les elfes m'ont soufflé le pouvoir enchanteur de ces polars islandais, je ne me lasse pas de découvrir les légendes de ce pays, et j'adore!
Quand on veut mentir, il faut réfléchir et se préparer, vous comprenez?

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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Bazart
  19 novembre 2019

Le cadavre d'une jeune prostituée est retrouvé nu dans un cimetière de Reykjavik. Que le corps ait été déposé sur la tombe de Jon Sigurson, le chef du mouvement pacifiste et indépendantiste de l'Islande au XIX e siècle entraine les enquêteurs Erlendur et Sigurdur Oli dans l'aride région des fjords de l'Ouest. (Petite note du chroniqueur : toutes les régions de l'Islande sont arides).
Bientôt Erlendur et Sigurdur Oli vont devoir affronter un politien dépravé et corrompu, un entrepreneur de travaux publics dépravé et corrompu et un proxénète et trafiquant de drogue fournissant tout ce petit monde.
Au terme de cette histoire, Sigurdur Oli aura rencontré l'amour et Erlandur renoué un lien ténu avec son fils et sa fille. Mais pour le commissaire mélancolique tout n'est jamais vraiment bien et donc tout ne finit jamais vraiment bien…
Deuxième aventure d'Erlendur notre policier dépressif et islandais préféré, «Les roses de la nuit" se situe juste avant « La cité des jarres » son premier roman publié en France en 2005 et après «Les fils de la poussière» qui vient de sortir en poche cette rentrée et dont j'ai dit tout ce que je pensais l'an dernier.
Je suis fan absolu d'Arnaldur et jamais je ne dirais du mal d'un de ses romans mais tout de même « Les fils de la poussière » n'était qu'un simple brouillon.
Ce deuxième roman justement permet au lecteur d'apprécier un auteur en évolution. « Les Roses de la nuit » est encore un polar imparfait.
Ça patine sévère dans la mise en place et le déroulement de l'intrigue mais déjà tout ce qui fait la vie intime et la relation au monde d'Erlendur sont admirablement écrites.
Arnaldur Indridason, journaliste diplômé d'histoire, utilise le polar pour décrire la réalité sociale et politique de son minuscule pays et ça c'est réussi.
Maintenant connu dans le monde entier pour de milliers de ses lecteurs l'Islande, forte de ses 360 000 habitants, est un pays d'une importance capitale.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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umezzu
  19 novembre 2019
Les roses de la nuit est l'une des premières enquêtes du commissaire Erlendur. Écrite en 1998, initialement non publiée en français, elle paraît en 2019, alors que le héros de Indridason s'est fait sa place dans le domaine des romans policiers nordiques.
Dans ce récit, une jeune femme, dont on apprend vite qu'elle était toxicomane, et occasionnellement prostituée pour subvenir à ses envies, est retrouvée morte sur la tombe d'une personnalité de l'indépendance islandaise. Erlendur se renseigne auprès de sa propre fille, Eva Lind, elle-même à la dérive avec des problèmes de drogue.
L'enquête s'oriente vers la région d'origine de la junkie, les fjords de l'Ouest. Cette zone du pays subit de plein fouet l'abandon de la pêche locale. Les quotas de pêche ont été rachetés par des capitalistes de Reykjavík, laissant les villages côtiers en déshérence.
Indridason dévoile la vie familiale de Erlendur, qui a abandonné ses enfants dés leurs premières années par incompatibilité avec son ex-femme, la dérive de son fils alcoolique et de sa fille, désormais totalement addicte aux stupéfiants. Erlendur souffre de ne pas pouvoir agir face à ces attitudes auto-destructrices, qu'il ne peut combattre.
Cet Indridason souffre de plusieurs défauts (de jeunesse ?). Dans la construction de l'intrigue d'abord. Les enchaînements d'Erlendur tiennent plus de fulgurances que d'une réelle progression, la logique y perd un peu son compte. Dans l'aspect dual du récit aussi : au sordide de la vie des drogués succède abruptement les manoeuvres financières douteuses d'un riche islandais. D'ailleurs au final, Erlendur, comme Indridason, s'enferre un peu à tout mélanger. A l'arrivée, sans être désagréable, le livre manque un peu de fil rouge, et la partie la plus intéressante, pour ceux qui sont déjà lecteurs de l'auteur islandais, c'est justement ces détails sur la vie d'Erlendur et son côté soupe au lait par moments.
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critiques presse (1)
LaPresse   12 novembre 2019
Même si certains passages prennent un tour vaguement suranné par moments, Les roses de la nuit possède le charme et l’atmosphère, lente et enveloppante, des premiers écrits de l’écrivain, et rappelle les romans policiers sociaux de Henning Mankell.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
lehibooklehibook   18 novembre 2020
Tu n'as jamais été un père et je ne suis pas sûre que tu le sois aujourd'hui , par conséquent tu n'as rien à me dire .
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sabine59sabine59   12 octobre 2019
Où donc s'est perdue la couleur de tes jours?
Et les poèmes que, d'un rêve à l'autre, ton sang murmurait,
Dans quelle tempête se sont-ils égarés,
ô enfant, qui te croyais porté par la merveilleuse vérité
qu'abrite l'inépuisable puits que tu portes en toi!
En quel lieu...?

Nostalgie, Jóhann Jónnson
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umezzuumezzu   16 novembre 2019
Nous sommes comme le cabillaud. En dessous d'un certain nombre d'individus, les bancs se dispersent puis disparaissent. Je crains que cela ne s'applique également à l'espèce humaine. Quand les gens quittent les villages comme le nôtre, la vie ralentit. D'ici peu, elle sera complétement éteinte.
Commenter  J’apprécie          110
AifelleAifelle   05 octobre 2019
Le lendemain matin, ils gravirent des landes abruptes dans un brouillard laiteux et s'arrêtèrent dans l'Arnarfjördur, à Hrafnseyri, le lieu ou Jon Sigurdsson avait vu le jour. Sur la droite, en surplomb de la route, se trouvaient quelques maisons typiquement islandaises : murs rouges, fenêtres blanches et toit en tourbe. Le berceau de l'Indépendance, pensa Erlandur, curieux d'en savoir plus sur l'histoire du lieu. Sigirdur Oli s'arrêta sur le parking devant la plus vieille ferme. Erlandur descendit de voiture et admira le paysage. Il n'y avait pas un souffle de vent. Les nuages bas cachaient les montagnes tout autour, mais l'eau du fjord était lisse comme un miroir.
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sabine59sabine59   14 octobre 2019
Debout, à ses côtés, le policier regardait le vent balayer les feuilles mortes.
- Les roses de la nuit, dit-il.
- Quoi? demanda Janus.
- C'est à ça que me fait penser la couleur de l'automne dans les arbres, c'est celle de la nuit et de la mort.
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Avec son mari Per Wahllöö, Maj Sjöwall, qui vient de disparaître à l'âge de 84 ans, avait écrit une série policière aujourd'hui reconnue comme un classique du genre. Dix romans publiés entre 1965 et 1975, qui ont inspiré tous les grands auteurs scandinaves, Henning Mankell, Stieg Larsson, Jo Nesbø ou Arnaldur Indridasson. Ces romans, nous les avons relus. Et ça fonctionne toujours aussi bien !
Toute la série est disponible aux éditions Rivages/Noir. Disponible en version numérique.
UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat et Christine Ferniot RÉALISATION Pierrick Allain TÉLÉRAMA - MAI 2020
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Un soir glacial de janvier, un petit garçon asiatique de 12 ans qui rentrait de son école est assassiné au pied d’un immeuble de la banlieue de Reykjavik.

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