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Catherine Cazier (Autre)Catherine Orsot-Naveau (Autre)
EAN : 9782081618312
Éditeur : Flammarion (22/01/2001)
4.07/5   144 notes
Résumé :
La série La petite maison dans la prairie constitue les souvenirs authentiques de Laura, tels qu'elle les a racontés bien des années plus tard. Ces souvenirs décrivent la vie de pionnier de la famille Ingalls dans la Jeune Amérique de la période 1870-1890.

La famille Ingalls quitte le Wisconsin en vue de s'installer dans l'Ouest américain, là où les colons sont peu nombreux et le gibier foisonnant.

Le père, Charles, emmène avec lui sa f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Aryia
  24 juin 2019
Je devais avoir une petite dizaine d'années lorsque ma maman m'a offert l'intégrale de la petite maison dans la prairie : huit magnifiques ouvrages reliés que je ne me lassais pas d'admirer, et dans lesquels je me suis aussitôt plongée … Avant d'arrêter, en larmes, au beau milieu du tome dans lequel Marie perd la vue et Jack perd la vie. le visionnage de la série ne m'avait pas préparée à quelque chose d'aussi tragique et d'aussi triste ! Il m'a fallu attendre douze années avant de prendre mon courage à deux mains et redonner sa chance à cette saga autobiographique : je suis toujours aussi sensible, mais après avoir lu des témoignages aussi déchirants que Deux petits pas sur le sable mouillé ou J'ai pas pleuré sans être traumatisée, je me suis dit que j'étais prête pour me replonger dans La petite maison dans la prairie ! On ne va pas se mentir, certains passages restent difficiles, mais clairement, cela ne m'a pas secouée comme lors de ma première tentative !
Après un nouveau long voyage à travers le Kansas et le Minnesota, la petite famille Ingalls arrive enfin sur les rives de Plum Creek : Charles vient d'acheter ces terres à M. Hanson, qui quitte la région. Tandis que Charles construit une belle maison en planches pour les siens, Caroline, Marie et Laura aménagent la petite maison souterraine … La vie est belle, au bord du ruisseau : la terre est fertile et leur promet de bonnes récoltes, la ville est suffisamment proche pour qu'ils puissent aller à l'église et que les petites filles aillent enfin à l'école, ils ont des chevaux et une vache … Mais voilà que des nuées de sauterelles s'abattent sur le pays, dévorant tout sur leur passage. Voilà que des étranges boules de feu pénètrent dans la maison tandis que le blizzard souffle au dehors. Voilà que la sécheresse détruit les récoltes à peine plantées …
Je le reconnais volontiers : je n'ai pas pu m'empêcher de faire un constant parallèle entre ce livre et la première saison de la série télévisée ! Bien que cette dernière ait grandement enjolivé les choses, en supprimant ou modifiant certains passages et en ajoutant au contraire de nouvelles péripéties totalement inventées, elle reprend en grande partie le récit de Laura … en particulier en ce qui concerne la rencontre avec Nelly Oleson à l'école et la « partie de campagne » où notre petite intrépide se venge de la petite peste en la conduisant près de l'écrevisse du bassin ! Si dans le premier tome, Laura était finalement assez sage et obéissante, en grandissant, elle devient bien plus « rebelle » et audacieuse, parfois même un peu insolente, même si elle regrette rapidement ses écarts de conduite. Car Laura aime ses parents, elle les respecte car elle se rend de plus en plus compte de tout ce qu'ils font pour ses soeurs et elles … Ils se privent d'un nouveau manteau ou d'un nouveau châle pour leur offrir de jolies bottines ou une belle robe. En retour, que fait-elle ? Elle joue dans le foin, elle entraine sa soeur ainée dans ses bêtises, sans penser à son pauvre Papa qui va devoir travailler dur pour remettre le foin en meules pour l'hiver. Au fil de cette année passée sur les rives de Plum Creek, la petite fille apprend l'altruisme, la générosité, le don de soi … J'ai été très triste pour elle lorsqu'elle a été obligée de donner sa poupée à sa petite voisine, parce qu'elle est une « grande fille » maintenant et que ce serait égoïste de sa part de garder Charlotte alors qu'elle ne joue plus avec.
Les préoccupations des pionniers sont bien éloignées des nôtres : tandis que nous nous inquiétons de savoir si nos vêtements sont encore à la mode ou si notre dernier post Instagram va récolter beaucoup de « J'aime », les Ingalls vivent avec la peur permanente de voir leurs récoltes détruites par une quelconque catastrophe. Car sans ce blé à venir, ils ne pourront payer les planches qui ont servi à construire la maison, ils ne pourront acheter de quoi se nourrir pour l'hiver à venir … Et même quand les sauterelles ravagent tout, même quand la sécheresse détruit tout, même quand tous leurs efforts sont réduits à néant, ils ne se lamentent pas. Et pendant ce temps, nous protestons car nous n'avons « pas assez d'argent » pour aller au cinéma au moins une fois par mois, comme si c'était vital, comme si c'était nécessaire, comme si c'était indispensable ! Les Ingalls n'avaient pas de sécurité sociale ni d'assurance : l'Etat ne faisait rien pour ses habitants, mais aucun pionnier n'allait manifester, au contraire, ils consacraient leur énergie à reconstruire ce que la nature avait détruit. Lire ce livre à notre époque nous aide à relativiser, à nous rendre compte que nous n'avons pas à nous plaindre : si nous avons les moyens de nous offrir ce roman ou de songer aux loisirs, c'est que nous avons amplement de quoi mettre dans l'assiette et que nous avons un toit sur la tête ! Je suis très admirative de Charles et Caroline, de leur courage et de leur foi …
Je sais que c'est un aspect qui dérange beaucoup, justement : la religion. Maintenant qu'ils vivent à proximité d'une ville, les Ingalls se rendent chaque semaine à l'église, et les petites filles vont à l'école du dimanche où elles apprennent par coeur des versets de la Bible. Laura évoque à plusieurs reprises les prières du soir, les chants de louange que Charles accompagne au violon, et cite même quelques fois des passages entiers du texte biblique … Contrairement à bien des lecteurs qui considèrent cet aspect « pénible » voire « énervant », j'ai beaucoup aimé le fait que la foi trace son chemin dans le coeur et l'esprit de la petite Laura. La religion faisait partie intégrante de la vie des pionniers américains de cette époque, cela me semble donc parfaitement normal et évident que Laura en parle dans ses mémoires … d'autant plus qu'elle ne pensait sans doute pas qu'un jour, quelqu'un irait reprocher à des parents d'avoir transmis leur foi à leurs enfants ! de la même façon, j'ai du mal à comprendre pourquoi tout le monde s'insurge contre l'éducation qu'elles ont reçue : en quoi apprendre la politesse et la gentillesse à des enfants est-il mal ? Auriez-vous préféré que Laura embarque ses cadeaux de Noël sans remercier le révérend Alden grâce à qui elle a reçu cette adorable petite cape de fourrure dont elle rêvait tant ? Bien sûr, Marie et Laura nous semblent « trop sages », mais il n'y a qu'à voir toutes les bêtises que fait la petite Laura, parfois suivie par la discrète Marie, pour se rendre compte qu'elles sont loin d'être parfaites !
Bref, vous l'aurez bien compris, ce second tome confirme ce que je disais à propos du premier : cette saga est vraiment fort sympathique ! Laura a un vrai don de conteuse, elle fait voyager le lecteur à travers le temps et l'espace pour lui faire revivre à travers des mots son enfance, faite de longues après-midi de jeux dans la prairie et de studieuses matinées à apprendre à lire ou à coudre, où la joie d'être en famille est toujours supérieure aux malheurs qui vient ébranler leur quotidien. La vie est rude, mais elle est belle, voici ce qui pourrait résumer la vie des Ingalls, et voilà également le message que le lecteur peut tirer de ce récit. Récit qui s'adresse normalement à des enfants, de par la simplicité de la narration et l'âge de la petite Laura, à condition que ces enfants ne soient pas trop sensibles – mais je pense que maintenant, vu tout ce qu'ils voient à la télévision dès leur plus jeune âge, ils ne seront pas choqués par ce livre comme j'avais pu l'être à leur âge … – mais qui plaira aussi aux adultes nostalgiques de la série, ou tout simplement curieux de connaitre la vie des pionniers !
Lien : https://lesmotsetaientlivres..
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Amindara
  14 mars 2020
Et je continue mon avancée dans cette formidable saga qu'est La petite maison dans la prairie.
Ici (dans le tome 2), nous retrouvons la famille Ingalls alors qu'elle s'installe dans un nouvel endroit après avoir dû quitter leur maison du Kansas. Les voilà arrivés près du ruisseau Plum. Jusque là, ça se rapproche encore de la série TV, mais on commence déjà à s'en détacher pas mal. C'est ici, néanmoins qu'on rencontre brièvement Nelly Oleson (qui est vraiment une vraie peste), le révérend Alden, Mademoiselle Beadle et d'autres personnages qui nous sont si familiers grâce à la série TV.
Les aventures de la famille Ingalls se poursuivent donc car, si cette fois ils sont installés relativement près d'une ville, la vie ne sera pas forcément plus simple que dans le Kansas. Certes, il y a d'autres gens, une école, une église, des magasins. Mais le climat est différent. Entres les hivers rudes et leurs blizzards et les étés très chaud, la famille n'est pas au bout de ses peines. Et tout cela, c'est sans compter sur l'invasion de sauterelles qui détruisent les récoltes prometteuses de Charles l'empêchant ainsi d'avoir un revenu deux années de suite. Les Ingalls sont plus près de la civilisation, mais la région semble plus hostile que le Kansas finalement.
Laura a grandi depuis le premier tome. C'est assez drôle parce qu'au début du second tome, elle nous apparaît comme un peu plus aventureuse, elle fait davantage de bêtises (dont certaines auraient pu avoir de graves conséquences). Mais, au fil des chapitres, elle se révèle aussi plus responsable et plus courageuse. Laura, bien qu'elle ait peur, réagit face à un boeuf emballé, face à l'arrivée imminente du blizzard. Et elle réagit bien, contrairement à Marie qui aurait davantage tendance à être paralysée par sa peur. Là encore, on se rend compte que Laura a, finalement, beaucoup hérité du caractère de son père.
Là non plus, il ne faut pas s'attendre à un style d'écriture très compliqué. Cet ouvrage s'adresse encore et toujours à des enfants et peut se lire relativement jeune pour peu qu'on s'intéresse au sujet. Néanmoins, j'ai trouvé que le style était moins enfantin que dans le premier tome, avec peut-être moins de répétitions dans les tournures de phrases. Mais peut-être que je me suis habituée à l'écriture de l'auteure et que je ne le remarque plus.
En attendant, j'enchaîne avec le tome 3 bien sûr !
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Gwenaweb
  06 octobre 2017
Le second tome est plus difficile que le premier. Il a fallu changer de maison. Papa Ingalls voit ses récoltes partir en fumée à cause des sauterelles, du climat, de l'argent… On voit la vie au bord du ruisseau se dérouler au travers des yeux de Laura, toujours accompagnée de son fidèle Jack.
Les petites filles découvrent l'école, l'école du dimanche, les disparités entre elles et les voisins plus riches (qui peuvent offrir une cape en fourrure à leur fille). La générosité de certaines personnes aussi. En bref, la vie à l'époque des pionniers.
Et, ça y est, Nellie Oleson est apparue ! Cette petite peste est restée dans ma mémoire malgré toutes ces années, et j'ai longtemps comparé son délicieux caractère aux personnes de son acabit que je rencontrais.
Je me demande quand même comment il n'arrive pas plus de malheurs à cette famille. À chaque fois que le papa dit "tout va bien, on va juste faire un tour", quelque chose leur arrive. À chaque fois qu'il dit "je vais en ville, je reviens ce soir", quelque chose l'en empêche. J'ai fini par m'habituer à ce qu'un évènement majeur se déroule dès que l'un des parents part de la maison.
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sld09
  22 novembre 2020
J'ai également beaucoup aimé ce deuxième tome qui marque l'arrivée à Walnut Grove et le début d'une nouvelle vie, censée être plus facile et moins isolée, mais les la famille Ingalls doit quand même faire face aux aléas de la vie de pionnier.
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Shan_Ze
  06 juin 2013
La famille Ingalls arrive dans le Minnesota. Un nouvel départ, une terre à ensemencer, des bêtes à acheter, une ville et un endroit à découvrir. L'installation n'est pas de tout repos mais les Ingalls sont motivés et les filles n'hésitent pas à donner un coup de main.
Les petits moments joyeux en famille ou entre les soeurs compensent avec les catastrophes climatiques. La série télé est loin mais j'ai encore en tête quelques souvenirs pour comparer. J'adore redécouvrir l'enfance de Laura Ingalls et l'ambiance de l'époque. Dommage qu'il y ait deux tomes qui ne sont pas traduits en français !
(Sur Wikipedia, il est indiqué que dans le deuxième tome, il y a une épidémie de scarlatine mais je n'ai rien lu de tel, est-ce une erreur ou il existe plusieurs versions ? C'est pourtant bien indiqué que c'est le texte intégral sur le livre)
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   06 juin 2013
« - Si tout le monde souhaitait toujours le bonheur de tous, alors ce serait Noël tous les jours ? demanda Laura.
- Oui, Laura, lui répondit Maman.
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Videos de Laura Ingalls Wilder (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laura Ingalls Wilder
Livre de Bord N°98 du 30 novembre 2010Livre de bord, une émission présentée par Nicky & Brice DepasseInvités : Lorant Deutsch, Didier Vandermeulen et François SionnièreAu programme : Metronome illustré de Lorant Deutsch (Michel Lafon), Thomas Drimm 2 La guerre des arbres commence le 13 de Didier van Cauwelaert (Albin Michel), La mini bibliothèque de Maurice Sendak (L'Ecole des loisirs), La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder (Flammarion), Fritz Haber (Un vautour c'est déjà un aigle) de Didier Vandermeulen (Delcourt), Blake & Mortimer : La malédiction des trente deniers de Jean van Hamme (Blake & Mortimer), Wayne Shelton : Son altesse Honesty de van Hamme et de Nayer (Dargaud), 1001 conseils pour écrivains en herbe (Casterman), La maison de Lulu (Père Castor), Où est monsieur Sommeil ? (Casterman), Je ne sais pas maigrir du Dr du kan (J'ai lu) et Psychedelic vynils (1965 - 1973) de Philippe Thièyre (Editions Stéphane Bachès).
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