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Jean-François Laffont (Traducteur)Tadahiro Oku (Traducteur)
ISBN : 2234054729
Éditeur : Stock (30/11/-1)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 12 notes)
Résumé :

Rédigés entre 1937 et 1953, ces textes inédits, qui ont parfois été développés en roman, ne cessent de surprendre par leur beauté soutenue, leur mystère, leur mélancolie et, toujours, leur vision aiguë d'un monde à la sérénité trompeuse.

Que ce soit dans Au bord du lac (dont le narrateur, un vieil homme aigri, refuse de reconnaître que son intransigeance égoïste l'a voué lui à la solitude et sa famille au malheur).

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
kuroineko
  27 mai 2019
Inoue Yasushi a démontré avec des oeuvres comme le fusil de chasse, Paroi de glace, etc, ses indubitables qualités de romancier. Il fut également un maître de la nouvelle.
Au bord du lac se composent de cinq récits plus ou moins étendus, dont certains furent repris sous forme de romans par la suite. Chacune tourne autour de la présence du lac Biwa. Inoue Yasushi y dépeint à chaque fois des personnages intenses et dotés d'une grande profondeur. Qu'il s'agisse d'un vieillard aigri et acariâtre qui ne doit qu'à lui-même sa situation ou un artiste mélancolique fou amoureux d'une jeune fille dont il dut se séparer, de l'évocation d'un moine du mont Koya tout ce qu'il y a de licencieux et de peu recommandable ou encore d'une jeune étudiante pleine de secrets, soeur du contrôleur du barrage d'Ohata, tous restent ancrés dans la mémoire du lecteur et continuent de l'accompagner une fois le volume refermé.
Inoue Yasushi est un magicien des mots et les atmosphères qu'ils tissent autour de ses protagonistes sont tout simplement envoûtantes. C'est pur plaisir pour les yeux et l'esprit que d'ouvrir un de ses livres, roman ou recueil. Je suis heureuse de constater qu'il me reste encore un certain nombre de ses ouvrages à découvrir, dans des genres très diversifiés puisqu'il a abordé aussi bien le roman historique que le récit d'amour, l'autobiographie comme la peinture de ses contemporains. Que de plaisirs littéraires à venir!
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Pasoa
  01 mai 2017
Après l'envoûtante lecture du roman "Le fusil de chasse", je poursuis mon agréable découverte de Yasushi Inoué, écrivain incontournable de la littérature japonaise. Grand romancier, il fut également un auteur très reconnu de nouvelles.
"Au bord du lac" est un recueil de cinq nouvelles. Dans la première d'entre elles (qui porte le titre du livre), l'auteur fait un portrait sans concession d'un vieil homme, Miike Shuntaro. Universitaire à la retraite, rivé à lui-même et à ses seules ambitions personnelles, méfiant, rancunier et acariâtre, il va irrémédiablement s'isoler de tout son entourage familial et social.
Le second titre "Le cahier du moine Tchoken" relate l'histoire d'un chercheur en histoire de l'art qui vient retrouver son ancien professeur, Yoshimura, au temple du Mont Koya situé dans une zone montagneuse. Lors de son séjour, il va trouver des manuscrits anciens qui rendent compte de la vie dévoyée et recluse d'un moine nommé Tchoken. Il va alors décider d'orienter ses recherches vers ce personnage très singulier pour tenter de retracer les derniers jours de sa vie.

"Les pruniers blancs" compose la troisième nouvelle du recueil. L'histoire débute par la visite imprévue d'une jeune femme au domicile du célèbre peintre Ri-itchi Kutani. A la vue du visage de la jeune inconnue, l'artiste est saisi, bouleversé par sa ressemblance avec une femme qu'il a connue et aimée par le passé. Entre énigmes, nostalgie et douceur, le peintre va refaire le parcours des années de sa jeunesse.
Suit ensuite "Le descendant" (la nouvelle qui a ma préférence), le récit du voyage de M. Tadokoro qui se rend dans une petite station thermale appelée Ohata située en bordure d'un lac. Il s'y déplace à l'invitation d'un parent éloigné, Sawa Miyosaburo, qu'il n'a jusqu'ici jamais rencontré. Ce dernier est contrôleur au barrage d'Ohata. Il y fera également la connaissance de Mayako, la jeune soeur de son hôte, étudiante rentrée de Tokyo avec au fond d'elle un secret caché. M. Tadokoro (également narrateur de l'histoire) venu collecter des informations sur l'histoire et les coutumes religieuses des petits ports de pêche de la région, va s'attacher à chacun de ses deux lointains parents, l'homme et sa jeune soeur, éloignés l'un de l'autre.
Le recueil se termine par "Asunaro", très courte nouvelle (la plus ancienne, écrite en 1937), - à ne pas confondre avec le roman autobiographique du même nom écrit par Yasushi Inoué en 1953 - fait le récit d'anciens étudiants qui se retrouvant, comparent tour à tour ce que furent leurs projets, leurs ambitions et ce qu'ils sont devenus jusqu'à aujourd'hui.
Les cinq nouvelles que composent "Au bord du lac" sont d'inégale longueur mais forment entre elles un tout très cohérent. Moins tragiques et moins réputées que "Le fusil de chasse" ou encore "Le maître de thé" (que je vais m'empresser de lire), j'y ai cependant retrouvé la même prose charmeuse, la même empreinte nostalgique, la même sensibilité accordée à la fragilité des choses et des êtres. Ce fut pour moi, un très agréable moment de lecture.
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Bookycooky
  10 juin 2014
Cinq magnifiques nouvelles,dont quelques unes sont devenu des romans.Dans la première nouvelle "au bord du lac" qui donne son nom au livre,le narrateur ,un vieille homme raconte sa solitude et le naufrage de sa famille du à son égoïsme,et ses ambitions de carrière pour lesquelles il a tout sacrifié.Dans toutes ces nouvelles,la nature,la culture japonaise sont présentes.Ceux sont des textes pleines de mystère.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2017
Après avoir étudié l’allemand pendant tant d’années, comment peut-il l’avoir oublié à ce point ? Sadamitsu, lui, a des connaissances en littérature allemande. Comme il traduit Goethe, il est capable de le lire, mais je crois bien que c’est le seul auteur qu’il comprenne. Depuis son enfance il a eu cette particularité. D’ailleurs, je doute de l’authenticité de « son » Goethe. En ce qui me concerne, j’ignore quelle était la vraie personnalité de ce célèbre homme de lettres mais, si j’en juge d’après Sadamitsu, ce devait être un individu insaisissable et nerveux. En tout cas le poète Goethe ne méprisait pas ses contemporains. Il savait vivre en bonne entente avec ses frères et sœurs.
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rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2017
Si le monde était bien fait, ce monument aurait déjà sa place dans les bibliothèques du monde entier. Et voilà que mon propre fils trouve normal de revendre ce précieux bien à son profit, en prétendue compensation des efforts et de l’argent que lui coûtent les soins dont il m’entoure. Lorsque je lui ai demandé de me rendre les douze mille yens que lui avait rapportés cette vente, il m’a jeté un regard haineux. Ce que je voulais, c’était avoir cet argent dans le tiroir de ma table. J’aurais pu alors travailler l’esprit en repos. Depuis toujours, j’ai mené une vie misérable que, par nature, je supporte très mal
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PasoaPasoa   01 mai 2017
Depuis ce promontoire, le panorama était superbe. Tout différent des vues banales que j'avais depuis l'autocar. Les cerisiers en fleur semblaient des flocons d'ouate essaimés sur le pourtour du lac. Un moutonnement de petits nuages projetait ça et là des ombres mouvantes sur le lumineux paysage printanier dominé, sur la droite, par la masse immaculée du fameux mont Yatsugatake.

(in "Le descendant")
p. 184
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rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2017
Quitte à emprunter, quand j’ai désiré un objet, je l’ai toujours acheté, j’ai toujours mangé ce qui me faisait envie et ne me suis jamais privé de boire autant que je le voulais. Un chercheur ne peut se priver. Qui n’a jamais fait de la recherche ne peut comprendre cela.
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rkhettaouirkhettaoui   02 mars 2017
Après tout, même à soixante-dix-huit ans, on peut être libre d’aller et venir à sa guise. « Liberté », c’est la dernière mode ! Est-ce un crime de sortir de chez soi sans prévenir ?
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Vidéo de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué (extrait lecture scénique 2011)
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