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Catherine Ancelot (Traducteur)
ISBN : 2234057302
Éditeur : Stock (10/11/2004)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 38 notes)
Résumé :

Le Faussaire est conté par un journaliste qui s'engage à écrire la biographie d'un des peintres les plus brillants de son temps. Les recherches qu'il entreprend dévient sans cesse vers un être mystérieux qui a laissé derrière lui de nombreuses imitations du grand maître. Qui est le faussaire ?

Cette question finit par passionner le narrateur bien plus que la vie du célèbre artiste. Le puzzle se recompose peu à peu, et l'on découvre commen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Iansougourmer
  12 juillet 2014
Ce recueil de nouvelles rassemble trois récits du grand Inoue. Des nouvelles assez plaisantes, qui si elles ne sont pas un sommet dans la carrière de cet écrivain, restent de bonne facture.
Le premier récit est le faussaire. Un écrivain, qui travaille sur une biographie en forme d'hommage funèbre commandée par la famille d'un grand peintre défunt, tombe au fil de ses recherches sur les traces d'un faussaire ancien ami du peintre ayant vécu dans son ombre toute sa vie. Inoue dresse un portrait sensible qui se révélé par petites touches d'un homme qui a mené une vie modeste et malheureuse d'expédients a de fait été écrasé de manière cruelle par le génie du grand peintre qui fut son ami de jeunesse. Un portrait émouvant, sobre et simple que Inoue dresse comme à son habitude sans grand effets stylistiques, avec un dépouillement qui met l'âme de ce faussaire à nu et nous le rend si beau car si humain.
La deuxième récit me laisse un peu frustré. Je pense que je n'ai pas compris toutes les variations subtiles d'Obasuté. Autour d'un conte ancien qui raconte l'abandon d'aïeux dans la montagne par leur descendant, l'auteur que ce conte a marqué s'interroge sur les rapports entre génération au sein d'une même famille dans le Japon en pleine mutation de l'après guerre où les liens familiaux traditionnels se distendent. Inoue semble ne pas prendre parti dans ce débat et nous laisse nous interroger sur les rapports que nous entretenons avec nos parents. Ce récit est une belle réflexion pour le lecteur en ce sens. Reste qu'il semble y avoir d'autres dimensions dans le récit, mais je ne pense pas les avoir suffisamment comprises pour les expliciter ici...
Enfin la troisième nouvelle est typiquement japonaise puisqu'elle fait état de la vanité des ambitions humaines qui parcourent toujours le même diptyque : ascension et déclin pour tous ces hommes de pouvoir chacun convaincus de leur supériorité. Tout cela sous les yeux de la lune impassible, symbole de cette beauté naturelle éternelle qui reste tandis que les hommes passent.
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Corboland78
  26 mars 2012
Yasushi Inoué écrivain Japonais (1907-1991) diplômé de philosophie commença par être journaliste avant de se lancer dans l'écriture. En 1949 il est récompensé par la plus haute distinction littéraire de son pays pour le fusil de chasse qui sera traduit dans le monde entier. Depuis il a écrit de nombreux livres et certains ont été adaptés au cinéma.
Avec le Faussaire nous sommes en présence d'un recueil de trois nouvelles datant des années cinquante, le Faussaire, Obasuté et Pleine Lune. La première et la plus longue qui donne son titre à l'ouvrage, nous raconte l'histoire d'un journaliste qui s'engage à la demande des héritiers à écrire la biographie d'un célèbre peintre. Au cours de son enquête il va découvrir que le peintre avait un double, son ombre en quelque sorte, un ami qui peignait des imitations du maître. Abandonnant le grand peintre, le journaliste se lance sur la piste du faussaire qui se révèlera finalement une victime. Victime d'avoir croisé le destin d'un génie.
Obasuté reprend le thème d'une légende ancienne. Autrefois les vieilles femmes étaient abandonnées au sommet du mont Obasuté. La légende se mêle aux réflexions du récitant sur sa propre famille, sa mère et sa soeur qu'il ne fréquente guère. Enfin la dernière nouvelle Pleine Lune, nous raconte l'ascension au sein d'une entreprise, d'un second couteau qui va remplacer le vieux patron. Souvent les montées précèdent les descentes.
J'aime beaucoup la littérature japonaise et là encore j'y ai retrouvé ce ton si particulier fait de petites touches subtiles, de références aux rythmes de la nature, d'évocations de traditions séculaires, de temps qui passe inéluctablement. Sans que la lecture ou la compréhension du livre en soit affectée, on sent que l'écrivain est d'une autre culture, faite de pesanteur aérienne si j'ose cet oxymoron. Un livre court et délicat comme un pétale de cerisier.
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zagzaguel
  07 février 2015
Ici sont proposées trois nouvelles de Yasushi Inoué, qui bien que moins intéressantes que Le fusil de chasse, restent bien écrites.
Le faussaire nous retrace la vie d'un homme qui après avoir été ami avec un célèbre peintre ne peut gérer la notoriété de son ami et devient copiste de celui-ci pour vivre. Cette vie nous est raconter par un journaliste qui, après avoir été sollicité pour faire la biographie du maestro, va s'intéresser à l'autre homme, celui de l'ombre. Sa quête pour le comprendre nous amène à la conclusion que côtoyer le génie est une malédiction et que l'on ne peut pas s'en remettre.
Obasuté, thème et variation nous mène dans les réflexions d'un homme sur sa famille et les relations qu'il entretient plus précisément avec sa mère et sa sœur après avoir lu un conte. Ce conte relate de l'abandon des personnes âgées dans une montagne, le mont Obasuté.
J'ai été peu touché par cette nouvelle qui m'a laissé un goût de trop peu.
Enfin, Pleine Lune, nous présente l'ascension et la chute d'un homme au sein d'une société japonaise. Ici, ce n'est pas parce que l'on arrive au sommet que c'est un acquis et que l'on ne risque rien. Car comme la pleine lune, tout n'est que temporaire: après la croissance de la lune, il y a toujours sa décroissance et sa disparition...
Ces trois nouvelles ne m'ont pas marqué comme m'a marqué Le fusil de chasse. Inoué nous narre avec délicatesse d'autre aspect de la solitude. Car oui, ici tous les personnages sont seuls. Et l'on finit par croire avec un certain fatalisme que cela ne pouvait pas être autrement.
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Mimimelie
  12 novembre 2018
Je me savais peu familière de la littérature japonaise mais après la lecture de ces trois nouvelles il me semble que cela sera fait pour durer. Comment dire pourquoi ? C'est une écriture délicate, affleurante, toute en retenue, qui s'égrène au rythme des saisons ou des pleines lunes, ponctué de fleurs, d'herbes sans folie, de nuages, de montagnes, à petits pas. Certes, au final, quelque chose de beau et d'essentiel sera dit sur la vie, mais sur la pointe des pieds, discrètement, délicatement, il suffit de soulever le voile. C'est peut-être un peu dommage, mais ça me fait bailler.
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lacazavent
  25 mai 2016
Court recueil de trois nouvelles : le faussaire, Obasuté thème et variations, Pleine lune.
J' ai un avis plutôt mitigé sur ce recueil si j'ai bien aimé la nouvelle éponyme, je n'ai eu que peu d' intérêt pour les deux dernières. J'ai trouvé leur sujet inintéressant, et l'écriture ainsi que le style de Yasushi Inoue y demeure à mon avis assez fade avec peu d'ampleur.
Une lecture bien éloignée de celle du Fusil de chasse.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   12 août 2015
Quand donc ai-je entendu pour la première fois parlé d'Obasutéyama - le "mont où l'on se débarrasse des petites vieilles"- et de la légende qui lui donne son nom ? Ma famille est originaire d'un village de montagne situé au milieu de la péninsule d'Izu. C'est là que j'ai grandi. Or, sur la côte ouest de la péninsule, près de To.i, on raconte encore que, jadis, on avait coutume d'abandonner les vieillards dans la montagne. L'histoire que j'ai entendue dans mon enfance mêlait sans doute tradition orale et légende. Elle me plongea dans la plus vive affliction.

Je devais avoir cinq ou six ans et je venais d'entendre l'histoire. Sortant de l'engawa, je me mis à pleurer bruyamment. Je ne sais plus où se déroulait la scène, j'ai juste le vague souvenir que, intrigué par ces hurlements, un membre de ma famille - était-ce ma mère ou ma grand-mère ?- se précipita vers moi et me prodigua quelques paroles de consolation. Bien sûr, je ne comprenais pas vraiment le sens du récit, mais je percevais, sous une forme abstraite, la tristesse du propos : un homme part dans la montagne, portant sur son dos la mère qu'il va abandonner. Cette tristesse pénétrait mon cœur, pareille aux gouttes d'eau qui perlent entre les rochers. Je me voyais, forcé de quitter ma mère, et je pleurais de plus belle, incapable de surmonter ma douleur.

p85
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michelekastnermichelekastner   06 octobre 2016
Pour la première fois depuis des années et des années, il prenait la pose du lanceur. Il avait toujours été en réserve et n'avait jamais foulé le terrain, mais cela ne comptait plus. Il se pencha en avant et, comme pour lancer sa balle, il abaissa son bras en un geste ample. Il voulait envoyer une de ses balles si rapides que même un champion n'avait pu les frapper.
Dans la voiture, Kaibara Jirô regarda dehors et aperçut soudain un vieillard qui prenait une pose étrange et qui faisait des moulinets de son bras maigre Il en eut le souffle coupé. Dans la lumière blanche de cette veille de pleine lune, cette vision avait quelque chose de maléfique, comme un spectre en train de danser.
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zagzaguelzagzaguel   24 août 2015
La peine qui étreint mon cœur
Ne s'apaise point au fil des heures.
Ah! Sarashima!
Sur le mont où je t'ai abandonnée
La pleine lune s'est levée.
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MimimelieMimimelie   12 novembre 2018
Ce n’était plus le prolongement logique de cette destinée sombre et trouble qu’il portait en lui dès sa naissance, mais la tragédie d’un homme ordinaire que le contact d’un génie avait écrasé d’un poids trop grand, le laissant broyé.
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Corboland78Corboland78   26 mars 2012
A ces paroles de Kitazaka, Kagébayashi se rendit compte que cette affaire lui était complètement sortie de la tête. C’était la coutume d’organiser tous les ans une fête pour admirer la pleine lune d’automne, soit celle du mois de septembre, soit celle du mois d’octobre. On réunissait autour d’Ôtaka une vingtaine de cadres. Kagébayashi, qui était chargé d’organiser les réjouissances, n’osait pas déléguer ses pouvoirs à l’un de ses subordonnés et il s’en occupait toujours personnellement. On attendait toujours le dernier moment pour choisir entre septembre et octobre afin d’éviter qu’Ôtaka ne boudât, ce qu’il n’aurait pas manqué de faire en cas de pluie. Au mois de septembre Kagébayashi envoyait quelqu’un à l’office de la météorologie pour connaître les prévisions. Si on l’assurait qu’il y aurait du beau temps, alors il prévoyait la fête tout de suite ; s’il y avait le moindre doute, il la repoussait au mois suivant.
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Videos de Yasushi Inoué (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué (extrait lecture scénique 2011)
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