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Aude Fieschi (Traducteur)
ISBN : 2877305600
Éditeur : Editions Philippe Picquier (18/09/2001)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Les enfants dont nous parle Inoue jouent, sautent, rient, font des pâtés de sable, pleurent comme il est normal de le faire à leur âge. Mais lorsqu'ils sont de gré ou de force plongés dans le monde des adultes, la candeur et la naïveté qu'on associe à l'enfance se muent en une intuition aiguë et en une intelligence des situations les plus complexes.

Ils n'hésitent pas alors à perturber le jeu des adultes et peuvent aussi connaître les tourments de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
domisylzen
  10 octobre 2016
Huit courts récits d'une quinzaine de pages sur le monde de l'enfance au Japon. Des enfants libres de quasiment tous mouvements et qui aiment aller espionner le monde des adultes, voire de s'en mêler.
C'est une écriture agréable et dépaysante qui nous fait entrer dans le monde codifié des Japonais. Ces récits ou plutôt ces contes se déroulent pour la plupart avant la seconde guerre mondiale, dans un Japon rurale. Les protagonistes ont entre sept et quinze ans.
Une belle découverte, j'ai particulièrement aimé "la route blanche" ou un groupe d'enfants espionne un jeune couple s'en allant dans la montagne. Flairant quelque chose de louche, ils les suivent pour découvrir qu'ils mangent simplement des mandarines. Mais à bien y regarder Seita se demande si la jeune fille ne serait pas sa soeur, Reiko. Certaine que Reiko va quitter le domicile familiale, Seita fera tout pour l'en empêcher.
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LucianaMortisol
  29 janvier 2014
Le recueil est composé de 8 nouvelles. C'est en 1973 que 18 récits d'Inoué Yasushi ont été regroupés en un recueil publié sous le titre : « Enfance. Nuages garance ». La traduction française, parue en 2001 en livre de poche, ne conserve que 8 de ces nouvelles, ce qui peut être regretté.
Mais elles suffisent pour révéler une grande cohérence, la cohérence d'un écrivain qui sait décrire l'enfance et en rendre l'atmosphère (cela renvoie d'ailleurs à son récit autobiographique, « Shirobamba »)
Il s'agit en fait du regard que les enfants jettent sur le monde des adultes. Ce monde leur paraît mystérieux, difficile à comprendre, mais en l'observant ils ont sur lui des intuitions qui les font voir juste. Inoué sait fort bien se cacher suffisamment derrière ses petits héros pour conserver ce point de vue de l'enfance. Bien sûr, lui et nous comprenons ce que les enfants ne comprennent pas, mais leur regard nous fait sentir autrement ce qui aurait pu être un autre récit vu par les adultes.
Nous y retrouvons la vie quotidienne des petits garçons de la campagne traditionnelle, avec quelque chose d'universel par moments, et à d'autres moments un très fort ancrage dans les moeurs et coutumes japonaises. Ils font ce que font toutes les bandes de jeunes garçons libres d'évoluer autour du village : ils s'inventent des aventures, des ennemis à pourfendre, des bandes rivales à attaquer, des couples d'amoureux à poursuivre de leur espionnage ou de leurs sarcasmes.
Mais des évocations nous ramènent dans le Japon de la première moitié du XXème siècle.
C'est par exemple celle de la maîtresse (« Mort d'une femme »), qui peut être une geisha, cette deuxième femme de l'homme qui parfois devient si importante dans la saga familiale… Inoué a été élevé pendant quelques années par « grand-mère », qui était en fait l'ancienne geisha de son arrière-grand-père depuis longtemps décédé.
Mais le thème récurrent qui me frappe le plus, c'est celui du shinju (ce mot s'écrit avec les kanjis successifs du coeur et du milieu, il s'agit des deux coeurs réunis, réunis dans la mort) : le shinju, c'est le suicide à deux (qui peut devenir un suicide en groupe, mais ici on ne retient que le double-suicide amoureux). Les enfants que décrit Inoué sont très préoccupés par ce comportement d'adultes, par cette longue tradition à la fois littéraire et de vie réelle dans le Japon traditionnel. « Cette inquiétude n'était pas réservée aux enfants, car à cette époque, lorsqu'un homme et une femme d'une autre région venaient séjourner à l'auberge, les adultes aussi les soupçonnaient immédiatement d'être venus là pour se suicider »(« le chemin qui descend à la cascade »). « Et si ces deux-là allaient se suicider, suggéra Tomekichi ? Je me dis que c'était tout à fait possible et instinctivement je me retournai. L'homme et la femme avaient disparu .»(« Branches nues »)
Ce recueil de nouvelles, même s'il n'est pas l'apothéose de l'art d'Inoué, mérite notre visite….
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tomgus
  10 juin 2017
Huit récits fascinants et qui suggèrent, plus qu'ils ne dessinent, les interrogations de jeunes garçons sur les couples, les relations amoureuses, les femmes et qui mêlent de manière complexe, selon les cas, curiosité, connivence, hostilité . Les garçons, âgés d'environ 10 ans, sont presque toujours un groupe de copains qui bat la campagne en jouant. Ils ont en tête des histoires fantastiques, de double suicide. Ils tombent sur la baraque des amours cachés,( branches nues), sur un jeune couple qu'ils vont désunir ( les libellules) , sur une soeur et son copain ( la route blanche) , sur le père inaccessible et son amie ( accord tacite) , sur une maitresse qui sera délaissée ( mort d'une femme, le chemin qui descend à la cascade). Dans le dernier récit, Nuages garance, l'enfant, fasciné par le triste tableau de personnages au bord d'une rivière, s'approche d'une vieille femme. Les nuages couleur de sang qu'il observera plus tard sur l'horizon rappelleront cette rencontre à l'enfant, à jamais dégouté désormais de la rivière. C'est superbe et élégant. J'ai beaucoup apprécié ces récits qui respirent la vérité.
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Colibrille
  14 août 2015
Je n'ai pas été séduite par ces nouvelles. le recueil est censé parler de l'enfance or je ne l'ai pas trouvé franchement évocateur de cette période si importante dans la vie de chacun. Certes, les personnages sont des enfants mais les situations dans lesquelles l'auteur choisit de les mettre ne sont, pour moi, pas spécialement rattachées à ce qui constitue l'enfance. Cette impression est peut-être tout simplement liée à une différence culturelle. Je pense notamment au thème du suicide en couple, abordé à plusieurs reprises dans les nouvelles et qui semble faire partie du « folklore » japonais. Même si je mets de côté ce reproche, reste que l'écriture ne m'a pas convaincue non plus. Trop de retenue, pas assez d'émotions.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   16 novembre 2016
- Tu vois l'ennemi ?
- Oui.
- L'homme et la femme ?
- Oui.
- Ils font des choses louches ?
- Euh ! Non, ils mangent des mandarines.
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ColibrilleColibrille   14 août 2015
Le bord de la rivière est un endroit où les gens paraissent toujours étrangement tristes. Je ne sais pour quelles raisons mais le spectacle de personnes au bord d’une rivière me paraît sans exception mélancolique, triste et pénible.
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Videos de Yasushi Inoué (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué (extrait lecture scénique 2011)
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