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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)Anne Rabinovitch (Traducteur)
ISBN : 2070388018
Éditeur : Gallimard (15/09/1993)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 44 notes)
Résumé :
C'était pendant la quatrième ou cinquième année de l'ère Taishô, il y a donc environ quarante ans.

Les enfants avaient l'habitude, le soir, de courir ça et là sur la route du village en criant " Les Shirobamba ! les Shirobamba ! " Ils poursuivaient ces petites bêtes blanches qui flottaient comme des flocons d'ouate dans le ciel commençant à se teinter des couleurs du crépuscule. " Ce roman-là, tous les Japonais le connaissent par coeur. Dans l'oeuvre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  18 mai 2016
Yasushi Inoué raconte une tranche de l'enfance de Kôsaku élevé par une ancienne geisha qui fut la maîtresse de son arrière-grand-père, situation que vécut Yasushi Inoué. L'histoire se déroule au début du 20ème siècle, dans un petit village. Kôsaku aime et respecte grand-mère Onui qui l'élève alors que ses parents et sa jeune soeur vivent dans une ville assez éloignée. Alors qu'ils habitent le dozo, le reste de la famille, les grands-parents et la soeur de sa mère résident dans la grande maison. Yasushi Inoué raconte admirablement la vie au quotidien des habitants du village, ses descriptions des lieux sont autant de photographies que je pourrais regarder en feuilletant un album. Shirobamba est le nom d'un petit insecte que les enfants essaient d'attraper au crépuscule quant à moi c'étaient des hannetons. Une fois de plus, l'écriture de Yasushi Inoué est magistrale. À ce roman inspiré de sa jeunesse, instructif sur son passé, il a écrit une suite dont le titre est Kôsaku. Très beau récit.
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edwige31
  02 septembre 2012
Mr Inoue sait admirablement nous entraîner dans son univers. Ce roman est en grande partie autobiographique car lui-même a été élevé par sa grand-mère ancienne geisha pendant que son père effectué des missions militaires.
On découvre la vie quotidienne de Kosaku , très attaché à sa grand-mère Onui, sa vie d'écolier et ses rapports avec la "maison d'en haut" où vivent ses vrais grand-mère et grand-père ainsi que leurs enfants et petits-enfants. Même si le garçon va chaque retrouver ses oncles et ses tantes (du même âge que lui) pour jouer en leur compagnie, l'amour familial est avec sa grand-mère.
Son univers se résume à ce petit cercle familier : le village, l'école, la maison d'en haut, les fêtes de villages, l'établissement de bains et la rivière où il va se baigner avec les copains. La ville lui est inconnue et sa visite annuelle à ses parents devient une véritable expédition, voire une épreuve. Face à la froideur de sa mère et à l'indifférence de son père, Kôsaku préfère largement son petit village, ses plaisirs simples et la tendresse de sa grand-mère. le fossé entre les habitants de la ville et de la campagne est important en ce début 19ème siècle : ce roman met particulièrement en reliefs le jugement négatif des citadins envers les autres habitants des campagnes. Ces derniers ne sont pas non plus épargnés : la prégnance du qu'en dira-t-on et des coutumes, les ragots entre femmes et les rivalités familiales rendent parfois la vie difficile. Une des tantes de Kôsaku, à qui il est particulièrement attaché et attiré même, fera scandale par sa relation avec un des instituteurs célibataires du village.
C'est donc un portrait frais, plein de douceur, que nous livre Inoué sur la vie dans un village de campagne du début du siècle, à travers le regard innocent du jeune Kôsaku. Celui-ci, insouciant, porte un regard honnête sur les choses sans la perversion et l'expérience des adultes. Il vit sa vie au jour le jour et apprécie les petits bonheurs quotidiens. Sa relation avec Grand-mère Onui est extrêmement touchante et pleine de sensibilité. La vieille femme lui voue une véritable admiration et Kôsaku le lui rend bien. Mais Kôsaku grandira, expérimentera les premières fois et découvrira la vie et la mort. Il apprendra que la douleur et la tristesse font aussi partie de la vie.
Shirobamba est écrit avec simplicité et le texte n'a d'autre but que d'être un témoignage du temps qui passe. C'est plus une description de la vie de Kosaku , qu'une véritable intrigue, mais d'une précision nostalgique. J'aime cette histoire simple d'un enfant, la tendresse de sa relation avec sa grand-mère. Mr Inoue nous montre les difficultés de se confronter à l'extérieur, loin du cocon, les relations parentales pas si simples, la jalousie et les différences sociales. C'est très riche et magnifiquement écrit.
A savoir : Inoué a donné une suite à l'enfance de Kôsaku dans son roman "Kôsaku" où nous retrouvons le jeune garçon, deux ans plus tard.
Lien : http://toshoedwige.blogspot...
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chocobogirl
  04 juillet 2010
Shirobamba est le récit de l'enfance de Kosaku, petit garçon japonais de 9 ans, très largement inspiré de l'auteur lui-même. Sans être complètement autobiographique, le récit s'inspire en effet très fortement de la jeunesse de Inoué.
Kôsaku vit dans un petit village, Yu-Ga-Shima, avec une vieille femme qu'il appelle Grand-mère Onui. Il s'agit en fait de la maitresse de son arrière grand-père décédé. Les parents de Kôsaku vivent à la ville en compagnie de sa jeune soeur et ont confiés sa garde à grand-mère Onui.
Le jeune garçon grandit donc dans ce petit village de campagne où la vie est fort simple.
On découvre le quotidien de Kosaku qui tourne autour de grand-mère Onui, de l'école et de la "maison d'en haut" où vivent ses vrais grand-mère et grand-père ainsi que leurs enfants et petit-enfants. le garçon y passe chaque jour retrouver ses oncles et ses tantes (du même age que lui) pour jouer en leur compagnie.
Son univers se résume à ce petit cercle familier : le village, l'école, la maison d'en haut, les fêtes de villages, l'établissement de bains et la rivière où il va se baigner avec les copains. La ville lui est inconnue et sa visite annuelle à ses parents devient une véritable expédition. Kôsaku lui préfère largement son petit village et sa vie auprès de sa grand-mère qu'il refuse de quitter.
Les différences entre gens de la ville et de la campagne sont fortes en ce début 19ème siècle et le roman est aussi prétexte à montrer le jugement négatif des citadins envers les autres habitants des villages. Ces derniers ne sont pas non plus épargnés et les ragots entre femmes et les rivalités famillilales sont fréquents. le qu'en dira-t'on n'épargnera d'ailleurs pas une des tantes de Kôsaku qui fera scandale par sa relation poussée avec un des hommes célibataires du village.
C'est donc un portrait simple que nous livre Inoué sur la vie à la campagne à travers le regard innocent du jeune Kôsaku. L'écriture est sans fioritures et le texte n'a d'autre but que d'être un témoignage du temps qui passe. Il se passe peu de choses mais chaque détail compte pour l'auteur qui nous offre un beau souvenir nostalgique de son enfance.
Kôsaku, insouciant, porte un regard honnête sur les choses sans la perversion et l'expérience des adultes. Il vit sa vie au jour le jour et apprécie les petits bonheurs quotidiens. Sa relation avec Grand-mère Onui est extrêmement touchante et pleine de sensibilité. La vieille femme lui voue une véritable admiration et Kôsaku le lui rend bien. Mais Kôsaku grandira, expérimentera les premières fois et découvrira la vie et la mort. Il apprendra que la douleur et la tristesse font aussi partie de la vie.
Shirobamba est un très joli roman simple et touchant qui réveillera les souvenirs d'enfance de chacun tout en vous plongeant dans le quotidien d'un petit village japonais.
A savoir : Inoué a donné une suite à l'enfance de Kôsaku dans son roman "Kôsaku" où nous retrouvons le jeune garçon, deux ans plus tard.
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Guillaume72
  02 avril 2018
Dans l'oeuvre de cet énorme auteur Japonais, Shirobamba occupe à mes yeux une place très à part. C'est sans doute l'un de ses plus grand chef-d'oeuvre.
Cet ouvrage est marqué au sceau de la nostalgie de l'enfance dans un Japon qui peut nous paraître très exotique à nous occidentaux. L'histoire de ce petit garçon est très touchante, très douce... Elle se déroule au fil des saisons et des fêtes traditionnelles de village, aux côtés d'une grand-mère, ancienne courtisane du grand père aimante et protectrice. L'ouvrage recèle une douce lumière, une forme d'espièglerie très rare dans la littérature japonaise et à la fois une tristesse liée aux accidents de la vie.
Si le Japon devait avoir un Marcel Pagnol, ce serait sans doute le Yashushi Inoue de Shirobamba. On retrouve chez ces deux auteurs la même nostalgie de l'enfance dans deux univers forcément différents.
Pour ma part j'avais lu ce roman dans ma jeunesse. le descriptif de la fête des lucioles et des cerisiers en fleur m'avait laissé un souvenir inoubliable. Des années après, à la relecture, ce roman m'a procuré les mêmes sensations et les mêmes plaisirs. C'est donc un indémodable.
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vanillabricot
  29 juillet 2008
AnneSo a adoré, et moi j'ai beaucoup aimé!
La jaquette dit que "tous les japonais connaissent ce livre par coeur". J'ai fait ma petite enquête: c'est faux. Personne que je connais ne l'a lu, mais tous connaissent l'auteur Yasushi Inoue et l'oeuvre. Un peu comme nous avec notre Victor Hugo et ses misérables (jamais lu!)
Pour moi c'est un 4/5 même si je regrette encore une fois que ce soit trop court....
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
chocobogirlchocobogirl   04 juillet 2010
Quand ils en eurent assez de jouer ainsi, ils allèrent donner l'assaut du gouffre de Kinchaku, où se trouvaient les filles. Pour y aller, ils n'avaient qu'à descendre le courant en sautant de pierre en pierre. Quand elles étaient trop espacées, ils entraient dans l'eau. Il ne leur fallut même pas cinq minutes pour arriver à destination. Les filles avaient une serviette enroulée autour de la tête, qui leur servait à peine à se distinguer des garçons."À l'attaque ! " cria Yukio, debout sur un rocher, et les garçons se mirent à lancer une pluie de cailloux en direction du gouffre. Les filles n'eurent pas l'air particulièrement effrayées. Dès qu'elles aperçurent leurs assaillants, elles surent aussitôt ce qu'il leur restait à faire, mais conscientes du fait qu'elles n'étaient que des filles sans défense, elles semblaient presque y prendre un certain plaisir. Kôsaku aimait les voir, toutes nues, leurs affaires à la main, remonter le petit sentier escarpé qui menait à la route. De grand lis blancs fleurissaient au bord du chemin envahi par des nuages de libellules. Ses amis et lui avaient l'habitude de jouer près du gouffre jusqu'à la tombée de la nuit. Quand le soleil était vraiment couché et qu'ils ne pouvaient plus faire sécher leur carapace, ils savaient que le moment était venu de rentrer chez eux.
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edwige31edwige31   13 août 2012
Kosaku, allongé à plat ventre sur son lit, regarda le feu de Bengale enflammé qu'elle tenait et la pluie d'étincelles qui jaillissaient. elle avait un visage d'enfant des villes, joli et intelligent. Il ne l'aimait pas quand elle parlait, mais lorsqu'elle se taisait pour fixer le feu d'artifice avec cette expression sérieuse elle lui plaisait énormément. elle ressemblait à une gravure de mode.
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OrpheaOrphea   15 juin 2010
Le mot shirobamba, qui signifiait " vieille dame blanche ", était en fait le surnom de ces insectes. On ne savait pas d'où ils venaient, mais on n'était pas étonné de les voir apparaître le soir venu. D'ailleurs, on ne savait pas exactement si c'était le soir parce que les shirobamba étaient là, ou inversement. Ces insectes étaient blancs quand il faisait encore jour, mais bleuissaient progressivement au fur et à mesure que la nuit tombait.
Dès que les shirobamba prenaient des reflets bleus, on entendait les gens qui, sans quitter leur maison, appelaient les enfants pour les faire rentrer.
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chocobogirlchocobogirl   04 juillet 2010
Les enfants, surtout ceux des petites classes, pensaient qu'il n'y avait rien de plus effrayant que les instituteurs. Les parents, de leur côté, quand les enfants ne leur obéissaient pas, disaient volontiers : « Je le dirai au maître d'école ! » et les gosses avaient si peur que, dans la plupart des cas, ils faisaient aussitôt ce qu'on leur demandait. C'étaient les parents qui inculquaient à leurs enfants la pensée que l'école était un endroit épouvantable et que les maîtres étaient redoutables
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OrpheaOrphea   15 juin 2010
Incipit

C'était pendant la quatrième ou cinquième année de l'ère Taishô, il y a donc environ quarante ans. Les enfants avaient l'habitude, le soir, de courir çà et là sur la route du village en criant : " Les shirobamba, les shirobamba ! ". Ils poursuivaient ces petite bêtes blanches qui flottaient comme des flocons d'ouate dans le ciel commençant à se teinter des couleurs du crépuscule.
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Vidéo de Yasushi Inoué
Le fusil de chasse de Yasushi Inoué (extrait lecture scénique 2011)
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