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ISBN : 2070364011
Éditeur : Gallimard (20/06/1973)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.71/5 (sur 373 notes)
Résumé :
LE VIEUX : Il y avait un sentier qui conduisait à une petite place; au milieu, une église de village... Où était ce village ? Tu te rappelles ?

LA VIEILLE : Non, mon chou, je ne sais plus.

LE VIEUX : Comment y arrivait-on ? Où est la route ? Ce lieu s'appelait, je crois, Paris...

LA VIEILLE : Ça n'a jamais existé, Paris, mon petit.

LE VIEUX : Cette ville a existé puisqu'elle s'est effondrée.. C'était l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  15 novembre 2015
Un couple de vieux (94 et 95 ans) s'affairent pour préparer la salle qui doit accueillir le public pour assister à une conférence, les chaises sont disposées, leur nombre ne cessera de croître, jusqu'à saturer l'espace scénique. Le couple, complice au début s'échange des attentions de tendresse, des petits mots, des surnoms d'affection. Arrivent les premières personnes qui resteront invisibles mais avec lesquelles vont se construire des dialogues des relations qui vont révéler la vacuité de la relation et faire exploser le couple.
Les Chaises c'est une pièce terrible, une "farce tragique" comme le définit
Eugène Ionesco qui met en lumière le vide de ce couple qui dès le départ semble uni mais qui très vite va se révéler presque artificiel, dès l'arrivée de l'amour de jeunesse de l'homme toute la relation construite avec sa femme va exploser, celle-ci va de son côté réagir comme un petite fille coquette et capricieuse.
Au fur et à mesure que se remplit la salle de public et de chaise, le vide intérieur du couple grandit jusqu'à la souffrance ultime qui le fera disparaître.
J'ai énormément apprécié cette pièce de Eugène Ionesco, une première lecture de son théâtre (je n'avais vu qu'une pièce au théâtre : La leçon) qui m'a donné envie de poursuivre ma découverte de cet auteur surréaliste.
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colimasson
  21 juillet 2015
On dirait « le Roi se meurt »… mais ici, ce sont deux petits vieux esseulés qui discutent et se chamaillent une dernière fois avant de se retirer. C'est moins désespéré, plus attendrissant et réconfortant. le tragique se réduit au comique puis disparaît… Les gens et les histoires s'estompent… Il ne reste plus que le dernier lien qui rattache ces deux pauvres vieux l'un à l'autre. Un lien comme un autre, qui aurait pu être n'importe quel autre après tout, car on s'habitue à tout et tout est égal.
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michfred
  01 mai 2015
Deux petits vieux, au terme de leur existence, donnent une grande réception...les invités sont nombreux: ce sont des chaises, auxquelles les deux vieillards prêtent vie, parole et pensée...
Les chaises sont une absence-présence, elles obstruent littéralement l'espace scénique, matérialisent la solitude des deux vieillards et.stimulent ce qui en eux vit toujours, le langage et l'imagination.
Inquiétant, cauchemardesque? Non: plutôt drôle, souvent tendre, poétique et déjanté...
On aimerait le voir plus souvent porté sur la scène...
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Marti94
  21 juillet 2015
J'ai lu « Les chaises » d'Eugène Ionesco, maître de l'absurde, il y a quelques années mais j'en garde un très bon souvenir, comme toutes les pièces de théâtre de Ionesco d'ailleurs.
Cette tragi-comédie peut sembler farfelue ou fantastique car elle met en scène une réception peuplée de fantômes organisée par deux vieux au soir de leur vie mais il me semble qu'on peut aussi la voir comme une manifestation tout simplement réaliste. Il y a un côté "c'est la vie !" dans cette pièce car le couple fait le bilan de toutes les années passées. le vieil homme et la vieille femme ressentent le besoin de prouver que leur existence n'a pas été inutile et qu'ils ont un message à transmettre, un message qui sauvera l'humanité.
Lui, terriblement affable et elle, désespérément complaisante, nous tiennent en haleine au rythme des chaises qui s'entassent, qui s'exposent, qui chutent, qui encombrent mais qui toujours entretiennent l'espoir.
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GuillaumeTM
  29 mars 2013
La première des deux pièces de théâtre est assez originale, comme toute l' oeuvre de Ionesco d'ailleurs, il s'agit d'un vieillard, qui avant de mourir, désire transmettre au plus grand nombre sa philosophie. Mais comme il ne saurait pas s'expliquer clairement, il a demandé à un orateur de le faire à sa place. Seul hic : l'orateur est sourd-muet, difficile dans ce cas de se faire comprendre.
C'est une pièce intéressante mais qui comporte quelques longueurs, ce qui empêche le lecteur d' être captivé jusqu'au bout, dommage ! La deuxième est bien meilleure, Ionesco s'y met lui-même en scène face à trois docteurs spécialiste en on ne sait trop quoi, peut-être en théâtralogie ou en costumologie. On assiste ensuite à une véritable lobotomie de l'auteur sur des choses futiles. Tout ceci pour expliquer à ces journalistes-critiques qui se font trop souvent les exégètes de ce que devrait être le théâtre qu'il ne faut pas être trop dur avec ces artisans de l'art théâtral . Vraiment très drôle, Ionesco arrive toujours à s'inspirer d'une chose réelle pour la tourner en dérision et de manière absurde.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Marti94Marti94   21 juillet 2015
Deux vieux, âgés de 94 et 95 ans, vivent isolés dans une maison située sur une île battue par les flots. Pour égayer leur solitude et leur amour désuet, ils remâchent inlassablement les mêmes histoires. Mais le vieil homme, auteur et penseur, détient un message universel qu'il souhaite révéler à l’humanité. Il a réuni pour ce grand jour d'éminentes personnalités du monde entier. Un orateur professionnel aura la charge de traduire ses pensées. Les invités, invisibles pour le spectateur, arrivent tels des fantômes et prennent place sur des chaises qui envahissent peu à peu l'espace jusqu'à le saturer. Le couple se retire et laisse soin à l'orateur d'éclairer l'humanité. Mais, comble de l'ironie, l'orateur est en fait sourd-muet.

Quelques instants, les Vieux restent figés sur leur chaise. Puis on entend de nouveau sonner.

LE VIEUX, avec une nervosité qui ira grandissant : On vient. Du monde. Encore du monde.

LA VIEILLE : Il m'avait bien semblé entendre des barques…

LE VIEUX : Je vais ouvrir. Va chercher des chaises. Excuses-moi, Messieurs, Mesdames. Il va vers la porte n°7.

LA VIEILLE, aux personnages invisibles qui sont déjà là : Levez-vous, s'il vous plaît, un instant. L’Orateur doit bientôt venir. Il faut préparer la salle pour la conférence. (La Vieille arrange les chaises, les dossiers tournés vers la salle.) Donne-moi un coup de main. Merci.

LE VIEUX, il ouvre la porte n°7 : Bonjour, Mesdames, bonjour, Messieurs. Donnez-vous la peine d'entrer.

Les trois ou quatre personnes invisibles qui arrivent sont très grandes et le Vieux doit se hausser sur la pointe des pieds pour serrer leur main.

La Vieille, après avoir placé les chaises comme il est dit ci-dessus, va à la suite du Vieux.

LE VIEUX faisant les présentations : Ma femme… Monsieur… Madame… ma femme… Monsieur… Madame… ma femme…

LA VIEILLE : Qui sont tous ces gens-là, mon chou ?

LE VIEUX à la Vieille : Va chercher des chaises, chérie.
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gillgill   13 novembre 2014
Isolés dans une tour sur laquelle pèse une nuit constante et que les eaux menacent, deux vieillards attendent les invités devant qui ils vont s'expliquer leurs échecs.
Ils n'ont négligé personne, l'Empereur lui-même sera présent.
Dans une sorte de délire qui s'accélère, ils voient entrer une foule imaginaire de plus en plus nombreuse à qui ils demandent de patienter jusqu'à l'arrivée de l'orateur chargé de lire leur message destiné au salut de l'Univers.
Peu à peu les chaises vides qui matérialisent l'absence de leurs visiteurs, ces chaises qu'ils ont accumulées dans d'incessants va-et-vient, les séparent.
A l'arrivée de l'orateur, ils se précipitent chacun de leur côté par la fenêtre.
Mais ce dernier fait comprendre par geste à l'assistance invisible qu'il est sourd et muet....
(extrait de "Visages du Théâtre contemporain" de Sylviane Bonnerot, essai paru en 1971 aux éditions "Masson et Cie")
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LprieurLprieur   01 janvier 2016
Le vieux, comme en rêve : « C'était au bout du bout du jardin... là était... là était... là était... » était quoi, ma chérie ?
La vieille : La ville de Paris !
Le vieux : « Au bout, au bout du bout de la ville de Paris, était, était », était quoi ? La vieille : mon chou, était quoi, mon chou, était qui ?
Le vieux : C'était un lieu, un temps exquis...
La vieille : C'était un temps si beau, tu crois ?
Le vieux : Je ne me rappelle pas l'endroit.
La vieille : Ne te fatigue donc pas l'esprit …
Le vieux : C'était trop loin, je ne peux plus... le rattraper... ou était-ce ?
La vieille : Mais quoi ?
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colimassoncolimasson   21 juillet 2015
LA VIEILLE : Qu’est-ce qu’il a dit ?
LE VIEUX : Il a dit : « Mes amis, j’ai une puce. Je vous rends visite dans l’espoir de laisser la puce chez vous.
LA VIEILLE : ça se dit, mon chéri. Tu n’aurais pas dû faire attention. Mais avec Carel, pourquoi t’es-tu fâché ? c’était sa faute aussi ?
LE VIEUX : Tu vas me mettre en colère, tu vas me mettre en colère. Na. Bien sûr, c’était sa faute. Il est venu un soir, il a dit : « Je vous souhaite bonne chance. Je devrais vous dire le mot qui porte chance, je ne le dis pas, je le pense. » Et il riait comme un veau.
LA VIEILLE : Il avait bon cœur, mon chou. Ans la vie, il faut être moins délicat.
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EimelleEimelle   02 août 2012
LA VIEILLE : Tourne, tourne, mon petit chou... (Silence.) Ah ! oui, tu es certainement un grand savant.
Tu es très doué, mon chou. Tu aurais pu être Président chef, Roi chef, ou même Docteur chef,
Maréchal chef, si tu avais voulu, si tu avais eu un peu d’ambition dans la vie...
LE VIEUX : A quoi cela nous aurait-il servi ? On n’en aurait pas mieux vécu... et puis, nous avons une
situation, je suis Maréchal tout de même, des logis, puisque je suis concierge.
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Videos de Eugène Ionesco (97) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eugène Ionesco
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