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Georges Belmont (Traducteur)
ISBN : 2070420213
Éditeur : Gallimard (05/09/2001)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 51 notes)
Résumé :
"La Nouvelle-Orléans était un vrai paradis." En cette année 1880, Louis Durand, marchand de café prospère, en est fermement convaincu. Il est sur le point d'accueillir sa fiancée Julia Russell avec laquelle il a entretenu une riche correspondance grâce à une petite annonce parue dans un journal de Saint-Louis. L'heure de faire véritablement connaissance est enfin arrivée et Louis est impatient de rencontrer cell... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Rebus
  07 août 2017
Fin XIXe, à la Nouvelle Orléans. Louis Durand, 37 ans et entrepreneur prospère, se prépare. Aujourd'hui, il se marie. Avec Julia, une femme de son âge, qu'il n'a jamais vu à part en photo, et avec laquelle il correspond depuis quelques mois...
Au débarquement, une jolie surprise l'attend : Julia est en fait bien plus jeune et bien plus ravissante. Louis est immédiatement sous le charme. Mais qui est-elle finalement, cette beauté inattendue ? Une jolie « escroqueuse » : elle réussit à s'enfuir un beau matin avec tout son argent... Louis, fou de rage et de douleur, part à sa recherche. Et pour lui commence une lente descente aux enfers.
Des personnages captivants, une femme plus que fatale, une ambiance envoûtante, servis par une plume admirable : le doute s'insinue, comme un poison, puis l'auteur surprend le lecteur, jusqu'à son dénouement fatidique.
Je découvre l'univers de William Irish et j'y replongerai avec plaisir. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et sont devenus des classiques : Fenêtre sur cour, La mariée était en noir entre autres...
Un superbe découverte.
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Fx1
  27 septembre 2014
Le film de Truffaut est un classique , le livre est un chef d'oeuvre .
Le niveau ici est trés haut , avec une intrigue magnifique , parfaitement construite , un suspense continu , des personnages magnifiques .
Comme le héros on se laisse prendre au piége et on plonge avec délice dans cette histoire qui méle parfaitement passion et mystére .
C'est un régal d'intelligence , qui se laisse découvrir à chaque nouvelle lecture .
Ce roman est un bijou noir à lire si l'on veut découvrir le meilleur du roman noir
Une symphonie majeure .
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carnet-de-voyage
  13 mars 2016
Nous sommes en 1880. Nouvelle Orléans, Louisiane.
Il y a 15 ans que la guerre de sécession a cessé...
Seulement 15 ans, et le sud, est toujours à genoux... La richesse des Confédérés n'est plus qu'un souvenir....
Louis Durand, riche négociant, ne semble pas connaître la crise... sa petite entreprise non plus.... Toutefois Meetic n'étant pas encore inventé, ni les obscurs sites de rencontre, Louis Durand se ronge les sangs, en dépit d'autre chose.
Cependant, un matin, son coeur bat plus vite que d'habitude sur l'embarcadère où s'écoule lentement le Mississippi... Son coeur est prêt à se décrocher quand le bateau à aubes, le City of New Orleans, arrive en faisant retentir ses sirènes signalant son accostage...
Il a entretenu une correspondance avec une certiane Julia Russell, et c'est avec elle qui partargera dorénavant son quotidien....
Il sert contre son coeur qui tape, la photo de sa promise. Les passagers descendent, il scrute chaque visage, un à un, et puis.... rien...
Son coeur est prêt à rompre, quand il attends une voix douce et frêle derrière lui.... Une magnifique jeune fille, blonde, à ombrelle se tient devant lui.... Elle se nomme Julia Russell. Mais ne ressemble pas à la photo....
Elle donne la raison de cette "usurpation" volontaire d'identité, mais Louis est tombé amoureux, de cette beauté, qui n'ai pas grand chose à voir avec la fille au physique quelconque la photo...
Oui, mais.... Un mensonge être comme un train : il peut en cacher un autre....
William Irish entraîne Louis Durand dans un tourbillon de folie et de désespoir et les chants de sa "sirène du Mississippi" lui coûtera très très cher....
Il finira comme le Sud...
Comme la Louisiane
Comme le chantait Nino Ferrer dans le Sud :
Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Mais les sirènes du Mississippi sont bien trop fortes pour le simple mortel
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Alicata
  31 octobre 2014
Quand on dit "La sirène du Mississipi", on pense très certainement d'abord à l'excellent film de Truffaut avec le duo Belmondo-Deneuve. Mais c'était sans avoir lu le livre ! Une fois la dernière page parcourue, on est sûr de ne jamais l'oublier !
Le roman est tout simplement GRANDIOSE ! L'écriture est magnifique, le suspens total et les personnages passent à la postérité.
Il n'y a rien à redire sur ce petit bijou , il faut juste souligner le talent de Mr Irish !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   17 novembre 2014
Il était planté là, tête basse, un peu comme à un enterrement, devant un cercueil.
Et puis, sans qu'un son eût signalé son approche, sur le sol nu l'ombre ronde d'une petite tête se projeta, de quelque part derrière lui. Puis, le cou apparut, deux épaules. Puis le gracieux délié d'une taille. Après quoi, l'ombre chinoise s'immobilisa.
Une main effleura son épaule. Une caresse qui n'avait rien d'impérieux. Sur le sol, l'ombre avait tendu un bras d'ombre vers l'ombre de Durand, liant un instant les deux silhouettes, pour retomber aussitôt.
Il leva lentement la tête. Lentement aussi, il se tourna du côté d'où était venue cette légère pression...
C'était une créature minuscule ; mais il y avait tant d'harmonie et de perfection dans les proportions de cette miniature !
Durand regarda la main de la jeune fille, puis sa propre épaule, car il ne pouvait croire encore que cette main l'eût frôlé, ni, surtout entrevoir la raison d'un tel geste. Lentement, il ôta son chapeau, le maintint levé, en signe d'interrogation.
- Vous ne me reconnaissez pas, monsieur Durand, n'est-il pas vrai ?
Je suis Julia, Louis... Je puis bien vous appeler Louis ? Julia Russel, insista-t-elle sans départir de son sourire.
- Non, voyons... Comment pouvez-vous ?...
Il ne trouvait de que des mots sans suite.
- Ce n'est pas gentil à moi d'avoir fait cela, n'est-ce pas ?
- Mais le portait... les cheveux noirs ?...
- C'est celui de ma tante que je vous ai envoyé, au lieu du mien.
Oh ! je n'aurais pas dû ! Je le vois bien à présent. Mais sur le moment cela n'avait pas l'air si important : il n'y avait encore rien de sérieux entre nous. Il ne s'agissait alors que de simples rapports épistolaires. Ensuite, à plusieurs reprises, j'ai eu envie de vous envoyer le vrai portrait, à la place de l'autre. Un joli visage, cela suffit souvent pour faire perdre la tête à un homme! Je voulais faire naître entre nous un sentiment plus profond, plus durable, plus spontané. Je voulais, si vous deviez tenir à moi, que ce fût à cause de.. mon Dieu ! de ce que je vous écrirais, de ma forme d'esprit, de ma personnalité réelle et non à cause du portrait d'une jolie écervelée.
Vous êtes déçu ? demanda-t-elle timidement.
- Quelle question ! s'exclama-t-il.
- Vous me pardonnez ? Les mots tremblaient sur ses lèvres.
- C'était un mensonge adorable ! dit-il avec chaleur.
Je ne crois pas qu'on en ait jamais fait de plus adorable, à ma connaissance !
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CarosandCarosand   14 novembre 2014
Les premières lignes, tracées d'une belle écriture masculine, disaient : "Cher Monsieur, - En réponse à votre demande, nous avons le plaisir de vous communiquer le nom et l'adresse d'un de nos membres. Si vous avez l'amabilité de lui écrire personnellement, nous avons la certitude qu'il s'ensuivra un échange de correspondance satisfaisant pour les deux partis..."
L'écriture de la suivante était encore plus raffinée. Cette fois, c'était celle d'une femme : "Mon cher monsieur Durand..." Et c'était signé : "Très sincèrement vôtre, Miss J. Russel."
La troisième : "Cher monsieur Durand... Sincèrement, Miss Julia Russel."
La quatrième : "Cher Louis Durand... Sincèrement, votre amie Julia Russel."
Puis : "Cher Louis... Sincèrement, votre amie Julia."
Ensuite : "Cher Louis... Sincèrement vôtre, Julia."
Et encore : "Louis cher... Votre Julia."
Finalement : "Louis bien-aimé... Impatiemment, votre Julia."
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CarosandCarosand   19 novembre 2014
"Je viens à l'amour, Louis. Cela ne fait qu'une demi-journée. Une demi-journée sur vingt-trois années... Louis, demanda-t-elle, du ton de l'enfant qui s'émerveille, Louis... c'est bien cela, dis ?... cela fait toujours aussi mal ?"
Il fouilla dans sa mémoire pour retrouver le début de leur histoire.
- Cela fait mal, oui. Mais cela en vaut la peine.
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AlicataAlicata   31 octobre 2014
La naïveté de la femme, cela fond comme neige au soleil, au contact de la réalité.Mais l'homme naïf, même s'il a été marié dix fois, se retrouvera au terme de sa vie aussi naïf qu'au début. Il n'apprendra jamais rien.
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CarosandCarosand   19 novembre 2014
Mais ce n'était pas l'infidélité charnelle de cette femme qui le faisait le plus souffrir. C'était la trahison de l'esprit et du cœur... cent fois plus grave que celle du corps. Car il avait toujours su qu'il n'était pas le premier homme qu'elle avait connu, mais ce qu'il avait toujours désiré, espéré, imploré, c'était d'être le dernier.
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Les Maîtres Du Mystere - La Mariée était en noir de William Irish.
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