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Adèle Beaurgard (Traducteur)Françoise Charras (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782862604909
210 pages
Éditeur : Autrement (30/06/2008)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Ami de Walter Scott, très apprécié des romantiques anglais Coleridge et Byron, Washington Irving va s'affirmer très vite, au début du XIXe siècle, comme un écrivain américain d'envergure nationale avec pour seul véritable rival, Fenimore Cooper. Bien avant sa mort d'ailleurs, son nom illustre déjà l'enseigne d'un hôtel new-yorkais et d'une compagnie de chemin de fer, et sa maison de style né... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Joualvert
  01 octobre 2015
Un recueil de récits, originalement publié en 1824, divisé en 4 parties explorant différentes thématiques. Chacune contient des histoires imbriquées les unes dans les autres dans un enchevêtrement non-linéaire délicieux.
La publication des Éditions Autrement ne contient malheureusement que la moitié du plaisir. Un avis nous apprend que 2 des parties feront l'objet d'un futur second tome. Mais il apparaît que cette annonce ne s'est jamais concrétisée. Cependant, une autre vieille traduction complète se trouve sur internet sous la forme de e-books (libres de droits et gratuits).
Dans la première partie, un groupe de gentlemen chasseurs se raconte des histoires de fantômes et autres faits insolites. Parmi celles-ci, ''L'aventure de l'étudiant allemand'' se démarque par son ambiance, son éloquence et son intense dénouement précédé d'un formidable build-up. (D'ailleurs, cette nouvelle a été reprise par Pétrus Borel ainsi que Dumas.) J'ai également apprécié ''L'aventure du tableau mystérieux'' où l'auteur fait une magistrale description du malaise qu'engendre la peur.
Dans une autre partie, nous sommes en Italie où sévissent d'inquiétants et audacieux bandits de grand chemin. Des rencontres fortuites dans une auberge s'échangent plusieurs anecdotes avant de goûter eux-mêmes de cette médecine.
Voilà pour le contenu du livre des Éditions Autrement, auquel s'ajoute une petite postface très instructive. Voici maintenant les sections manquantes.
Dans l'une, on fait une satire légère des milieux littéraires et aussi du monde du théâtre par de petits témoignages fictifs de leurs acteurs. La majeure partie est constituée de l'histoire de Buckthorne sous la forme d'un mini roman d'apprentissage assez plaisant à lire.
Dans la dernière section, mais non la moindre, place aux légendes de pirates, chasseurs de trésors et superstitions. Le diable se pointe également le bout du nez. L'action se déroule au XVIIIe siècle dans les environs de New York. Principalement dans le domaine du fantastique et avec la trame la plus éclatée du lot, c'est un vrai régal.
Un bon moment de lecture, et de la variété ! Le mode de narration non-linéaire est vraiment très intéressant.
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NMTB
  30 janvier 2018
Si je n'avais pas bêtement espéré lire des contes fantastiques, j'aurais certainement plus apprécié ce recueil, car il n'en contient pas de « vrais », l'auteur y met trop d'ironie. Il est constitué de quatre livres différents, dans lesquels s'imbriquent de petites histoires.
Pour commencer par le moins imaginatif et donc, en ce cas, celui que j'ai le moins apprécié : « Buckthorne et ses amis » est à la fois une satire de la petite république des lettres et un roman d'initiation. Il met principalement en scène deux personnages, le dénommé Buckthorne et l'un de ses amis d'enfance, tous deux ayant eu dans leur jeunesse de grandes ambitions poétiques déçues par la réalité. le début, sur les salons et autres coteries littéraires avec leurs mesquines ambitions, leurs prétentions et leurs réputations, est bien vu et amusant, et je ne trouve pas cela tellement daté. Bien sûr, les salons de bas-bleus ont disparus, mais, Dieu merci, nous arrivons encore aujourd'hui à préserver le côté grotesque de tout cela grâce aux différents prix et jurys littéraires (et aussi, parfois, Babelio ?...). C'est amusant à lire mais pas indispensable, tant qu'à faire il est aussi plaisant d'observer nos actuelles rentrées littéraires.
Les trois autres livres sont plus homogènes, le sujet de l'un tourne autour des fantômes, un autre sur les bandits italiens et un dernier sur les pirates. Celui sur « Les bandits italiens » est constitué de récits enchâssés sur ces voleurs situés entre Naples et Rome. C'est une vieille histoire le banditisme organisé en Italie. Je crois qu'Alexandre Dumas a lui aussi écrit un livre sur eux et Stendhal les évoque déjà dans ses Voyages en Italie. « Les brigands italiens sont une classe d'hommes déterminés, presque organisés en société régulière », écrit Irving en introduction, « Ils sont assurés de la bonne volonté des habitants de ces régions, peuplades pauvres et à demi barbares, qu'ils ne troublent jamais et qu'ils enrichissent quelquefois. En effet, on les regarde comme une sorte de héros illégitimes, parmi les villages des montagnes, et dans quelques villes frontières où ils vont vendre leur butin. » Parmi toutes ces histoires, celle sur le jeune voleur mérite une attention particulière, elle est d'un romantisme assez banal, comme une bonne partie du livre, mais très sombre et violent, sans édulcoration.
Le livre sur les fantômes, intitulé « Etranges histoires, par un gentleman nerveux », le premier de ce recueil, m'a un peu déçu, car je m'attendais à de véritables histoires de fantômes et pas quelque chose d'aussi ironique. Toutes finissent en eau de boudin, pour mettre en avant la folie, la crédulité ou le trop de sensibilité des personnes qui croient aux fantômes. L'histoire du jeune Allemand idéaliste m'a particulièrement frustré car l'idée de départ était vraiment excellente. Godefroy Wolfgang est un jeune allemand idéaliste, exalté, enthousiaste (tout à fait le portrait d'un autre conteur contemporain d'Irving : Hoffmann), en voyage à Paris pendant la Révolution. Il tombe amoureux d'une femme rêvée, c'est-à-dire vraiment rêvée, d'un rêve. Je passe sur les détails et la conclusion, mais là où Irving termine encore son histoire d'une manière ironique, c'est que Wolfgang finit tout simplement à Charenton, chez les fous. C'est dommage et trop mal exploité.
Le meilleur livre est à mon avis celui sur les pirates, peut-être parce que je me suis habitué au ton léger et humoristique de l'auteur, ou peut-être parce qu'il se passe dans un endroit que l'auteur connaissait très bien, la ville où il a passé son enfance : New-York. Contrairement aux histoires de fantômes, l'ironie d'Irving ne m'a pas dérangé car elle sert à dénoncer la cupidité des chercheurs de trésors, et des spéculateurs new-yorkais. le centre géographique de ce livre peut-être précisément situé dans le détroit de Hell-Gate à l'Est de Manhattan, qui a complètement changé d'aspect depuis l'enfance d'Irving. Il évoque une île champêtre, peuplée majoritairement d'Hollandais, pas encore quadrillée par les hommes du dix-neuvième siècle. Quant au détroit de Hell-Gate, il a été détruit à l'explosif depuis. Washington Irving a essayé d'inventer un folklore aux Etats-Unis avant la conquête de l'Ouest, et déjà la fièvre de l'or en était le ressort principal.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JoualvertJoualvert   01 octobre 2015
– « Et si j’ose vous le demander, comment vous appelez-vous ? reprit Tom. » – « Oh ! j’ai plusieurs noms. Dans quelques pays je suis le chasseur sauvage ; dans d’autres, le mineur noir ; dans celui-ci on m’appelle le bûcheron noir. C’est à moi que les hommes rouges consacrèrent cet endroit ; c’est en mon honneur qu’ils y rôtissaient de temps en temps un blanc, pour me faire un sacrifice qui fût agréable à mon odorat. Depuis que les hommes rouges ont été exterminés par vous, sauvages blancs, je me plais aux persécutions contre les quakers et les anabaptistes ; je suis le patron, l’instigateur des marchands d’esclaves, et le grand maître des sorcières de Salem. »
« Si je ne me trompe, dit brusquement Tom, il résulte de tout cela que vous êtes celui que l’on appelle communément le diable. »
« Lui-même, à votre service », reprit l’homme noir, en inclinant la tête d’un air presque poli.
Tel fut, s’il faut s’en rapporter à la chronique, le commencement de l’entretien, quoiqu’il soit d’un ton trop familier pour qu’on puisse le croire. Une rencontre avec un personnage si étrange, dans ce lieu sombre et solitaire, était bien faite pour ébranler les nerfs ; mais Tom avait du courage ; il ne s’effrayait pas aisément ; et il avait vécu si longtemps avec une harpie de femme, qu’il ne redoutait plus le diable.
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NMTBNMTB   22 janvier 2018
Tous les sentiments qu’il manifestait étaient nobles et élevés. Il ne demandait point à être traité avec une tolérance indulgente. Il semblait porter dans le silence de la résignation le fardeau de ses peines, et il ne cherchait qu’à le porter auprès de moi. Il y avait en lui une manière muette de supplier, comme s’il eût imploré le bienfait de l’association avec un être humain ; et ses regards exprimaient une tacite reconnaissance, comme s’il m’eût remercié de ce que je ne le repoussais pas.
Je sentis que cette mélancolie devenait contagieuse ; elle s’empara de mes esprits, elle empoisonna toutes mes joies, et par degrés elle couvrit mes jours d’un voile de douleur ; je ne pus cependant obtenir de moi-même de rejeter un infortuné qui semblait s’appuyer sur moi comme sur son unique appui. À dire vrai, les nobles traits de son caractère, qui perçaient au travers de sa tristesse, avaient pénétré jusqu’à mon cœur. Il était d’une bonté libérale et généreuse ; sa bienfaisance était douce et spontanée. Il ne se bornait pas à de simples charités, qui souvent humilient plus qu’elles ne soulagent : le son de sa voix, l’expression de son regard, ajoutaient au prix de ses dons, et montraient au pauvre suppliant, étonné, la plus rare et la plus douce bienfaisance, celle qui ne vient pas seulement de la main, mais qui part du cœur. En effet, sa libéralité semblait tenir de l’abaissement de soi-même et de l’expiation. Il s’humiliait en quelque sorte devant l’indigent. « Quel droit ai-je à l’aisance et au superflu, murmurait-il tout bas, quand l’innocence, couverte de haillons, languit dans la misère? »
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JoualvertJoualvert   24 septembre 2015
En pesant bien tout cela, nos bons bourgeois sentirent vivement la terrible conviction de l’incertitude de l’existence ; et chacun, d’après cet épouvantable exemple, semblait croire que le plancher sur lequel il marchait était devenu moins solide.
Comme, cependant, la plupart des membres de la société possédaient cette précieuse philosophie qui apprend à l’homme à supporter avec courage les malheurs de son voisin, ils furent bientôt consolés de la fin tragique du vieux marin.
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NMTBNMTB   30 janvier 2018
— Et si j’ose vous le demander, comment vous appelez-vous? reprit Tom.
— Oh! j’ai plusieurs noms. Dans quelques pays je suis le chasseur sauvage ; dans d’autres, le mineur noir ; dans celui-ci on m’appelle le bûcheron noir. C’est à moi que les hommes rouges consacrèrent cet endroit ; c’est en mon honneur qu’ils y rôtissaient de temps en temps un blanc, pour me faire un sacrifice qui fût agréable à mon odorat. Depuis que les hommes rouges ont été exterminés par vous, sauvages blancs, je me plais aux persécutions contre les quakers et les anabaptistes ; je suis le patron, l’instigateur des marchands d’esclaves, et le grand maître des sorcières de Salem.
— Si je ne me trompe, dit brusquement Tom, il résulte de tout cela que vous êtes celui que l’on appelle communément le diable.
— Lui-même, à votre service», reprit l’homme noir, en inclinant la tête d’un air presque poli.
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JoualvertJoualvert   21 septembre 2015
La bataille terminée, le premier soin fut de s'informer de la cause qui l'avait amenée ; question que se font ordinairement les politiques après une guerre sanglante et inutile, et qui n'est pas toujours facile à résoudre.
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