AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Françoise Casaril (Traducteur)Guy Casaril (Traducteur)
ISBN : 2020257807
Éditeur : Seuil (02/09/1995)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 1445 notes)
Résumé :
Dans un orphelinat situé au fin fond du Maine, Wilbur Larch, gynécologue excentrique, se livre à une double mission : mettre au monde des enfants non désirés, et futurs orphelins - " l'oeuvre de Dieu " -, interrompre illégalement des grossesses - " la part du Diable ". Mais entre lui et un orphelin réfractaire à quatre tentatives d'adoption, vont peu à peu se développer des sentiments qui ressemblent fort à ceux d'un père et d'un fils.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  07 novembre 2017
Maine, au milieu de nulle part se trouve Saint Cloud's, un orphelinat dirigé par le docteur Wilbur Larch et deux nurses : nurse Angela et nurse Edna. Ce docteur ne se contente pas d'accueillir des orphelins en les mettant au monde (l'oeuvre de Dieu), il offre également aux mères la possibilité d'interrompre la grossesse (la part du diable).
Dans son univers, ne subsiste qu'une chose qui désarçonne cet homme au grand coeur : un jeune orphelin, Homer Wells qui malgré de nombreuses tentatives d'adoption préfère Saint Cloud's à toute famille. Notre docteur décide par altruisme (et aussi par une sorte d'amour paternel) d'initier cet enfant à son métier.
Les années passant, Homer Wells maîtrise l'art d'accoucher des femmes... et réprouve sans pour autant renier le travail de son mentor, l'acte d'avortement. Suite la rencontre avec un jeune couple, Wally et Candy, Homer décide de quitter l'orphelinat pour faire ses propres expériences...

Ce roman est tout simplement une merveille. 😊 L'auteur sans prendre parti pour ou contre l'avortement, nous propose ici de suivre les pérégrinations philosophiques des deux camps. D'un côté, le Docteur Larch incarne le docteur désirant avant tout respecter son serment de protéger et soigner, ce qui pour lui revient également à mettre fin à des grossesses non désirées... de l'autre, Homer Wells, pour qui foetus rime avec vivant. Malgré le sujet abordé de l'avortement, et les faits relatés comme la guerre, l'abandon, l'inceste, le viol, la prostitution , John Irving nous offre ici une ode à l'Amour dans un style magnifique, candide par moment et d'une grande pureté.

Un récit attachant avec des personnages touchants et complexes, qui malgré les années passant restent des enfants mal aimés. le personnage de Melony, la brute épaisse fuit par Homer est un des personnages les plus touchants malgré le rendu qu'elle donne dans le récit. Cette jeune femme brutale reste en fait une enfant en quête de parents, de réponses à de nombreuses questions concernant les raisons de son abandon.

Un roman touchant où vous passerez du tragique au comique, du sérieux au burlesque en quelques pages. Une superbe découverte.😉
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          994
livrevie
  06 juillet 2014
La thématique est difficile- la naissance pour l'abandon, l'avortement, la moral dans les années 30-50- mais John Irving l'aborde avec la sensibilité qui lui est propre. Nul jugement dans ce qu'il l'écrit, à l'image de Wilbur Larch qui dirige l'orphelinat et oeuvre aussi bien pour Dieu que pour le Diable, mais beaucoup d'amour… L'amour qu'il porte à ses personnages est palpable, et sous le talent de sa plume, je les ai aimés moi aussi.
Parce que même si cette histoire parle d'abandons, d'avortements, de silences, c'est avant tout une ode à la famille, à celle que l'on se construit au fil du temps et pas celle qui partage votre sang, à celle qui vous aime, et qui est prête à tous les sacrifices pour vous.
John Irving s'attarde sur le destin de personnages très attachants, Wilbur et son orphelinat, Homer, orphelin qui ne voudra pas être adopté parce que l'orphelinat est sa famille, Edna et Angela, les infirmières, seule source d'amour pour ces enfants, Melony, jeune femme brutale, perdue mais ô combien émouvante…
Il nous dépeint une fresque émouvante, un récit initiatique où nos choix nous construisent mais nous détruisent aussi, où l'on se perd, et où l'on se retrouve…
Véritable comédie dramatique (certaines scènes sont à mourir de rire), j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai vécu en lisant ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          617
fredho
  08 février 2013
John Irving aborde dans ce livre l'abandon, les orphelins, l'avortement, un thème fort celui de « l'enfant non désiré », l'auteur ne porte pas de jugement , au contraire il revendique la tolérance : ne pas juger la liberté de choix de tout à chacun. C'est avant tout un roman qui abonde d'amour, qu'importe d'où l'on vient l'important c'est d'être aimé.
Dans les années 1920 Wilbur Larch, gynécologue obstétricien, traumatisé par les horreurs d'une société délabrée- tels que les viols incestueux, la prostitution, les avortements barbares - décide d'endosser le rôle de Sauveur de ces femmes enceintes et désespérées qui prennent le choix d'accoucher sous X ou d'avorter. Dans le Maine,Il met en place une institution « L'orphelinat de Saint Cloud » qu'il va diriger comme un patriarche et y pratiquer son métier « d'accoucheur » et « d'avorteur ».
L'oeuvre de Dieu : la naissance, la part du Diable : l'avortement
Le docteur Larch ne juge pas et s'adapte à chaque histoire, il recueille les enfants abandonnés en vue de les faire adopter.
En parallèle, nous suivons donc la vie de quelques orphelins de Saint Cloud, Homer Wells le protégé du Docteur Larch, un garçon plein d'humanité et de tendresse, et Mélony une fille pleine d'aigreur, de blessures. Les deux enfants grandiront ensemble dans cet orphelinat sans jamais être définitivement adoptés. Ils quitteront Saint Cloud chacun de leur côté, et auront des destinées bien différentes mais tout aussi atypiques. Mélony très attachée à Homer, restera fidèle à la mémoire de son compagnon de jeunesse.
C'est une fresque avec beaucoup de personnages attachants qui trimbalent leurs joies, leurs peines à travers une Amérique décalée et controversée.
Je me fonds toujours dans les romans de John Irving, je suis une inconditionnelle de cet auteur, ce géant du burlesque. J'aime son univers fantasque, son audace, cette facilité à nous transporter dans la vie singulière de ses personnages dans une Amérique déjantée. Il nous enveloppe, nous emmène dans le tourbillon de son imaginaire, même si cela paraît invraisemblable, on y croit, on s'attache, on rit, on pleure, on vit dans ses histoires. Lorsque nous refermons un livre de John Irving, nous sommes pressés d'ouvrir le prochain.
« L'oeuvre de Dieu, la part du Diable » est un livre qui rend honneur aux femmes, un souffle à l'amour, une implication sincère pour un sujet délicat sur l'enfant non désiré. Un thème qu'un homme tel qu'Irving a su exprimer et partager comme si il était concerné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          555
LaBiblidOnee
  26 mai 2015
Le Docteur Larch gère un orphelinat dans le Maine des années 1930-1950. Il accueille les enfants qu'on lui amène et tente de leur trouver de bonnes familles d'adoption, mais accouche aussi des femmes venues spécialement lui confier leur enfant (l'oeuvre de Dieu)… Sollicité pour des avortements (la part du diable), il les refuse au prétexte qu'ils sont illégaux à cette époque. Mais très vite, il se rend compte que d'autres personnes se prétendant médecins avortent ces femmes en cachette, comme des bouchers et moyennant finance, tuant souvent ces femmes par leur incompétence. C'est pour sauver les femmes de ces boucheries que le Docteur Larch décide de les avorter lui-même si elles le demandent, à condition que l'enfant ne soit pas encore viable. de plus, son quotidien à l'orphelinat l'amène à penser qu'il vaut mieux donner le choix à la femme d'avorter avant que l'enfant n'existe vraiment, que d'offrir à ces enfants non-désirés une existence dans laquelle ils manqueront d'amour et d'un peu tout.

Puis rapidement, nous faisons la connaissance d'Homer Wells, l'un des orphelins qui grandira au centre, faute de trouver une famille d'accueil à la hauteur. le Docteur Larch a fini par l'aimer comme un fils et se demande comment Homer pourra s'intégrer dans la vie, une fois majeur, en ayant grandi dans l'orphelinat… Il lui confie alors de plus en plus de tâches et lui apprend peu à peu son métier d'accoucheur. L'élève se révélant doué, il continue son apprentissage en l'assistant pour les avortements. Mais bientôt, Homer ne supporte plus de voir les cadavres du curetage, certes non encore viables mais déjà formés, ni la tristesse des femmes qui se séparent définitivement de leurs enfants, ni l'idée de cette séparation définitive : Il refuse de pratiquer des avortements. Pour lui, les femmes devraient avoir le choix d'avorter ou non, mais lui a le choix de refuser de le faire lui-même.

Alors un jour, lorsqu'un couple venu avorter lui propose de repartir avec lui, il quitte l'orphelinat pour d'autres aventures. Pourtant, il continuera d'adresser des patientes au Docteur Larch car, où qu'il aille, il est confronté à la réalité de son époque. S'en suit alors une correspondance entre Homer et le Docteur Larch qui, se voyant vieillir, tente de faire revenir son disciple pour continuer son oeuvre clandestine mais propre et, selon lui, juste. Car, comme il l'explique à Homer :

« Si l'avortement était légal, tu pourrais te permettre de refuser - en fait, étant donné tes convictions, tu devrais refuser. Mais tant que l'avortement est illégal, comment peux-tu dire non? Comment peux-tu te permettre un choix en la matière, alors que tant de femmes n'ont pas la liberté de choisir elles-mêmes? Les femmes n'ont aucun choix. Je sais que tu estimes cela injuste, mais comment peux-tu - surtout toi, avec ton expérience -, comment peux-tu te sentir libre de refuser d'aider des êtres humains qui ne sont pas eux-mêmes libres d'obtenir d'autre aide que la tienne ? Il faut que tu les aides parce que tu sais comment les aider. Demande-toi qui les aidera si tu refuses. »

En si peu de mots, tout est dit. On trouvera pourtant beaucoup d'autres pistes de réflexion et confrontation d'opinions dans ce magnifique roman. Pris dans les filets de la justesse de ton de John IRVING et du bon sens du vieux Docteur Larch, nous ne pouvons plus lâcher ce bouquin avant de savoir : Homer sacrifiera-t-il ses idées personnelles au nom de cet idéal de justice sociale ?

*****
Véritable immersion dans l'Amérique des années 1930 à 1950, c'est à travers la vie et les expériences d'Homer Wells, du Docteur Larch et de ses multiples personnages secondaires tout aussi soignés, que ce roman pose la question de l'avortement sous un angle intéressant : Non pas uniquement celui du droit d'avorter mais, tout en nous en montrant les causes et conséquences, celui du devoir de pratiquer cette intervention quand les femmes sont privées de ce choix par la loi. La problématique est intéressante car elle oblige les personnages à mettre tout jugement personnel de côté pour faire ce qu'ils pensent être juste (donner le choix à des personnes à qui on l'a enlevé injustement) et non ce qu'il pense bien ou mal (l'avortement en lui-même). C'est pourquoi l'auteur nous présentera indifféremment et successivement plusieurs cas d'avortements très différents (viols, manque de moyens, ou parents pas prêts, etc…), afin que l'on comprenne bien que peu importe la cause et ce qu'en pense chacun (le médecin, ou bien la femme elle-même qui souvent y a recours à reculons). Car l'avortement n'est jamais demandé de gaieté de coeur, et il appartient à la loi de l'encadrer sous peine d'obtenir le genre de dérives que l'on connaît.

Ce qui est intéressant dans ce roman c'est que, sans jamais juger personne, IRVING parvient à démontrer que le vécu de chaque personne influe sur son jugement au moins autant que sa sensibilité.

De par son passé personnel, mais également au vu de son quotidien à l'orphelinat, Larch a été amené à penser que priver la femme de choix en rendant l'avortement illégal est une ineptie. Non pas qu'il incite systématiquement à l'avortement, mais il estime que, parfois, mieux vaut un avortement avant que l'enfant n'existe réellement, plutôt que de mettre au monde un enfant pour qu'il en souffre ensuite (par abandon, maltraitance, absence d'amour, de moyens de le rendre heureux, etc...).

Homer quant à lui, qui ne supporte pas qu'une mère puisse abandonner définitivement son enfant, préfère l'abandon qui comporte l'espoir d'un amour retrouvé. Mais sa vision des choses sera mise à mal par son expérience de la réalité de la vie dès sa sortie de cet endroit clos et relativement protégé qu'est l'orphelinat : Il apprendra alors quelle importance a la liberté de choisir dans la vie de chacun d'entre nous, et il affinera alors sa vision de la justice.

Pour quel choix final ? A vous de le découvrir, ainsi que les multiples autres atouts de ce roman incroyablement beau et juste, complet et parfaitement conté, qui fut pour moi un coup de coeur. Enorme. Pourtant, « l'épopée du buveur d'eau » m'étant tombé des mains il y a longtemps, je n'avais aucune envie de recommencer l'expérience… Mais je remercie mon mari de m'avoir poussée à lire celui-ci ! John IRVING sait incontestablement raconter une histoire : que ce soit sa plume, la construction du récit, la présence incroyable des personnages et, plus encore, sa manière de nous planter le décor et le contexte social ou historique dans lesquels il a décidé de nous emmener faire un tour : Il est juste impressionnant, et très vite on lui fait une confiance totale, on se laisse porter.

Je crois que c'est la première fois que je lis 810 pages sans aucune phrase en trop, sans jamais avoir envie de lire en diagonale quoi que soit pour fuir les longueurs dans le style ou dans l'histoire. J'ai presque envie de dire que c'est le meilleur livre que j'ai lu jusque-là mais je me méfie de ce genre de formules, alors disons qu'il fait partie des meilleurs que j'ai lu, c'est certain.

Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          314
darkmoon
  11 novembre 2013
John Irving offre ici un nouveau roman poignant dans lequel on suivra la vie du jeune orphelin, irrémédiablement lié à Saint Cloud's et au docteur Larch. Comme toujours, les personnages et les situations sont pittoresques mais aussi attendrissants et bien campés.
Commençons par Wilbur Larch, un jeune docteur qui s'est senti responsable du décès d'une jeune femme à laquelle il a refusé un avortement. Car suite à ce refus, elle a été la victime d'un de ces médecins bouchers qui acceptaient à l'époque (début du XXème siècle) de pratiquer l'oeuvre du diable dans des conditions effroyables et pour des sommes astronomiques. le jeune docteur Larch décida alors de créer un orphelinat où les femmes peuvent accoucher en laissant leurs enfants au soin de Nurse Edna et Nurse Angela. C'est là qu'Homer Welles est venu au monde, un orphelin assez atypique et qui semble refuser toute famille d'accueil. Après cinq tentatives ratées, il faudra bien se rendre à l'évidence : Homer est chez lui à Saint Cloud's.
Dans ce roman, on suit donc la vie d'Homer Wells que le docteur Larch prend sous son aile. Cet enfant grandira et découvrira les "règles" de la vie. Abordant énormément de thèmes, nous suivons la vie de ce gamin au travers de ses désillusions, ses joies et ses peines.
L'intérêt pour le livre doit beaucoup au caractère de ses personnages tels que le Dr Larch, homme de conviction totalement dévoué à la cause des femmes et des enfants en souffrance, qui ne connaîtra de l'amour que l'amour paternel pour Homer, amour profondément ressenti par lui, mais qui ne pourra vraiment s'épanouir dans le vécu.
Homer, amoureux sacrifié de Candy qui lui parviendra enfin au terme de quinze années de non-dit à s'épanouir dans son amour paternel; ou encore Mélony, l'éternelle blessée, révoltée, abandonnée qui quelque part restera fidèle à son 'héros'.
L'intrigue passionne, les personnages très marqués boulversent, la liaison occulte de Candy et Homer d'une part, les sentiments qu'éprouvent l'un pour l'autre le Dr Larch et Homer d'autre part constituant le fil conducteur d'un roman à la fois décalé et réaliste.
On y retrouve un Irving talentueux, conteur d'histoires, créateur de personnages singuliers, à l'imaginaire foisonnant, à la prose fluide, au ton souvent tendre, parfois drôle.
Ce livre est de ceux dont on regrette toujours d'arriver à la dernière ligne...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   05 août 2010
Et le problème de l'amour, ajouta-t-il, c'est qu'on ne peut forcer personne. Il est naturel de désirer que ceux qu'on aime fassent ce que l'on veut, ou ce que l'on croit bon pour eux, mais on est obligé de laisser les choses arriver. On ne peut pas plus intervenir dans la vie de ceux qu'on aime, que dans la vie des gens qu'on ne connaît pas. Et c'est dur, dit-il encore, parce qu'on a très souvent envie d'intervenir - on a envie d'être celui qui tire les plans.
-C'est dur d'avoir envie de protéger quelqu'un et d'en être incapable, fit observer Ange.
-On ne peut pas protéger les gens, petit, répondit Wally. Tout ce qu'on peut faire, c'est les aimer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          561
fredhofredho   08 février 2013
Parce que l'avortement est illégal, des femmes qui ont besoin et le désir de se faire avorter ne disposent d'aucun choix en la matière, et toi - parce que tu sais comment les avorter -, tu ne disposes d'aucun choix non plus. Ce qui a été violé en l'occurrence, c'est ta liberté de choisir , et la liberté de choisir de chaque femme de ce pays. Si l'avortement était légal, les femmes auraient le choix - et toi aussi. Tu pourrais alors te sentir libre de refuser de les avorter, parce que quelqu'un d'autre accepterait. Mais les choses étant ce qu'elles sont, tu es pris au piège. Les femmes sont prises au piège. Les femmes sont des victimes, et toi aussi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          191
NadaelNadael   05 août 2010
Si l'avortement était légal, tu pourrais te permettre de refuser - en fait, étant donné tes convictions, tu devrais refuser. Mais tant que l'avortement est illégal, comment peux-tu dire non? Comment peux-tu te permettre un choix en la matière, alors que tant de femmes n'ont pas la liberté de choisir elles-mêmes? Les femmes n'ont aucun choix. Je sais que tu estimes cela injuste, mais comment peux-tu - surtout toi, avec ton expérience -, COMMENT PEUX-TU TE SENTIR LIBRE DE REFUSER D'AIDER DES ETRES HUMAINS QUI NE SONT PAS EUX-MEMES LIBRES D'OBTENIR D'AUTRE AIDE QUE LA TIENNE ? Il faut que tu les aides parce que tu sais comment les aider. Demande-toi qui les aidera si tu refuses." Le docteur Larch était si épuisé que s'il s'était abandonné au sommeil l'écorce aurait poussé sur ses yeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Souri7Souri7   28 octobre 2017
A saint Cloud's, printemps voulait dire : problèmes. C'était la saison des suicides. C'était au printemps que l'on plantait - et en abondance - la graine d'orphelinat.
Commenter  J’apprécie          570
LadybugLadybug   27 janvier 2012
"Ici à Saint Cloud's, a écrit le Docteur Larch, on m'a donné le choix entre jouer au bon Dieu ou bien abandonner à peu près tout au hasard. J'ai constaté que, la plupart du temps, à peu près tout est abandonné au hasard ; les hommes qui croient au bien et au mal, et qui estiment que le bien devrait triompher, feraient bien d'épier les moments où l'on peut jouer au bon Dieu - il faut les saisir au vol. Ils ne seront pas nombreux.

"Ici à Saint Cloud's, il y a peut-être davantage de moments à saisir au vol que dans le reste du monde, mais c'est seulement parce que tout ce qui vient par ici a déjà été abandonné au hasard".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Videos de John Irving (52) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Irving
retour arrière sur l'Avenue des Mystères de John Irving
autres livres classés : avortementVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Complétez ces titres de John Irving

"Liberté pour ...

faire les courses'
les nounours'
les ours'
Florence Cassez'

12 questions
337 lecteurs ont répondu
Thème : John IrvingCréer un quiz sur ce livre
. .