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Josée Kamoun (Traducteur)
ISBN : 2020309017
Éditeur : Seuil (08/07/1998)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 343 notes)
Résumé :
Le docteur Daruwalla consacre ses recherches à l'identification du gène du nanisme. Ses tribulations le conduisent dans les méandres de Bombay, depuis les villas de Malabar Hill jusqu’aux bouges de Kamathipura. Tour à tour, il rencontre de vénérables jésuites, des médecins de renom et des trapézistes en paillettes… Quand un homme est assassiné dans un club de golf sélect, l’inquiétude le gagne.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Vianna
  22 avril 2016
Presque 800 pages en poche, cela a de quoi vous tenir pendant un moment et c'est presque avec tristesse que je referme ce bouquin. Ce n'est pas le roman le plus connu de John Irving et bien que l'action se situe dans « l'incredible India » on retrouve les thématiques chères à Irving : l'abandon, la filiation, l'adoption, la prostitution.
Le Dr Daruwalla , chirurgien orthopédiste, émigré à Toronto, revient régulièrement à Bombay pour s'adonner à sa passion : l'écriture de séries policières dans lesquelles il met en scène son fils adoptif, alias « l'inspecteur Dhar ». La série déchaîne les passions en Inde et bientôt, fiction et meurtres en série vont s'entremêler. La recherche d'un sérial killer va servir de trame tout le long du roman. L'Inde bien évidemment est omniprésente : c'est foisonnant, odorant, déconcertant, nonchalant…
On retrouve toute la verve, le drolatique, le fantasque, le rocambolesque de l'auteur. Les personnages, les situations relèvent du burlesque mais comme souvent chez Irving sous cette apparente légèreté, se révèle le tragique…
Petit bémol cependant: il y a parfois quelques longueurs.
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LauGid
  10 juillet 2010
Le tout premier livre de John Irving que j'ai lu, pris par hasard dans une bibliothèque.
Quelle bonheur ! J'ai eu l'impression qu'à travers un suspens policier assez classique, il offrait une fresque de tout ce que l'humanité a de grand et de petits, autour de thèmes magistralement traités (filiation, culpabilité, vengeance...).
J'ai plongé dedans comme dans un océan en me disant : c'est trop fort, il ne peut pas faire mieux, ni même aussi bien. Je me trompais, et je l'ai découvert avec L'oeuvre de Dieu la part du Diable, puis d'autres encore... Irving arrive à mettre toute l'humanité dans ses livres, sans se répéter.
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VALENTYNE
  16 octobre 2016
Je suis rarement déçue par un roman de John Irving. Pour ce pavé, cependant, ce n'est pas l'enthousiasme habituel : d'abord il y a de nombreuses digressions et retours dans le passé. D'habitude cela ne me gêne pas, mais pendant cette lecture, je n'arrivais pas trop à me concentrer.
Quelques mots sur l'histoire : le docteur Daruwalla est le personnage principal, il est chirurgien-orthopédiste. Né en Inde, il est parti pour ses études au Canada où il s'est établi avec son épouse autrichienne. Trente ans plus tard, il passe la plupart de son temps au Canada et revient de temps en temps en Inde. Dans son pays natal, il soigne gratuitement les enfants défavorisés, essayant de faire admettre des orphelins dans un cirque pour les sortir de la misère de la rue. Il mène une double vie, docteur le jour et scénariste pour film « policier hindou » avec comme héros récurrent l'inspecteur Dhar, à la fois admiré et détesté par le peuple hindou. L'acteur qui incarne Dhar est le fils adoptif du Dr Daruwalla, et c'est de loin le personnage le plus intéressant : énigmatique et plein d'humour.
Mine de rien de digression en digression, j'ai appris de nombreuses choses sur l'Inde. le Dr Daruwalla mène l'enquête avec le faux inspecteur (Dhar) et un vrai inspecteur sur un meurtre qui a été commis dans un club de golf très fermé. le sujet du livre n'est pas l'enquête puisque l'on connaît assez rapidement le coupable, mais bien les moeurs des personnages …
Finalement, j'ai lu ce livre tout début juillet et même si mon avis en refermant le livre était mitigé, deux mois après ce livre reste très frais dans ma mémoire et finalement le bilan est assez positif malgré quelques longueurs.
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mamzelleoups
  05 octobre 2016
Un médecin qui ne sait plus s'il est indien ou canadien, un acteur de cinéma détesté, un missionnaire zélé, une hippie blonde, une femme masculine, un nain chauffeur de taxi, des enfants à sauver de la rue, du cirque, des meurtres de prostitués... Difficile de résumer ce roman, entre enquête policière et recherche de soi d'un homme qui ne sait plus d'où il vient. Au départ, je n'ai pas aimé ce roman, je ne comprenais pas où l'auteur voulait en venir, je n'accrochait pas à l'écriture... Et au moment où j'allais arrêter, un rebondissement m'a fait continuer ce livre intrigant et fantasque.
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Henriette
  28 février 2010
Histoire originale et souvent prenante, personnages intéressants, de l'humour, belle ambiance dépaysante...
Mais un petit peu trop long (765 pages) selon moi, par rapport à l'intérêt des intrigues et la densité de l'histoire.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   16 octobre 2016
Lorsqu’ils sortirent entre les deux rangées de tentes, ils virent que les artistes étaient déjà en costumes ; on faisait déjà prendre l’allée centrale aux éléphants. Dans les coulisses du grand chapiteau, les chevaux étaient en ligne. Un machiniste avait déjà sellé le premier. Puis, un entraîneur donna une bourrade avec son bâton à un grand chimpanzé, et l’animal fit un saut en hauteur d’au moins un mètre cinquante. Le cheval s’avançait, nerveux ; il avait fait un pas ou deux lorsque le chimpanzé atterrit sur la selle. Il s’y est mis à quatre pattes ; et lorsque l’entraîneur toucha la selle de son bâton, il fit un saut périlleux avant sur le dos du cheval ; puis un second.

L’orchestre était déjà sur sa plate-forme, au-dessus de l’arène, qui se remplissait encore. Les visiteurs allaient gêner le passage s’ils restaient en coulisses, mais Monsieur Das, le présentateur, n’avait pas paru, et il n’y avait personne pour leur indiquer leurs sièges. Martin Mills suggéra qu’ils en prennent tout seuls, avant que le chapiteau ne soit plein. Le docteur Daruwalla n’appréciait pas cette désinvolture. Tandis qu’ils se disputaient sur la conduite à tenir, le chimpanzé qui faisait les sauts périlleux à cheval fut distrait. Il fut distrait par Martin Mills.

Ce chimpanzé était un vieux mâle, nommé Gautam, parce que tout bébé, il offrait déjà une ressemblance frappante avec Bouddha : il pouvait rester dans la même position et fixer le même objet pendant des heures. Avec l’âge, ses capacités de méditation s’étaient développées, et il pouvait pratiquer certains exercices répétitifs ; les sauts périlleux à cheval n’en étaient qu’un exemple. Gautam pouvait répéter le mouvement indéfiniment ; que le cheval galope ou reste immobile, il atterrissait toujours sur la selle. Depuis quelques temps, toutefois, il ne manifestait plus le même enthousiasme dans ses sauts périlleux ni dans ses autres activités ; Kunal, son entraîneur, mettait cette baisse de régime sur le compte de la passion du gros singe pour une jeune femelle nommée Mira. Mira venait d’arriver au Grand Nil bleu, et l’on voyait Gautam soupirer pour elle, souvent dans des moments peu propices.

S’il apercevait Mira lorsqu’il faisait ses sauts périlleux, il ratait la selle, et même le cheval. C’est pourquoi Mira montait un cheval très en avant dans le cortège d’animaux qui défilaient sous le grand chapiteau lors de la parade de présentation. C’est seulement lorsque le vieux chimpanzé faisait ses échauffements en coulisse qu’il pouvait apercevoir Mira ; on la tenait près des éléphants parce qu’il avait peur d’eux.
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KichigaiKichigai   17 août 2016
Le Dr Daruwalla commençait tous les romans avec une impatience
irritable. [ ... ]
il plongeait dans le livre, nerveusement ; il accumulait de menus
griefs contre l'auteur jusqu'à ce qu'il tombe sur quelque chose qui le
persuade de la valeur de l'oeuvre ou, au contraire, jusqu'à ce qu'il
repère une bourde caractérisée, ou se mette à s'ennuyer ferme - et
alors, dans les deux cas, il ne lisait pas un mot de plus.

p. 197.


C'est tout à fait ce que je fais aussi !
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ViannaVianna   10 avril 2016
Comme tout bon roman, le livre le berçait,le mettait dans un état de lucidité sereine,et puis, sans préavis, lui donnait une bonne secousse qui le désarçonnait totalement.
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ViannaVianna   23 avril 2016
Il y avait des choses sur lesquelles on pouvait compter chez les lions. Ils étaient toujours eux-mêmes. Ils n'essayaient pas d'être autre chose, contrairement au docteur, qui s'obstinait à essayer d'écrire, ou d'être indien.
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ViannaVianna   13 avril 2016
Après tout, la religion catholique baignait dans le sang; Celui du Christ, celui des saints et des martyrs.
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