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ISBN : 280970242X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (10/02/2011)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Un jeune informaticien, Itô, se réveille un beau matin sur une île inconnue. Une île qui s'est refermée sur elle-même, il y a cent cinquante ans, au moment précis où le reste du Japon s'ouvrait au monde. Accompagné d'un étrange guide, il part à la découverte de l'île et de ses habitants, insolites et attachants : un peintre qui ment comme il respire, une fillette à l'écoute des battements de son cœur, un justicier poète amoureux des fleurs et, surtout, un épouvantai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  28 août 2019
Oh, quel roman étrange…
J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une sorte de rêve éveillé mais en fait, pas du tout, le héros se retrouve bel et bien sur une île isolée sans qu'il sache comment il est arrivé là, mais tout est réel et des explications nous serons données.
Itô, le personnage principal va découvrir une île qui est totalement coupée du reste du Japon.
Personne ne la quitte jamais et, en 150 ans, il n'y a que deux personnes, dont lui, qui ont pu y poser le pied.
Les habitants n'y sont pas ordinaires : entre le justicier qui n'aime pas le bruit, la petite fille qui passe son temps couchée au sol à écouter les battements de son coeur, le peintre fou et l'épouvantail local qui parle, on croise des personnages hors du commun au fil des pages de ce récit à la limite du fantastique.
L'intrigue quant à elle m'a beaucoup plus, entre un roman policier et un conte à la fois mystérieux et fascinant, un peu à la façon des romans d'Edward Carey.
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kuroineko
  17 novembre 2012
Voilà un livre qui m'a franchement emballée!
Nous partons à la découverte avec le narrateur d'une île inconnue de l'archipel nippon. Cette île mystérieuse semble fonctionner à l'envers du Japon. Tant que le gouvernement Tokugawa maintient la fermeture du pays aux influences occidentales, cette île cohabite sans problème avec les Européens. Quand le Commodore Perry force l'ouverture dans la seconde moitié du XIXème siècle, cette île se referme sur elle-même.
Plus ou moins coupée de toute influence depuis les années 1850, l'île développe un système qui lui propre, axé sur Yûgo l'épouvantail omniscient.
Défilent sous les yeux souvent ébahis du narrateur toute une galerie de surprenants personnages: Sakura, le justicier ténébreux amateur de fleurs et de poésie dont le nom-même est paradoxal à son action (Cerisier en japonais), Madame "Usagi", jeune femme handicapée par son obésité mais débordante de chaleur et de sympathie, le peintre veuf qui dit toujours le contraire, ...
A la suite du "meurtre" de Yûgo, l'intrigue policière se joint au fantastique et l'on découvre tout un subtil engrenage où chaque élément joue parfaitement son rôle.
Le vrai "méchant" de l'histoire est le policier psychopathe qui sévit à Sendai, une manière pour l'auteur de dire que le Mal ne vient pas d'un autre monde mais réside dans notre réalité.
Sans atteindre à la profondeur d'écriture d'auteurs tels que Murakami Haruki ou Ogawa Yoko, Isaka Kôtaro n'en reste pas moins divertissant.
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brigittelascombe
  21 septembre 2012
Une île "coupée du reste du monde", "repliée sur elle même". Une île japonaise, où Îto, un informaticien de 26 ans, suite à sa démission du "monde des logiciels" et une tentative de cambriolage de supérette, fuit pour échapper à un policier sadique bien décidé à avoir sa peau.
C'est sur cette île d'Ogishima,une "île sans divertissements", qu'Isaka Kôtarô (auteur de mangas (qui a écrit le prince des ténèbres) et romancier au style fantastique tel Haruki Murakami avec Kafka sur le rivage) campe son décor mi-fantastique, mi-thriller.
Mi-fantastique car les personnages croisés sont farfelus, bizarres comme dans Alice au pays des merveilles.Hibino, qui ressemble à un chien, Todoroki "un vrai ours", Wakaba, une fillette qui écoute son coeur, un conseiller fiscal qui brutalise sa femme, Yuri qui accompagne les mourants... toute une société bien hiérarchisée, mais ici "Usagi", littérallement Petit lapin, est une obèse de 300 kilos et le sage Yûgo est "un épouvantail qui parle" et sait tout sur tout de par ses dons de voyance. Véritable traversée du miroir, La prière d'Audubon, transporte le lecteur dans le monde de l'absurde (ex:le peintre Sonoyama "un peu dérangé là dedans" suite à l'assassinat de sa femme dit l'inverse de ce qu'il pense, donc chacune de ses paroles sont à traduire en sens inverse). Comme Lewis Caroll, Isaka Kôtarô, perd la notion de temps, la logique n'est plus logique et tout se dérègle de par ses excés. Même la loi est hors la loi puisque le justicier (et poète) Sakura élimine tous les fauteurs de troubles (du simple larcin au meurtre sans distinction). Se greffent sur cet univers étrange des meurtres à élucider dont celui de l'épouvantail, une énigme à résoudre (le manque de l'île),la remontée de l'histoire de l'île au temps des samouraïs,les liens entre la fermeture de l'île et l'ouverture actuelle du Japon moderne,la légende de la prière d'Audubon liée aux oiseaux migrateurs et les changements qui s'opèrent en Îto (honteux de ne pas avoir été présent lors de la mort de sa grand-mère).
Bref, malgré la multitude de personnages (où l'on se perd parfois), ce roman inclassable, de par la diversité des thèmes (fantastique, policier, philosophique, protection de l'espèce..),agréable à lire et original a valu à son auteur le prix Shincho mystery club.
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edwige31
  26 août 2012
Ce livre est très représentatif de la littérature nippone, qui sait allié avec délicatesse plusieurs styles de romans : fantastique, policier et quête personnelle. Connu en France pour ces mangas, Isaka Kôtarô a rencontré le succès au Japon dès ce premier roman sorti en 2000. Seul Pierrot la gravité est actuellement édité.
Itô, informaticien au chômage, est dans une mauvaise passe : il connaît des difficultés avec sa compagne et n'est pas très motivé pour retrouver un poste. Poursuivi par un policier sadique, ancien camarade de classe de surcroît, Itô doit fuir après avoir braqué (et raté de façon magistrale) une supérette. Il se retrouve dans un ile étrange, coupée du monde moderne depuis des dizaines d'années. Seul un habitant a le droit d'en sortir pour ramener des objets modernes(ou personnes) . Les autres insulaires, eux, ont un comportements ou des habitudes plutôt bizarres : un peintre fou, après un drame personnel, dit toujours le contraire de ce qu'il pense et fait tous les jours les mêmes actions au même moment, un poète amoureux des fleurs « rend justice » en tuant quiconque semble se comporter mal, une fillette qui écoute le battement de son coeur... le personnage le plus surprenant est, Yûgo,un épouvantail intelligent, qui connaît l'avenir depuis plus de 150 ans. Il suggère à Itô, de se rapprocher d'un aveugle, pour que celui ci lui raconte l'histoire de John James Audubon et des pigeons migrateurs américains. Itô ne comprend pas au départ le sens de cette requête. Lorsque l'épouvantail est tué en étant démembré et décapité, Itô se lance dans une enquête pour comprendre ce qui se passe vraiment sur cette île et les propos du défunt. Lors de cette quête, Itô découvrira ce qui « manque » à cette île, exorcisera certains des démons de son ancienne vie, mais surtout retrouvera de l'espoir.
Comme beaucoup de récits de Murukami, La prière d'Audubon est un roman initiatique, la découverte d'un univers décalé par un jeune homme perdu. de même pour les thèmes abordés, Isaka n'hésite pas à centrer son intrigue sur la relation avec l'occident. Tout d'abord par le biais de cette île isolée du reste du monde moderne, après avoir servi de passage essentiel entre le Japon et l'occident deux cents ans auparavant. Puis, par l'histoire du samouraï à l'origine et responsable de cette autarcie, enfin par le récit de la disparition dune race de pigeons migrateurs américains observée par John James Audubon (ornithologue connu pour ses dessins d'oiseaux au XIXe siècle).
L''enquête policière n'est qu'un prétexte à explorer et révéler les mystères des insulaires : il permettra à Itô de se découvrir à travers cet environnement déroutant, mais les personnages sont suffisamment riches et fantastiques pour rendre cette histoire passionnante, dense et d'une grande originalité. Cela se lit très facilement, car le style de l'écriture est très fluide.
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kathel
  04 août 2014
Itô, un peu déboussolé par sa démission de son travail d'informaticien, et par une rupture, commet un geste fou en tentant de braquer une supérette. C'est un de ses anciens camarades de classe qui l'arrête, et le moins qu'on puisse dire, est qu'il est particulièrement retors et antipathique. Mais à son réveil Itô se retrouve sur une île inconnue, totalement coupée du monde depuis cent cinquante ans. Son guide, sur cette île, Hibino, lui explique les lieux à sa manière, et le conduit auprès d'un étrange épouvantail qui parle. Lequel épouvantail est retrouvé démembré et éparpillé le lendemain. Sur le thème de l'isolationnisme, l'auteur a créé une fable sociale et fantastique, qui est à la fois un roman d'initiation et policier, et si l'on accepte de rentrer dans ce monde, est très original et prenant. A lire de préférence sur un temps assez court plutôt que par petites doses, pour éviter de mélanger les noms des personnages… J'avais repéré ce roman dans une de mes librairies préférées et je n'ai absolument pas regretté la plongée dans cet univers qui rappelle Yoko Ogawa, ou Haruki Murakami, dans un style un peu moins travaillé. Si vous aimez la littérature japonaise, n'hésitez pas !
Lien : http://lettresexpres.wordpre..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   29 octobre 2014
« – Tout de même c’est curieux, dit Usagi. Yûgo est un épouvantail mais tout le monde le traite comme un être humain.
– En effet, c’est curieux.
– Depuis quelques temps, je me demandais si Yûgo ne nous préférait pas d’autres êtres.
– D’autres êtres ?
– Par exemple, les chiens , les chats. Est-ce que vous savez ça ? Il paraît que les chats, quand ils sentent qu’ils vont mourir, vont se mettre à l’écart des humains.
J’ai hoché la tête :
– Je l’ai déjà entendu dire.
– Eh bien, autour de Yûgo, on trouvait souvent des cadavres de chats.
– Comment ça ?
– Le matin, on trouvait parfois plusieurs chats morts au pied de l’épouvantail. Je crois que les chats savent qu’ils vont mourir. Même s’ils ne comprennent pas ce que signifie » mourir » concrètement, ils savent intuitivement que leur fin approche. Et dans ces moments là, peut être se sentent-ils rassurées à côté de Yûgo. »
Autrement dit, elle était en train de me dire que les chats agonisants se faisaient accompagner par Yûgo, et que ce dernier souhaitait lui aussi les accompagner dans leur derniers moments.
« Voilà pourquoi je me dis que Yûgo préférait peut-être la compagnie des chiens ou des chats à celle des humains comme nous.
– Mais un épouvantail, normalement, ça sert à protéger les récoltes des oiseaux, j’ai dit.
– Ah oui, il parait. C’est aussi ce que dit le père Todoroki. Usagi s’est mise à rire et a ajouté : « c’est bizarre.
– Yûgo, il ne faisait pas fuir les oiseaux ?
– C’était un épouvantail mais il chouchoutait les oiseaux », a dit Usagi que cela paraissait amuser.
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Cath36Cath36   30 juin 2011
"Les humains ne prennent pas conscience de l'importance des choses, tant qu'ils ne les ont pas perdues.
-Oui, sans doute" ai-je répondu en pensant de nouveau à ma grand-mère. Elle m'avait dit un jour : "Si je n'avais pas eu le cancer, je n'aurai jamais fait le bilan de ma vie."
"Ce qu'on perd ne revient jamais."
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Cath36Cath36   30 juin 2011
Je ne sais pas pourquoi, à ce moment précis j'ai de nouveau pensé à ma grand-mère. Je me suis souvenu qu'elle disait : "La vie, c'est comme un escalator. Même quand on est arrêté, on avance sans s'en rendre compte. A partir du moment où l'on est dessus, on ne peut que continuer à avancer. Le point d'arrivée est d'ores et déjà fixé et l'escalator nous y emmène, qu'on le veuille ou non."
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Cath36Cath36   30 juin 2011
"Tu vois, a fait Hibino d'un air entendu. C'est un menteur, je te l'avais dit.
-Oui, mais c'est bizarre...ai-je dit, me rappelant soudain ce que j'avais lu dans un livre à propos des syllogismes.
-Qu'est-ce qu'il y a de bizarre ?
-Quand il dit : "Je ne dis que des mensonges", il faut l'interpréter à l'envers aussi. Et donc ça voudrait dire : "Je ne dis que la vérité."
-Oui, mais alors, en disant :"Je ne dis que des mensonges", il disait la vérité...
-Oui, mais si l'on va par là, finalement, comme c'est un mensonge, ce n'est pas vrai non plus, et on tourne en rond, non ?
-J'en peux plus, là, j abandonne" ai-je dit en levant les mains pour m'avouer vaincu.
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OsmantheOsmanthe   02 septembre 2014
Une gentillesse sans afféterie se dégageait de Yuri, assise en face de moi, sa tasse de thé à la main, l'air un peu embarrassé par ces compliments. Sans doute existait-il de par le monde quelques rares personnes attentives au bien-être d'autrui, tout simplement, sans attente d'une contrepartie. Yuri était de celles-là. Qui plus est, elle était belle.
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