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Anne Rabinovitch (Traducteur)
ISBN : 2070341925
Éditeur : Gallimard (17/01/2008)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 742 notes)
Résumé :
Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là? Bien des années plus tard, Kath s'autorise ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (133) Voir plus Ajouter une critique
latina
26 août 2015
Histoire d’amitié et histoire d’amour, cela rime-t-il avec toujours ?
La jeune Kath nous raconte son enfance et son adolescence à Hailsham, au rythme des leçons dans les vieilles classes du manoir, des bavardages entre camarades le long des sentiers, des confidences tout près du carré de rhubarbe, des causeries animées, couchés dans le champ...
Les leçons sont intéressantes, les professeurs proches des élèves et l’art est fortement encouragé.
Période heureuse. Période lumineuse.
Mais il y a quelque chose qui cloche : tous ces enfants n’ont pas de parents, et vivent à demeure à Hailsham. Ca arrive, me direz-vous.
Oui, mais les parents, on n’en parle jamais, à croire qu’ils n’existent pas. Certains professeurs laissent filtrer des informations mystérieuses. Puis à l’âge de 16 ans, ces jeunes sont envoyés dans diverses fermes, cottages, et vivent par petits groupes, jusqu’à ce qu’ils partent faire un ...don. Et là commence l’horreur.
J’ai vu le film adapté de ce roman de science-fiction, et je l’ai trouvé énigmatique et bouleversant.
Et puis j’ai lu le livre. Ne faites jamais ça !
Comme je connaissais l’histoire, tout était biaisé. Le fameux secret sur lequel reposent les 1e et 2e parties n’en était plus un pour moi. Et ma lecture m’a intéressée uniquement dans la 3e partie, car les 2 premières sont la relation, pas inoubliable, de faits d’enfance et d’adolescence dans cette espèce d’orphelinat, mais où la psychologie de la narratrice se révèle quand même extrêmement développée.
Donc, l’ennui rôdait. Le style est facile à comprendre, mais je ne l’ai pas trouvé particulièrement frappant.
C’est LE secret en lui-même et les étapes de sa révélation qui vaut la peine de s’approprier cette histoire. Ou qui vaut la peine de regarder le film, lui, inoubliable.
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Lolokili
12 juin 2013
Hailsham… pensionnat idyllique ou monde parallèle ? Qui sont réellement ces élèves parmi lesquels Kathy, Ruth et Tommy occupent les rôles principaux de cet étrange roman ?
Souvenirs et réflexions personnelles de Kathy, la narratrice, répondent assez vite à nos interrogations premières (naaan je vous dirai rien) tandis que l'histoire se déroule avec la placidité lénifiante d'un séjour en sanatorium sur la côte d'Opale. Oui, autant prévenir, hémoglobine, passions destructrices ou coups de théâtre en rafale ne seront pas de la partie : là tout est lisse, calme et planifié, un semblant de long fleuve docile dans la campagne britannique. Pour en rajouter une couche, la narration factuelle, d'une neutralité presque clinique, s'apparente plus au papotage ordinaire d'une adolescente même pas en crise qu'à une éblouissante démonstration d'envolées shakespeariennes.
Elle est pourtant là, précisément, la force de cette uchronie déroutante, dans ce délicat paradoxe entre banalité de la forme et horreur du propos, dans le choc brutal d'un quotidien banal contre un destin qui l'est beaucoup moins. Le malaise qui s'amplifie au fil du récit n'en est ainsi que plus glauque et la conclusion plus douloureuse encore.
Malgré son titre trompeur ' Auprès de moi toujours ' n'est pas une bluette romantico-nunuche, je m'y serais facilement laissé prendre sans un avertissement préalable et éclairé. J'avoue pourtant m'être un peu ennuyée sur les deux premiers tiers du récit. Bien m'a pris néanmoins de persévérer (ovation générale pour ma détermination sans faille) car la toute dernière partie et les terrifiantes réflexions qu'elle inspire confèrent finalement à ce roman le statut d'oeuvre marquante. Pas bien joyeuse, d'accord, mais profondément inoubliable.
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Allantvers
04 juin 2015
Impression mitigée sur cette uchronie tout en nuances et sans heurts, du moins jusqu'à un certain point.
Outre la parfaite maîtrise du récit, on ne peut que souligner l'originalité de ce roman d'anticipation sans pipettes ni technologie, sans même un contexte environnemental ou socio-économique posé d'emblée, constitué pour l'essentiel du simple récit sur une quinzaine d'année du quotidien d'élèves évoluant dans le contexte privilégié, protégé mais également familier d'un établissement scolaire dans la campagne anglaise.
L'histoire est racontée à la première personne du singulier par une "élève" dont on ne cesse de se demander si ses pensées évoquent une extrême sensibilité ou un cheminement intellectuel singulièrement robotique. Ce choix narratif donne une profondeur troublante aux questionnements que soulève le thème du livre qui, s'il n'est révélé qu'à la fin, se laisse rapidement deviner (mais ceci n'étant pas une raison pour spoiler, je reste avec ma frustration de ne pouvoir en dire plus).
Malgré cela, et même si je soupçonne que cela constitue le tour de force du roman, je dois confesser un certain ennui tout au long de la lecture face à la banalité du récit, à l'enchaînement languide de tous ces presque rien qui le composent (parole, objet, geste), face aussi à une certaine évanescence des personnages et à leur difficulté à donner du sens aux signaux qui les entourent.
On comprend bien que c'est précisément l'intention de l'auteur de nous placer dans la peau de ses personnages, de nous contraindre comme eux à l'intérieur de leurs constructions mentales biaisées par une connaissance incomplète de leur cosmogonie, dont la révélation finale est ainsi amplifiée dans toute sa terrifiante douleur.
Un roman qui m'a subjuguée, mais pas passionnée : une bien belle oeuvre littéraire, en somme!
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OZALID
09 juillet 2010
Un livre choc! La "vérité" nous est révélée par petites touches et quand j'ai compris la nature des "élèves" de cette drôle décole, cela m'a littéralement tétanisée.
Je n'ai pas lu cet ouvrage comme de la Science-fiction
Je pense que le problème ici traité par Ishiguro risque de se poser à plus ou moins court terme et nos sociétés n'y sont pas préparées. En tout cas la révélation m'a prise au dépourvu et m'a remplie d'appréhension. Cette histoire tragique, je l'ai ressentie comme une perte de repères concernant ma valeur d'être humain.
Cela dit, j'ai suivi jusqu'au bout la descente aux enfers des personnages (et la mienne surtout!)car l'oeuvre est magistralement écrite. Cette façon de ménager le suspense, en ne livrant à chaque fois que d'infimes informations est envoûtante et cela me fait un peu penser aux larges plans d'un certain cinéma (japonais, justement...). On a une impression de rester immobile alors que peu à peu les éléments s'enchaînent et se mettent en place à la manière d'un puzzle.
Vraiment de la belle ouvrage!
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Malaura
25 juin 2011
Kath, Ruth, Tommy et bien d'autres ont grandi à Hailsham, une école nichée dans la campagne anglaise et isolée du monde extérieur.
S'ils ont été élevés avec la certitude d'être des gens à part et l'assurance de servir la société dans laquelle ils entreraient un jour prochain, certaines choses n'étaient que partiellement divulguées ou demeuraient mystérieuses.
Des années plus tard, Kath cède à l'appel du souvenir, réassemblant les pièces manquantes du puzzle de leur vie...
Il ne se passe pas grand-chose, l'action est pratiquement inexistante mais étrangement, Ishiguro crée avec ce presque rien un suspense inouï qui captive et envoûte avec une force incroyable.
Délicatement, presque avec nonchalance, l'on pénètre dans une histoire puissante et mélancolique dont on saît, dont on sent l'issue fatale et le peu d'espoir accordé à ces "clônes" créés pour mourir en donnant leurs organes.
Une tristesse en filigrane que l'on partage du début à la fin.
Un roman...sensitif.
Sous le titre de "Never let me go", le réalisateur Mark Romanek a adapté cette année, ce beau roman de l'écrivain britannique d'origine japonaise.
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Les critiques presse (3)
LaLibreBelgique17 mars 2015
Dix ans après "Auprès de moi toujours", Kazuo Ishiguro poursuit une œuvre exigeante et forte.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lecturejeune01 décembre 2006
Lecture jeune, n°120 - Kath, Ruth et Tommy grandissent au coeur de la campagne anglaise, dans un pensionnat privilégié appelé Hailsham. Leur enfance puis leur adolescence s’écoulent sous le signe de la douceur… et du mystère. Leurs enseignants se montrent soucieux de leur faire comprendre qu’ils sont des êtres à part, sans leur donner aucune précision. Vers la fin de leur scolarité, les élèves prennent conscience qu’ils sont des clones thérapeutiques, destinés à devenir donneurs d’organes à l’âge adulte. Kath, la narratrice, est aujourd’hui chargée de soutenir les donneurs, avant d’endosser à son tour ce rôle. Dans le cadre de son activité, elle a l’occasion de retrouver et d’accompagner jusqu’à leur mort Ruth puis Tommy. Ses deux amis décédés, le collège de Hailsham fermé, Kath laisse les souvenirs affleurer… Sa voix trahit à la fois l’émotion, la résignation et le courage. Elle revient sur cette jeunesse préservée et sur les motivations de ses professeurs : des militants convaincus qu’il fallait offrir une véritable enfance à ceux que la société refusait de considérer comme des personnes. Elle interroge ce choix pédagogique du silence : s’il a permis aux élèves de s’épanouir, il ne les a pas préparés à affronter la violence de leur destinée. Ce magnifique roman de l’auteur des Vestiges du jour saura toucher les adolescents. Il dépeint avec justesse la vie au sein d’un pensionnat, les sentiments qui peuvent s’y nouer : Kath aime Tommy qui sort avec son amie Ruth… Projetant le lecteur dans un monde qui autoriserait le clonage thérapeutique, il permet également d’amorcer une riche réflexion sur le sort et le statut de ces clones. Leur humanité, à la lumière du roman, n’apparaît plus contestable. Gaëlle Glin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Lecturejeune01 décembre 2006
Lecture jeune, n°120 - « Pauvres créatures. Que vous avons-nous fait ? », s’apitoie Madame, la directrice de Hailsham, école isolée de la campagne anglaise, devant des élèves qu’elle semble craindre comme des araignées. Qui sont donc ces enfants ? Des clones, à qui on a donné naissance pour encourager les progrès de la médecine et permettre des greffes. Ils n’auront ni descendance, ni existence autonome, mais s’accompliront dans le don d’organes. Dans la lignée du Meilleur des mondes d’Huxley (Pocket), ce récit s’interroge sur le conditionnement humain dans les sociétés modernes. La narratrice Kathy H., 31 ans, fait partie de ces enfants élevés presque normalement, qui ignoraient leur véritable nature et leur destin. Depuis onze ans, c’est une accompagnante lucide mais sans révolte, qui soutient ses pareils au moment des dons et adoucit leurs derniers moments. Soumise et consciencieuse, Kathy poursuit sa tâche et accepte son sort. Peut-être est-ce dans cette douce résignation que réside le caractère vraiment angoissant du récit ? Loin de la violence du 1984 d’Orwell (Gallimard), loin de la rébellion de La servante écarlate, de Margaret Atwood (Robert Laffont), Ishiguro nous invite à écouter une voix étrangement inhumaine, qui ignore espoir et liberté. Charlotte Plat
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
AmeniAmeni30 mai 2011
Alors vous attendez, même si vous ne le savez pas vraiment, vous attendez le moment où vous vous rendrez compte que vous êtes réellement différent d’eux ; que, dehors, il y a des gens comme Madame, qui ne vous détestent pas et ne vous souhaitent aucun mal, mais qui frissonnent néanmoins à la seule pensée de votre existence – de la manière dont vous avez été amené dans ce monde et pourquoi – et qui redoutent l’idée de votre main frôlant la leur. La première fois que vous vous apercevez à travers les yeux d’une personne comme celle-là, c’est un instant terrifiant. C’est comme vous entrevoir dans un miroir devant lequel vous passez chaque jour de votre vie, et soudain il vous renvoie autre chose, une image troublante et étrange.
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clarinetteclarinette02 juillet 2008
"Je m'appelle Kathy H. J'ai trente et un ans, et je suis accompagnante depuis maintenant plus de onze ans. Je sais que cela paraît assez long, pourtant ils me demandent de continuer huit mois encore, jusqu'à la fin de l'année. Cela fera. Cela fera alors presque douze ans. Si j'ai exercé aussi longtemps, ce pas forcément parce qu'ils trouvent mon travail formidable. Je connais des accompagnants très compétents qui ont été priés d'arrêter au bout de deux ou trois ans à peine. Et je connais le cas d'un accompagnant au moins qui a poursuivi son activité pendant quatorze ans alors qu'il ne valait rien. je ne cherche donc pas à me vanter. pourtant je sais de source sûre qu'ils ont été satisfaits de mon travail, et dans l'ensemble, je le suis aussi."
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AudreyyAudreyy27 février 2014
Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l'eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s'accrochent aussi fort qu'ils peuvent, mais à la fin c'est trop difficile.Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c'est ce qui nous arrive à nous. C'est dommage, parce que nous nous sommes aimés toute notre vie. Mais, à la fin, nous ne pouvons pas rester ensemble pour toujours.
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luocineluocine29 septembre 2010
Madame avait peur de nous. Mais elle avait peur comme d’autres avaient peur des araignées. Nous n’avions pas été préparées à cela. Nous n’avions jamais eu l’idée de nous demander ce que nous éprouverions si on nous voyait ainsi, si les araignées, c’était nous.
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VienlivreVienlivre27 mars 2012
En tout cas, même si nous nous étions beaucoup disputées pendant la journée, à l'heure du coucher Ruth et moi nous retrouvions toujours assises côte à côte sur mon matelas, sirotant notre boisson chaude, échangeant nos sentiments les plus profond sur notre nouvelle vie comme si rien ne s'était jamais interposé entre nous. Et ce qui rendait ces cœur-à-cœur possible - on pourrait même dire ce qui rendait possible l'amitié tout entière, pendant cette période -, c'était l'assurance implicite que tout ce que nous nous racontions à ces moment-là devait être traité avec un respect attentif: que nous honorerions les confidences, et même si nous nous querellions beaucoup, nous n'utiliserions l'une contre l'autre aucun éléments de nos entretiens lors de ces séances.
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Videos de Kazuo Ishiguro (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro
Kazuo Ishiguro, entretien avec Florent Georgesco .Kazuo Ishiguro est né au Japon en 1954. Il suit son père en Angleterre et y réside à partir de 1960. Ses parents, ne pensant y rester que temporairement, préparent l'enfant à poursuivre son existence au Japon. Ce retour ne se fit pas. Ishiguro suit des études de littérature dans les universités du Kent et d'East Anglia. Il est l?auteur entre autre de : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award, 1986), Les Vestiges du jour (Booker Prize, 1989), L?Inconsolé et Quand nous étions orphelins. Auprès de moi toujours prend place parmi les ?uvres déjà classiques de Ishiguro. Ses livres sont traduits en plus de trente langues.
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