AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Anne Rabinovitch (Traducteur)
ISBN : 2070341925
Éditeur : Gallimard (17/01/2008)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 919 notes)
Résumé :
Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là? Bien des années plus tard, Kath s'autorise ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (187) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  15 mars 2018
Salut, moi c'est Tommy quand vous lirez mon message j'aurais fini.
Mon quatrième don approche. Vous découvrirez dans ce carnet mes animaux imaginaires.
Mes souvenirs se bousculent, il parait que c'est normal.
Mon enfance commença à Hailsham une école perdue dans la campagne anglaise. Je me souviens de Ruth et Kath mes amies. Ruth avait un caractère pas facile, elle faisait la pluie et le beau temps, c'était la chef du groupe, Kath était plus calme, plus lisse mais savait se rebiffer quand Ruth allait trop loin.
je me souviens de nos conversations près de l'étang. Les gardiens de l'école étaient gentils; nos enseignants aussi. Notre préférée était mademoiselle Lucy.
Une fois par an madame arrivait dans son éternel tailleur gris, l'école était en effervescence; elle venait chercher nos créations artistiques, nos poèmes, nos dessins, nos sculptures pour sa galerie.
Moi je n'étais pas doué pour les arts plastiques. Mademoiselle Lucy m'a dit que ce n'était pas grave.
Aujourd'hui j'ai un nouveau accompagnant, j'ai dit à Kath que je voulais changer.....
J'ai dans la tête la chanson de la cassette de Kath " Auprès de moi toujours".
J'ai découvert Kazuo Ishiguro et son roman "auprès de moi toujours" grâce à Guillaume Gallienne et son émission " ça ne peut pas faire de mal".
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans la première partie du roman, c'était lent, très lent je ne savais pas où Kazuo Ishiro voulait m'emmener, et puis dans la deuxième partie du récit tout s'explique, tout s'imbrique pour finir en douche froide.
Je suis ressorti de ce roman avec la boule au ventre.
J'aimerais vous en dire plus, mais je ne peux pas et surtout je ne veux pas.
J'aimerais que vous le découvriez vous aussi, même si parfois le roman vous tombe des mains.
Il vaut la peine d'être lu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7917
palamede
  01 novembre 2017
Kath laisse ses souvenirs affleurer. Elle revient sur sa jeunesse passée avec Ruth et Tommy à Hailsham, un pensionnat privilégié installé dans la campagne anglaise. Lentement, progressivement elle nous fait connaître ses amis, leur vie et leurs préoccupations durant cette époque désormais révolue, pour finir par nous révéler une vérité terrible.
Kazuo Ishiguro n'a pas son pareil pour traiter des sujets profonds avec des phrases simples et en apparence inoffensives. Prenant ainsi le lecteur par surprise, il le conduit à se poser des questions essentielles, sur le sens de la vie, sur la valeur qu'on lui donne, sur ce qu'il restera de notre existence.
Presque contemplatif tellement les images y sont belles et le rythme paisible, ce remarquable roman anticipatif amène aussi à une réflexion sur une question qui peut se poser à tous dans un avenir pas si lointain, et c'est assez angoissant.
Commenter  J’apprécie          820
Lolokili
  12 juin 2013
Hailsham… pensionnat idyllique ou monde parallèle ? Qui sont réellement ces élèves parmi lesquels Kathy, Ruth et Tommy occupent les rôles principaux de cet étrange roman ?
Souvenirs et réflexions personnelles de Kathy, la narratrice, répondent assez vite à nos interrogations premières (naaan je vous dirai rien) tandis que l'histoire se déroule avec la placidité lénifiante d'un séjour en sanatorium sur la côte d'Opale. Oui, autant prévenir, hémoglobine, passions destructrices ou coups de théâtre en rafale ne seront pas de la partie : là tout est lisse, calme et planifié, un semblant de long fleuve docile dans la campagne britannique. Pour en rajouter une couche, la narration factuelle, d'une neutralité presque clinique, s'apparente plus au papotage ordinaire d'une adolescente même pas en crise qu'à une éblouissante démonstration d'envolées shakespeariennes.
Elle est pourtant là, précisément, la force de cette uchronie déroutante, dans ce délicat paradoxe entre banalité de la forme et horreur du propos, dans le choc brutal d'un quotidien banal contre un destin qui l'est beaucoup moins. le malaise qui s'amplifie au fil du récit n'en est ainsi que plus glauque et la conclusion plus douloureuse encore.
Malgré son titre trompeur ' Auprès de moi toujours ' n'est pas une bluette romantico-nunuche, je m'y serais facilement laissé prendre sans un avertissement préalable et éclairé. J'avoue pourtant m'être un peu ennuyée sur les deux premiers tiers du récit. Bien m'a pris néanmoins de persévérer (ovation générale pour ma détermination sans faille) car la toute dernière partie et les terrifiantes réflexions qu'elle inspire confèrent finalement à ce roman le statut d'oeuvre marquante. Pas bien joyeuse, d'accord, mais profondément inoubliable.

Lien : HTTP://MINIMALYKS.TUMBLR.COM/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          722
latina
  26 août 2015
Histoire d’amitié et histoire d’amour, cela rime-t-il avec toujours ?
La jeune Kath nous raconte son enfance et son adolescence à Hailsham, au rythme des leçons dans les vieilles classes du manoir, des bavardages entre camarades le long des sentiers, des confidences tout près du carré de rhubarbe, des causeries animées, couchés dans le champ...
Les leçons sont intéressantes, les professeurs proches des élèves et l’art est fortement encouragé.
Période heureuse. Période lumineuse.
Mais il y a quelque chose qui cloche : tous ces enfants n’ont pas de parents, et vivent à demeure à Hailsham. Ca arrive, me direz-vous.
Oui, mais les parents, on n’en parle jamais, à croire qu’ils n’existent pas. Certains professeurs laissent filtrer des informations mystérieuses. Puis à l’âge de 16 ans, ces jeunes sont envoyés dans diverses fermes, cottages, et vivent par petits groupes, jusqu’à ce qu’ils partent faire un ...don. Et là commence l’horreur.
J’ai vu le film adapté de ce roman de science-fiction, et je l’ai trouvé énigmatique et bouleversant.
Et puis j’ai lu le livre. Ne faites jamais ça !
Comme je connaissais l’histoire, tout était biaisé. Le fameux secret sur lequel reposent les 1e et 2e parties n’en était plus un pour moi. Et ma lecture m’a intéressée uniquement dans la 3e partie, car les 2 premières sont la relation, pas inoubliable, de faits d’enfance et d’adolescence dans cette espèce d’orphelinat, mais où la psychologie de la narratrice se révèle quand même extrêmement développée.
Donc, l’ennui rôdait. Le style est facile à comprendre, mais je ne l’ai pas trouvé particulièrement frappant.
C’est LE secret en lui-même et les étapes de sa révélation qui vaut la peine de s’approprier cette histoire. Ou qui vaut la peine de regarder le film, lui, inoubliable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          669
Shan_Ze
  02 mars 2018
J'avais déjà lu de Vestiges du jour Kazuo Ishiguro, j'en garde un bon souvenir mais Auprès de moi toujours m'a marqué d'une autre façon. Une vraie claque !
Dans un futur indéterminé… Kath se rappelle ces moments passés d'enfance avec Ruth et Tommy à Hailsham, de leur particularité. J'ai aimé cette façon de raconter par souvenirs, par petites touches, ce passé commun entre eux. Mais tout est fait avec pudeur, se devine pour savoir où se situe telle pièce du puzzle. J'ai beaucoup aimé la prose d'Ishiguro, cette façon de parler du devenir profond de l'être humain à travers une amitié. Ils ne sont pas parfaits, ils sont comme tant d'autres enfants, adolescents ; Ruth semble agaçante, Tommy un peu naïf. Ils ont des questions, des rêves… Kath, Ruth et Tommy ne semblent pas angoissés par leur avenir. Est-ce le fait qu'on leur ait enseigné que leurs vies étaient ce qu'elles étaient et rien d'autre ?
Cette douceur à travers ce monde cruel, cette poésie pour aborder un sujet sensible, la valeur d'une vie, a été accomplie avec beaucoup de pudeur par Kazuo Ishiguro. Difficile de dire combien ce livre m'a marqué avec les bons mots… mais c'est un vrai coup de coeur !
(Une amie m'a avoué avoir été déçue par le film, je suis néanmoins curieuse de voir ce que ça peut donner…)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          523

critiques presse (3)
LaLibreBelgique   17 mars 2015
Dix ans après "Auprès de moi toujours", Kazuo Ishiguro poursuit une œuvre exigeante et forte.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lecturejeune   01 décembre 2006
Lecture jeune, n°120 - Kath, Ruth et Tommy grandissent au coeur de la campagne anglaise, dans un pensionnat privilégié appelé Hailsham. Leur enfance puis leur adolescence s’écoulent sous le signe de la douceur… et du mystère. Leurs enseignants se montrent soucieux de leur faire comprendre qu’ils sont des êtres à part, sans leur donner aucune précision. Vers la fin de leur scolarité, les élèves prennent conscience qu’ils sont des clones thérapeutiques, destinés à devenir donneurs d’organes à l’âge adulte. Kath, la narratrice, est aujourd’hui chargée de soutenir les donneurs, avant d’endosser à son tour ce rôle. Dans le cadre de son activité, elle a l’occasion de retrouver et d’accompagner jusqu’à leur mort Ruth puis Tommy. Ses deux amis décédés, le collège de Hailsham fermé, Kath laisse les souvenirs affleurer… Sa voix trahit à la fois l’émotion, la résignation et le courage. Elle revient sur cette jeunesse préservée et sur les motivations de ses professeurs : des militants convaincus qu’il fallait offrir une véritable enfance à ceux que la société refusait de considérer comme des personnes. Elle interroge ce choix pédagogique du silence : s’il a permis aux élèves de s’épanouir, il ne les a pas préparés à affronter la violence de leur destinée. Ce magnifique roman de l’auteur des Vestiges du jour saura toucher les adolescents. Il dépeint avec justesse la vie au sein d’un pensionnat, les sentiments qui peuvent s’y nouer : Kath aime Tommy qui sort avec son amie Ruth… Projetant le lecteur dans un monde qui autoriserait le clonage thérapeutique, il permet également d’amorcer une riche réflexion sur le sort et le statut de ces clones. Leur humanité, à la lumière du roman, n’apparaît plus contestable. Gaëlle Glin
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Lecturejeune   01 décembre 2006
Lecture jeune, n°120 - « Pauvres créatures. Que vous avons-nous fait ? », s’apitoie Madame, la directrice de Hailsham, école isolée de la campagne anglaise, devant des élèves qu’elle semble craindre comme des araignées. Qui sont donc ces enfants ? Des clones, à qui on a donné naissance pour encourager les progrès de la médecine et permettre des greffes. Ils n’auront ni descendance, ni existence autonome, mais s’accompliront dans le don d’organes. Dans la lignée du Meilleur des mondes d’Huxley (Pocket), ce récit s’interroge sur le conditionnement humain dans les sociétés modernes. La narratrice Kathy H., 31 ans, fait partie de ces enfants élevés presque normalement, qui ignoraient leur véritable nature et leur destin. Depuis onze ans, c’est une accompagnante lucide mais sans révolte, qui soutient ses pareils au moment des dons et adoucit leurs derniers moments. Soumise et consciencieuse, Kathy poursuit sa tâche et accepte son sort. Peut-être est-ce dans cette douce résignation que réside le caractère vraiment angoissant du récit ? Loin de la violence du 1984 d’Orwell (Gallimard), loin de la rébellion de La servante écarlate, de Margaret Atwood (Robert Laffont), Ishiguro nous invite à écouter une voix étrangement inhumaine, qui ignore espoir et liberté. Charlotte Plat
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
AmeniAmeni   30 mai 2011
Alors vous attendez, même si vous ne le savez pas vraiment, vous attendez le moment où vous vous rendrez compte que vous êtes réellement différent d’eux ; que, dehors, il y a des gens comme Madame, qui ne vous détestent pas et ne vous souhaitent aucun mal, mais qui frissonnent néanmoins à la seule pensée de votre existence – de la manière dont vous avez été amené dans ce monde et pourquoi – et qui redoutent l’idée de votre main frôlant la leur. La première fois que vous vous apercevez à travers les yeux d’une personne comme celle-là, c’est un instant terrifiant. C’est comme vous entrevoir dans un miroir devant lequel vous passez chaque jour de votre vie, et soudain il vous renvoie autre chose, une image troublante et étrange.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          192
rosulienrosulien   21 novembre 2017
Un roman troublant.
Kathy, Ruth et Tommy sont les pensionnaires d'une école qui paraît idéale , un endroit
coupée du monde , un havre de paix , loin de toute contingence matérielle.Ils y sont bien mains un petit doute les taraude.Oh , pas grandchose , de petits détails sans importance . Un personnage mystérieux, Madame, qui vient régulièrement choisir parmi leurs créations les plus brillantes pour sa Galerie.Pourquoi sont ils si privilégiés ? Même si les barrières sont lâches, pourquoi vivent ils hors du mond.Ils grandissent, changent d’endroit pour un lieu tout aussi agréable et sans contrainte.La sexualité apparaît mais ils savent qu’ils ne pourront pas avoir d’enfants
Kazuo-Ishiguro est bien malin qui sait par petites touches distiller un tel suspens dans une ambiance bien feutrée.Ici, pas de violence , pas de vision apocalyptique , pas de méchants exploiteurs.Il y a un secret que tout le monde semble accepter dans cette vie où tout semble couler de source. Il faudra attendre les dernières pages du roman pour comprendre, à postériori, les attitudes des nos trois jeune gens tout au long de leur vie
C’est sûr qu’il y a des longueurs mais je pense que le rythme lent fait parti du livre et Ishiguro l’assume .Ce n’est pas un livre facile ,justement en raison de longues digressions qui peuvent apparaître inutiles. Mais c’est un livre surprenant , faussement simple et dérangeant .Allez jusqu’au bout du livre sinon vous n’y comprendrez rien
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
AudreyyAudreyy   27 février 2014
Je pense toujours à cette rivière quelque part, avec cette eau qui coule vraiment vite. Et tous ces gens dans l'eau, qui essaient de se raccrocher les uns aux autres, qui s'accrochent aussi fort qu'ils peuvent, mais à la fin c'est trop difficile.Le courant est trop puissant. Ils doivent lâcher prise, se laisser emporter chacun de son côté. Je pense que c'est ce qui nous arrive à nous. C'est dommage, parce que nous nous sommes aimés toute notre vie. Mais, à la fin, nous ne pouvons pas rester ensemble pour toujours.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
clarinetteclarinette   02 juillet 2008
"Je m'appelle Kathy H. J'ai trente et un ans, et je suis accompagnante depuis maintenant plus de onze ans. Je sais que cela paraît assez long, pourtant ils me demandent de continuer huit mois encore, jusqu'à la fin de l'année. Cela fera. Cela fera alors presque douze ans. Si j'ai exercé aussi longtemps, ce pas forcément parce qu'ils trouvent mon travail formidable. Je connais des accompagnants très compétents qui ont été priés d'arrêter au bout de deux ou trois ans à peine. Et je connais le cas d'un accompagnant au moins qui a poursuivi son activité pendant quatorze ans alors qu'il ne valait rien. je ne cherche donc pas à me vanter. pourtant je sais de source sûre qu'ils ont été satisfaits de mon travail, et dans l'ensemble, je le suis aussi."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
luocineluocine   29 septembre 2010
Madame avait peur de nous. Mais elle avait peur comme d’autres avaient peur des araignées. Nous n’avions pas été préparées à cela. Nous n’avions jamais eu l’idée de nous demander ce que nous éprouverions si on nous voyait ainsi, si les araignées, c’était nous.
Commenter  J’apprécie          290
Videos de Kazuo Ishiguro (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kazuo Ishiguro
Kazuo Ishiguro, entretien avec Florent Georgesco .Kazuo Ishiguro est né au Japon en 1954. Il suit son père en Angleterre et y réside à partir de 1960. Ses parents, ne pensant y rester que temporairement, préparent l'enfant à poursuivre son existence au Japon. Ce retour ne se fit pas. Ishiguro suit des études de littérature dans les universités du Kent et d'East Anglia. Il est l?auteur entre autre de : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award, 1986), Les Vestiges du jour (Booker Prize, 1989), L?Inconsolé et Quand nous étions orphelins. Auprès de moi toujours prend place parmi les ?uvres déjà classiques de Ishiguro. Ses livres sont traduits en plus de trente langues.
+ Lire la suite
autres livres classés : clonageVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2456 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
. .