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Anne Rabinovitch (Traducteur)
ISBN : 284893073X
Éditeur : Les Deux Terres (24/03/2010)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Des piazzas italiennes aux collines de Malvern, d’un appartement londonien à l’étage feutré d’un hôtel sélect de Hollywood, ce cycle sublime de nouvelles explore l’amour, la musique et le temps qui passe. Les personnages décrits sont des musiciens de rue, des stars déchues et des rêveurs, chacun en quête intime, chacun dans un moment de vérité. Comme le rythme de la musique qu’il évoque, imprégné de thèmes obsédants, le quintette résonne de questions spirituelles et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  05 décembre 2017
Deuxième lecture de Kazuo Ishiguro et deuxième satisfaction. Cette fois-ci, au lieu d'un de ses romans, j'ai essayé un recueil de nouvelles, Nocturnes. le sous-titre l'explique très bien, la musique est au coeur de ses courtes histoires et, quant au crépuscule, je peux l'associer à une certaine nostalgie qui les empreint, soit le succès qui abandonne tranquillement certains artistes sur le déclin ou soit les débuts difficiles qui pourraient pousser des jeunes à abandonner ce métier avant même que leur carrière n'ait décollée.
Mais je vais trop vite. Plus haut, j'écrivais que ce recueil était constitué de courtes histoires. Oui, mais pas trop. La plupart comptent une cinquantaine de page, la plus longue en a septante-cinq. Ainsi, je sens que je peux m'investir dans leurs protagonistes, me sentir concerné par leurs aventures sans craindre de les voir disparaître à jamais. D'autant plus que les tranches de vie qui sont proposées ne prennent pas fin abruptement, n'offrent pas de réelles conclusions. Je peux m'imaginer la suite dans ma tête…
Kazuo Ishiguro promène ses lecteurs en différents endroits d'Europe et d'Amérique. Sans qu'il n'entre dans des descriptions sans fin, l'auteur glisse suffisamment d'informations pour qu'on s'en fasse une tête, pour qu'on ait l'impression d'y être et de ressentir les mêmes émotions que ses personnages. Et ces lieux, et l'atmosphère qui s'en dégage, conviennent à chacune des situations. La terrasse d'un café italien pour les rencontres opportunes et presque irréelles, l'hôtel hollywoodien pour les scènes de couple pas très glamour, l'appartement miteux pour la situation pathétique d'un jeune artiste sans le sous, la campagne anglaise pour l'autre qui cherche un endroit calme et bucolique pour composer ses chansons en paix, etc.
Mais, surtout, il y a ces personnages. Ils pourraient être vous ou moi, n'importe quel jeune qui cherche à vivre de son art – c'est beau, les rêves ! – ou bien n'importe quel individu qui a connu un certain succès dans sa carrière et qui doit accepter d'être éventuellement remplacé. Ça ne s'applique pas qu'à la musique.
Le narrateur de la première nouvelle est un jeune musicien qui espère percer (sérieusement) dans le métier. Pour l'instant, il n'est qu'un « Bohémien », il joue dans les petits clubs. Puis, un jour, il croise un chanteur à succès sur le déclin et ce dernier, plutôt que de le regarder de haut, commence à échanger avec lui, à lui donner des trucs. Un peu comme un mentor le ferait avec une recrue. Mais leurs échanges ne se limitent pas à la musique, il y est question de la célébrité, des femmes, de la vie quoi !
C'est pareil pour les autres nouvelles. Je ne vous les résumerai pas toute, il suffit que je vous dise que la plupart ont comme narrateur un jeune homme qui souhaite faire carrière dans la musique. Leurs aventures ne concernent pas toujours directement leur art, bien souvent ils apprennent des leçons de vie. Par exemple, dans Les collines de Malverne, le narrateur prend pitié d'une vieille enseignante et découvre que la vie en couple n'est pas aussi rose qu'il le croyait. Dans Nocturne, il apprend que la célébrité a ses couts.
Mais il n'y a pas que les protagonistes qui sont importants. Les personnages « de soutien », si on me permet cette expression plus propre au cinéma, apportent beaucoup. Je pense à Tony Gardner, ce cronner sur le déclin, qui n'est pas amer ni aigri malgré la célébrité qui l'abandonne petit à petit. Il a une attitude sage et humaine. Pareillement pour son épouse Lindy, qui revient dans la quatrième nouvelle, qu'on découvre moins superficiel qu'on ne l'aurait cru. Et que dire de la virtuose Eloise McCormack ? Ils sont tous touchants, vrai malgré leurs travers !
J'ai passé de très agréables moments à lire ces nouvelles. Je les recommande vivement.
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Macha_Loubrun
  26 mars 2012
Avec mélancolie, Kazuo Ishiguro décrit les instants fragiles où tout bascule. Les nouvelles de « Nocturnes » ont pour points communs le couple, le crépuscule qui reflète les renoncements des personnages, la musique qui fait écho aux subtiles variations des liens amoureux face au temps qui passe.
Certains passages, avec un humour mordant, décrivent des situations pathétiques. Ainsi cet ancien copain de fac qui se trouve pris au piège dans un traquenard conjugal et accepte de s'enliser en rentrant dans un jeu cruel. Un musicien talentueux qui n'arrive pas à percer peut-il accepter de refaire son visage aux frais de l'amant de sa femme, pour réussir ?
La quête intérieure de ces personnages qui n'ont pas réussi et s'accrochent à leurs rêves est subtilement décrite. Installez-vous donc à la terrasse d'un café à Venise, écoutez un orchestre de jazz en buvant un café et vous apercevrez peut-être une vieille gloire oubliée qui a enchanté votre enfance. A moins qu'une femme vienne à votre table pour vous faire une étrange proposition….
Kazuo Ishiguro avait déjà démontré son immense talent (« Les vestiges du jour », « Auprès de moi toujours ») mais il sait se renouveler et ses prochaines parutions seront très attendues.
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cmpf
  10 novembre 2015

Donc cinq nouvelles sur la musique. Que ce soit celle d'un chanteur à succès en déclin, celle que deux amis appréciaient lorsqu'ils étaient étudiants, celle d'un guitariste qui cherche à percer avec son groupe puis se réfugie à la campagne…
Il est beaucoup question du succès bien sûr et de la difficulté à rester en haut de l'affiche lorsque l'on y est arrivé. Il ne faut pas hésiter à sacrifier ses amours, son visage…
J'ai été particulièrement interpellée par la dernière, Violoncellistes, dans laquelle un musicien débutant rencontre une virtuose qui lui propose des leçons. J'ai eu une réminiscence d'une nouvelle De Balzac un peu semblable mais concernant la peinture.
Même si Ishiguro nous laisse généralement sans réelle conclusion, libres d'imaginer la suite, je n'ai pas eu le sentiment d'être simplement spectatrice d'un moment de vie sans comprendre les tenants et les aboutissements, comme pour les nouvelles d'autres auteurs.
Un bon recueil tant pour le sujet que pour le traitement par l'auteur.
Challenge ABC 2015-2016

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Herve-Lionel
  23 mars 2018
La Feuille Volante n° 1231
Nocturnes – Kazuo ISHIGURO – Éditions des deux terres.
Traduit de l'anglais par Anne Rabinovitch.
Composer un recueil de nouvelles est un art difficile pour un auteur à cause de l'idée commune que le lecteur recherche dans tous les textes qui le composent. Ici le sous-titre est parlant puisqu'il s'agit de « Cinq nouvelles de musique au crépuscule ». le titre fait penser à Chopin, pourtant absent, mais de musique il est effectivement question dans chacune de ces nouvelles puisque Ishiguro convoque notamment Sarah Vaughan et met en scène un crooner américain sur le retour qui entonne les chansons qui ont fait son succès.
Il y a une dimension crépusculaire dans ces nouvelles, que ce soit ce vieux chanteur américain qui choisit Venise pour pousser la sérénade sous la fenêtre de sa femme qu'il aime, avant de divorcer parce que cela se fait dans son métier ou de ce couple d'anglais dont les relations battent tellement de l'aile qu'il attire un ami dans un traquenard pour essayer sans doute de sauver leur amour. Il s'agit surtout des couples, des subtiles variations des sentiments, du temps qui passe et de l'usure des choses, pour l'amour comme pour le reste (eh oui, l'amour est consomptible et ne rime pas avec toujours contrairement à ce que le dicton à l'eau de rose voudrait nous faire croire), même sur les canaux de la Sérénissime où paraît-il tout est plus romantique. En choisissant ce thème, la mélancolie n'est jamais très loin, le pathétique non plus et ce recueil nous présente les êtres qui font ce qu'ils peuvent pour survivre au quotidien avec leurs états d'âme. Tous les musiciens que nous présentent ce recueil ont un côté « loser » ou, ce sont à tout le moins des êtres qui se cherchent. le narrateur y parle toujours à la première personne et ne cache rien de ses failles.
Il y a aussi le concept de réussite, si important dans nos sociétés occidentales, de cette réussite qui couronne une vie professionnelle et qui engendre l'estime de soi, parfois l'égotisme et l'admiration d'autrui. C'est d'autant plus révoltant que, dans les cas qui nous sont présentés, ces musiciens ont tout ce qu'il faut pour réussir. Il en est question dans l'histoire un peu surréaliste de ce couple d'anglais comme dans celle de ce vieux crooner qui veut sacrifier son couple pour relancer sa carrière. Il est en effet question de réussite pour ce talentueux saxophoniste dont la carrière n'a pas décollé à cause de sa laideur et qui accepte de se faire refaire le visage avec l'argent de l'amant de sa femme. Une opération esthétique lui viendra en aide… mais ! On ne parlera jamais assez du regard des autres et de ses conséquences néfastes. Cela peut être aussi une carrière pleine d'avenir, une réussite en devenir où on se dit légitimement que rien ne peut venir la contrecarrer comme celle de ce violoncelliste qu'une étrange femme souhaite entendre jouer pour elle seule. Pourtant les choses ne sont pas aussi simples et il ne faut guère camper sur nos propres certitudes. Il n'est pas rare que les illusions les plus solides soient déçues et même si la réussite arrive, il est aussi certain que, comme le disaient les anciens, « la rocheTarpéienne n'est jamais loin du Capitole », ce que le poète redit à sa manière « Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force ni sa faiblesse ni son coeur... »
Que ce soit dans la campagne anglaise, à la terrasse d'une piazza italienne ou dans un hôtel Hollywood, l'ambiance est un peu délétère, émouvante, burlesque, même carrément loufoque et parfois dérangeante, avec toujours en arrière-plan la musique, des mélomanes ou des musiciens.
L'écriture est simple, presque minimaliste et m'a procuré un bon moment de lecture.
J'avoue que je ne connaissais pas cet écrivain anglais d'origine japonaise nobélisé en 2017. Cela a été une découverte pour moi.

© Hervé GAUTIER – Mars 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Bunee
  23 avril 2010
Gros coup de coeur pour ce merveilleux recueil de nouvelles, emprunt d'une ambiance inimitable qui m'a tout de suite donné envie de découvrir plus avant cet auteur au ton si juste.
Comme son titre l'indique, les nouvelles ont en commun la musique à la tombée de la nuit, tantôt la musique est ici comme une réminiscence, un échos à la mémoire de l'âme. Apaisante, envoutant ou entêtante elle enveloppe le lecteur, à la fois unique et multiple, envoûtante et presque magnétique.
Entre Italie, Angleterre et Hollywood - On croise ici des mélomanes, des musiciens, des nostalgiques, des espoirs brisés, des amours et des vies rêvés qui rebondissent parfois d'une nouvelle à l'autre. L'écriture est belle, elle a une simplicité qui tend à la noblesse et instille le récit avec justesse et précision. Les émotions sont prégnantes, et on aime se laisser à imaginer un air de musique lointain, perdu dans la lumière tombante et oscillant entre le rose et le gris, la tête engourdie par la douceur des soirs d'été.
Crooner. Un chanteur américain dont la gloire passée s'éteint doucement est à Venise avec sa femme. Il se fait aborder par le narrateur, un jeune musicien étranger, issu d'un pays anciennement communiste (ce détail a son importance et nourri le côté décalé et naïf du personnage, par contraste avec le chanteur), qui fait les différents orchestres de la place St Marc. le crooner lui demande alors de l'accompagner à la guitare le soir, sur une gondole, afin de chanter à la nuit tombée sous la fenêtre de son épouse. Une chanson d'amour et d'adieu, pleine de souvenirs et d'émotions.
Advienne que pourra: Ou comment un homme de 47 ans ans, caricature du loser en train de rater ça vie, velléitaire né, est invité par son ancien meilleur ami - business man accompli - et son épouse, camarades de fac, à venir passer quelques jours chez eux à Londres. Cette invitation s'avère finalement être un traquenard. Son ami a en fait des problèmes de couple, et essaie de se servir de son hôte comme faire valoir afin de résoudre ses difficultés. Comment faire pour rendre service? Rester soi-même, et surtout ne pas parler musique. Délicieux moments burlesques.
Les collines de Malvern: Un étudiant anglais lâche ses études pour se dévouer tout entier à sa passion, la guitare. Ses pérégrinations au travers de Londres en vue de trouver un groupe restant infructueuse, il décide de partir pour quelques temps au vert, chez sa soeur, qui tient à la campagne un hôtel. Il rencontre à ce moment là un couple atypique de musiciens suisses.
Nocturne. Un talentueux saxophoniste a le malheur d'avoir un physique ingrat - une laideur banale, qui l'empêche de devenir aussi largement reconnu que certains de ses confrères - pourtant moins habiles. Son agent lui propose de booster sa carrière en se soumettant à quelques opérations de chirurgie. Cette idée, au départ saugrenue, fait pourtant son chemin. le départ de son épouse le fera basculer. Et le voilà, grâce aux deniers de l'amant de sa femme, dans une clinique privée huppée des hauteurs de Hollywood, avec comme voisine de chambre l'ex d'un célèbre crooner.
Violoncelliste: Sur la place Saint Marc, dans les orchestres décrits dans la première nouvelle. Un violoncelliste se produit. Un étrange musicienne vient à lui et commence à lui donner des leçons. Au fur et à mesure de celles-ci, le jeune musicien découvre des jardins cachés de son art, ouvre de nouvelles portes. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ce professeur était en fait un génie d'un genre bien particulier.
J'ai profondément aimé certes lire mais aussi ressentir ce livre. Un très joli moment de lecture que je me devais de partager avec vous :)
Lien : http://lelabo.blogspot.com/2..
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critiques presse (1)
Lexpress   25 novembre 2011
Kazuo Ishiguro, auteur des Vestiges du Jour, signe un recueil de nouvelles dont le fil conducteur est la musique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   28 novembre 2017
"Je vais vous confier un petit secret, dit brusquement M. Gardner. Un petit secret sur le spectacle. D'un pro à un autre. C'est très simple. Vous devez savoir quelque chose, peu importe quoi, sur votre public. Quelque chose qui pour vous, dans votre esprit, distingue ce public de celui pour lequel vous avez chanté la veille. Disons que vous êtes au Milwaukee. Vous pouvez vous demander, qu'est-ce qu'il y a de différent, de spécial chez un public du Milwaukee? Qu'est-ce qui le différencie d'un public chez Madison? Vous n'en avez aucune idée, vous continuez de chercher jusqu'au moment où vous avez trouvé. Milwaukee, Milwaukee. Ils ont de bonnes côtelettes de porc au Milwaukee. Ça va marcher, vous allez vous en servir quand vous entrez sur scène. Vous n'avez pas besoin d'y faire allusion suffit que vous y pensiez quand vous chantez. Ces gens dans la salle, ce sont eux qui mangent de bonnes côtelettes de porc. Ils sont très difficile en matière de côtelettes de porc. Vous comprenez de quoi je parle? De cette façon le public devient une vieille connaissance, quelqu'un devant qui vous pouvez vous produire. Voilà, c'est mon secret. D'un pro à l'autre."
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cmpfcmpf   05 décembre 2015
Quand je commençais à enseigner l’anglais après l’université, cela semblait une assez bonne vie – un prolongement de la vie d’étudiant en quelque sorte. Les écoles de langues proliféraient dans toute l’Europe, et si le travail était fastidieux et les horaires abusifs, à cet âge on n n’y attache guère d’importance. On passe beaucoup de temps dans les bars, il est facile de se faire des amis, et on a le sentiment de faire partie d’un large réseau qui s’étend sur la planète entière. Vous rencontrez des gens qui reviennent tout juste d’un séjour au Pérou ou en Thaïlande et cela vous donne à croire que si vous en aviez envie, vous pourriez errer de par le monde indéfiniment, utilisant vos contacts pour trouver un emploi dans n’importe quel coin perdu de votre choix. Et vous feriez toujours partie de cette famille douillette et élargie de professeurs itinérants, échangeant des anecdotes autour d’un verre à propos d’anciens collègues, de directeurs d’écoles psychotiques, de fonctionnaires du British Council excentriques.
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cmpfcmpf   05 décembre 2015
« Jouez pour moi. Jouez-moi un morceau de votre récital. »
Elle avait indiqué une chaise droite polie au centre de la pièce, aussi il s’y installa et déballa son violoncelle. De façon déconcertante, elle s’assit devant l’une des grandes fenêtres de telle sorte qu’il la voyait presque de profil, et elle continua de fixer l’espace pendant qu’il accordait son instrument. Sa position ne changea pas après qu’il eut commencé à jouer, et quand il arriva à la fin du premier morceau, elle ne dit pas un mot. Il passa aussitôt au suivant, puis enchaina. Une demi-heure s’écoula, puis une heure entière. Et une émotion liée à l’ombre où baignait la pièce, à son acoustique austère, à la lumière de l’après-midi diffusée par les rideaux de dentelle soulevée par la brise, au brouhaha s’élevant de la piazza, et surtout à sa présence, lui inspira des notes porteuses d’une intensité nouvelle, de suggestions inédites.
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SachenkaSachenka   15 décembre 2017
"Regardez-le, dit Giancarlo. Un étudiant russe en musique sans le sou. Alors qu'est-ce qu'il fait? Il décide de gaspiller son argent en buvant des cafés sur la place.
- Un idiot, ça, c'est sûr, répliqua Ernesto. Mais un idiot romantique. Heureux d'être affamé tant qu'il peut passer tout l'après-midi sur notre piazza."
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cmpfcmpf   09 décembre 2015
Il joua de nouveau, elle se remit à parler. Ses paroles lui paraissaient toujours prétentieuses et beaucoup trop abstraites au début, mais quand il s’efforçait d’adapter leur idée maitresse à son jeu, il était surpris par l’effet obtenu. A son insu, une heure de plus s’était écoulée.
« J’ai brusquement découvert quelque chose, nous expliqua-t-il. Un jardin où je n’avais pas encore pénétré. Il était là-bas dans le lointain. Il y avait des obstacles sur le chemin. Mais pour la première fois il apparaissait. Un jardin que je n’avais jamais vu auparavant. »

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Vidéo de Kazuo Ishiguro
La librairie a présenté son "coup de coeur" dans le cadre de l'émission de RTL "Les Livres ont la Parole" le 12 avril 2015. Gaëtane a évoqué "Le Géant Enfoui" de Kazuo Ishiguro.
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