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ISBN : 2505061564
Éditeur : Kana (24/10/2014)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Découvrez la destinée de l'un des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Quand Tetsuzô prend le nom de HOKUSAI il a déjà plus de 40 ans. L'auteur de La grande vague de Kanagawa doit tout recommencer pour s'imposer en tant que dessinateur. À travers ses voyages et ses rencontres, entrez dans la vie trépidante de l'homme qui a émerveillé l'Occident: HOKUSAI !
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sphilaptere
  07 mai 2019
Hokusai, vu par Ishinomori. Mais qui est Hokusai ?
Shôtarô Ishinomori, lui pas besoin de le présenter, c'est le monstre sacré qui a inventé les super sentai (dont sont issus les Power Rangers), dont la série Kamen Rider se poursuit à la télé depuis bientôt 50 ans, et qui a surtout créé San Ku Kai. Du sérieux.
Mais Hokusai, vraiment ? Il est temps enfin de faire connaître cet artiste.
Je me dis qu'il falait bien le grand talent d'un homme habitué à dessiner les affrontements sans merci de justiciers masqués aux prises avec des mutants machiavéliques pour représenter le caractère indomptable de cet homme et sa quête insatiable.
1 - Il a changé plus de 50 fois de nom (au grand désespoir de ses éditeurs), et déménagé 90 fois, quand il n'était pas sur les routes.
2 - Il était capable de la pire mesquinerie crapouilleuse comme d'élans de justice et de générosité.
3 - Il méprisait les richesses, les honneurs, disait-il, mais savait organiser son buzz, et vivait dans la crasse et les puces alors qu'il était le peintre d'estampes le plus célèbre du Japon.
4 - C'était un coureur de jup... euh... de kimonos, habitué des quartiers de plaisir, marié deux fois, mais pas un homme de famille. Sa fille Ôi, artiste elle aussi, l'a accompagné jusqu'au bout (Hinako Sugiura lui a consacré un manga)
5 - Et à 88 ans, sur son futon de mort, il réclamait encore 10 ans pour enfin trouver son style.
Portrait kaléidoscopique de la vie d'un homme, mélangeant anecdotes, intrigues arrangées ou inventées, humour, poésie, émotion, des reproductions de ses oeuvres s'intercalant souvent avec les épisodes de sa vie. Ca se lit comme un épisode de Games of Thrones et j'ai vraiment aimé.
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nathavh
  04 août 2018
Shôtarô Ishinomori nous propose ce gros manga de quasi 600 pages racontant la vie du célèbre maître d'estampes Okusai. Quoi de plus logique de nous la proposer en manga car c'est Hokusai qui est à l'origine de ce support.
On commence par la mort du célèbre peintre, à l'âge de 90 ans, une vie bien remplie car à l'époque à l'âge de 50 ans on était considéré comme un vieillard.
Nous allons et c'est parfois déroutant découvrir la vie et les étapes qui ont forgé l'artiste de celui que l'on nomme le vieux fou de dessin sans chronologie bien précise.
On fait sans cesse des allers-retours dans la vie du maître qui toute sa vie durant n'a connu que la pauvreté et le dénuement.
Maître Sori, plus précisément Tawaraga Sori renonce à son titre à l'âge de 42 ans, il rendra le nom d'Hokusai en référence à la Grande Ourse et ce n'est pas qu'une fois qu'il changera de nom...
Son idée en abandonnant ses noms et de constamment pouvoir se renouveler, développer son art, chercher de nouvelles techniques, de nouveaux supports.
C'est un sacré personnage aimant les femmes, profitant de la vie, se retrouvant souvent sans le sou et vivant dans un réel dénuement. Un homme refusant tout conformiste.
Un parcours intéressant pour celui qui est sans conteste le maître des estampes, la plus connue étant sans doute la vague de Kanazawa et les 36 vues du Mont Fuji.
Hokusai le voyageur parcourait sans cesse son pays à la découverte des paysages et des hommes, de leur nature profonde. Un sacré personnage qui a déménagé plus de 90 fois. Une incroyable énergie créatrice pour une célébrité posthume.
Un manga qui avec humour nous montre les zones d'ombre de sa vie, avec des reproductions de ses oeuvre. Érotisme au rendez-vous, un personnage pas très beau mais ce n'est pas l'essentiel.
Un manga très intéressant.
Plaisir de lecture : 8/10

Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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Nio
  09 décembre 2015
Fascinante biographie que celle-là, surtout venant de Shotaro Ishinomori, mangaka découvert dernièrement et dont je continue tranquillement de découvrir les oeuvres. On pouvait s'y attendre évidemment, l'auteur nous délivre quelque chose de peu orthodoxe, où le prologue et l'épilogue servent à aborder un immense flashback destructuré où chaque chapitre aborde un moment plus ou moins supposé/imaginé de la vie de l'artiste. On bondit alors de 40 ans à 50 pour ensuite aller à 80 puis revenir à 65 ou 55. On remarque même un ou deux chapitres où le style de dessin d'Ishinomori se fait complètement brouillon, comme si l'auteur avait commencé par ces chapitres là pour revenir quelques années plus tard à ce projet avec plus de matière. Cela dit même si ce laisser-aller (Eros X SF n'a nullement ce problème graphique) est un peu surprenant, cela ne gâche en rien le portrait succulent qu'en fait le mangaka.
On a affaire à un artiste bougon, à l'égo parfois démesuré qui sacrifie tout à son art, même sa propre famille, ne vivant que pour le dessin. Un personnage donc pas si éloigné du portrait en filigranne qu'on pouvait apercevoir dans Miss Hokusai, sorti dernièrement en salles. Mais ici, l'artiste est également un homme à femmes qui aiment bien régulièrement "tremper son pinceau" quand il ne repart pas sur les routes avec un ou deux disciples pour une poignée de croquis. le tout agrémenté d'une poignée d'humour et de malice. A travers le portrait de cet artiste cherchant sans cesse à se réinventer même jusqu'à son lit de mort, c'est la condition d'artiste que revendique Ishinomori. Il y a d'ailleurs des conseils presque métaphysiques sur le dessin par moment sans que l'on sache si cela a pu venir de l'expérience d'Hokusai ou de celle du mangaka. Qu'importe, cela reste des plus passionnant.
Ishinomori a de plus l'excellente idée de mêler l'anecdotique à ce qu'on connaît ou imagine savoir. Et de régulièrement entremêler des oeuvres d'Hokusai qu'il redessine pour les besoins de l'histoire comme autant de "marques-pages" historiques ou arrêts hors du temps dans le récit qui nous font d'autant plus entrer dedans. On a donc l'aspect futile et très humain de l'homme d'un côté (femmes, aventures, escapades, enguelades historiques avec son éditeur ou un collaborateur...) et les oeuvres intemporelles de l'autre, qui font le lien.
Et bien sûr à nouveau, des cadrages, des scènes fabuleuses, oniriques et pourtant ancrées dans la réalité de ce que pouvait connaître l'artiste. Il suffit d'un rien, du vent qui passe, d'une formation de nuages, de vagues observées, qui passent par les prismes d'Ishinomori/Hokusai. Et l'ensemble se dévore quasiment d'une traite, si il y avait besoin de le préciser.
Lien : http://dvdtator.canalblog.co..
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zagzaguel
  08 février 2015
Hokusai est un grand maître de l'estampe japonaise, connu dans le monde entier. Shôtarô Ishinomori nous propose un manga one-shot retraçant sa vie de ses 40 ans jusqu'à sa mort.
Pourquoi à ses 40 ans? Car c'est à cet âge qu'il décide de prendre le nom d'Hokusai et de laisser derrière lui son autre nom qui pourtant lui apportait la célébrité. Hokusai a un besoin acharné de renouveau, jamais satisfait de ce qu'il peut faire, toujours à la recherche du meilleur pour se surpasser. Il délaisse sa famille, ses richesse et vit dans le plus grand dénuement.
Ce manga retrace donc les plus grand moment de sa vie, même si parfois il va un peu trop et nous laisse de grands blancs qui nous sont dificiles à combler.
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critiques presse (1)
Sceneario   27 janvier 2015
Le scénario mêle donc une étude très documentée sur le maître, avec de l'humour et un regard sur une période assez méconnu dans l'histoire de l'Art tout en n'épargnant pas non plus son personnage principal !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SphilaptereSphilaptere   06 mai 2019
- Hein ? Bah enfin. Mais alors, maître, à force de passer autant de temps sur la même montagne... finalement... qu'est-ce que vous trouvez à dessiner ? Parce que le fuji, de quelque côté qu'on le regarde, il a toujours la même forme.
- LA MEME FORME ? Si on fait un pas sur le côté il paraît sous une toute autre forme. Pareil si l'on s'avance ou si l'on recule d'un pas, le Fuji se présente toujours sous un autre aspect ! Et puis moi, ce n'est pas le Fuji que je dessine, c'est l'homme ! C'est le temps, que je dessine. C'est pour ça qu'aussi sublime que soit un paysage, si on ne parvient pas à le faire passer dans le regard des gens il perd tout intérêt. Quand on le fait passer dans le regard des gens, c'est comme s'il n'appartenait plus à ce monde et qu'il devenait éternel. Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde.
+ Lire la suite
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zagzaguelzagzaguel   08 février 2015
-" Maître Sôri ...
- C'est Hokusai!
- Hein?
- Oui! Il n'y a plus de Maître Sôri! Je te donne de titre, si tu veux!
- Hein...?!"
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nathavhnathavh   04 août 2018
Et puis moi ce n'est pas le Fuji que je dessine. C'est l'Homme! C'est le temps que je dessine. Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde. ...C'est pour ça qu'aussi sublime que soit un paysage... Si on ne parvient pas à le faire passer dans le regard des gens, il perd tout intérêt. Quand on le fait passer dans le regard des gens..C'est comme s'il n'appartenait plus à ce monde et qu'il devenait éternel... Je peins le temps qui marque de son empreinte chaque instant de ce monde.
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nathavhnathavh   04 août 2018
Ils sont toujours plus compliqués ou plus faciles à croquer qu'on ne pense au départ. Ce sont surtout les gens qui m'intéressent. Prendre une nouvelle toile...réaliser un tableau c'est un peu comme faire un voyage. C'est découvrir un nouveau paysage. Voir ce qui se cache réellement derrière les gestes des gens... c'est formidable ! Mais peindre un personnage...c'est ce qu'il y a de plus difficile en peinture.
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nathavhnathavh   04 août 2018
La nature vit aussi! La vie, la mort... Tout passe par le coeur de l'Homme
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Vidéo de Shotaro Ishinomori
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