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EAN : 9782302078789
56 pages
Éditeur : Soleil (11/12/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Uranie est habitable même si toute forme de vie intelligente semble avoir disparu. Des traces d'une civilisation parsèment pourtant le grand désert et c'est au cours d'une expédition que deux space-marines cyborgs découvrent des cités démontrant l'exceptionnelle avancée technologique de ses habitants. Ils sont aussi interloqués par leur aspect comparable aux grands singes. Lors de fouilles, un scientifique déclenche malgré lui le réveil de ce qui a causé la perte de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  14 décembre 2019
Cela me fait de la peine d'écrire cela, mais au fil du temps qui passe le fossé s'agrandit entre Nicolas Jarry d'une effarante constance et Jean-Luc Istin d'un effrayante inconstance. Non que ce tome 4 soit mauvais, bien au contraire ici c'est plutôt bien fait sur le fond comme sur la forme et je ne peux pas nier que j'ai plutôt bien apprécié finalement. Mais difficile d'applaudir des deux mains un projet bancal où absolument tout est repiqué d'ailleurs sans réel effort pour homogénéiser l'ensemble…
Grosso modo la flotte de colonisation américaine débarque sur une planète abandonnée qui ne l'est pas vraiment. Uranie est la Planète des Singes, sauf que le Skynet local a pris le pouvoir et a décidé de jouer avec les nouveaux arrivants non simiesques. L'alter ego de la Gally / Yoko de Yukito Kishiro est la tête brûlée du bataillon texan commandé par le cyborg Bob Crush, et grâce à Tybot son frère / fils échappé du "Cycle des Robot"s d'Isaac Asimov elle mène une opération commando de haute volée pour empêcher la destruction de ce qu'il reste de l'humanité… Putain, comment voulez que la mayonnaise prenne en mélangeant en 60 pages 4 oeuvres majeures de la Science-Fiction ??? (et j'ai volontairement fait l'impasse sur les twists quasi nanaresques que Jean-Luc Istin a balancé sans même les exploiter, au risque d'inonder d'incohérences l'univers dont censément il doit préserver la cohérence*)
Après l'Europe du Nord, l'Europe du Sud et le Japon, c'est les USA qui sont mis à l'honneur. Ils débarquent sur une planète habitable qui était habitée et qui en l'est plus. Les premiers explorateurs ont pour mission d'en savoir plus sur ce qu'ils s'est passé et ils découvrent très rapidement un message enregistré par les derniers habitants simiesques. Après les private jokes de Jean-Luc Istin sur "La Planète des singes", les humains découvrent que le message enregistré est une conversation en direct : l'IA Akarus leur souhaite bonne chance pour survivre, car elle s'ennuie et tuer les humains constitue l'une de ses rares distractions… (car oui on nous explique qu'il y a un lien entre les indigènes et la civilisation maya et qu'humains et uraniens ont déjà été en contact et que cela a déjà mal fini : ici on reprend des tropes de la franchise "Predator", mais c'est très mal expliqué et très mal exploité).
Donc entre attaques virales, flottes de drones et armées de méca-gorilles et de cyber-kingkong, le bataillon texan doit survivre avant de lancer la contre-attaque. Tout est centré sur Syd Coks, une cyborg née femme-tronc qui a été harcelée et martyrisée toute sa vie dont l'ingénierie et l'informatique sont les passions et la baston sa profession. Si vous n'avez pas reconnu l'héroïne du manga culte "Gunnm", dépêchez-vous de comblez vos lacunes sous peine d'être ridicules… On suit toute sa vie en flashback, à commencer par sa relation entre elle et Tybot l'être qu'elle a créé pour être son frère et qui finalement est plutôt son fils : c'est un être inhumain qui se voit comme un être humain car sa créatrice le perçoit comme tel. Il synthétise et incarne à lui tout seul tous les questionnements qui vont de "Frankenstein" à "Terminator" (mine de rien, il répond à tous les critères du héros universel campbellien alors qu'il n'est pas humain), auxquels le très humaniste et hautement génial Isaac Asimov a consacré toute sa vie. Les petits cercles intellos prout prout se tirent la nouille avec les salmigondis d'Heidegger, de Schopenhauer et autres pseudos philosophes spécialistes en transformation de choses simples en choses compliquées, mais au final il n'y a rien de tel pour réfléchir sur « l'humanité » que de se poser des questions sur « l'inhumanité ». Car plus que Syd Coks, c'est Tybot suit le chemin naguère suivi par Gally / Yoko et c'est misère de misère que son affrontement au sommet avec Akarus soit traité hors-champ !!!
Pour ne rien gâcher, il y a un relationship drama très correct avec le sergent prolétaire tolérant, le troufion aristocratique intolérant (même si on voit venir le dénouement reagano-thatchéro-macronien forcément tragique des kilomètres à l'avance), l'expert en explosif ouvert d'esprit ou le responsable scientifique qui ne comprend rien à rien à ce qu'il arrive parce qu'il est incapable de raisonner en être humain… On reconnaîtra sans peine les équivalents IRL des uns et des autres !
Alors le travail graphique de Louis assisté aux couleurs d'Eber Evangelista est plutôt cool. Mais Jean-Luc Istin continue d'être très / trop bavard, pour preuve cette première planche 100% baston avec 7 cases accompagnées de 12 phylactères presque monologuistes : quand est-ce que tu feras la différence entre art littéraire et art séquentiel, parce que là tu fais du roman graphique alors que tu es censément faire de la bande dessinée… Et on a une dernière planche qui balance 5 twists de ouf en 7 cases qui redistribuent peu ou prou toutes les cartes sans véritable conclusion ! (sans parler du twist de ouf de l'avant dernière page où un non-humain devient humain sans aucune explication) Mais écris des livres bordel de merde ; tu as les bonnes vibes, mais pas les bonnes méthodes...
Et il y a aussi un cahier des charges typiquement hollywoodien qui tirent l'ensemble vers le bas (alors que franchement avec la mise en avant des USA on aurait pu avoir un côté multiethnique vu que les USA sont un pays d'immigrations quoique les WASP suprématistes en disent, mais au contraire on est dans les Images d'Épinal mainstreams avec des texans unicolores nationalistes) :
- les Américains doivent toujours être dans le camp des gentils même si ce qu'on raconte n'a ni queue ni tête...
- les Américains doivent toujours gagner, en dépit du bon sens, et ce même si ce qu'on raconte doit avoir ni queue ni tête
- les Américains doivent toujours disposer de la technologie la plus avancée même si ce qu'on raconte doit avoir ni queue ni tête…
Si Jean-Luc Istin suit servilement le cahier des charges hollywoodien, il ne mérite plus que le goudron et les plumes ! Alors certes il avoue avoir eu le plus grand mal à accoucher d'un scénario, mais j'ai envie de dire « passe la main »… Les changements opérés sont tels qu'il a fallu changé l'illustration de couverture, du coup on a une saison 1 avec un vilain petit canard qui n'est même pas capable d'être raccord avec le reste de la série parce qu'états d'âme de Jean-Luc Istin obligent il a fallu mettre en avant un fort putassier méca-gorille digne des pires Séries Z yankee !
* Cela fait 3 tomes qu'on nous explique que l'humanité doit conquérir les étoiles parce qu'elle a préféré l'hypercapitalisme reagano-thatchéro-macronien qui a détruit la planète plutôt que sa propre survie (j'ai presque envie de dire « bien fait pour elle »), et là on nous balance que l'humanité a dû s'expatrier parce que plus puissant qu'elle a pris sa place… Soupirs...
Lien : http://www.portesdumultivers..
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tchouk-tchouk-nougat
  23 janvier 2020
La colonie venant des Etats-Unis s'approche de leur exoplanète devant les accueillir : Uranie. Sur cette dernière il existe les vestiges d'une civilisation éteinte et on envoie sur place quelques scientifiques, escorter par de nombreuses unités militaires, pour faire la lumière sur l'origine de l'extinction de l'espèce.
Le 4e tome de Conquêtes m'a moins passionné que les autres tout d'abord à cause de personnages que j'ai trouvé caricaturaux et peu sympathique. L'héroïne, Coks, est une cyborg qui est parfaitement agaçante. Elle est la meilleure en tout, en combat, en informatique, en piratage, en robotique, etc et, bien sur, la plus intelligente puisque c'est elle qui trouve toujours la solution à tout. Cette supériorité lui permet d'être grossière et antipathique avec tout le monde en dehors de son "frère", un robot créé entièrement par elle et donc là aussi le plus abouti. Les quelques brides du passé livrés pour faire pleurer dans les chaumières n'aident même pas à nous sentir proche d'elle. Pour les soldats qui gravitent autour d'elle, ils sont tous au ras des pâquerettes : le cliché du soldat américain : une grosse brute qui frappe d'abord et cause ensuite et encore que pour dire des conneries et des grossièretés.
Au niveau de l'histoire, ça aurait pu être pas mal mais j'ai l'impression que l'auteur a voulu mettre trop de choses et donc il y a plein de détails qui ne font pas aboutis, voir qui sont abandonnés en cours de route. A tel point que je me suis demandé si c'est parce que les auteurs comptaient faire un second cycle sur les mêmes planètes.
Les colons s'aperçoivent qu'Uranie est en fait une "planète des singes" et que ceux-ci se sont fait la guerre par intelligence artificielle interposée. Sur place il ne reste plus que la méga intelligence artificielle qui s'ennuie à mort depuis la disparition de ses créateurs et donc elle va s'amuser avec les nouveaux arrivants.
Au niveau du dessin on a quelque chose d'agréable et dynamique sans sortir du type soleil de cette série.
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gyselinck_dominique
  18 décembre 2019
Pour Syd, la vie s'est tout de suite traduite en galère pas possible, et ce avant même sa naissance.
Il était clair qu'elle allait naître sans membres, mais pour ses parents, c'était le fruit d'une longue attente déjà, et sans garantie que cela puisse se représenter à eux.
Pour leur bébé-tronc, ils auraient tout l'amour du monde, à n'en point douter, mais le regard des autres... ça c'était une autre histoire.
Très tôt, Syd avait dû apprendre à subir, encore et encore, insultes, moqueries et on en passe.
Mais pas besoin de membres pour remplir une tête.
Alors sans trop en avoir l'air, et vu le peu de moyens dont disposaient ses parents, elle allait très vite apprendre à se fabriquer ses membres elle elle-même et devenir ce que les autres qualifieraient très vite de "saleté de cyborg".
Les prothèses bon marché... bof.
Celles de bonne qualité coûtaient... un bras.
Mais avec ses talents en informatique, pour ne pas dire de piratage, aller dans les fichiers de l'armée pour y dénicher de bonnes idées avait été assez simple pour Syd.
Avec des bras et des jambes, la vie était nettement différente, et ceux qui osaient encore se moquer d'elle allaient très vite en faire les frais...
Un sale caractère, bagarreuse, insolente... beaucoup de mots pour quelqu'un qui veut juste qu'on lui foute la paix.
A la mort de ses parents, son monde affectif s'écroule et si elle arrive à créer Tybot, un robot à son image c'est dans l'armée que son avenir se jouera.
Non pas comme informaticienne comme tout aurait pu le laisser présager, mais bien dans un bataillon de combat, et certains... désagréments refont très vite surface.
Mais voilà qu'Uranie est en vue.
Une planète inhabitée qui pourrait très bien accueillir la colonie terrienne.
Des vestiges de villes, soit...
Une faune un peu limite, mais on a ce qu'il faut pour se nourrir de "synthèse"..
L'endroit est chaud et assez désertique, soit...
Mais ce qui pose question, ce sont tous ces impacts sur les mur de la ville
Cette planète est peut-être "abandonnée" mais on s'y est battu, et lourdement et ça... foi de militaire, ça sent pas bon...
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Commenter  J’apprécie          50
MarquePage
  18 mars 2020
Conquêtes est une très bonne série.
Ce tome ci est un peu en deçà des autres. Nous avons toujours cette histoire de base sur l'invasion d'une nouvelle planète avec le conflit des autochtones. Qui cachent des réflexions sur l'avenir de notre Terre et la nature de l'Homme. Ici pas de notion d'écologie. Mais plutôt sur l'acceptation des différences, l'intolérance. Avec toute une notion sur l'IA. J'aime un peu moins.
De plus si Coks est complexe et attachante par son côté forte, combattante mais pas insensible, elle a un côté génie un peu agaçant.
Les dessins sont efficaces et agréables.
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croix59
  29 décembre 2019
Série intéressante sur la colonisation et ses méfaits.
Ici une jeune soldate à moitié cyborg affronte une IA particulièrement acharnée à défendre sa planète sur laquelle vient d'atterir toute une armée, celle des USA pour ce tome.
Pas beaucoup de personnage sympathique y compris Syd l'héroine qui sait tout faire, se battre, programmer des robots, affronter l'IA...certains soldats sont vraiment bas de plafonds...Bref le concept reste intéressant mais il y a quand même pas mal d'invraisemblances dans ce scénario.

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critiques presse (1)
Sceneario   17 décembre 2019
Ce quatrième tome est une excellente lecture, du très bon space-opera, qui fait passer un message sous le couvert du divertissement. Istin et Louis placent la barre assez haute avec ce tome que je vous recommande chaudement.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   15 décembre 2019
- Se faire une place… Exister. Être reconnu. Certains veulent devenir célèbres. D’autres veulent diriger. Moi, je n’ai jamais voulu qu’une seule chose. Qu’on me foute la paix, qu’on m’oublie. Et alors quoi ? J’ai dû en demander trop. Depuis que je suis gosse, faut toujours qu’un gros bouffon vienne me chercher des crosses.
Commenter  J’apprécie          140
AlfaricAlfaric   17 décembre 2019
- Pourquoi les gosses sont-ils aussi cruels ? En fait, il n’y a pas que les gosses. Les adultes sont les mêmes, en pire.
Commenter  J’apprécie          170
meygisanmeygisan   22 mars 2020
Je suis un monstre à demi humain amélioré technologiquement. Un hybride, un transhumain.
Et cette différence, ça titille, ça les intrigue, ça les bouleverse, ça les révolte, ça les fait flipper.
Commenter  J’apprécie          40
gyselinck_dominiquegyselinck_dominique   18 décembre 2019
Toute civilisation sapiens avancée répond aux mêmes nécessités qu'une autre :
Apporter l'eau chez-soi, évacuer la merde et la pisse !
Commenter  J’apprécie          30
MarquePageMarquePage   17 mars 2020
Ce qui compte, c'est qui tu es et non ton apparence, Tybot. N'oublie jamais ça.
Commenter  J’apprécie          10

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