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EAN : 9791032703793
Éditeur : Editions Ki-oon (24/01/2019)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 134 notes)
Résumé :
À l'institut Cherryton, herbivores et carnivores vivent dans une harmonie orchestrée en détail. La consommation de viande est strictement interdite, et les dortoirs sont séparés en fonction des régimes alimentaires. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes... mais la culture ne peut étouffer tous les instincts. Quand le cadavre de l'alpaga Tem est retrouvé déchiqueté sur le campus, les méfiances ancestrales refont surface !

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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
garrytopper9
  02 février 2019
Je vais être clair, j'ai adoré cette lecture ! Moi qui me plaint souvent que certains titres sont trop souvent déjà-vus, qu'ils se ressemblent tous, qu'il n'y a pas de prises de risques, j'ai été comblé avec ces deux premiers tomes.
Plusieurs choses m'ont accrochées dès le départ, à commencer par le style graphique. J'adore l'effet crayonné, parfois un peu brouillon, cela rend le tout assez fantastique. de plus, la force première de la mangaka réside dans les expressions faciales de ses personnages et dans la gestuelle de leur corps. On sait immédiatement ce que ressentent les personnages et plus particulièrement Legoshi (le loup), s'il a peur, s'il ne veut pas se faire remarquer, ou si au contraire, il sort les crocs. Visuellement, ce titre est vraiment superbe.
L'histoire est intéressante car l'on a deux camps qui s'opposent (Carni vs Herbi) mais jamais la mangaka ne tombe dans un discours écolo ou moralisateur. Il est logique que dans l'univers de Beastars, le fait de manger de la viande soit interdit, car cela reviendrait à manger ses voisins ^^ Cela fait donc, de base, des clivages, mais l'institut essaie au mieux de guider tous ses élèves sans qu'ils renient pour autant leur nature.
Et on voit clairement que c'est difficile pour les deux camps. Les Herbi ont souvent un peu peur quand un Carni s'énerve, et de fait, les Carni doivent être toujours sur le qui-vive pour prouver qu'ils sont des gens biens. Legoshi et Louis représentent d'ailleurs très bien les deux faces de la société, et pour Louis, le fait de vouloir être le Beastar semble être un but ultime afin de se hisser au dessus de tous.
D'ailleurs, on peut dresser un parallèle supplémentaire avec notre société car on peut assimiler le Beastar à ce qui se fait déjà dans les Universités Américaines avec leur vaste réseaux d'influences qui font qu'on retrouve souvent des présidents ou des personnages puissants qui sont issus de prestigieuses fraternités (ou sororités) universitaires.
Beastars est donc un vrai coup de coeur, qui bouscule les codes des genres et qui propose un récit adulte dans un milieu pourtant scolaire, avec des meurtres, des réputations, des ragots, des sournoiseries, et plus que jamais, des personnages qui essaient de trouver leur place dans la société et de s'accepter tels qu'ils sont.
Lien : https://chezxander.wordpress..
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Rickola
  26 janvier 2019
(Cette critique concerne les deux premiers tomes)
Il était difficile cette semaine de passer à côté de la sortie des deux premiers volumes de Beastars, aux éditions Ki-oon. En effet, l'éditeur a mis le paquet pour faire de cette sortie un événement à la hauteur du manga en question, premier de son auteure Paru Itagaki, auréolé d'un beau succès puisque son onzième tome arrive prochainement au Japon et qu'il a déjà décroché de nombreuses récompenses. Et pour fêter comme il se doit l'arrivée de ce petit phénomène en France, Ki-oon a eu la bonne idée de nous proposer les deux premiers volumes le même jour. Qu'en est-il donc de cette histoire d'animaux aux comportements humains ?
À l'institut Cherryton, herbivores et carnivores vivent dans une harmonie orchestrée en détail. La consommation de viande est strictement interdite, et les dortoirs sont séparés en fonction des régimes alimentaires. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes… Mais la culture ne peut étouffer tous les instincts. Quand le cadavre de l'alpaga Tem est retrouvé déchiqueté sur le campus, les méfiances ancestrales refont surface !
Nous suivons donc le loup Legoshi, élève de première à l'institut, et éclairagiste du club de théâtre, fortement soupçonné par ses camarades d'être l'auteur du meurtre. En effet, malgré sa timidité et son air réservé, il n'en reste pas moins un loup et certains pensent que ses instincts de prédateur pourraient avoir pris le dessus. Dans ce climat assez pesant, nous suivons principalement dans ces deux premiers tomes les membres du club de théâtre, dont Louis, un cerf et la véritable vedette du club, se préparant pour le rôle de sa vie.
L'auteure qualifie elle-même son manga de « récit sur l'humanité, et tous les personnages sont des animaux ». La quatrième de couverture nous rappelle également que nous sommes là face à une allégorie de notre société, ce qui a très clairement guidé ma lecture de ces deux premiers tomes. En effet, je cherchais dans les différents développements le moindre détail qui me permettrait d'établir une correspondance avec notre monde et avec les comportements humains. Et de ce point de vue, ces deux premiers tomes se révèlent déjà très riches.
L'univers se dévoile très rapidement, et permet d'appréhender l'organisation sociale de l'institut ainsi que les règles qui le régissent. Car comme précisé plus haut, la consommation de viande est interdite dans cet univers afin que les « carni » et les « herbi » puissent vivre ensemble, ce qui ne va pas sans quelques problèmes qui sont déjà évoqués à plusieurs reprises puisque certains animaux doivent taire leur instinct pour respecter ces règles., à l'image de Legoshi, le personnage principal sur lequel je reviendrai par la suite.
On voit durant ces premiers tomes la façon dont s'organise la vie quotidienne des élèves, la façon dont les repas sont élaborés pour répondre aux besoins à la fois des carni et des herbis. On nous présente également le principe de l'éco-journée. Deux fois par semaine, tous les animaux, en fonction de leur espèce doivent passer une heure dans une pièce adaptée à leur biologie afin de les aider à supporter le quotidien. Ainsi, ce simple détail est lourd de sens puisqu'il met bien en avant le fait que les animaux doivent lutter contre leur nature, ce qui est selon moi la thématique principale du récit pour le moment. La notion de Beastar est également abordée (et risque d'être un élément clé de l'histoire). le titre de Beastar permet de commander à tous les élèves, quel que soit son espèce, et les Beastars deviennent les leaders de la société par la suite. On voit ici clairement l'équivalent dans nos sociétés humaines…
Tous ces éléments permettent également de crédibiliser l'univers. En expliquant le quotidien au sein de l'institut, on est enclin à croire au monde développé ici, renforçant le sentiment d'immersion et donnant envie d'en voir davantage. C'est un des points qui frappe dans ces deux premiers tomes : l'auteure fait preuve d'une aisance étonnante pour à la fois développer un début d'intrigue, poser très naturellement les bases de son univers, et caractériser ses personnages.
Car s'il y a bien une qualité que je mets au-dessus des autres dans ces premiers tomes, c'est la caractérisation des personnage, et en particulier de Legoshi. Étant le personnage principal, c'est à travers ses yeux que l'on voit le monde, et ses pensées sont celles que l'on partage le plus (même si on a également droit à de bribes concernant les autres). Or, Legoshi est passionnant. C'est un loup, mais également un adolescent (il a 17 ans). Il se retrouve dans cette période où l'on se cherche, où l'on peut avoir du mal à assumer ce qu'on est et où on peut se mettre facilement en retrait. Et c'est en l'occurrence ce qu'il vit, sa condition de loup fait qu'il effraie les autres. Il peut même en agacer certains (notamment le cerf Louis, qui ne supporte pas qu'un de ses prédateurs naturels s'écrase comme il le fait). On pourrait résumer le personnage en disant que c'est quelqu'un de visiblement gentil et sensible, mais qui a peur de sa nature profonde de violent prédateur.
Et cette nature est mise en avant d'une façon absolument brillante dans le premier tome, lorsqu'il se retrouve de nuit à surveiller l'entrée du gymnase alors que des camarades à lui y sont pour répéter. Il se met à sentir l'odeur d'un autre animal (une lapine) et n'arrive pas à s'empêcher de se jeter dessus. À ce moment-là, il se retrouve en lutte avec une petite voix matérialisée à l'image sous la forme d'un petit bonhomme, qui prend de plus en plus d'ampleur jusqu'à devenir un immense loup. Il s'agit bien évidemment de l'illustration de son instinct qui prend le dessus. Il sera fort heureusement interrompu et ramené à la raison avant d'avoir pu commettre l'irréparable, mais il aura quand même blessé le bras de la lapine.
Cette scène est clairement celle qui m'a le plus marqué car elle développe un sous-texte passionnant selon moi. J'ai expliqué au début de l'article que je lisais en recherchant des correspondances avec les comportements humains et notre société, et en l'occurrence je n'ai pas pu m'empêcher de voir cette scène comme une agression sexuelle. Comme si Legoshi était l'incarnation d'un prédateur sexuel sur le point de commettre un viol. Il n'est pas allé au bout fort heureusement, mais sa réaction ensuite montre qu'il se dégoutte d'avoir failli céder à ses pulsions sexuelles. La différence de gabarit entre les deux personnages et la façon dont Legoshi tient sa proie me donne même l'impression qu'il pourrait être question de pédophilie (ce qui concorde d'autant plus que certains pédophiles expliquent être dégoûtés d'eux-mêmes et de leurs pulsions qu'ils n'arrivent pas à contrôler). Ceci rend la scène vraiment puissante émotionnellement et marquante.
Mais Legoshi n'est pas le seul personnage à bénéficier d'un traitement de premier choix, je dirai même qu'aucun personnage important n'est mis de côté pour le moment. Louis est par exemple très intéressant et va surement bénéficier de développements conséquents par la suite. On sent le personnage qui souffre de la trop grande attention qu'il attire et de la pression que ça engendre chez lui (au point de le rendre un peu fou ?). Et enfin, la fameuse petite lapine agressée par Legoshi, qui se nomme Haru, est également un personnage qui m'a beaucoup touché.
Le chapitre 4 est un petit flash-back qui revient sur elle alors qu'elle est entre les griffes de Legoshi (je le précise car le situer ici n'est pas anodin, vous verrez). Elle est une lapine de race totalement banale, contrairement aux lapins arlequin qui ont tendance à la martyriser. Au-delà du discours sur le mépris de classe, elle se fait également malmener car elle a tendance à coucher avec beaucoup de garçons, et a une mauvaise réputation à cause de ça. Ainsi, montrer cet élément en même temps que la séquence d'agression, où elle se laisse faire en espérant qu'il la mange vite, met en avant la culpabilité que l'on cherche injustement à faire ressentir aux personnes victimes d'agression sexuelle. Et le comportement de Haru lors de sa première rencontre de jour avec Legoshi développe encore davantage les problèmes de la lapine.
Legoshi va la voir pour demander des roses pour le club de théâtre (elle fait partie du club de jardinage). Et alors qu'il lui donne un coup de main pour jardiner, il s'aperçoit tout d'abord qu'elle a totalement oublié son agression, comme s'il s'agissait d'un événement tellement traumatisant que son esprit a préféré l'éluder. Mais il va également se retrouver dans une position très délicate puisqu'elle va vouloir le remercier en lui proposant du sexe. Elle va se dévêtir devant lui et il s'enfuira alors qu'elle tentera de lui enlever son pantalon. Ainsi, il semblerait que Haru souffre de problèmes liés à la sexualité, ce qui rend d'autant plus pertinente la métaphore du viol lors de son agression par Legoshi.
Ces thématiques et ces développements de personnages m'ont particulièrement étonné et ont grandement contribué à l'impact de ces deux premiers tomes. J'ai d'ailleurs passé sous silence plusieurs autres éléments et thématiques car j'ai peur de vous perdre en route. le mieux serait de lire à votre tour ces deux premiers tomes de grande qualité.
Avant de conclure, un petit mot sur le travail d'édition de Ki-oon, qui est comme à l'accoutumée d'excellente qualité. Les jaquettes bénéficient de magnifiques illustrations mises en valeur par un effet de relief sur les personnages que je trouve très plaisant. Et surtout, la traduction d'Anne-Sophie Thevenon est absolument brillante, remplie de jeux de mots et d'expressions qui utilisent le champ lexical animalier. Je vous laisse les découvrir, c'est un régal !
En résumé, c'est lorsque l'on a les plus grosses attentes que la déception risque le plus d'être au rendez-vous. Mais dans le cas de Beastars, nulle déception puisque le récit, bien que très différent de ce à quoi je m'attendais, dévoile dès ces deux premiers tomes une grande richesse. Les thématiques sont déjà très variées, des plus attendues aux plus originales. C'est d'ailleurs sur ces dernières que j'ai souhaité me focaliser, car elles m'ont particulièrement touché. Ainsi, l'attente avant le troisième tome sera dure, mais heureusement, on pourra se replonger avec plaisir dans les deux premiers pour mieux en extraire toute la richesse et la profondeur. On a en tout cas les premières graines d'une future grande oeuvre !
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Under_the_Moon
  24 juillet 2019
Une école où herbivores et carnivores se côtoient dans une ambiance vegan. Idée utopique et potentiellement pousse au crime ; c'est d'ailleurs la douloureuse expérience que fait un alpaga à l'ouverture de l'ouvrage. Quand au coupable... il ne le crie pas sur tous les toits mais ne semble pas non plus décider à faire son mea culpa.
Cela reste un tome d'introduction, donc il se passe peu de choses finalement, la mangaka nous présente surtout ses personnages et le contexte dans lequel ils évoluent et les enjeux qui les animent.
L'originalité graphique de cette série, c'est les traits de Paru Itagaki qui s'apparentent bien plus à de la bande dessinée occidentale qu'à du manga - certes, Jirô Taniguchi l'a fait avant, mais cet élément mérite d'être signalé.
Derrière le scénario un peu simple, plusieurs questions pourront amener les jeunes à réfléchir ; l' "excuse" de l'anthopomorphisme ne tiendra pas longtemps, après un bon entrainement à coups de fablesDe La Fontaine personne ne s'y tromperait !
Une série originale qui trouvera sans doute son public d'amateurs.
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orbe
  16 février 2019
Dans les dortoirs, les carnivores sont séparés des herbivores. Mais ils se retrouvent tous ensemble dans différents lieux comme la cantine, les extérieurs mais aussi le club de théâtre.
Legoshi, est un loup. Mais il refuse pour autant d'écouter sa nature profonde et vie une existence tranquille voire effacée. Technicien, il évite toujours le regard et l'attention des autres.
Mais parès le meurtre de son ami l'alpaga, il fait parti des suspects...
Un manga original par l'ambiance de thriller psychologique qu'il développe. Il est vraiment difficile de saisir les contours de l'identité des personnages qui se révèlent souvent particulièrement complexes.
J'ai beaucoup aimé Legoshi qui cherche toujours à rester invisible et paraît en empathie avec chacun mais qui doit en même temps lutter contre ses instincts.
La trame du meurtre n'a pas réellement avancé et il n'est même pas certain que cela soit vraiment au centre de l'histoire.
Le second volume se penche sur la figure de Louis, charismatique et lumineux mais qui lui aussi va révéler sa part de doute et de ténèbres.
Reste le personnage étonnant du lapin nain femelle qui fait tourner la tête de toutes les autres bêtes.
A suivre !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Shaynning
  18 octobre 2020
Je sors très enthousiaste de ma lecture, qui me rappelle les univers anthropomorphiques de la Bd "Blacksad" et du film de Pixar "Zootopia", quoique ce dernier est une meilleure référence, car il aborde également la vie collective entre proies et prédateurs.
Nous suivons Legoshi, adolescent de 17 ans et d'espèce prédatrice, à savoir le loup gris. Ce grand personnage a néanmoins une nature timide, a du mal à s'exprimer et souhaiterait bien ne pas être étiqueté en fonction de son espèce. Ceci-dit ce n'est pas le seul. Dans son monde, la paix entre carnivores et herbivores semble bien fragile et repose sur une cohabitation plus ou moins réussie, ou les préjugés abondent et les apparences sont trompeuses. On aura tôt fait de prendre le gentil Legoshi pour un être au potentiel de violence évident, l'élégant Louis pour un fier représentant de l'école motivé par l'altruisme et la petite Haru pour une lapine dévergondée et fragile. Il y a sans doute un peu de vrai là-dedans, mais on est loin du compte et c'est ce qui est bien de la série.
Les choses se corsent dès le début: un alpaga nommé Tem est tué et dévoré. La communauté scolaire est choquée, mais pour le Club de théâtre dont faisait parti Tem, c'est la consternation. Comme Legoshi connaissait le jeune alpaga et lui-même étant un membre dans l'équipe technique, on commence même à porter des soupçons à son endroit. Pour l'heure, néanmoins, il faut préparer la pièce qui sera présenté aux futurs élèves, ce qui inclut de devoir remplacer Tem.
Le premier tome rend bien cet univers intriguant où cohabitent toutes sortes d'animaux. Tout comme l'a fait Zootopia, Beastars garde certains éléments réalistes, telle le respect des divers tailles en présence et les impondérants que cela occasionne. Également, il y a la fameuse question de la nourriture. Dans cette société "civilisé", les carnivores ne mangent plus de viandes, compensant en mangeant des oeufs, des insectes et du pain, mais le tabou ultime demeure le fait que les carnivores ont toujours faim de viandes et que cette viande se promène près d'eux sous forme de collègues, de camarades et de professeurs. C'est donc l'un des enjeux principaux dans l'histoire: Legoshi, loup de sa condition, va t-il parvenir à dompter ses instincts primaires? Peut-on dompter sa nature?
J'ai bien aimé le personnage de Louis, le cerf rouge, qui semble plus "prédateur" que Legoshi. C'est un personnage rusé, intelligent, mais aussi clairement complexé, voir torturé.Ça promet des péripéties psychologiques dans le futur!
J'ai bien aimé l'assurance de Haru, qu'on traite allègrement de traînée, mais qui sait se défendre.
Bref, niveau personnages, on a une sacrée brochette de personnalités, qui vont forcément entrer en collision à un moment ou à un autre. Juste avec eux, on ne s'ennuiera pas.
Niveau action, je dirais que cela va venir d'avantage dans le tome 2, avec la pièce de théâtre, notamment. le premier tome permet surtout un tour d'horizon sur les personnages principaux, l'univers en présence ( qui est plus complexe qu'il n'y parait) et la trame de départ ( un herbivore tué pour être mangé).
Pour en être rendu au 3e tome, je peux affirmer que cette série me plait. Entre le drame, il y a aussi des scènes du quotidien qui mettent en relief le monde de ce manga. Entre l'action, il y a la réflexion. C'est donc une série bien calibrée, qui est ludique tout en étant philosophique et psychologique.
Je me suis rapidement attachée aux personnages et à ce monde anthropomorphique. J'apprécie le sens du détail de l'auteur, tant sur les objets que sur l'organisation de son univers.
Pour le dessin, disons que je me suis habitué au style un peu gribouillé que je vois pour la première fois, mais le dessin prend en gallon dans les autres tomes. Les jeux d'ombres et lumières sont intéressants, ceci-dit.
Une belle trouvaille au rayon shonen!
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critiques presse (6)
LeMonde   09 avril 2019
La jeune mangaka Paru Itagaki livre une critique de la société et des rapports entre dominants et dominés au sein d’un pensionnat à l’anglaise peuplé d’animaux.
Lire la critique sur le site : LeMonde
BDZoom   28 février 2019
Beastars, c’est un peu le reflet de la société. Il y a les bons, il y a les méchants. Ils ont ceux que l’on pense gentils et il y a ceux qui font peur sans raison. Derrière ces stéréotypes se cache une vérité bien plus complexe que ce manga sait exploiter sans tomber dans le mélodrame facile. Paru Itagaki signe là une œuvre remarquable qui mérite amplement son succès au japon et peut être maintenant en France. En plus d’une histoire qui tient la route et qui sait évoluer intelligemment, elle est embellie par un dessin d’une clarté rare.
Lire la critique sur le site : BDZoom
ActuaBD   06 février 2019
Un manga aux traits fins, fluides, légers dans un contexte complexe. Paru Itagaki soigne sa qualité graphique d’un trait qui contraste avec la torture psychologique des protagonistes principaux : la peur d’être un monstre, d’être une victime, d’être soi-même.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   25 janvier 2019
Avec son dessin faussement simple qui peut passer du mignon au terrifiant au détour d’une case, le bestiaire de Paru Itagaki a du cachet [...] Le très bon rendu des animaux et des décors élégamment exécutés vibre entre crayonné et sensibilité. On n’avait plus pris un tel plaisir à lire et admirer un récit d’animaux anthropomorphes depuis Blacksad !
Lire la critique sur le site : BoDoi
Actualitte   24 janvier 2019
Poétique, cruel, différent, intriguant voire angoissant, Beastars est définitivement d'un genre unique. Ce manga qui dépasse la métaphore animale de la société devient presque malsain tant il est plein de comportements calculateurs.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDGest   18 janvier 2019
Cette allégorie fine et complexe se partage entre mystère, drame et thriller, le tout, sur fond de théâtre. Avec onze tomes déjà sortis au Japon où elle a été multi-primé, Beastars se révèle une très bonne surprise de ce début d'année. Le plaisir ne fait que commencer !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Erik_Erik_   15 octobre 2020
Le bonheur n'est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l'imperfection.
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MinimouthlitMinimouthlit   25 mai 2019
Beastars séduit d’emblée par son graphisme très particulier qui diffère de ce qui se fait habituellement en manga. Paru Itagaki a un style bien à lui et qui mélange à merveille les caractéristiques des animaux et les attitudes des humains. On est ainsi complètement émerveillé par son coup de crayon à la fois si réaliste… et si absurde. Quant aux émotions humaines, il parvient à les retranscrire avec une facilité déconcertante dans son dessin. Ainsi, la posture et les bras ballants de Legoshi trahissent sa gêne et sa timidité, la tête haute et le dos droit de Louis, le cerf, mettent en lumière son charisme débordant, le regard malicieux et le petit sourire de Haru, la lapine, témoignent de l’attitude rebelle et revêche qu’elle doit adopter pour pallier sa petite taille. Chaque animal a sa personnalité propre qui se ressent au premier coup d’oeil.

L’histoire ensuite vient parfaire le coup de crayon de Paru Itagaki. On va suivre le cheminement de Legoshi, ce jeune loup en pleine adolescence peu sûr de lui et qui tente tant bien que mal de se fondre dans la masse en réprimant ses instincts de carnassier. Il est, dès lors, toujours en proie à un combat intérieur très violent qui oppose ce que la société attend de lui et ce qu’il est vraiment. Un combat intérieur qui sera sans aucun doute le fil conducteur de cette série toujours en cours et qui risque de prendre de l’ampleur étant donné que le jeune loup semble éprouver des sentiments pour… une lapine. Mais Legoshi n’est pas le seul en proie à des questionnements, car tout autour de lui c’est une série d’animaux qui s’interroge sur leur identité, leurs désirs et leurs rêves.

Véritable allégorie de notre monde, Beastars aborde avec justesse les thèmes inhérents à l’adolescence qu’il s’agisse de la sexualité, du harcèlement, ou encore de la découverte de soi et de sa place dans la société. Un manga hors-norme qui va faire sans conteste parler de lui et c’est tant mieux ! On attend d’ailleurs avec impatience l’anime qui sera disponible sur Netflix à la fin de l’année !
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SphilaptereSphilaptere   15 juillet 2020
- Qu'est-ce qui se passe ? Ca en fait de l'agitation, dès le matin.
- Tem l'alpaga a été assassiné - dans l'amphi ! La police suspecte un des carnivores de l'école.
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beamag87beamag87   22 février 2019
-Est-ce que les autres petits animaux sentent aussi parfois leur corps entier trembler... au rythme des battements de leur propre coeur?
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CapitaineBaptCapitaineBapt   05 avril 2019
Tem, un alpaga, a été attaqué et tué par un carni de l'école. Dans notre monde, c'est le plus grand des tabous ! Personne n'a vraiment envie d'aborder le sujet et les ténèbres insondables qui affleurent à la surface du quotidien.
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