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EAN : 9782365693516
384 pages
Éditeur : Editions Les Escales (14/03/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Un siècle sépare Teresa et Elizabeth. Pourtant lorsque Teresa disparaît, les lettres d'Elizabeth pourraient bien offrir la clef de ce mystère.

La mystérieuse Teresa Mendieta, gérante d'un hôtel situé sur la Costa Brava, a disparu sans laisser de traces. Philippe, son ancien maître d'escrime, tente désespérément de la retrouver et interroge ses proches, tissant au fil des témoignages le portrait d'une femme complexe.
Sa disparition pourrait-elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  05 mars 2019

Le décor, un hôtel en faillite sur la Costa Brava, un siècle d'Histoire et deux destins de femmes inextricablement liés. Lorsque Teresa découvre une vieille boite en fer blanc remplie de lettres jaunies, la jeune femme devine que cette correspondance, ce journal intime va l'aider à vivre et surtout à s'accepter et supporter la vie qu'elle s'est choisie.
Une vie solitaire et entièrement dévouée au bon fonctionnement de l'hôtel des quatre Horloges et de son restaurant. Pourquoi une existence se mesure-t-elle toujours à l'aune de la tragédie et Teresa et Elisabeth savent ce que souffrir veut dire.
D'aller en retour dans la vie de Teresa et d'Elisabeth c'est toute l'histoire de la Catalogne qui se dessine, on croisera quelques anglais, des hippies mais aussi furtivement Tennessee Williams, Truman Capote et même un peintre célèbre travaillant à Figuéras venu en voisin.
Après La Vie quand elle était à nous (Albin Michel, 2015), D'Elizabeth à Teresa est son second roman traduit en français.
Tendre et douloureux récit d'apprentissage féministe, roman générationnel et historique à l'architecture travaillée,« D'Elisabeth à Teresa » est aussi un très beau portrait de femmes et le chroniqueur totalement séduit se demande pourquoi l'éditeur n'a pas préféré traduire le titre original : « Cuando aparecem los hombres »!
Un beau roman fort et bouleversant.
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Cigale17
  08 août 2020
Teresa est propriétaire d'une belle maison dont sa mère, Angela, avait hérité. La maison a été transformée en un hôtel qui connaît des difficultés en raison de la crise et que Teresa envisage de fermer. Elizabeth Babel a vécu dans cette même maison qu'elle a léguée à Angela. En fait, Elisabeth est la soeur adoptive du grand-père de Teresa. Sourde et par conséquent, à l'époque, muette, elle tenait une sorte de journal sous forme de lettres qu'elle s'adresse à elle-même. Teresa a trouvé les lettres d'Elizabeth. Elle les lit et les relit, y puisant du courage et s'étonnant des parallèles qui existent entre leurs expériences de femmes à presque cent ans d'écart.
***
Une construction à la fois claire et complexe comme je les aime ! Dans ce roman en trois parties, des narrateurs différents se partagent le récit. À la première page, un narrateur à la première personne, dont nous ne connaissons pas l'identité, nous fait comprendre que Teresa a disparu. Est-elle morte ? On suppose que c'est lui qui continue à raconter, à la troisième personne, dès la page suivante, le présent ou le passé récent de Teresa Mendieta. Toujours dans la première partie, Elizabeth s'adresse à elle-même des lettres, un peu comme si elle tenait un journal, mais très irrégulièrement. Pour sa part, Teresa raconte ses souvenirs d'enfance, d'adolescence et de jeune adulte à la première personne. Est-ce bien elle qui parler? Dans la deuxième partie, plusieurs autres narrateurs se succéderont : ils sont parmi les derniers à avoir vu Teresa. le narrateur du début, dont on connaît maintenant l'identité, réapparaîtra à la première personne dans la troisième partie du roman. J'espère ne pas donner l'impression d'une grande complication : la lecture de ce roman n'est pas difficile et les changements de narrateurs extrêmement naturels et fluides.
***
J'ai bien aimé ce roman que je trouve résolument féministe en raison du regard que porte l'auteure sur ses personnages tant féminins que masculins. le courage, l'indépendance, la détermination et la volonté que manifestent Elizabeth et Teresa, leur passion commune pour l'escrime, les épreuves et les déceptions amoureuses qu'elles vivent en font deux femmes remarquables, chacune à son époque. le personnage d'Angela, sorte d'archétype de la jeunesse dorée des année 70, se révèle parfois touchant, parfois très dérangeant, et certains des protagonistes la jugent sévèrement. L'intrigue se partage entre l'Espagne, la France et le Pays basque. J'ai dû consulter Wikipédia pour savoir qui était Sabino Arana sur la tombe duquel défilent des centaines de personnes chaque année…
***
Lu dans le cadre du prix des Lecteurs de Cognac 2020
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Nuageuse
  15 juin 2019
Il y a bien un thème qui se poursuit dans mes lectures : le handicap.
Elisabeth Babel est sourde-muette . Ses lettres, qui font office de journal intime, datent de la première guerre mondiale. Puis, plus proche de nous, il y a Teresa qui est la gérante d'un hôtel qui est contraint de fermer. Dit comme ça, vous vous demandez quel est le lien qui unit ces deux femmes? Teresa lit les lettres d'Elisabeth dans son hôtel qui fut la maison où cette dernière vécut ! Mais ce n'est qu'un lien parmi tant d'autres.
Le style est original entre l'alternance du narrateur qui parle de Teresa, ses souvenirs à la première personne qui m'ont déstabilisé la première fois, et les lettres d'Elisabeth.
Un roman qui mélange la première guerre mondiale vue de l'Espagne, la cuisine et l'escrime !
J'aimerais bien sentir la mer de la Costa Brava sur mes pieds, je me suis revue enfant en train de chercher des coquillages et du séchage de mon labrador après un bain dans l'océan Atlantique un chouïa plus froid.
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Biancabiblio
  16 août 2019
Mes rendez-vous avec la littérature espagnole ont souvent été décevants voire ennuyeux, il n'en fut rien avec D'Elizabeth à Teresa de Marian Izaguirre qui m'a beaucoup intéressée.
Il faut dire que sur le papier il avait tout pour me plaire : un récit à deux voies et à double temporalité, vous savez que c'est mon dada. Un siècle en effet sépare Teresa, la muette, passionnée par la cuisine, et Elizabeth, propriétaire d'un hôtel en faillite. Pourtant lorsque Teresa disparaît, les lettres d'Elizabeth pourraient bien offrir la clef de ce mystère.
Si dans la première moitié du roman, l'autrice plante son décor, dessine ses personnages, leurs failles, leurs passés, la seconde moitié du récit s'attache à découvrir ce qu'il a pu advenir à Teresa.
J'ai beaucoup aimé ces deux héroïnes qui permettent à Marian Izaguirre de retracer la condition féminine tout au long du XXè siècle, dans un pays profondément catholique, qui va connaître bien des bouleversements politiques.
Le rythme du roman est enlevé, les chapitres courts et j'ai lu en deux jours seuelemnts cette petite brique, tant j'ai été happée par l'histoire d'Elizabeth et de Teresa.
La construction que nous propose la romancière est également très intéressante : on fait des sauts de puce dans le présent d'Elizabeth, enfermée dans le silence, qui va successivement perdre son père et sa mère, et se retrouver l'unique occupante de la maison aux quatre horloges qui va devenir plusieurs décennies plus tard, l'hôtel de Teresa.
On suit son histoire grâce à ses lettres qu'elle adresse à elle-même et qu'elle a caché dans une boite en fer que va trouver Teresa lors de son emménagement. Bien que n'ayant aucun lien de parenté, elle va se sentir plus proche d'elle que de sa mère, une femme libre et fantasque qui s'est peu occupée d'elle.
Parallèlement à l'histoire d'Elizabeth, on découvre celle de Teresa, son présent mais aussi son passé à travers certains évènements marquants de son existence marquée par un certain nombre de drames.
Les deux femmes ont en commun une vie solitaire et sans attache, leur lot de souffrances et un amour de la cuisine qui va pousser la seconde à ouvrir son propre hôtel restaurant.
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Biscapacou
  19 août 2019
Histoire intéressante, mais qui m'a perdue avec les aller-retour entre les 2 héroïnes qui vivent à 1 siècle d'écart. le lien entre les deux n'est pas évident.
Un peu déçue.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BazartBazart   05 mars 2019
Encouragée par la lecture des lettres, Teresa imitait-elle Elisabeth Babel, reproduisait-elle inconsciemment sa vie ? Ou bien étaient-elles réellement connectées, liées par quelque chose qui s’imposait, échappant à toute volonté ? Il est délicat de céder à cette explication plutôt extravagante, d’y accorder du crédit. Pourtant, si on ne le fait pas, tout bat de l’aile. Une connexion entre deux personnes que presque ans séparent. Pourquoi pas ? Doutez-en, je vous en prie.
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NuageuseNuageuse   16 juin 2019
On dit que c'est l'amour qui fait bouger le monde. Ne serait-ce pas plutôt la culpabilité ? Combien donnerions-nous pour changer ce qui nous ronge à l'intérieur ?
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