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ISBN : 2264034939
Éditeur : 10-18 (06/11/2003)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Le Carrefour des Écrasés, situé entre la rue Montmartre et le Faubourg Poissonnière, porte bien son nom. En ce mois de novembre 1891, le corps " sans visage " d'une jeune femme est découvert au petit matin sur le carrefour. Tout de rouge vêtue, la jeune femme ne portait pas de chaussures. Ce même jour, un certain Grégoire Mercier " berger en chambre " rue des Reculettes (XIIIe arrondissement), rapporte à Victor Legris, libraire et enquêteur à ses heures, un escarpin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  04 avril 2013
Encore une enquête captivante qui nous entraîne cette fois au Moulin Rouge au milieu des danseuses de cancan et autres cabarets parisiens de Montmartre. Nous nous promenons dans le Paris des fiacres, des messieurs en gibus, retrouvons des petits métiers tel un chevrier en chambre qui conduit ses chèvres dans les rues des 5ème et 13ème arrondissements. Un livre pittoresque, une lecture très agréable.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Davalian
  22 avril 2016
Pour sa troisième aventure, Victor Legris, est lancé sur les pistes d'une bien sombre histoire. La noirceur tient ici une grande place, ce qui ne manquera pas d'étonner les habitués de Claude Izner.
Les premières pages annoncent la couleur de ce qui va caractériser l'ambiance générale de tension dans laquelle baigne le carrefour des écrasés. le contexte n'est pas bien joyeux : maladies, travail des enfants, misère sociale. Fort heureusement, des disparitions qui se transforment en meurtres sanglants viendront égailler le quotidien des personnages.
D'ailleurs mêmes les têtes bien connues (Victor, Tasha, Kenji, Joseph) y mettent du leur : jalousie, cachotteries, duplicité, amour contrarié, défiance… le tableau n'est pas bien brillant. La surdose est évitée de justesse grâce à la dernière centaine de pages qui vient équilibrer un peu les choses. Joseph Pignon prend une importance nouvelle et s'impose comme un acteur avec qui compter. Son caractère bon enfant le rend progressivement incontournable.
Des visites dans plusieurs haut-lieux de la vie parisienne viennent nous divertir : le Jardin des Plantes, le Mont-de-Piété, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, la Butte Montmartre, le Chat-noir et le Moulin rouge sans oublier la zone interlope des fortifications. Ces passages sont toujours aussi plaisants et coupés de quelques intermèdes passés dans la libraire Elzévir.
L'intrigue est tarabiscotée et les moyens mis en oeuvre pour la dénouer sont habiles. Une nouvelle fois, les auteurs parviennent à créer un lien très ténu pour lancer Victor sur un nouveau mystère. Ce lien permet de faire d'une pierre deux coups puisque un nouveau personnage (probablement récurrent) fait son entrée en temps que participant.
Le roman est court, sombre mais finalement sympathique. Il nous réserve donc un bon moment, nous plongeant dans un Paris d'une autre époque ressuscité pour quelques heures par la visite de plusieurs quartiers différents. A découvrir sans regret !
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motspourmots
  12 juin 2015
C'est ma petite récréation à moi, une petite escapade dans le Paris de la fin du XIXème siècle en compagnie du charmant Victor Legris, libraire de profession et détective à ses heures perdues qui n'a plus rien d'un amateur. Je me régale à explorer des quartiers bien connus sous leur aspect de 1890, à revivre l'effervescence des rues animées d'une tonne de petits métiers disparus et à me plonger dans l'actualité de l'époque d'un point de vue artistique, littéraire ou... criminel.
Cette troisième aventure va permettre à Victor Legris de démêler quelques mystères qui le touchent de près en la personne de son associé Kenji Mori dont les cachoteries du précédent épisode ne vont plus résister longtemps à la sagacité de son ami. Bien sûr, on suit l'enquête avec intérêt. Une mystérieuse jeune fille vêtue de rouge retrouvée morte et le visage vitriolé, un escarpin rouge contenant l'adresse de la librairie de Victor... Il n'en faut pas plus pour distraire notre ami de ses éditions originales et le conduire, entre une vente aux enchères et une étreinte avec la belle Tasha sur les traces d'un mystérieux individu qui semble en lien avec le milieu médical. On ajoute à cela un jeune galant retrouvé noyé dans une citerne de vin, un employé du Jardin des Plantes dévoré par un lion, un marchand ambulant dont le lait de chèvre soigne les affections et l'on comprend tout le charme de cette série. On suit les investigations avec intérêt mais, ce qui passionne vraiment c'est le contexte et la galerie de personnages vraiment truculents.
Cette enquête est donc prétexte à explorer un Paris disparu, en pleine transformation. de revivre l'ambiance des soirées sur les Grands Boulevards dans les théâtres et les cafés concerts, l'animation et la faune du Moulin Rouge et des cabarets où se mêlent artistes, poètes et intellectuels en goguette. de suivre l'actualité de l'art alors que le mouvement impressionniste marque le pas, en compagnie de Tasha qui peine à trouver sa patte en tant que peintre. de se plonger dans le bruissement du quartier Drouot, siège historique de la presse parisienne dont les journalistes font la course aux faits divers les plus vendeurs. Les investigations de Victor le mèneront également à l'Hospice de la Salpêtrière où était situé le quartier des aliénés soignés par le docteur Charcot dont les méthodes feront date.
La relation de Tasha et Victor se structure, et le prétexte de l'arrivée de la jeune Iris est une opportunité vite saisie par Victor pour s'installer avec sa belle. Mais l'évolution la plus marquante de cet épisode concerne le jeune commis, Joseph, employé plus que précieux de la librairie et surtout passionné de faits divers au point de collectionner les coupures de presse et de dévorer les romans policiers d'Emile Gaboriau (le spécialiste de l'époque) avant de se voir offrir par Victor l'un des tout premiers épisodes de Sherlock Holmes. Joseph, fidèle second de Victor lors de ses enquêtes se décide enfin à transformer sa passion en matière à écriture et se lance dans le genre qui fait le bonheur des vendeurs de journaux : le feuilleton policier.
De mon côté, aucune lassitude et une certaine impatience de me procurer le tome suivant pour retrouver tout ce petit monde. Un vrai bonheur !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Bigmammy
  04 février 2013
Il faut le reconnaitre, les romans écrits sous la plume de Claude Izner portent tous des titres qui parlent ! le carrefour des écrasés fait allusion à un croisement riche en accidents entre les nouvelles voies ouvertes par le baron Haussmann que sont la rue Montmartre et le faubourg Poissonnière. Dans ce troisième épisode des enquêtes officieuses de Victor Legris, on y découvre gisant le cadavre d'une jeune fille toute habillée de rouge, étranglée puis défigurée au vitriol, et pieds nus.
Et le roman est bâti sur trois principes : une description minutieuse de quartiers de la capitale, la mise en perspective des événements et des personnages historiques qui s'y imbriquent, une intrigue machiavélique à tiroirs avec beaucoup de cadavres. Tant il est vrai qu'à l'époque où l'on envoyait les condamnés pour meurtre à la guillotine, une fois le pas franchi, le tarif pour un ou plusieurs crimes était le même !
Dans cette histoire, nous sommes transportés successivement à Saint-Mandé, chaussée de l'étang, au Jardin des Plantes et aux abords de la halle aux vins et au n°4 de la rue Linné, dans les pavillons de l'asile d'aliénés de la Salpêtrière ou officie le Professeur Charcot, puis au coeur du quartier de la presse rue du Croissant, parmi les énormes rouleaux de papier et des jeunes crieurs de journaux, et plus loin encore, dans les lieux de plaisir de la butte Montmartre, à l'Eldorado, au Moulin Rouge et au cabaret du Chat Noir.
Nous y rencontrons Henri de Toulouse-Lautrec, Eric Satie, Gabriel Tapié de Celeyran, les frères Natanson, la Goulue, Grille d'Egout et Valentin le Désossé dans un formidable chahut, sous la lumière des becs de gaz et dans ces salles sentant la fumée et la sueur. C'est tout juste si on ne se retrouve pas en train de commander un bock à Suzon, la triste barmaid des Folies bergère de Manet … Quelle belle époque !
Parallèlement, comme toujours dans les « séries », on en apprend davantage sur la vie privée de nos héros : le si discret père adoptif de Victor, Kenji Mori, aurait-il une liaison avec une jeune femme ramenée de Londres ? Victor et Sacha vont-ils se mettre en ménage …
Comment Victor Legris va-il mettre à contribution son fidèle commis Joseph, que l'envie d'écrire des romans policiers démange pour, sans indices autres que des bouts de papier froissés retrouvés dans une poche ou servant de semelle à une chaussure, confondre les assassins …. Bref, tout est un peu trop foisonnant, et on a du mal à suivre les fils de cette intrigue. Cependant, on n'en lâche pas le bouquin avant d'en avoir le coeur net !
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argali
  14 février 2013
J'ai retrouvé avec bonheur les personnages chers à Claude Izner. Quelques mois se sont passés depuis la précédente aventure et nous les retrouvons là où nous les avions laissés. Victor est toujours amoureux de Tasha et tente difficilement de lui laisser sa liberté créatrice et de taire sa jalousie ; Mr Mori, toujours aussi secret, vaque à ses occupations en toute discrétion, du moins le croit-il ; Joseph se partage entre son travail à la boutique et son rêve de devenir écrivain et les clients se suivent, cherchant l'un ou l'autre livre rare ou franchement édité. Bref, la routine. Jusqu'à ce qu'un nouveau mystère perturbe leur quotidien.
L'intrigue est très soignée, s'affinant de tome en tome, et les personnages typés. Nous plongeons dans le Paris des cabarets et des noctambules et faisons connaissance avec Erik Satie, Aristide Bruant, Toulouse-Lautrec, les danseuses du Moulin Rouge, les caf'conc' et les ritournelles de l'époque… Epoque de « Là-bas » d'Huysmans, de « Thermidor » de Victorien Sardou, créé à la Comédie Française -deux oeuvres largement controversées- et des débuts d'une nouvelle science, la neurologie, dont les bases ont été posées par le professeur Charcot, médecin de la Salpêtrière. C'est aussi l'époque où les journaux ne savent plus où donner de la tête tant les crimes crapuleux et les agressions sont nombreux dans la capitale. Victor Legris a du pain sur la planche.
C'est toujours un bonheur de se promener dans ce Paris bigarré, gouailleur, où se côtoient riches et pauvres, Républicains, Royalistes et partisan de l'Empereur, Parisiens de naissance et d'adoption... le franc-parler de chacun, le phrasé typique des différentes couches de la population… rendent l'histoire savoureuse tant ils sont bien brossés.
A chaque histoire, on s'attache aussi un peu plus aux héros. J'avoue d'ailleurs avoir un faible pour le jeune Joseph dont le bon sens populaire et la gentillesse font merveille à chaque fois.
Un bien agréable moment de lecture.

Lien : http://argali.eklablog.fr/le..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   03 avril 2013
Minuit approchait, c'était l'heure du cancan. La foule reflua au centre de la salle. A l'appel des cuivres, un tourbillon de gambilleuses escortées de leurs cavaliers bondit sur le plancher qui se mit à trembler tandis que se déchaînait une folie de jupons et de bas noirs. Quatre meneuses - la Goulue, Nini Patte-en-l'air, Grille d'Egout et Rayon d'Or - se désarticulaient en une succession de figures compliquées - port d'arme, guitare, salut militaire, croisement, jambe derrière la tête. Fifi Bas-Rhin soulevait l'avalanche crémeuse de ses jupons pour dévoiler ses mollets galbés en un déhanchement frénétique. Elle s'élança et retomba dans un grand écart, déployant sur cinq mètres sa jupe de satin noir.
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araucariaaraucaria   04 avril 2013
Le cancan, centré sur la robe et les jupons soulevés à deux mains, et le chahut, qui met en valeur les jambes gainées de noir et révèle souvent les cuisses, sont un appel aux mâles, voyeurs passifs venus admirer les dessous dont ils rêvaient.
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DavalianDavalian   21 avril 2016
Ne ronchonnez pas et examinez plutôt ce roman qu'on nous a expédié spécialement de Londres : The Sign of four, en français Le signe des quatre. Son auteur est un médecin écossais, passionné de detective stories, il a inventé un enquêteur apte à résoudre nombre d'énigmes criminelles grâce à une méthode déductive . Il y a trois ou quatre ans, j'ai lu sa première nouvelle publié dans un magazine anglais, et jugé que Sherlock Holmes surpasse M. Lecoq. J'ai pensé que posséder une édition originale de ce second récit vous serait agréable.
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StemilouStemilou   22 mai 2013
Saint-Mandé
Vite, se passer les mains sous l'eau pour effacer toute trace de confiture!
Après s'être essuyée à la hâte, Mlle Bontemps contempla douloureusement l'assiette emplie de barquettes à la fraise, de mokas, d'éclairs, de meringues. Résistant à la tentation, elle l'enferma au fond d'un placard. "Ce soir, pensa-t-elle, quand tout le monde sera couché..." Elle fit bouffer sa robe sur la crinoline qu'elle s'obstinait à porter en souvenir de ses vingt ans et regagna en crissant le salon où son visiteur enfilait ses gants.
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ElowynnElowynn   31 octobre 2013
- Ne ronchonnez pas et examinez plutôt ce roman qu'on nous a expédié spécialement de Londres: The sign of Four, en français Le signe des Quatre. Son auteur est un médecin écossais, passionné de detective stories, il a inventé un enquêteur apte à résoudre nombre d'énigmes criminelles grâce à une méthode déductive. Il y a trois ou quatre ans, j'ai lu sa première nouvelle publiée dans un magazine anglais, et jugé que Sherlock Holmes surpasse M. Lecoq. J'ai pensé que posséder une édition originale de ce second récit vous serait agréable.
Comblé, Joseph ne savait comment témoigner sa reconnaissance.
- Il va falloir que je me mette sérieusement à l'anglais, si je veux déchiffrer ce bouquin.
- Je vous le traduirai, promit Victor. Le premier chapitre s'intitule: "La déduction est une science".
- Oh, c’est tout à fait pour nous, ça, m'sieu Legris, j'en ai l'eau à la bouche.
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Claude Izner vous présente son ouvrage "Le pas du renard" aux éditions 10-18 à l'occasion de Livre Paris 2016.
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