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EAN : 9782264044907
352 pages
Éditeur : 10-18 (20/02/2008)
3.22/5   72 notes
Résumé :
Par une chaude nuit d'août 1895, la chute d'une météorite en forêt de Montmorency bouleverse le train-train du libraire-enquêteur Victor Legris, de son père adoptif Kenji Mori et de Joseph Pignot, ancien commis récemment promu associé. Cet événement spectaculaire entraîne, suite à un rocambolesque concours de circonstances, une série de meurtres mystérieux. Lancée à la poursuite d'une confrérie haute en couleur dont les membres ne font pas de vieux os, d'un jeune ga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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paulmaugendre
  07 avril 2019
En ce mercredi 14 août 1895, une pluie de météorites s'abat sur la forêt de Montmorency. Un rebouteux recueille une pierre et s'en sert pour soigner un gamin atteint de fièvre. A Domont, dans la propriété d'Hugo Malpeyre, une dizaine de membres d'une confrérie fondée une vingtaine d'années auparavant par Emile Legris, rendent hommage au souvenir à leur mentor.
Legris avait créé cette société, nommée A cloche-pied, selon les principes de Charles Fourier, créateur du fouriérisme, un mouvement utopique, et avait aidé les participants en leur trouvant des postes de travail ou simplement financièrement. Mais ces quelques participants, des hommes et des femmes qui possèdent tous un sobriquet relatif à un trait de leur caractère ou de leur passion, ne s'entendent guère. Malpeyre, leur hôte, recueille les chiens errants ou maltraités a été surnommé Taïaut. Les autres oeuvrent dans des domaines divers, qui sous-chef de gare à Montparnasse, qui marchand de jouets, qui cantatrice d'opérette dans des casinos de province, ou encore une demi-mondaine, liste non exhaustive qui n'influe pas sur l'histoire.
Le mardi 22 octobre 1895, un train en provenance de Granville traverse la gare Montparnasse, traverse la salle des arrivées et se plante dans la chaussée place de Rennes. Un incident qui fait vibre de nombreux immeubles dont celui situé 5 rue du Départ. Dans un des appartements gît Donatien Vendel, le sous-chef de gare, alité depuis des semaines suite à un incident qui s'est produit avec les membres d'A cloche-pied en forêt de Montmorency.
Eric Pérochon qui est venu rendre visite à son oncle, recueille les derniers mots du mourant qui vient de recevoir une potiche sur la tête, aggravant son état. Non seulement ces révélations lui permettent de mettre la main sur quelques billets de banque, une manne pour lui qui est en manque chronique de fonds, mais il note une liste de noms, des personnages qu'il se promet de rencontrer. Il s'agit des adhérents de cette confrérie A Cloche-pied et d'après les renseignements prélevés il pourrait devenir possesseur d'un trésor.

Pendant ce temps, que ce passe-t-il à la librairie Elzévir dont Joseph Pignot vient d'être de prendre du galon, ayant le statut d'associé de son beau-frère Victor Legris et de Kenji Mori, le beau-père des deux hommes, l'un étant marié à Iris la fille du Japonais et l'autre étant son fils adoptif ?
Joseph et Iris sont les heureux parents d'une petite fille, Daphné, qui les perturbe à cause d'une poussée dentaire. Joseph est toujours en proie à la fièvre de l'écriture de ses romans feuilletons, recherchant des idées, quant à Iris elle rédige un nouveau conte animalier. Mais Joseph n'est pas satisfait du nouvel apprenti, Urbain, qui est un peu rural, et il désire le renvoyer dans ses foyers, avec son père par exemple qui est commanditaire en fruits et légumes aux Halles. Victor Legris lui est tarabusté par la concierge qui se plaint qu'au grenier une malle l'importune. Il ouvre donc cette caisse et découvre à l'intérieur des papiers qui ont appartenu à son oncle, Emile Legris, dont notamment un échéancier avec inscrits sur la page de garde quelques noms. Mais bientôt ces noms prendront une importance capitale lorsqu'il découvre dans un journal que des accidents provoqués ont fait des victimes. Des meurtres en réalité, car bientôt les faits se précisent.
Alors que Joseph a trouvé un remplaçant à Urbain en la personne de Siméon Delmas, un client féru de littérature, confectionnant des paquets à la perfection et sachant se débrouiller seul pour les livrer, Kenji est occupé avec sa nouvelle passion, la photographie, Victor se penche sur le passé de son oncle Emile et de sa confrérie.
Mais de nouveaux meurtres, cachés plus ou moins bien en accidents, sont perpétrés, Joseph et Victor, d'abord chacun de son côté puis en unissant leurs efforts et leurs recherches, se mettent à la quête de l'identité du coupable. Ce qui n'est pas une mince affaire. Et il leur faut ruser, tout aussi bien avec l'individu insaisissable qu'avec leurs proches pour mener à bien leurs investigations.

La trame policière est presque voilée par les nombreuses descriptions, digressions, que Claude Izner englobe dans l'énigme proposée. Qui est le (ou la) coupable des meurtres. Eventuellement, pourquoi. Mais l'épilogue joue dans le registre du roman de suspense, car l'identité du coupable sort du chapeau, et pourtant tout est évident. Mais Claude Izner promène son lecteur dans le registre des coupables potentiels sans faillir.
L'aspect historique, social, culturel et artistique est largement développé grâce aux faits divers qui ont marqué cette année 1895. On y rencontre la figure de littérateurs tel que Jules Renard, d'artistes peintres même si certains comme Toulouse-Lautrec n'y sont qu'évoqués. Les potins et les prises de position tournent surtout autour de deux affaires qui divisent, en France et en Angleterre.
L'affaire Dreyfus d'abord qui en est aux prémices avant d'exploser et d'éclabousser la classe dirigeante, mais pas que, car révélatrice d'un antisémitisme profond. le point culminant en étant l'année 1898 et le pamphlet pro-dreyfusard de Zola dans J'accuse… ! Mais une autre affaire, dite de moeurs, retient l'attention. le procès d'Oscar Wilde alors que sa pièce L'Importance d'être Constant remporte un énorme succès. Et naturellement les personnes en vue, notables, bourgeois aisés, les artistes entre autres, défendent sa moralité, ne serait-ce que pour contrarier l'ennemi intime, l'Angleterre.
Ce sont les débuts du cinéma avec la projection des premiers films des frères Lumière, une invention qui intrigue mais ne convainc pas, tout du moins au début.
Et l'épisode de l'accident de train en gare de Montparnasse est une réalité historique et sert de point de départ de ce roman baignant dans un humour réjouissant et salutaire. Quant à la pluie de météorites, nul site n'en parle, mais cet événement est probable.
Enfin, détail amusant, cette anecdote :
Imaginez, mon bon, les Anglaises ne se contentent plus de boire le thé, elles le fument, on appelle ça des tea-cigarettes, rendez-vous compte.
Et l'on suit avec plaisir les évolutions relationnelles de Victor Legris et associés et de leurs compagnes dans leur vie quotidienne, leurs aspirations, leurs petites jalousies, leurs méfiances, leurs joies également. Ainsi que les personnages qui évoluent autour d'eux, les habitué(e)s de la librairie et cela fournit quelques études de moeurs dignes du théâtre de boulevard.
Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Sharon
  15 juin 2018
L'on n'en sait peu, finalement, sur la famille de Victor Legris, ce libraire de la rue des Saint-Pères qui est enquêteur à ses heures perdues – au grand dam de Tasha, sa moitié. Dans ce tome, il est question d'Emile, son oncle, celui-là même qui lui a légué la librairie et qui était un philanthrope à temps plein. Il avait fondé une confrérie et, bien des années plus tard, quelqu'un élimine ses membres un à un, avec des méthodes qui visent à faire passer ses meurtres pour de banals accidents. Nous croisons aussi le neveu d'un des membres de cette confrérie qui ne songe qu'à une chose, s'enrichir de façon assez simple avec une belle persévérance.
L'enquête est agréable à suivre, en dépit d'une quantité assez conséquente de décès – et l'impression de vies gâchées. L'on passe assez vite sur chacun de ces personnages qui auraient mérité d'être un peu plus fouillés. L'un d'entre eux l'est un peu plus. Après tout, les réunions se passaient chez lui, et si je le trouve fort sympathique, c'est grâce à sa passion immodéré pour les chiens, peu importe dans quel état ils se trouvent et de quelles races ils sont.
Reste le contexte historique, qui est très bien restitué. Ce roman plaira aux fans, qui l'auront déjà lu au moment où j'écris ces lignes.
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Bigmammy
  04 mai 2013
Pour moi qui suis actuellement en plein « trip » Art Nouveau, une nouvelle aventure de Victor Legris dans le Paris de l'année 1895 est toujours la bienvenue. Ce n'est pourtant pas la meilleure livraison de la série des Claude Izner, cette septième du genre.
On nage ici dans une série de meurtres qui répondent à l'élimination de tous les membres d'une confrérie au nom ridicule, animée par deux fondateurs disciples de la doctrine de Fourier. Un hypothétique trésor que l'un des adeptes veut s'approprier en est le mobile. Victor Legris et son beau-frère Joseph Pignot vont y être entraînés naturellement. En effet, le financier généreux de chacun des 12 membres de cette assemblée hétéroclite (deux demi-mondaines, un couple de marchands de jouets, un champignonnier, un ouvrier fondeur, un employé aux chemins de fer, un porteur d'eau, un gardien à l'Observatoire, un amateur de chiens trouvés philosophe, un restaurateur amateur de reptiles et de femmes …etc., (chacun doté d'un sobriquet me faisant immédiatement penser aux coutumes des élèves-ingénieurs des écoles des Arts et Métiers) n'est autre que l'oncle de Victor Legris, Emile, le frère de son père non pleuré. Bref, l'histoire est compliquée et je recommande de lire avec un calepin et des notes, à l'instar de ce que fait Joseph qui collige dans un carnet de moleskine les coupures de presse relatant les crimes étranges pour s'en inspirer dans les feuilletons qu'il publie afin d'améliorer ses fins de mois.
En revanche, la description de la vie quotidienne à Paris, l'ambiance feutrée d'une librairie, les spectacles et les nouveautés technologiques de cette époque fantastique (la bicyclette pliante, le cinématographe …) restent un des délices de cette série parfaitement documentée. J'y ai retrouvé avec plaisir les noms de ceux qui lancèrent le concept de l'Art Nouveau comme Jean Moréas et la galerie Bing, les controverses toujours aussi actuelles sur l'orientation sexuelle d'Oscar Wilde, Marcel Proust et Reynaldo Hahn, découvert la profondeur de l'élégance recherchée de Kenji Mori - on découvre le moment où le pli du pantalon se porte devant ! - ainsi que ses penchants pour la luxure …
Promis, j'ai encore acheté la prochaine aventure mais il faudra qu'elle soit plus attachante pour que je termine la série.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Bilonico
  18 octobre 2012
Qui peut bien supprimer les membres de la société philanthropique "A cloche pied", fondé par l'oncle de Victor Legris avant sa mort ?
C'est autour de ce mystère que nos apprentis détectives libraires, Victor Legris et Joseph Pignot vont traverser Paris et sa banlieue, entre appâts du gain et météorite.
On en apprend un peu plus sur la vie de nos héros et de leur proche, la vie de Kenji Mori notamment.
Une série qui a des qualités mais toujours une petite insatisfaction sur la profondeur des personnages et la dynamique de l'intrigue.
La note historique de fin de livre est toujours aussi réussie.
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Stemilou
  03 mars 2010
Quatrième de couverture
Par une chaude nuit d'août 1895, la chute d'une météorite en forêt de Montmorency bouleverse le train-train du libraire-enquêteur Victor Legris, de son père adoptif Kenji Mori, et de Joseph Pignot, ancien commis récemment promu associé. Cet événement spectaculaire entraîne, suite à un rocambolesque concours de circonstances, une série de meurtres mystérieux. Lancée à la poursuite d'une confrérie haute en couleur dont les membres ne font pas de vieux os, d'un jeune gandin en quête d'un trésor et d'une pierre maudite, l'aventureuse équipe sillonne un Paris fin de siècle gouailleur et canaille à un rythme d'enfer. Rendez-vous est pris avec le diable !
Avis
Après 6 tomess, voici le 7ème volet des aventures de Victor Legris. On suis la chronologie des tomes précédent, on est maintenant en 1895 et une météorite tombe sur la Terre et certains pensentà message venu d'en haut. Il est également question de société secrète et de quelques décès curieux.
Joseph, le commis, découvre en premier d'étranges faits qui vont émoustiller ses talents de détective et va convaincre son tout nouveau beau-frère, Victor Legris, de se joindre à lui pour résoudre l'énigme.
Ony retrouve les mêmes personnages dans des situations toutes aussi originales les unes que les autres et ce qui n'est pas des moindres on découvre des auteurs de cette époque ainsi que quelques bribes de leur vie. Pour résoudre ces enquêtes aucun autre moyen de locomotion que le fiacre et la déduction est un outil indispensable faute de moyens technologique de notre temps. le meilleur de l'enquête réside là, à la façon d'un certain Sherlock.
Lien : http://www.stemilou-books.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
GrouchoGroucho   24 novembre 2014
La lettre se terminait sur des réflexions quant au sort des Juifs en Europe, et particulièrement en France. Pinkus s'angoissait des conséquences néfastes de la relégation du capitaine Dreyfus à l'île du Diable et du silence pesant qui avait succédé aux incitations à la haine.
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LounimaLounima   09 février 2014
"La terre fumait. Une brise aromatisée rafraîchissait les sous-bois, distillait des senteurs de champignons, d'humus et de menthe. Étendu sur l'herbe devant sa cabane, Jéroboam Daragnac contemplait le ciel par-delà la cime des châtaigniers, il était tiraillé par le démon de la recherche. Il s'ensuivait pour son esprit une activité fiévreuse et constante qui lui interdisait de dormir. Il s'appuya sur un coude. Son intuition ne lui mentait jamais, quelque chose s'annonçait." (10/18 - p.13)
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Fanvin54Fanvin54   04 janvier 2014
Lorsque la bicyclette vira rue des saints - pères, Victor eut la sensation de s'engager dans un souterrain, aussi se sentit-il apaisé d'accoster la librairie Elzevir, où la chaleur d'une salamandre et la vive lumière des becs Auer combattaient cette matinée presque hivernale.
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paulmaugendrepaulmaugendre   07 avril 2019
Imaginez, mon bon, les Anglaises ne se contentent plus de boire le thé, elles le fument, on appelle ça des tea-cigarettes, rendez-vous compte.
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Videos de Claude Izner (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Izner
Les 15 et 16 juin 2019 auront lieu la 11ème édition du salon international du livre de poche Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés organisée par la librairie La Griffe Noire et la ville. Le libraire Jean-Edgar Casel vous présente quelques informations de l'édition 2019...
La disparue de Saint-Maur (T.3) de Jean-Christophe Portes aux éditions City éditions https://www.lagriffenoire.com/1002685-nouveautes-polar-la-disparue-de-saint-maur-t3.html
La nuit du mal: La saga du Soleil noir, tome 2 de Eric Giacometti et Jacques Ravenne aux éditions JC Lattès
Par deux fois tu mourras de Éric Fouassier aux éditions JC Lattès https://www.lagriffenoire.com/142614-romans-historiques-par-deux-fois-tu-mourras.html
Les premières enquêtes de Victor Legris de Claude Izner aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/98447-divers-polar-les-premieres-enquetes-de-victor-legris.html
Le sang des Highlands de Gilles Bornais aux éditions City https://www.lagriffenoire.com/144472-nouveautes-polar-le-sang-des-highlands.html
Le Diable de Glasgow de Gilles Bornais aux éditions du Masque https://www.lagriffenoire.com/15490-divers-polar-le-diable-de-glasgow.html
Animal de Sandrine Collette aux éditions Denoël https://www.lagriffenoire.com/143821-nouveautes-polar-animal.html
Une bonne intention de Solène Bakowski aux éditions Bragelonne https://www.lagriffenoire.com/1000178-nouveautes-polar-une-bonne-intention.html
Un sac de Solène Bakowski aux éditions Bragelonne https://www.lagriffenoire.com/67768-divers-polar-un-sac.html
Cataractes de Sonja Delzongle aux éditions Denoël https://www.lagriffenoire.com/148159-nouveautes-polar-cataractes.html
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