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ISBN : 2234026172
Éditeur : Stock (01/10/1993)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 205 notes)
Résumé :
Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, son père a ce commentaire acide "ce seront les noces d'un éléphant et d'une colombe". Tout le monde reçoit avec scepticisme la nouvelle du mariage de cette fille turbulente mais de santé fragile avec le "génie" des muralistes mexicains, qui a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation d'"ogre" et de séducteur, ce communiste athée qui ose peindre à la gloire des indiens des fresques où il i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Aline1102
  02 mai 2014
Diego Rivera et Frida Kahlo sont deux personnalités que je connais mal. J'ai donc profité du Challenge 15 Nobel pour lire cette biographie, qui se trouvait depuis quelque temps dans ma PAL.
Lorsque Frida Kahlo décide d'épouser Diego Rivera, ce dernier est déjà un artiste reconnu au Mexique. Il est plus âgé qu'elle et a une réputation d'homme à femmes : Diego aime les femmes et celles-ci le lui rendent bien malgré son physique plutôt étrange (Frida l'appellera son "crapaud"...).
Vu le point de départ du couple, on pense, au début, que leur mariage ne durera pas. Et pourtant, même s'ils se déchirent autant qu'ils s'aiment et malgré un divorce de quelques années (avant un second mariage), ces deux-là sont inséparables.
JMG le Clézio parvient à faire passer de nombreux sentiments dans sa biographie. Au fil des pages, on comprend à quel point l'amour qui unit le couple Rivera-Kahlo est profond. Avec des mots simples et une description presque banale de la vie du couple, Le Clézio réussit à nous faire entrer dans la vie de ces deux artistes, à nous faire comprendre à quel point leur rencontre a été déterminante pour leur art : Frida ne serait pas devenue Frida Kahlo sans Diego et Diego n'aurait sans doute jamais été aussi célèbre sans Frida.
L'amour n'est pas le seul sentiment qui occupe le récit. La souffrance est bien là également. Frida, dans sa jeunesse, a été victime d'un grave accident. Elle en a gardé des séquelles toute sa vie : douleurs multiples et surtout, stérilité. Pour cette femme qui voulait tant donner un fils à Diego Rivera, cette impossibilité de mettre un enfant au monde sera vécu comme un désastre.
Ce que j'ai aimé dans cette biographie, c'est aussi le fait que Le Clézio ne se contente pas de nous parler uniquement de Diego et de Frida. Leur couple interragit avec d'autres personnes et reste le symbole du Mexique révolutionnaire ; c'est donc l'occasion pour l'auteur de nous plonger dans les événement socio-politiques de l'époque : révolution au Mexique, émergence du communisme, mouvements artistiques (dadaïsme, cubisme et autres) sont mentionnés et expliqués par Le Clézio. de même, Picasso, Breton, Trotski, ne sont que quelques unes des personnalités dont l'auteur nous parle brièvement.
Bien plus qu'une biographie, Le Clézio nous offre donc, avec Diego et Frida, le portrait d'une époque.
Challenge 15 Nobel : 15/15
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Herve-Lionel
  01 août 2018
La Feuille Volante n° 1268
DIEGO & FRIDA– Jean-Marie-Gustave le Clézio – Stock.
Il y a des couples d'artistes mythiques, Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre, Louis Aragon et Elsa Triolet, Annabel et Bernard Buffet, André et Clara Malraux… Un des plus étonnants est sans doute celui que formèrent Diego Rivera (1886–1957) et Frida Kahlo (1907-1954). Quand ils s'unirent, en 1929, on parla de leur mariage comme celui d'un éléphant et d'une colombe, tant ils étaient différents l'un de l'autre, et pas seulement à cause de l'âge (il avait 43 ans et elle 22). Pourtant, quelques mois auparavant, lors de leur première rencontre, elle n'était qu'une jeune et belle adolescente alors qu'il avait la notoriété et la maturité, mais ce fut le coup de foudre réciproque ! Elle, militante communiste, artiste engagée et révoltée, admirative de Rivera, est issue de la petite bourgeoisie désargentée d'origine allemande, venue à la peinture à cause d'un grave accident. Lui est déjà un peintre connu, grand voyageur, exubérant et laid, marqué à gauche et surtout un séducteur impénitent et divorcé. Frida avait déjà la maladie et la douleur pour compagnes et la peinture était pour elle comme un élan vital, une consolation, face à la solitude et la souffrance qui caractériseront toute sa vie, Pourtant les années de cette union furent émaillées de part et d'autre par de nombreux orages que leur célébrité réciproque et leur engagement auprès des plus défavorisés, amplifia.
Comme la société, l'art se doit d'évoluer car sans cela il s'étiole et meurt. Pour Diego, cette évolution (révolution) de la peinture passe par par le « muralisme » figuratif parce que c'est une création monumentale qui lui ressemble, mais surtout parce que c'est un extraordinaire moyen d'éducation des masses populaires majoritairement indiennes, ignorantes de l'écriture et de l'Histoire nationale. Il choisit ce support inspiré des Italiens parce qu'il est visible et compréhensible par tous, loin de l'enfermement des musées. C'est l'affirmation du principe de l'art au service du peuple et c'est aussi une manière d'affirmer sa foi en la vie et en la beauté du corps féminin. Sa peinture est aussi religieuse, mais pas tournée vers le catholicisme qui est, selon lui, l'allié du pouvoir et de l'argent, mais au contraire célèbre une foi païenne et primitive, tournée vers la femme considérée comme une déesse-mère, fertile et généreuse. Sa peinture est aussi une provocation publique où il affirme ses convictions artistiques et politiques. Pourtant, lui le communiste, est fasciné par les États-Unis et une amitié un peu étonnante, teintée d'admiration, se tresse entre Diego et Henri Ford. Il renonce cependant, par amour pour Frida, autant que par idéal artistique et politique, à décorer le Rockefeller Center à New-York et sa fresque est détruite. Son art rejoint cependant celui de son épouse et le féconde.
L'oeuvre de Frida au contraire est plus intimiste, axée souvent sur ses autoportraits, Elle parle de sa souffrance physique et morale, de sa solitude, de son obsession de la mort face à son amour de la vie et ne témoigne pas de son engagement politique contrairement à Diego. Elle milite cependant pour la liberté des femmes mexicaines dominées par les hommes, s'oppose à la bourgeoisie. Elle n'est pas seulement l'épouse d'un génie qui partage ses désillusions et les trahisons dont il est l'objet, elle devient son inspiratrice, son modèle. Frida s'ennuie aux États-Unis, regrette Mexico et dès lors elle pratique la peinture comme un exorcisme à sa solitude, notamment après sa fausse couche. Alors que Diego prend goût à son séjour new-yorkais, redevient un séducteur et fréquente les femmes dont il ne peut se passer et qui nourrissent sa création artistique, Frida se languit de son pays natal et leur couple commence à se déliter. le retour à Mexico correspond à nouveau à la maladie mais surtout à la liaison de sa soeur avec Diego qui débouche sur une séparation puis sur leur divorce en 1939, Mais ce bien étrange parcours amoureux, avec de part et d'autres des aventures, les conduit à se remarier ensemble un an plus tard, ce qui conforte l'idée qu'ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre ! Pourtant, si elle revient avec Diego, elle connaît à nouveau la solitude et la dépression causées notamment par son infertilité mais recouvre un équilibre fragile après tant d'épreuves, A l'âge de 47 ans, diminuée physiquement, elle précède Diego dans la mort. Jusqu'à sa disparition à 71 ans, emporté par une attaque cérébrale, il ne cessera, malgré un autre mariage, de penser à Frida,  « la prunelle de ses yeux » mais le hasard fera qu'ils ne seront pas inhumés ensemble.
Ce récit richement documenté et pertinemment argumenté, prend sous la plume lumineuse de le Clézio, une dimension épique, à la mesure de ces deux personnages hors du commun
© Hervé Gautier – Août 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Marcelline
  22 mars 2012
Lire Diego et Frida de J.M.G. le Clézio, c'est d'abord s'embarquer pour le Mexique du début du XXème siècle. C'est ensuite découvrir toute la vie de ce couple mythique et indestructible, à l'oeuvre à la fois dissemblable et complémentaire.
Mes immenses lacunes en histoire de l'Amérique du Sud m'ont empêchée de retenir tous les noms des personnalités qui ont jalonné le parcours de ces deux êtres hors du commun.
Pour pleinement apprécier toutes les références artistiques, j'aurais voulu avoir à toute proximité un recueil des oeuvres de Frida Kahlo et Diego Rivera , ou à défaut un ordinateur pour pouvoir visualiser toutes les peintures décrites.
Oui, mais voilà... je ne suis pas une encyclopédie vivante et mon ordinateur était éteint... Pourtant, j'ai beaucoup aimé ce livre qui est plus l'histoire d'amour de ce couple hors norme qu'un traité d'Histoire de l'Art. En avançant dans le récit, je ne pouvais pas m'empêcher de me poser la question: mais, concrètement, qu'est-ce que l'Amour dans un couple quand les seuls points communs qui réunissent les deux personnes sont "l'art et la révolution"?
J'ai trouvé l'écriture de le Clézio assez sèche, accessible, à la limite du récit documentaire, avec, cependant, quelques termes un peu pompeux semés çà et là, au détour d'une phrase (par exemple, "difficultueux", page 203). le dernier quart du livre, qui "décortique" vraiment les liens plus spirituels qui unissaient ces deux êtres, m'a semblé plus poétique, plus lyrique.
Bref, un récit sans doute très érudit mais que les différents degrés de lecture rendent accessibles à quiconque s'intéresse au sujet et qui m'a beaucoup plu!
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legoergosum
  16 avril 2014
Le Clezio, qui connaît bien le Mexique, nous fait entrer dans l'univers de ce couple mythique d'artistes que furent Frida Kahlo et Diego Rivera. Les souffrances de Frida face à son handicap, mais aussi face aux infidélités de Diego, l'amour toujours plus fort, malgré tout, et sublimé par l'art, l'oeuvre immense de Diego Rivera, la créativité de Frida, empreinte de sa souffrance, tout cela forme un très beau livre. Le Clezio, à son habitude, ne traite que de sujets qui le passionnent, et il a le talent et l'émotion indispensables pour nous faire partager ces passions.
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miriam
  01 décembre 2013
Rentrant de l'expo Frida Kalho Diego Rivera, l'Art en fusion à l'Orangerie, sur le conseil de Claudialucia, j'ai lu cette excellente biographie.
Le Clezio situe très bien le contexte de la Révolution Mexicaine, la première du 20ème siècle, La vie et l'oeuvre de Diego et de Frida ne sont pas séparables de l'engagement politique.
Diego qui a assisté à Paris à la révolution cubiste, revient peindre des fresques murales des "images prodigieuses de la révolution". Il se tourne vers les populations indigènes, les couleurs des costumes des Indiens, les divinités précolombiennes.
Frida, très jeune est déjà militante quand elle séduit - provoque -Diégo Rivera, peintre reconnu, muraliste officiel qui bâtit une oeuvre monumentale.
le couple se marie en 1929, la même année Diego est exclu du parti communiste.
En 1930, ensemble ils découvrent San Francisco, puis New York et Detroit. Rencontre avec Ford, mais aussi commandes pour Rockfeller C'est toute une histoire complexe, fascination pour la modernité, le prolétariat américain, provocations...
Pendant ce temps, Frida construit une oeuvre intimiste dans la douleur; la maternité impossible, les souffrances physiques séquelles de l'accident qui l'a démolie. souffrance aussi des infidélités de Diego.
J'ai moins aimé l'analyse psychologique des relations du couple. Quoiqu'on puisse en dire, Diego, l'éléphant, le génie, le menteur est un macho classique et Frida, la colombe, une compagne bien dévouée!

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
SophiePatchouliSophiePatchouli   26 juillet 2018
Au pessimisme de Frida répond alors l'enthousiasme de Diego pour qui l'Amérique doit être le lieu de la nouvelle expérience de l'art et le futur champ d'action de la révolution universelle. La beauté de l'Amérique indienne ne sera pas détruite par la laideur du capitalisme, mais, au contraire, devra libérer de nouvelles forces, de nouvelles splendeurs :
"Américains, écoutez moi. Et quand je parle de l'Amérique, je parle de tout le territoire compris entre les barrières de glace des deux pôles. Foutre de vos barrières de fil de fer et de vos gardes-frontières !
"[...] L'Antiquité, l'art classique de l'Amérique, on les trouve entre le Tropique du Cancer et le Tropique du Capricorne, cette bande de terre qui était au Nouveau Monde ce que la Grèce était à l'Ancien. Vos antiquité, vous ne les trouverez pas à Rome. Vous les trouverez au Mexique.
[...] Sortez vos aspirateurs et débarrassez vous des excroissances ornementales d'un style frauduleux! Nettoyez vos cerveaux des fausses traditions, des peurs injustifiées, et soyez complètement vous mêmes. Soyez sûrs des immenses possibilités de l'Amérique : PROCLAMEZ L’INDÉPENDANCE ESTHÉTIQUE DU CONTINENT AMÉRICAIN!"

Diego Rivera, Myself, my Double, my friend the Architect, Hesperian, San Francisco, 1931.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   25 juillet 2018
Parallèlement à la proclamation de l'idéal révolutionnaire, Diego Rivera se sert aussi de cette peinture murale pour laisser exploser à la lumière publique sa foi en la vie, en la beauté sensuelle du corps féminin. (...)
Le corps nu de Lupe Marin offert sur les murs de l'école d'agriculture de Chapingo est provocateur et en même temps cosmique, comme l'étaient les grands nus de Modigliani exposés dans les vitrines de Montparnasse. (...)
En même temps, il n'y a sans doute jamais eu dans l’œuvre de Diego peinture plus imprégnée de religion que celle-là. Non la religion catholique romaine, alliée au pouvoir des reîtres et à l'argent, telle qu'il la représente dans la fresque de Chapingo, toujours disposée à jeter sur les piquants des agaves de corps nu et si doux de la femme indienne, productrice des fruits et de ceux qui les travaillent et dont la peau a la couleur de l'ambre. Mais d'une religion païenne, chthonienne, primitive, la religion de la femme-terre, féconde et généreuse, dont le ventre distendu et les seins gonflés sont les éternels symboles, et qui règne, allongée sur le lit du ciel, bras ouverts, au-dessus de la terre des hommes. Image la plus ancienne et pourtant la plus neuve du monde, que Diego a choisi d'offrir sur le mur du fond de la chapelle, là où, naguère, se dressait l'autel où était célébré un sacrifice devenu parodique.
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raynald66raynald66   16 mars 2014
Frida écrit les mots qui la déchirent, les mots qu'elle n'ose pas dire, ni à lui ni à aucun autre homme, les mots de la vérité que seule "l'autre Frida" peut entendre :

Jamais de ma vie
Je n'oublierai ta présence.
Tu m'as prise quand j'étais brisée
Et tu m'as réparée
Sur cette terre trop petite
Où pourrais-je diriger mon regard ?
Si immense, si profond !
Il n'y a plus de temps. Il n'y a plus rien.
Distance. Il y a seulement la réalité.
Ce qui fut, fut pour toujours.
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Herve-LionelHerve-Lionel   30 juillet 2018
Pour Diego, cette liberté sexuelle est nécessaire elle est l'aliment même de son art et une des expressions de la révolution. Mais il s'agit de tout autre chose que l'immoralisme antibourgeois imité de la bohème parisienne. Pour Diego, la recherche du cors des femmes est essentielle (...)La beauté du corps féminin, la beauté des modèles, est le symbole de la violence créatrice de la vie, de la réalité de la vie face à toutes les idées et impuissances de l'intellect. Toute sa peinture exprime cette confiance absolue dans la jouissance, dans la force de vie, dans la radiance de la beauté féminine, opposée aux instances de mort et de guerre des hommes.
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Aline1102Aline1102   02 mai 2014
Pris par la réalisation des peintures murales du Palais National, dans le tumulte sensuel de la vie et les remous de la politique au jour le jour, Diego peut bien croire au bonheur de Frida dans sa nouvelle vie, son indépendance. Elle-même ne joue-t-elle pas à être heureuse ?
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Videos de J. M. G. Le Clezio (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  J. M. G. Le Clezio
Tatiana de Rosnay avec Augustin Trapenard dans 21 CM Après l?océan Indien avec JMG le Clézio, Augustin Trapenard traverse la Manche pour aller rejoindre Tatiana de Rosnay sur les terres de sa mère. L?auteure du best-seller Elle s?appelait Sarah (près de 12 millions d?exemplaires vendus) a choisi de recevoir l?équipe de 21CM à Monk?s House, dans le Sussex au sud de l?Angleterre. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tatiana-de-rosnay-avec-augustin-trapenard-dans-21-cm/89079
Première diffusion ce 13 juin à 22 h 35 sur Canal +.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie: artistes et sportifs (789)
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