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ISBN : 2070363538
Éditeur : Gallimard (16/03/1973)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 223 notes)
Résumé :
On me reprochera certainement des quantités de choses. D'avoir dormi là, par terre, pendant des jours ; d'avoir sali la maison, dessiné des calmars sur les murs, d'avoir joué au billard. On m'accusera d'avoir coupé des roses dans le jardin, d'avoir bu de la bière en cassant le goulot des bouteilles contre l'appui de la fenêtre : il ne reste presque plus de peinture jaune sur le rebord en bois. J'imagine qu'il va falloir passer sous peu devant un tribunal d'hommes ; ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
julien33
  01 février 2014
« Il y avait une petite fois, pendant la canicule, un type qui était assis devant une fenêtre ouverte. »
C'est ainsi que commence "Le procès-verbal". Comme l'auteur l'a bien souligné dans la préface, le sujet du livre est singulièrement (et volontairement) abstrait : « l'histoire d'un homme qui ne savait trop s'il sortait de l'armée ou de l'asile psychiatrique. »
En effet, dans ce premier roman, le réalisme a trouvé fort peu de crédit auprès de l'auteur. Cet homme assis devant une fenêtre s'appelle Adam Pollo. Marginal et solitaire absolu, Adam Pollo a fui la ville, cet univers mécanique et imperméable à toute signification... Il s'est retiré dans la périphérie de l'absurde bouillonnement citadin, dans une villa désertée, sur la colline. Adam tente d'échapper à la face technique et culturelle du monde. Il veut tenter une expérience extrême...

Isolé, reclus, Adam a enfin adopté l'existence dont il avait toujours rêvé : il vit de manière quasi primitive, dans une sorte de rapport fusionnel avec la nature, entretenant avec elle un rapport très animal et matériel. Il évolue au sein de l'intensité solaire, dans la splendeur diurne de l'été, dans un univers brutal et jaune, qu'il a en quelque sorte réinvesti physiquement.
Adam Pollo se perd dans l'ivresse des sensations premières, il devient littéralement tout ce qu'il observe et ce qu'il accomplit. Obnubilé par l'idée de « citation », de « trace », d' « inscription », Adam Pollo remplit des cahiers entiers, dans lesquels il ressasse ses obsessions philosophiques et métaphysiques. C'est cette prose jubilatoire et anti-conformiste contenue dans les cahiers d'Adam, qui constitue la matière essentielle du récit.
Par son esprit subversif, Adam endosse le rôle de prophète. Il écrit lui-même le rapport, le « procès-verbal » qui relate son aventure, son itinéraire, au terme duquel les Hommes vont être amenés à l'arrêter et le « juger ». Après avoir erré pendant tout l'été, et transgressé les interdits fondamentaux, ce « Robinson Crusoé urbain », considéré comme aliéné, est interné dans un asile psychiatrique. Ainsi, il passe du voluptueux espace d'égarement méditerranéen au confinement froid et aseptisé de l'espace médical. Adam a suivi un parcours qui l'a mené d'un domaine aveuglant et illimité, à la fraîcheur raide et géométrique de l'asile.
Une incroyable histoire d'errance et de soleil à découvrir d'urgence !
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chartel
  24 janvier 2009
Après qu'il eût obtenu le Nobel de littérature en 2008 je ne pouvais rester dans l'ignorance et donc devais me lancer dans la lecture de l'oeuvre de J.M.G. le Clézio. Ayant l'esprit plutôt ordonné, j'ai choisi son premier roman, celui qui le consacra dans le monde littéraire, celui qui reçut le prix Renaudot en 1963, "Le procès-verbal" . Pas étonnant qu'il ait attiré l'attention des "professionnels" de l'époque tant ce roman fait preuve d'originalité dans sa prose et dans sa construction. Mais tout aussi émouvant est le récit d'Adam Pollo, grand solitaire vagabond, personnage étrange évoquant quelque peu Antoine, le personnage d'un autre premier roman, celui de Jean-Paul Sartre, "La Nausée". Aucune indication précise sur le temps et l'espace, tout juste savons nous que l'action se déroule à la fin de l'été dans une ville bordant la Méditerranée (Nice ?). A la manière d'Antonin Artaud, Adam Pollo se donne le temps d'observer le monde afin d'y vivre en toute conscience, comme seuls peuvent le faire les gens dit dérangés ou asociaux, eux qui, par leur clairvoyance, ne peuvent se satisfaire du raisonnable.
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lecassin
  18 septembre 2012
« le procès-verbal », un livre, le premier de J.M.G le Clézio, écrit par bribes dans le fond d'un café, de l'aveu même de son auteur.
Un livre écrit pour une grande part avant les accords d'Evian qui mettront fin à la guerre d'Algérie… Algérie, Camus, Meursault, l'étranger le soleil la révolte…
Révolte de la jeune génération qui peut se retrouver sous les drapeaux avec un billet pour Alger… absurde…
Absurde… Camus Adam Pollo
Un « roman jeu », un « roman puzzle » tel que revendiqué par Le Clézio dans sa préface, et si l'on en croit Claude Cavallero, grand spécialiste de l'auteur, un roman teinté de « nouveau roman »… A voir…
Je ne supporte pas le nouveau roman, et n'ai aucun souvenir d'une difficulté particulière à lire ce roman, certes parfois décousu, entaché de longueurs, mais tellement rafraichissant … troublant … dérangeant, qui sait … peut être même tout ça à la fois!
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thedoc
  03 avril 2016
Dans une ville du sud de la France, sous la canicule du mois d'août, un jeune marginal nommé Adam Pollo occupe une villa abandonnée, en haut d'une colline, près de la mer. Qui est Adam Pollo ? Que fait-il là ? le lecteur ne le sait pas. Des éléments nous font penser qu'il s'agit peut-être d'un déserteur de l'armée, peut-être aussi est-il fou. Une relation trouble le lie à une jeune femme, Michèle, qui lui rend de temps à autre visite, lui apportant argent et nourriture. Dans la villa, le jeune homme reste assis des heures entières assis face à une fenêtre ouverte, en plein soleil. Il observe, il divague. Peu à peu, nous le suivons dans ses déambulations : à la plage, dans les cafés, au zoo, dans les magasins, dans les rues. Partout où il passe, il est en-dehors de la société et en même temps il semble ne faire qu'un avec les éléments qui l'entourent, quittant sa condition d'humain pour devenir végétal ou animal… et observer ainsi d'un oeil nouveau les hommes qui l'entourent.
Lectrice convaincue de Jean Marie Gustave le Clézio, je n'avais encore jamais lu sa première oeuvre, celle qui l'a consacré immédiatement comme un grand auteur à l'âge de 23 ans. Habituée à son style, « Le Procès-verbal » m'a cependant désarçonnée. L'histoire de cet homme dont on ne sait rien à part ses pensées et fantaisies est pour le moins étrange. Pourtant, passés les premiers chapitres, on accepte de le suivre dans ses délires et sensations. Le lecteur accompagne Adam alors que lui-même ne sait jamais où il va, suivant un chien, tuant un rat ou se joignant à l'attroupement de la foule autour d'un noyé. La folie, grand thème de ce roman, est en lui et c'est elle qui nous mène.
JMG le Clézio a très bien rendu cet état de fait à travers le langage employé par Adam. Il se plie à ses bribes de souvenirs, à de soudaines résurgences, ce qui rend parfois la lecture ardue. On s'accroche pourtant à la parole d'Adam qui tel un prophète, harangue la foule et lui annonce une ère nouvelle.
La nature, les animaux, les sensations charnelles et crues sont également au coeur de ce livre atypique. On ressent précisément l'opposition entre une nature indomptable et une société matérialiste et insipide. Adam rejette cette dernière où nul ne le comprend et c'est une rupture sociale et psychologique, irrévocable, qui s'annonce.
Lecture déroutante, « Le Procès-verbal » offre un voyage au coeur de la schizophrénie dont le meilleur guide ne peut être que le fou qui parle. Ce n'est pas pour moi la meilleure lecture que j'ai faite de JMG le Clézio mais elle me parait essentielle pour poursuivre la découverte de son oeuvre magistrale.
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Ingannmic
  18 septembre 2014
C'est l'histoire d'Adam Pollo, un drôle de héros, hors du commun, marginal.
C'est l'histoire d'un moment de sa vie, un moment d'égarement.
Adam occupe une grande maison dans un village de la côte méditerranéenne, désertée par ses propriétaires sans doute partis en vacances. le lecteur a très peu de certitudes, sur comment il est arrivé ici, d'où il vient, ce qu'il a vécu auparavant. Mais après tout, Adam lui-même ne sait plus s'il est déserteur ou échappé d'un asile psychiatrique, et ses pensées ne sont pas toujours cohérentes.
On sait juste qu'il a presque trente ans, et qu'il mène une vie solitaire.
Il erre dans la villa qu'il occupe clandestinement, prend le soleil à demi nu devant ses fenêtres, se promène parfois sur la plage, reste contemplatif pendant de longues heures...
Dans un cahier, il écrit des lettres à une certaine Michelle, avec laquelle il entretient des relations troubles et épisodiques.
C'est un homme cultivé, intelligent, philosophe même, qui réfléchit beaucoup à la condition humaine, et à sa propre dimension d'être unique mais faisant partie d'un ensemble englobant toute forme de vie environnante. La nature, avec laquelle il tente de "communier", est ainsi omniprésente, comme dans de nombreux textes de l'auteur. En même temps, Adam se sent différent des autres : sa vision du monde, au regard de ce qui est communément considéré comme la "normalité", est décalée.
Adam est comme un électron libre, qui coule ses jours dans une sorte de torpeur primitive, alternée de moments de frénésie douloureuse.
Mais cette liberté ne lui apporte visiblement pas le bonheur : peu à peu, il sombre dans la démence...
La narration à la troisième personne du singulier, paradoxalement, n'instaure pas ici de distance avec le personnage principal, mais lui confère une sorte de légitimité. le ton neutre, presque bienveillant, avec lequel sa logique est mise en avant, exclut toute tentation de jugement. Les pensées et émotions d'Adam sont minutieusement décrites, suscitant chez le lecteur, si ce n'est de l'empathie, une forme de compréhension. Et lorsque la chute d'Adam survient, nous nous surprenons à être déçus, parce que cet être pas comme les autres était comme le symbole d'une liberté primitive, opposée à l'aliénante rigidité d'une société qui impose de tout ranger dans des cases.
"Le procès-verbal" se présente comme une succession de tableaux, mettant en scène les divagations -errances physiques et intellectuelles- d'Adam Pollo. On avance dans la lecture sans savoir vraiment où elle nous mène, mais peu importe. Les mots de J.M.G. le Clézio se vivent plus qu'ils ne se lisent, nous enveloppent, font naître en nous des images, des odeurs, nous imprègnent de leur poésie.

Lien : http://bookin-ingannmic.blog..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MoobMoob   05 novembre 2014
J'ai connu autrefois un type qui faisait de la céramique. Il s'est marié à une femme qui s'appelle Blanche, et il habite une maison dans la montagne. À trois heures, un jour, je suis allé chez lui : il faisait très chaud, et il y avait des fèves du Japon qui grimpaient sur la tonnelle. Le soleil faisait des croûtes partout. Il travaillait à moitié nu sous la tonnelle. Il gravait des dessins aztèques sur des espèces de potiches en terre; et le soleil faisait sécher la terre, formait des petits grains de poudre tout autour du vase; après, il mettait les émaux, et le four faisait cuire les couleurs: chaleur sur chaleur. Tout ça était harmonieux. Il y avait une salamandre à queue fendue qui dormait sur le sol cimenté. Je ne crois pas avoir jamais vu autant de chaleur sur chaleur de ma vie. Le paysage était à 39° et le four à 500°. Le soir sa femme Blanche faisait bouillir les fèves du Japon; c'était un type bien : il était tous les jours presque mort. Tout blanc, un morceau d'air dansant, un cube équilatéral en train de cuire.

Je me suis dit que je pourrais avoir, moi aussi, une maison de campagne. Sur le côté d'une espèce de montagne caillouteuse; sous les pierres bouillantes, on aurait des serpents, des scorpions et des fourmis rouges.

Voici à quoi je passerais mes journées : j'aurais un bout de terrain plein de cailloux, exposé au soleil du matin jusqu'au soir. Au milieu du terrain, je ferais des feux. Je brûlerais des planches, du verre, de la fonte, du caoutchouc, tout ce que je trouverais. Je ferais des sortes de sculptures, comme ça, directement avec le feu. Des objets tout en noir, calcinés dans le vent et la poussière. Je jetterais des troncs d'arbres et je les ferais brûler; je tordrais tout, j'enduirais tout d'une poudre crissante, je ferais monter haut les flammes, j'épaissirais la fumée en volutes lourdaudes. Les langues orange hérisseraient la terre, secoueraient le ciel jusqu'aux nuages. Le soleil livide lutterait avec elles pendant des heures. Les insectes, par milliers, viendraient s'y précipiter, et s'enfouiraient la tête la première dans la base incolore du foyer. Puis, élevés par la chaleur, grimperaient le long des flammes comme sur une colonne invisible, et retomberaient en douce pluie de cendres, délicats, fragiles, métamorphosés en parcelles charbonnées, sur ma tête et sur mes épaules nues; et le vent des flammes soufflerait sur eux et les ferait frémir sur ma peau; il leur donnerait de nouvelles pattes de nouveaux élytres, une vie nouvelle, qui les lèverait dans l'atmosphère, et les abandonnerait, grouillants, flous comme des miettes de fumée, dans les trous des cailloux, jusqu'aux pieds de la montagne.

Vers, disons, cinq heures de l'après-midi, le soleil gagnerait. Le soleil brûlerait les flammes. Il ne laisserait plus, au centre du terrain, qu'une tache noire, parfaitement circonférique; tout le reste serait blanc comme un paysage de neige. Le brasier aurait l'air de l'ombre du soleil, ou d'un trou sans fond. Et il ne resterait que les arbres calcinés, les masses de métal foudroyé, fondu, le verre fondu, les gouttes d'acier parmi les cendres comme de l'eau. Tout aurait poussé comme des plantes obscures, avec des tiges grotesques, des bavures de cellulose, des crevasses où grouille le charbon. Alors je les prendrais toutes, ces formes tétaniques, et je les mettrais en tas dans une chambre de la maison. je vivrais bien au milieu d'une montagne de cailloux blancs et d'une jungle incendiée. Tout ça est connecté avec la chaleur. Elle décomposerait tout pour recomposer un monde pourri par la sécheresse; la simple chaleur. Avec elle, tout serait blanc, et dur, et fixé. Comme un bloc de glace au pôle Nord, ça serait l'harmonie matérielle, grâce à quoi le temps ne coule plus. Oui, ce serait vraiment beau. Le jour, ce serait, chaleur plus chaleur, et la nuit, noir plus charbon.

Et un jour, je... (page 213) ...
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julien33julien33   05 février 2014
«On me reprochera certainement des quantités de choses. D'avoir dormi là, par terre, pendant des jours ; d'avoir sali la maison, dessiné des calmars sur les murs, d'avoir joué au billard. On m'accusera d'avoir coupé des roses dans le jardin, d'avoir bu de la bière en cassant le goulot des bouteilles contre l'appui de la fenêtre : il ne reste presque plus de peinture jaune sur le rebord en bois. J'imagine qu'il va falloir passer sous peu devant un tribunal d'hommes ; je leur laisse ces ordures en guise de testament ; sans orgueil, j'espère qu'on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre...»
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MoobMoob   05 novembre 2014
Quel talent dès son 1er livre ! il évoque avec densité une réalité pleine de sensations, d'images... comme la simple intensité de la chaleur !
C'est comme un tableau qui m'inspire, dont en voici quelques touches pour reprendre ses effets :
- le flou de la chaleur qui tremble, qui s'élève étourdissante comme une fièvre, jusqu'aux derniers degrés, dernières limites... où entrent des images mentales sous pression... qui se bousculent, se répètent. Obsessions... sous la chaleur, déambule, écorché vif, délires, hanté par les flammes, aux prises dansantes de l'errance, titube au hasard, sans but, foudroyé dans cet enfer aux "gouttes d'acier", étouffante atmosphère minérale, tournoyante à souhait ! Insolation, surimpression, surexposition, blanche, éblouissante... flash à en perdre la raison.
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lecassinlecassin   18 septembre 2012
On croit toujours qu'il faut illustrer l'idée abstraite avec un exemple du dernier cru, un peu à la mode, ordurier si possible, et surtout - et surtout n'ayant aucun rapport avec la question.
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chartelchartel   24 janvier 2009
J’espère qu’on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre.
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Videos de J. M. G. Le Clezio (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  J. M. G. Le Clezio
Tatiana de Rosnay avec Augustin Trapenard dans 21 CM Après l?océan Indien avec JMG le Clézio, Augustin Trapenard traverse la Manche pour aller rejoindre Tatiana de Rosnay sur les terres de sa mère. L?auteure du best-seller Elle s?appelait Sarah (près de 12 millions d?exemplaires vendus) a choisi de recevoir l?équipe de 21CM à Monk?s House, dans le Sussex au sud de l?Angleterre. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/tatiana-de-rosnay-avec-augustin-trapenard-dans-21-cm/89079
Première diffusion ce 13 juin à 22 h 35 sur Canal +.
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