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ISBN : 2070133125
Éditeur : Gallimard (26/04/2013)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 14 notes)
Résumé :
En 1913, la jeune couturière Marta Haddad quitte Beyrouth pour rejoindre son mari Khalil, parti travailler aux États-Unis peu de temps après leur mariage. La traversée est une épreuve, tout comme le séjour en quarantaine à Ellis Island, mais Marta a confiance en l'avenir et en cette terre d’accueil. Le choc est pourtant immense quand elle découvre que son mari vit avec une Américaine en Louisiane et qu'il ne l’attend déjà plus…
Marta se ressaisit, devient d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  23 janvier 2015

Ce livre m'a un peu déconcertée. Je l'avais choisi pour plonger dans un roman passionnant, me laisser porter. Mais le texte semble à mi-chemin de la fiction et de l'enquête malgré l'avertissement que toute ressemblance, etc….. L'auteur parle de gens portés sur des listes d'émigrés arrivés à Ellis Island qui ne semblent pas avoir vraiment leur place dans l'histoire. Il intervient aussi beaucoup pour commenter et se poser des questions sur ce que fait ou pense l'héroïne Marta. En outre le second mari de Marta s'appelle Ali Jaber comme l'auteur qui parle de la famille de cet Ali comme étant la sienne. Je suis peut être psycho rigide mais j'aime savoir si je suis totalement dans la fiction ou si je suis dans de l'histoire romancée.
Ceci dit le livre est très intéressant, je ne savais rien du sort des Syriens partis vivre en Amérique et de leur système de colportage.
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traversay
  05 août 2013
America, America : c'est sans doute Elia Kazan, dans un film mémorable, qui a le mieux décrit l'exil et l'adaptation difficile à une nouvelle vie, de l'Empire ottoman aux Etats-Unis du début du XXe siècle. L'air de déjà vu s'estompe pourtant très vite dans le roman du libanais Rabee Jaber, au titre quasi similaire : Amerika. Marta, son héroïne, est comme un symbole de toute une communauté, syrienne ou libanaise, comme on voudra, qui, loin des racines, tisse une solidarité sans faille entre ses membres, transplantés. La vie de cette femme est un roman, forcément, mais contre son gré, ballotée de manière collatérale par les convulsions de l'Histoire : première guerre mondiale, grippe espagnole, crise de 29. Jaber a écrit une fresque intime, une saga américaine qui possède du souffle et de l'intensité, sans se départir d'une humilité touchante à l'image de Marta, petit soldat de l'existence dont les armes sont la ténacité et le courage. le livre permet de découvrir ces "kachâcha", colporteurs levantins qui sillonnaient l'Amérique de long en large, apportant aux ménagères tissus et accessoires divers. S'il est centré sur la destinée de Marta, le romancier, en bon conteur oriental, digresse sans cesse et commente parfois son propre récit, comme s'il se joignait au lecteur, simple témoin d'une histoire qui se déroule sous nos yeux. Rabee Jaber s'échappe souvent de la simple chronologie pour évoquer la cacophonie des destins. Comme son écriture est limpide, on le suit avec bonheur, amoureux comme lui de cette femme dont la fragilité apparente cache une indépendance et une volonté invincibles.
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lalydo
  08 juillet 2013
Ce qui m'a tout de suite attirée dans Amerika de Rabee Jaber, c'est le sujet. J'aime beaucoup ces romans qui content des destinées, des vies de personnages qui font face à l'adversité et mènent leur barque contre vents et marées. Et avec Marta, je n'ai pas été déçue.
On découvre dans ce portrait de femme, une figure forte, un courage à toutes épreuves, qui se relève dans toutes situations. Malgré qu'elle soit seule dans un pays étranger, elle saura relever tous les défis et se bâtir une vie hors du commun, tout en restant fidèle à elle-même.
Parallèlement à cela, c'est toute l'histoire américaine du XX° siècle qui se joue et Marta, n'est pas épargnée par ces événements. L'immigration, les première et seconde guerres mondiales, la crise de 1929, les guerres de Corée et du Vietnam… toute la grande Histoire se mêle à celle, plus de modeste, de l'héroïne. On y apprend énormément de choses, notamment sur la vie des kachâch (métier de vendeurs itinérants exercés par les syriens à leur arrivée aux Etats-Unis) et on est littéralement plongé au coeur de la vie des américains de ce premier quart du XX° siècle.
Néanmoins, j'ai trouvé que l'auteur est passé trop rapidement sur certains détails de sa vie, surtout sur le dernier tiers du livre. Alors que je m'étais habituée à suivre, presqu'en détail, la vie de Marta, brusquement certains événements sont bien plus survolés. Comme si, une fois maîtresse de sa destinée, le reste coulait de source et ne nécessitait plus autant d'importance…
Mais ce qui m'a le plus gêné, ce sont les interventions de l'auteur dans le récit. Alors que dès le début du roman, il est précisé que ce sont des personnages fictifs et qu'il utilise une narration omnisciente, Rabee Jaber ponctue régulièrement son récit de « Je me demande à quoi elle pensait » ou de « Que fit-elle? Je n'en sais rien » (par exemple)… qui m'ont totalement perturbée. Ce mélange de style narratif et les prises de paroles de l'auteur çà et là, m'ont semblé sans queue ni tête et surtout m'ont fait me demander à chaque fois qui était ce narrateur vis-à-vis de Marta. Ce manque de transparence et de précision, m'ont fortement dérangé et surtout n'ont rien apporté de plus au récit.
Malgré cela, j'ai aimé découvrir Marta, femme moderne du début du XX° siècle, au formidable destin. Comme ses petits-enfants, on lui demanderait bien de nous conter encore les histoires de sa vie afin de prolonger ce voyage dans le temps…
Merci Babelio pour cette lecture, ainsi que les Editions Gallimard!
Lien : http://lalydo.com/2013/07/am..
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mimipinson
  21 juin 2013
Comme beaucoup avant elle, Marta arrive sans le sou sur le sol américain dans l'espoir d'un avenir meilleur, et de retrouver son mari parti quelque temps avant elle. Elle retrouvera son mari mais pas forcément de la meilleure façon qui soit. Quant à son avenir, c'est à elle seule qu'elle le devra.
Marta vient de Syrie ; elle a le caractère endurci, et la volonté chevillée au corps. Les coups durs, les crises et les chagrins ne manquent pas, mais elle fait front, travaille, s'intègre, vacille sans jamais chuter. Jusqu'à son dernier souffle sa vie ne sera qu'effort, résistance et confiance absolue en l'avenir.
Dans ce très beau roman, Rabee Jaber brosse le portrait simple et sincère d'une femme attachante, et, s'attache à retracer le parcours migratoire aux USA . Ce rêve américain fait de sueur et de larmes, mais émaillé de superbes moments de solidarité.
Le narrateur se fait discret ; et c'est par petite touche que le « je » guide le lecteur vers l'identité de ce narrateur, ou vers un conteur tout droit sorti des légendes arabes. Qui sait ?
Le procédé allège considérablement une construction linéaire qui, autrement, aurait pu lasser. Les chapitres sont courts, et donnent de fait du rythme et de l'énergie à cette histoire prenante et très plaisante à lire. C'est avec regret que l'on quitte cette famille, et surtout cette femme courage.
Un grand merci à Babélio dans le cadre de la Masse critique, et les éditions Gallimard pour l'opportunité de cette belle lecture.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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claire50
  03 juillet 2013
La vie de Marta Haddad de son départ de son village à côté de Beyrouth au début du xxème siècle jusqu'à la fin de sa vie aux États Unis.

C'est une jolie et très jeune femme syrienne qui décide d'aller rejoindre son mari qui a émigré aux Etats Unis et dont elle n'a plus de nouvelles depuis longtemps. Son seul repère : un marchand à NY qui s'est porté garant pour son mari. Et la voilà seule qui s'embarque dans un long périple jusqu'à Ellis Island où elle va rester en quarantaine à cause d'une maladie.Puis c'est le choc : son mari vit avec une autre femme. Commence alors la vraie vie de Marta, la vie d'une jeune femme volontaire et courageuse qui de marchande ambulante « kachâcha » va monter sa propre boutique, se faire des amis envers qui elle sera loyale.Une fois son mari mort en Europe pendant la grande guerre, la voilà libre de refaire sa vie et elle va épouser Ali Jaber, entré dans le pays à la nage par peur d'Ellis Island. Mais le destin va encore s'acharner...

J'ai beaucoup aimé Marta, son courage et son obstination à avancer dans ce pays inconnu, malgré les aléas de la vie. Elle m'a semblé digne et pleine d'humanité.

J'ai aimé aussi que l'auteur nous fasse parfois croire que cette Marta est de sa lignée en employant des expressions telles que « C'est ainsi que je me figure ... » . C'est vrai qu'il y aurait de quoi être fier. Rabee Jaber nous fait aussi voyager hors des Etats Unis en nous faisant vivre la Première guerre mondiale en Europe à travers le premier mari de Marta,...
Une jolie fresque pour une attachante héroïne.

Lien : http://www.mrsblovesbooks.ca..
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   13 juin 2013
Rabee Jaber signe une ample fresque sur l’immigration. Où une jeune femme affronte son destin, contre vents et marées.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Liberation   27 mai 2013
Rabee Jaber, journaliste né à Beyrouth en 1972, en est déjà à son dix-septième roman. Dans Amerika, il intervient sans vergogne - et sans que la crédulité du lecteur en souffre.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2013
Il y a ici des gens de Zahlé et de nos montagnes, on les reconnaît tout de suite à leur physionomie, à leurs yeux et à leur démarche. Parmi les habitants de ce pays, on ne trouve personne qui nous ressemble,hormis les Juifs et les Italiens. Les Juifs sont nos cousins, les Italiens, eux, ne pensent qu’à manger des pâtes, et quand nous nous battons avec eux au couteau et qu’ils l’emportent,c’est sur un coup de chance ou parce que nous nous sommes lancés dans la bagarre après avoir englouti une marmite de makhlouta et ses pois chiches, ses os à moelle et ses fèves, ce qui a le don de vous faire perdre tous vos moyens.
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2013
Les Syriens sont commerçants par nature, intelligents et travailleurs. Les ouvrages qui naissent des mains de leurs femmes ont acquis une grande renommée à travers toute l’Amérique. La femme dépend de l’homme, mari, père ou frère, pourtant, il n’est pas rare de voir des femmes porter le panier et sillonner les rues, deux par deux, pour vendre peignes, épingles, fils et ciseaux. Elles rencontrent plus de succès que les hommes dans cet exercice, les ménagères américaines préférant avoir affaire à des femmes
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2013
Un homme de vingt-sept ou vingt-huit ans. Les yeux clairs mme beaucoup de Druzes du Mont-Liban. Il se voyaittellement courageux. Pourtant l’Amérique l’avait foudroyé.Cette succession de scènes déroutantes l’avait rempli d’un sentiment d’impuissance. Devant l’acier noir du pont de Brooklyn, suspendu, sans piliers, il s’était senti plus petit qu’une graine de lentille. Lorsqu’il avait traversé la rue, le grondement du métro sous ses pieds lui avait fait croire à
un tremblement de terre
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2013
Je juge le mariage avec des étrangères inopportun, d’abord à cause de la différence entre les coutumes, ensuite parce qu’il est difficile à un Syrien de vivre sous la coupe de sa femme,et enfin parce que « l’ivraie du pays vaut toujours mieux que le froment étranger
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2013
La première fois qu’elle entendit des hommes du quartier syrien proférer ces obscénités, elle n’encrut pas ses oreilles !Mais ce qu’elle allait entendre, ce soir-là, dépassait toutce qu’elle avait eu à subir jusque-là. Des paroles comme des couteaux, capables de tuer.
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