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ISBN : 2757875450
Éditeur : Points (02/05/2019)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Le camping-car nous a emmenés au Portugal, en Grèce, au Maroc, à Tolède, à Venise. Il était pratique, génialement conçu. Il m'a appris à être libre, tout en restant fidèle aux chemins de l'exil. Par la suite, j'ai toujours gardé une tendresse pour les voyages de mon enfance, pour cette vie bringuebalante et émerveillée, sans horaires ni impératifs. La vie en camping-car.
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  31 janvier 2019
Lu fin janvier 2018-----
"Nos vacances n'avaient aucun nom, aucune justification, elles ne correspondaient à rien de connu. Cette manie ambulatoire était suspecte. Elle inquiétait les conformistes de masse par son côté excentrique ; elle paraissait grossière et rebutante aux enfants de l'élite. Nous bougions
tout le temps, nous étions des SDF de l'été. Instables. Nomades. Nous avions des choses en commun avec les gens du voyage. Bref, quelque chose ne tournait pas rond dans ma famille."
De prime abord... ce récit n'était pas spécialement dans mes centres d'attraction !!
Je n'ai jamais eu la moindre attirance ni pour le camping ni pour le
camping-car ...mais ce texte personnel avait le mérite double d'offrir les
souvenirs "croquinolesques" de la jeunesse de l'auteur , tout en analysant
un phénomène socio-culturel de sa jeunesse...dans les années 80 !
A travers une période et un pays donnés (La France) , on aborde à la
fois les souvenirs d'adolescence, les rapports familiaux de l'écrivain,
accompagné du regard contrasté, perplexe de ses camarades de classe,
qui ressentent autant de fascination qu'une certaine condescendance,
envers ses échappées estivales en camping-car, de leur copain ...!!
Par contre pour le père de Ivan Jablonka, comme pour le fils...ces voyages
en camping-car étaient une vraie philosophie de vie ainsi qu'une façon
des plus amusantes de se cultiver , tout autant qu'un fort désir paternel
de rendre heureux ses fils...!!:
"Mon père n'était pas un "baba-cool cradoque", mais il acceptait, il voulait que ses enfants dorment sous une tente, mangent par terre, courent dépenaillés sur les dunes, pissent dehors, se lavent un jour sur trois, ignorent les conventions, oublient d'être déférents avec leurs parents. Il professait qu'un enfant n'a pas à respecter son père et, d'ailleurs, le fait de voyager, d'être quotidiennement dépaysé, était un défi à toute autorité. Lui qui avait grandi sans père, il avait choisi de garder le meilleur de la
paternité. "(p. 116)

"Grâce au camping-car, j'ai pu découvrir le monde, la lecture, mais aussi l'histoire, c'est-à-dire le raisonnement historique : étonnement, question, collecte, expériences, déplacements, rencontres, écriture. L'histoire de notre enfance, mais aussi celle de nos étés, avec sa morale d'oisiveté, sa révocation des emplois du temps, sa dynamique des corps offerts à la nature. Une histoire à pleins poumons; des sciences sociales ressourcées au contact d'Hérodote. Et cela, ce n'est certainement pas en khâgne qu'on l'apprend. "(p. 147)
Lorsque je regarde plus avant les autres écrits de cet historien-sociologue- éditeur, ces échappées nomades familiales ont dû être un terreau infini d'observations et d'apprentissages... qui , sans doute, préparaient, alimentaient les curiosités présentes et à venir de l'observateur et "futur chercheur" !!
© Soazic Boucard- Janvier 2019
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tynn
  10 février 2018
Les vacances de globetrotteurs.
Faut-il avoir connu ces transhumances estivales pour se projeter dans les souvenirs de Ivan Jablonka? Je suppose que ça aide, même si pour moi, elles étaient plutôt «toile de tente, piquets et sardines».
J'ai donc lu amusée et un brin nostalgique, retrouvant ces sensations grisantes de découvertes et de liberté. Il est pourtant une blague familiale régulièrement évoquée concernant mon antipathie solide envers les camping-cars (pour des raisons qui n'ont pas d'intérêt ici). Quand mon entourage m'a vue plongée dans ce livre pour un jury, l'incompréhension a été goguenarde.
Le concept des vacances de l'auteur est teinté de contre-culture, de bonheur populaire, écolo avant l'heure. On est naturiste, on cherche les endroits cachés et sans tourisme, on apprend sur tout en s'amusant d'un rien. On vit serrés et en communauté dans des combis Volkswagen, véhicule emblématique, baba cool et farfelu, métaphore d'une maison qu'on transporte avec soi, tel le Juif Errant.
C'est toute une époque qui se dessine où l'autonomie estivale devient possible, Guide du Routard en poche, alliant découvertes géographiques et historiques, esprit sain dans un corps sain, et des figures parentales jeunes, sportifs et dynamiques comme des grands adolescents, aux valeurs «socle» pour l'adulte en devenir.
« Soyez Heureux »! Étonnant commandement d'un père, qui indique la voie vers l'essentiel.
Sympathique lecture, cette chronique familiale teintée de philosophie et d'histoire sociale.
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RChris
  23 juin 2019
Quoi de plus opportun que ce livre pour accompagner notre dernier voyage en Camping-car dans le marais poitevin!
Ivan Jablonka fait une apologie de la liberté offerte par ce type de vacances, mais ça c'était avant...
L'auteur propose une socio-histoire, mais le propos n'est pas vraiment sociologique et la narration n'est pas vraiment sensible. le ton est distant et si j'ai retrouvé quelques souvenirs d'itinérance, c'est plus en associant des idées que dans le texte lui-même.
Au final, c'est un livre un peu foutraque, l'auteur ne dit-il pas que : "mes livres sont plusieurs choses à la fois, histoire, sociologie, anthropologie, enquête, récit, journal de bord, biographie, autobiographie, oraison, littérature, avec des trucs qui s'ouvrent et des trucs qui coulissent".
Le "en même temps" des allers retours entre souvenirs d'enfance et sociologie du tourisme n'a pas marché pour moi.
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ValerieLacaille
  01 février 2018
Plutôt déçue par ce livre qui se situe entre l'essai sociologique et l'autobiographie de jeunesse de l'auteur. Il n'est pas désagréable à lire ; l'historien qu'est Ivan Jablonka profite des voyages en combi lors de sa jeunesse pour partager son savoir en évoquant des passages de l'Histoire de l'Antiquité jusqu'aux années 80. Etant de la même génération, j'ai apprécié retrouver l'évocation d'objets de mon enfance dans les souvenirs rédigés de l'auteur, mais je trouve que son récit ici souffre de simplicité. Des passages du journal « de bord » d'Ivan enfant sont recopiés et analysés au regard d'un adulte, puis c'est au tour de questions posées au père sur leurs voyages dans l'espace méditerranéen ou américain… J'ai eu l'impression de lire un travail d'écriture encore au stade de brouillon…
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Eroblin
  16 février 2018
Entre 1982 et 1988, la famille d'Ivan Jablonka a exploré l'Europe du Sud, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à bord d'un camping-car, un combi Volkswagen Transporter T3 Joker Westfalia de couleur beige durant leurs vacances d'été.
Sept étés merveilleux à une époque où il n'y avait pas Internet, les téléphones portables, les Nintendos ou autres écrans pour captiver les enfants au détriment du paysage. Sept étés merveilleux où l'auteur a connu la liberté de s'arrêter où bon leur semblait, d'organiser leurs journées comme ils le voulaient, de s'amuser, de nager, de visiter ou non les monuments, de bouder, bref, de profiter d'heures pleines sans contraintes. Sept étés merveilleux qui lui permettront plus tard de prendre conscience que ces voyages ont été ses humanités et qu'ils ont fait de lui l'être cultivé et instruit qu'il est.
Je n'ai pas parcouru l'Europe du sud, encore moins l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Je n'ai pas campé avec mes parents pour la bonne raison que même avant leur divorce, mes parents ne passaient pas leurs vacances ensemble, alors camper ! Par contre, je me souviens de l'été 1981, des six semaines passées en Italie et surtout du voyage de retour en 4L en une journée (Florence-Joigny dans l'Yonne en une seule étape) avec à l'arrière ma soeur qui passait ses cassettes d'Yves Duteil à fond. Et pour ne pas être en reste, je chantais Malicorne ou Anne Sylvestre. « En camping-car » m'a rappelé ces instants bénis de mon enfance et de mon adolescence, et dans une moindre mesure, cette sensation de liberté. Pas d'heures, pas d'obligations, pas de devoirs, juste la possibilité d'infinis. J'ai bien conscience que ma critique est très subjective mais l'ouvrage de Jablonka m'a fait penser à « Je me souviens » de Georges Pérec où, derrière les souvenirs personnels de l'auteur, se cachent les nôtres. On ressent la même chose en lisant « En camping-car ». Ce qui explique pourquoi j'ai pris du plaisir à le lire. Pourquoi lit-on ? Pour se retrouver parfois, ce fut le cas avec cet ouvrage. Je remercie les éditions Seuil et le magazine Elle de m'avoir fait ce plaisir.

Lien : https://labibliothequedeneko..
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critiques presse (7)
NonFiction   07 septembre 2018
Ivan Jablonka fait preuve d’une sensibilité qui ne diminue en rien l'acuité de sa méthode d'investigation. Les questions qu'il pose stimulent d'autant plus qu'elles se situent à la frontière des registres constitués : de la mémoire et de l’histoire, de l’égo-histoire et de l’autobiographie, des trajectoires individuelles et des devenirs collectifs.
Lire la critique sur le site : NonFiction
LActualite   06 août 2018
Sociohistoire d’une enfance, ce livre très personnel rejoint le collectif en traitant des idées qu’on se fait de l’exil, de l’amour de son prochain, et en traçant le portrait d’une époque et d’une jeunesse révolues.
Lire la critique sur le site : LActualite
LeMonde   16 juillet 2018
Dans son dernier livre, « En camping-car », paru en janvier, l’historien convoque ses souvenirs d’enfance, villégiatures aoûtiennes d’une famille écolo-bobo, pour restituer la décennie 1980. Un récit intime qui raconte aussi un pan de notre histoire.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   21 février 2018
L'auteur de Laëtitia ou la fin des hommes, prix Médicis 2016, replonge dans ses souvenirs d'enfance.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   15 février 2018
L'historien et enquêteur Ivan Jablonka raconte ses heureux étés d'enfance, quand il partait en vadrouille dans le camping-car de ses parents.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   16 janvier 2018
Ivan Jablonka (auteur de "Laëtitia") revient sur son enfance pour en faire une leçon universelle. Il étudie comment ses vacances familiales en camping-car furent un formidable apprentissage de la liberté.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   09 janvier 2018
Après "Laëtitia", Prix Medicis 2016, l'historien romancier Ivan Jablonka signe "En camping-car" (Seuil), un nouveau livre dans lequel il fait le récit de ses étés heureux en famille et en camping-car dans les années 80.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   17 janvier 2018
Mon père n'était pas un "baba-cool cradoque", mais il acceptait, il voulait que ses enfants dorment sous une tente, mangent par terre, courent dépenaillés sur les dunes, pissent dehors, se lavent un jour sur trois, ignorent les conventions, oublient d'être déférents avec leurs parents. Il professait qu'un enfant n'a pas à respecter son père et, d'ailleurs, le fait de voyager, d'être quotidiennement dépaysé, était un défi à toute autorité. Lui qui avait grandi sans père, il avait choisi de garder le meilleur de la paternité. (p. 116)
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tynntynn   10 février 2018
 À certains moments de ma vie, lors de réceptions à la Sorbonne ou à l’Élysée, j’ai toujours eu une pensée pour mes quatre grands-parents artisans, pour mon arrière-grand-mère illettrée, pour les habitants du misérable shtetl de Pologne, avec ses roulottes et ses chevaux, où mon grand-père faisait de la sellerie. Quels que soient mes succès et mes échecs, je n’ai jamais oublié d’où je viens. Je viens du pays des sans-pays. Je suis avec ceux qui traînent leur passé comme une caravane. Je suis du côté des marcheurs, des rêveurs, des colporteurs, des bringuebalants. Du côté du camping-car.
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MarianneLMarianneL   15 avril 2018
Sartre a écrit dans Les Mots que son « lieu naturel », fixé par l’enfance, est « un sixième étage parisien avec vue sur les toits ». Sartre a réussi à se sauver tout seul. Moi, c’est le camping-car qui m’a préservé de la parisianité, de la satisfaction haussmannienne, de la connivence entre les élites, de la morgue, de la conviction de déplacer l’univers, ou, plus exactement, il les a déplacées dans un camion farfelu où elles ont perdu tout esprit de sérieux, toute prétention, pour n’être plus que des dérisions de soi. Mon altimètre ne s’est jamais détraqué : l’alezan de métal faisait deux mètres au garrot.
Si le camping-car a joué un rôle si décisif dans ma formation, c’est pour son indélicatesse, sa simplicité crasse, son brin de ridicule fièrement assumé, cette sorte de je-m’en-foutisme allègre, affirmation d’une originalité point trop rebelle, d’une incompatibilité somme toute acceptable, mais qui rendait plus fort, plus joyeux, conscient de la valeur de son idiosyncrasie. Le camping-car n’avait le droit à aucun honneur, il ne connaissait que l’honneur de vivre.
À certains moments de ma vie, lors de réceptions à la Sorbonne ou à l’Élysée, j’ai toujours eu une pensée pour mes quatre grands-parents artisans, pour mon arrière-grand-mère illettrée, pour les habitants du misérable shtetl de Pologne, avec ses roulottes et ses chevaux, où mon grand-père faisait de la sellerie. Quels que soient mes succès et mes échecs, je n’ai jamais oublié d’où je viens. Je viens du pays des sans-pays. Je suis avec ceux qui traînent leur passé comme une caravane. Je suis du côté des marcheurs, des rêveurs, des colporteurs, des bringuebalants. Du côté du camping-car.
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michdesolmichdesol   02 avril 2018
Mes parents ont eu une enfance intégralement populaire. Les parents de ma mère étaient de petits artisans sans le sou, tandis que mes grands-parents paternels, ceux que je n'ai pas eus, vivaient dans des conditions encore plus précaires, lui bourrelier, elle couturière, tous deux sans travail dans le Paris troublé des années 1938 – 1943. Quant aux tuteurs de mon père, c'étaient des artisans du cuir, diplômés de de la rue, de l'établi et du syndicat ; ils ont vécu toute leur vie dans un petit deux-pièces avec W-C sur le palier, rue Saint-Maur à équidistance de la place de la République et du métro Ménilmontant. L'ascension sociale, dans notre famille, ce sont mes parents qui l'ont accomplie. A Noël, ils n'avaient pas le vingtième d e ce qu'ils m'ont offert plus tard. Les matins de concours, personne ne leur a pressé le jus d'orange.
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fanfanouche24fanfanouche24   16 janvier 2018
Grâce au camping-car, j'ai pu découvrir le monde, la lecture, mais aussi l'histoire, c'est-à-dire le raisonnement historique : étonnement, question, collecte, expériences, déplacements, rencontres, écriture. L'histoire de notre enfance, mais aussi celle de nos étés, avec sa morale d'oisiveté, sa révocation des emplois du temps, sa dynamique des corps offerts à la nature. Une histoire à pleins poumons; des sciences sociales ressourcées au contact d'Hérodote. Et cela, ce n'est certainement pas en khâgne qu'on l'apprend. (p. 147)
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Videos de Ivan Jablonka (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ivan Jablonka
Alors que le mouvement féministe continue de se développer, la place des hommes au sein de cette lutte questionne. Peuvent-ils se définir comme féministes, ou bien doivent-ils se satisfaire du statut "d'alliés"? Sincère combat ou volonté de conserver ses privilèges? Un homme peut-il être féministe?
Pour en parler, Emmanuel Laurentin reçoit Thomas le Roux l?historien Ivan Jablonka, l?anthropologue Mélanie Gourarier, la sociologue Aurore Koechlin et Constance Estienne, étudiante du Master Etudes sur le Genre à l?EHESS.
Le Temps du débat d?Emmanuel Laurentin ? émission du 3 octobre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/temps-du-debat
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