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EAN : 9782021470079
320 pages
Éditeur : Seuil (07/01/2021)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 18 notes)
Résumé :
De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa « garçonnité » dans les années 1970-1980, s’interrogeant sur le « nous-garçons » et les frontières incertaines entre masculin et féminin.
De sa famille au service militaire en passant par l’école, il raconte sa formation au fil d’une enquête souvent poignante, parfo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Drych
  08 février 2021
Je ne connaissais pas Jablonka autrement que par la lecture de son livre Laeticia. J'avais beaucoup apprécié sa pondération, son objectivité et son honnêteté. J'étais donc intéressé par l'autobiographie de son enfance, même annoncée comme banale. Et puis, le narrateur, presque malgré moi, m'a un peu énervé. Pas tellement pour l'enfance privilégiée décrite, il n'y pas lieu à jugement, mais pour le ton faussement modeste, qui m'a semblé narcissique et élitiste, cadrant mal avec l'humilité affichée. Impression personnelle seulement, je ne mets pas en doute la sincérité de l'auteur. Dommage, car le personnage et son introspection sont très intéressants. Peut être ai je trop peu de choses en commun avec lui. Je suis de la génération d'avant et la plupart de ses souvenirs n'évoquent rien en moi. le « vous et moi » est de pure forme, « nous n'avons pas gardé les vaches ensemble ». Je note aussi que je n'ai lu que très peu des nombreux livres référencés en annexe. Sur l'écriture, rien à redire, c'est léger et facile à lire. La forme est originale avec des tableaux repères et des photos. On dirait un témoignage destiné aux archéologues admiratifs d'un lointain futur. Quoiqu'il en soit, ce livre est celui d'une personne digne de respect dont expérience vécue est racontée honnêtement et à ce titre vaut d'être lu.
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Matatoune
  18 février 2021
Dans son nouvel essai "Un garçon comme vous et moi", Ivan Jablonka continue d'explorer la masculinité en inventant un objet d'étude, le récit de soi.
En effet, en racontant sa génération, celle des années 70/80, Ivan Jablonka analyse ce qui a fait genre dans son éducation, dans sa culture et dans ses choix de l'enfance à l'âge adulte.
Ainsi, c'est une étude d'une génération toute proche. En passant par Recré A2 et Goldorak et les jeux électroniques, l'auteur raconte les faits sociaux et culturels à partir du cahier de vie confectionné par ses parents. Et se prenant comme objet d'étude, il  interviewe ses anciens enseignants, amis et petites amies sur la question de son masculin.
Aussi partant du camp naturiste fréquenté par ses parents, il décrit son parcours d'élève studieux. Ainsi, il décode et analyse sa "consommation-garçon". Il donne aussi quelques clefs pour se familiariser avec "les lois de son genre".
Que ceux qui attendent des récits de concours de celui qui "pisse" le plus loin ou une analyse sur les meilleurs compléments alimentaires qui développent le muscle passent leur route ! Cet essai n'est évidement pas écrit pour raconter ce masculin- là.
En effet, son masculin est un continent où le doute est omniprésent. Mais aussi où les angoisses sont assumées.  Elles modèlent une appréhension différente du monde, plus sensible, moins affirmé et plus conciliant avec le féminin.
Son écriture est un plaisir à retrouver, simple, clair sans analyse pompeuse. En sachant manier souvent la dérision, Ivan Janblonka présente un essai rafraichissant sur une masculinité moderne et assumée loin des stéréotypes de genre que chacun a dans ses représentations.
https://vagabondageautourdesoi.com/2021/02/18/ivan-jablonka-un-garcon-comme-vous-et-moi/
Lien : https://vagabondageautourdes..
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Passemoilelivre
  06 février 2021
Ivan Jablonka s'interroge sur la masculinité et pour l'explorer, il se penche sur la sienne au travers de son éducation, sa scolarité du berceau à l'université, sa vie d'adolescent et d'adulte au travers des relations qu'il a nouées au fil des ans et des circonstances. Il se livre à une introspection sans concession qui passe néanmoins par le filtre de ses souvenirs et de ce qu'il souhaite démontrer. Cette recherche se situant dans les années 1970 à 2010, restitue l'ambiance d'une époque où la libération des moeurs a changé les relations entre les sexes et où il était difficile d'échapper à l'initiation « alcool-drogue ». Les filières d'excellence qu'emprunte Ivan Jablonka sont bien décrites, et un souffle narcissique se dégage de cette narration autobiographique.
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celinefabre27
  11 février 2021
J'ai entendu Ivan Jablonka à la grande librairie. J'ai déjà lu quelques uns de ses romans et je l'apprécie beaucoup. L'histoire de ce jeune des années 1980 m'a donné envie... J'y ai aussi passé la jeunesse ! Alors souvenirs, souvenirs, ça m'a replongé dans mon adolescence et c'est toujours sympa !
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critiques presse (1)
LeFigaro   15 janvier 2021
Une autobiographie hirsute qui parle à chacun de nous.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   30 janvier 2021
À l’heure du goûter, Goldorak proposait aux garçons une sorte de stage viril : armes surpuissantes, corps-à-corps sans pitié, camarades rivaux à la parole rare et définitive dont les biceps, les cuisses, les pectoraux moulés dans une combinaison, les yeux inaccessibles à la peur étaient régulièrement mis en valeur par de gros plans flatteurs. Partout, des accessoires masculins : veston, ceinture, bottes, uniformes, bolides et chevaux qu’il faut maîtriser aussi fermement que sa colère. En dépit de son agrarisme cow-boy, la série partageait avec Star Wars, Albator, Ulysse 31 et Capitaine Flam une fascination pour l’espace, les robots, les pisto-lasers, les sauveurs de l’humanité aux prises avec un sinistre empire galactique.

En fait, la masculinité d’Actarus est plus subtile qu’il n’y paraît. Si, quand il ne pilote pas Goldorak, il reste au ranch à remuer le foin avec sa fourche, seul dans son coin, taiseux, sombre, peu liant, c’est parce qu’il porte un lourd secret : sa planète a été anéantie. Les flash-backs montrent des scènes de carnage, monstres d’acier qui ravagent tout, foules en panique, femmes et enfants piétinés à terre, immeubles et ponts bombardés, rues éventrées, incendies partout. Comme le père adoptif d’Actarus le raconte avec pudeur, « ses parents ont eu une fin tragique ». Réfugié sur Terre, l’orphelin regarde la Lune ou la mer avec nostalgie : « Nous avions des plages comme celle-là, et aussi des poissons et des coquillages. »

Le parcours d’Actarus est typique des grands mythes : une naissance de travers, un exil douloureux, une vie de labeur anonyme, une mission à la hauteur de sa destinée, qui consiste à sauver l’humanité. Ce qui me touchait chez lui, ce n’était pas la puissance, ni la gloriole ; c’était la vulnérabilité, le sentiment de la perte et du deuil, la tristesse sans remède. Et c’est précisément la fragilité d’Actarus qui rendait si jubilatoire l’invincibilité de son robot-armure, protection contre les forces du chaos.

Popularisé dans les années 1970 par Nagai Go, le père de Goldorak et de Mazinger Z, le genre mecha repose sur le principe du « garçon dans le robot ». L’humain pilotant un robot géant, le métal vient entourer, défendre, cuirasser la chair ; et le fait qu’Actarus commande Goldorak par la voix, de manière instantanée, parachève la symbiose entre l’homme et la machine. À l’évidence, le genre mecha répond à un fantasme adolescent : contrôler le monde tout en s’en protégeant, affermir une identité en pleine mutation. Pour moi, il y avait autre chose encore : affronter, à l’âge de 8 ou 9 ans, la menace de la destruction totale. Guerre mondiale, bombardements, invasion, extermination : Goldorak me permettait de faire face à la mémoire traumatique du XX e siècle, qui était celle de ma famille.
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NievaNieva   07 février 2021
Nous sommes assis à des pupitres en bois, sur un banc à deux places solidaire du bureau. Bien que tout le monde utilise des stylos-bille et des quatre-couleurs, la table inclinée est encore munie d’un trou pour l’encrier et d’une rainure pour les porte-plumes, en usage jusque dans les années 1960. Aux murs sont accrochés des dessins d’enfants et des cartes de France thématiques : fleuves et rivières, espaces agricoles et forêts, zones urbaines. Les pupitres sont tournés vers le bureau de la maîtresse comme des tournesols vers le soleil.
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PsychikFabPsychikFab   27 janvier 2021
Ce qui me touchait chez lui, ce n'était pas la puissance, ni la gloriole: c'était la vulnérabilité, le sentiment de la perte et du deuil, la tristesse sans remède. Et c'est précisément la fragilité d'Actarus qui rendait si jubilatoire l'invincibilite de son robot-armure, protection contre les forces du chaos.
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PsychikFabPsychikFab   29 janvier 2021
La culture de la brutalité, de la querelle, du danger ou même de la drague n'est décidément pas la mienne. Ma capacité d'affirmation virile étant très réduite, il arrive qu'on croie me blesser en me rangeant dans la "catégorie" des femmes ou des gays. Peine perdue: je m'honorerais d'y appartenir.
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NievaNieva   07 février 2021
« Nakhès » est l’un des mots les plus importants de ma vie. Prenez un instant pour le prononcer en vous-même ou à haute voix : nakhès, avec le kh qui produit un son âpre comme le ch allemand ou la jota espagnole. Ce mot-clé du lexique yiddish désigne la fierté qu’un enfant procure à ses parents par le fait de ses succès scolaires ou professionnels. Donner du nakhès à ses parents, c’est répondre à leur amour en se montrant à la hauteur de leurs attentes. Être digne de la confiance qu’on a placée en vous.
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Vidéo de Ivan Jablonka
La 2e édition du festival Effractions se déroulera en ligne du 25 février au 1er mars 2021 avec les auteurs qui font l'actualité littéraire : Leila Slimani, Ivan Jablonka, Florence Aubenas et bien d'autres.
Découvrez le programme complet : https://www.bpi.fr/effractions-deuxieme-edition-du-festival-de-litterature-de-la-bpi/
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