AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782130576037
128 pages
Presses Universitaires de France (16/09/2009)
3/5   9 notes
Résumé :
L’inventeur de la psychanalyse, Sigmund Freud, nous a appris que l’homme est fondamentalement la proie de son enfance. Tout ce que la psychanalyse a dévoilé trouve son sens dans cette investigation têtue, interminable, terrible autant que banale, de notre préhistoire. De cette obsession des origines est née une nouvelle mythologie.
Grâce à une approche à la fois biographique et théorique, cet ouvrage se propose d’explorer le parcours mystérieux de l’inventeur... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Ellane92
  15 novembre 2013
Au travers de 7 chapitres relatifs à l'âge (l'enfant, l'adolescent) ou à un état particulier de Freud (l'amoureux, le médecin, le leader, l'après-guerre et l'instant de mort et l'exil et le royaume), Roland Jaccard nous invite à découvrir l'homme qui fut le père de la psychanalyse.
J'ai trouvé cet ouvrage franchement inutile. La majorité de son contenu se compose d'anecdotes, issues de l'abondante correspondance de Freud, à partir desquelles l'auteur se fait force de broder pour interpréter après coup l'un ou l'autre des aspects de la personnalité connue de Freud. Par exemple, la réticence du psychanalyste concernant l'art serait due uniquement au fait que celle qui allait devenir sa femme, Martha, était avant fiançailles très proche de deux artistes. Sans doute, bien sûr, est-ce un élément explicatif, mais est-il vraiment le seul ? Jung le "dissident", par exemple, a beaucoup écrit sur l'art, et son lien avec l'inconscient collectif dont Freud dont a toujours refusé de reconnaitre l'existence. Ne serait-ce pas un autre élément à prendre en considération ? En tout cas, ce n'est pas abordé.
La construction de l'ouvrage est à mon avis également critiquable. Dans la partie "L'enfant", on parle de l'auto-analyse de Freud, qu'il a menée bien plus tard, ou de la mort de son père, qui eut lieu 40 ans après sa naissance.
Si l'auteur évoque peu la théorie freudienne, un temps important est cependant consacré des aspects particuliers de cette doctrine, comme par exemple la notion de narcissisme, qui évoluera vers le couple éros-thanatos et l'opposition entre pulsions de vie et pulsions de mort. Je m'interroge sur l'objectif de l'auteur quant à l'approfondissement de cette notion au détriment des autres.
La partie intitulée "Le leader" est à mon sens la mieux traitée et met en évidence les relations de Freud avec les autres psychanalystes de l'époque et pointe parfois sur leurs divergences.
Je m'attendais à des éléments plus factuels, une sorte de biographie plus impartiale de Freud, avec une mise en perspective historique plus importante ; par exemple, l'auteur souligne plusieurs fois que Freud exerçait dans une Vienne devenue bourgeoise. Oui mais encore ?
Si ce livre est décevant, j'ai quand même découvert le très bel éloge funèbre écrit par Stefan Zweig à la mort du maitre.
Pour le reste, on trouvera, à la fin de l'ouvrage, quelques pages sur Freud et l'art écrites par Michel Thévoz, et un ensemble de "Jugements et témoignages" (positifs) de personnalités connues, de Sartre à Reich en passant par Thomas Mann, sur le père de la psychanalyse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JubibuJubibu   09 février 2015
Une carapace d’insensibilité m’enveloppe lentement ; ce que je constate sans me plaindre. C’est aussi une issue naturelle, une façon de commencer à devenir anorganique. On appelle cela, je crois, la sérénité de l’âge. Cela doit sans doute tenir à un tour décisif dans les relations entre les deux pulsions dont j’ai supposé l’existence (de vie et de mort). Le changement qui l’accompagne n’est peut-être pas très frappant, tout est resté plein d’intérêt, de ce qui l’était autrefois, mais il manque un certain écho ; moi qui ne suis pas musicien, je me représente cette différence comme de mettre ou non la pédale. La pression sensible et incessante d’une énorme quantité de sensations importunes a dû hâter cet état prématuré peut-être, cette disposition à tout ressentir sub specie aeternitatis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
JubibuJubibu   09 février 2015
L’homme est tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de la martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage en face de tous les enseignements de la vie de l’histoire, de s’inscrire en faut contre cet adage ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
JubibuJubibu   09 février 2015
Il est incontestable que l’amour sexuel joue dans la vie un rôle immense et que la conjonction, dans les joies amoureuses, de satisfactions psychiques et physiques constitue l’un des points culminants de cette jouissance. En dehors de quelques jours fanatiques, tous les êtres humains le savent et conforment leur vie à cette notion. Seule la science se fait encore scrupule à l’avouer.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Roland Jaccard (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland Jaccard
« […] À trente ans, Amiel rêvait d'être un brillant pédagogue, un philosophe au-dessus de tout soupçon ; il lisait Hegel et s'abonnait à l'optimisme. À cinquante, il s'aperçut que le bonheur est une chimère, la vie un « prêt à échéance limitée fait à l'individu ». […] » « […] Henri-Frédéric Amiel (1821-1881) […] fut au XIXe siècle le plus précis des sismographes en matière de sentiments […].
[…] Au terme de son existence, Amiel affirmait avoir fait le chemin de Pascal à Montaigne et n'être plus obsédé par l'au-delà. Il confessait, « la mort dans l'âme », qu'il n'attendait pas de revanche à sa vie manquée : « Rien, rien, rien ! Nada ! » serait la conclusion. S'il n'y a de paix que dans le non-être, la résurrection est une récompense de dupes. […] Lui-même ne nourrissait aucune prétention, poussant la modestie jusqu'à vouloir faire inscrire cette épitaphe sur sa tombe : « Bien doué de la nature, favorisé des circonstances, il travailla toute sa vie à se préparer à vivre, et il allait vivre quand il mourut. Apprenez, mortels, de lui comment il faut faire et faites ce qu'il ne fit pas : marchez et osez ! » […] cet homme sans surprise, qui n'avait jamais réussi qu'à décevoir son entourage, préparait un coup de théâtre posthume : la révélation de son Journal intime. […] L'estime de soi, Amiel l'avait bradée tout au long de sa confession. Le Journal dévora sa vie ; il se laissa faire, persuadé que la seule infortune est d'être né. L'existence, Amiel l'avait compris, est un roman de la désillusion, tiré à des millions d'exemplaires, distribué en poche et à titre gracieux aux passants de chaque siècle. Certains croient détenir l'édition originale et se démènent pour qu'on reconnaisse leur différence ; d'autres griffonnent dans la marge, en espérant modifier le texte ; la plupart lui trouvent un goût de papier mâché, quelques-uns le font relier et le glissent, en même temps que leur destin, dans un coin préservé de la bibliothèque : ils n'oublient jamais d'enlever la poussière sur les tranches, bien que l'envie ne leur soit jamais venue d'en feuilleter un chapitre. […] » (Roland Jaccard, La tentation nihiliste, Éditions PUF, 1989)
« […]
Tout est dans tout. L'entier est dans ce qui commence Et dans ce qui finit. Rien n'est petit. L'immense Sort du néant.
Puis dans sa forme à soi chaque métal se coule ; Chaque arbre fait sa feuille. Ainsi donc point de moule Prison du goût !
Grands ou courts, ces fragments sont ce qu'ils sont, qu'importe ? Mauvais, refuse-leur, bons, ouvre-leur ta porte, Et puis c'est tout.
20 décembre 1853 »
(Épilogue)
0:04 - le papillon 1:00 - Théodicée 1:34 - Être prêt 3:01 - Tocqueville : de la démocratie en Amérique 4:53 - Tête-à-tête 7:43 - Les marionnettes 8:16 - Générique
Référence bibliographique : Henri-Frédéric Amiel, Grains de mil, Joël Cherbuliez, libraire-éditeur, 1854.
Image d'illustration : https://blog.bge-geneve.ch/amiel/
Bande sonore originale : Carlos Viola - Memories
Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/memories-2
#HenriFrédéricAmiel #GrainsDeMil #LittératureSuisse
+ Lire la suite
>Philosophie et théorie>Systèmes, écoles>Systèmes psychanalitiques (329)
autres livres classés : biographieVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1363 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre