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EAN : 9782130467205
131 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (01/11/1998)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
A la mégalomanie galopante d'écrivains fanfarons, on peut préférer les exercices de lucidité des broyeurs d'illusions, des experts en désengagement, des suicidaires sans cause, des déserteurs par dégoût de la comédie sociale et par honte de leur vanité.
Ces dénigreurs ont en commun un sens aigu de la dérision universelle et une volonté d'anéantissement qui les conduisent parfois aux extrémités les plus fâcheuses ou les plus réjouissantes. Ils fréquentent, out... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
wellibus2
  13 novembre 2015
C'est parce que l'ennui donne un avant-goût du néant que les hommes tentent l'impossible pour lui échapper : l'aspiration à sauver le monde trouve là son unique cause et, à l'autre extrémité, le suicide comme la folie ne sont peut-être que d'habiles tours de passe-passe destinés à conjurer l'angoisse du vide.
« “La mégalomanie galopante est une maladie qui affecte bien des écrivains. Ceux que j'ai conviés au Cimetière de la morale ont été miraculeusement épargnés par ce virus, et c'est, sans doute, ce qui rend leur présence tout à la fois si insolite et si attachante”, écrit-il. C'est bon, Jaccard est un élu : qu'il s'installe vite dans sa propre Olympe. »
Michèle Bernstein, Libération.
http://www.puf.com
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   21 décembre 2012
Les pensées déposées sur le papier ne sont rien de plus que la trace d’un passant sur le sable. On voit bien la route qu’il a prise ; mais pour savoir ce qu’il a vu sur la route, on doit se servir de ses propres yeux.
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rkhettaouirkhettaoui   21 décembre 2012
Le style reçoit sa beauté de la pensée ; tandis que, chez certains prétendus penseurs, ce sont les pensées qui doivent être embellies par le style. Le style n’est, après tout, que la silhouette de la pensée…
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wellibus2wellibus2   13 novembre 2015
Si sévèrement que les gens me jugent, ils ne savent pas que je me suis jugé avec encore plus de sévérité ; ils se moquent de moi et ignorent que je me moque d'eux encore plus.
Je déteste et le lecteur et moi-même.
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rkhettaouirkhettaoui   21 décembre 2012
Le plaisir est une mince pellicule sur un profond dépôt de lie amère : la joie est empoisonnée, les meilleurs sentiments recèlent un ver hideux, la médiocrité est un carême cruel, la gloire un martyre bruyant, l’obscurité un fléau, l’habitude une peste inévitable qui émousse toute volupté, mais qui aiguise et envenime les pointes de la douleur.
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rkhettaouirkhettaoui   21 décembre 2012
Le débile n’est pas un homme, mais un enfant et moins qu’un enfant, car son sort est de voir vivre les autres, tandis que lui doit se contenter de parler, et encore – puisque la vie n’est pas faite pour lui.
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