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ISBN : 2130585116
Éditeur : Presses Universitaires de France (20/10/2010)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 22 notes)
Résumé :
« Publié en 1975 aux Presses Universitaires de France, L'exil intérieur connaîtra un succès qui dépassa largement les attentes de son éditeur. Un article élogieux de François Bott en ouverture du Monde des livres, une invitation à Apostrophe, l'émission littéraire que Bernard Pivot venait de créer, il n'en fallut pas plus pour que ce bref essai n'entre en résonance avec un public féru de sciences humaines et d'emblée acquis à toute forme de contestation.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
lerital31
  15 décembre 2015
Ce court essai a le mérite de bâtir des ponts entre plusieurs pensées afin de mieux comprendre la psychologie de l'homme moderne. L'écriture est accessible et les idées claires, on comprend tout à fait la logique qui amène l'auteur à considérer que la civilisation occidentale moderne, de part les contraintes imposées par la complexité sociale et son idéologie "médicale" génère une population schizoïde. La folie devient alors une forme de révolte face aux cadres imposés par la société.
Moins intéressant, le long paragraphe sur l'histoire de la masturbation et sa perception dans la société. Ce n'est pas hors-sujet mais l'auteur aurait pu faire plus court. (Ma remarque serait considéré comme une résurgence des tabous face à la masturbation)
Un peu décevant aussi, le fait que l'auteur réutilise des concepts freudiens ou autres mais ne va pas beaucoup plus loin dans l'analyse, les formes d'expression de notre schizoïdie générale et les tentatives de s'en extraire ne sont pas du tout évoqués. Je m'attendais à plus...
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Davjo
  03 avril 2014
Quarante ans après, l'essai de Roland Jaccard reste un modèle de lucidité, une stimulation intellectuelle et iconoclaste qui mérite d'être lu. Et j'insiste sur la dénomination du livre: c'est un essai, un livre qui n'affirme rien mais essaye de prendre un cliché de la civilisation dans un moment donné. Un livre qui frotte les idées comme les allumettes, qui fait se rencontrer plein d'auteurs, de Thomas Szasz, Georges Devereux, Freud, Norbert Elias, Kostas Axelos...
Résumons, ce livre essaye de faire un portrait psychologique de l'homme de la modernité, un personnage solitaire et culpabilisé qui vit dans l'entre soi. Il est le produit de la civilisation moderne, où ce n'est plus la religion qui relie les hommes entre eux, mais l'idéologie médicale. Elle a réprimé femmes et homme en leur disant la masturbation est un péché. Aujourd'hui, elle domine par la maladie mentale. L'homme de la modernité de 2015 ressemblera comme à un frère jumeau à celui de 1975. Sauf qu'il a pris du bide et que son smartphone a remplacé les mots croisés dans les transports en commun.
Lien : http://killing-ego.blogspot...
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Puce14
  22 janvier 2016
Un livre qui frotte les idées comme les allumettes, qui fait se rencontrer plein d'auteurs, 
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bgpsf
  23 mai 2016
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
DavjoDavjo   03 avril 2014
Parmi les techniques régressives, publicitaires ou privées, qui ont pour but de créer un état d'euphorie affective et d'hébétude susceptible d'empêcher l'affrontement des individus avec leur propre angoisse, mentionnons:

- L'emploi massif des drogues officielles ou non, de l'alcool et du tabac; leur effet anti-anxiogène aide nos sociétés à survivre tant bien que mal sans qu'une catastrophe psychiatrique s'étale au grand jour.

- La fonction hypnotique et narcotique des machines à images qui désintègrent le spectateur de sa vie familiale et de sa relation au monde de la nature, l'engourdissent, l'assomment dans la passivité béate de sa position assise.

- L'utilisation sadique-anale des voitures qui satisfait à la fois notre goût morbide de la compétition et de la rivalité et aussi l'euphorisation que provoque la vitesse.
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lerital31lerital31   14 décembre 2015
Pour ce qui est de la vie en société, rappelons combien Freud avait apprécié l'anecdote des porcs-épics en hiver qu'il avait trouvée dans Schopenhauer: les porcs-épics, quand l'hiver est glacé, cherchent un peu de chaleur en se serrant les uns contre les autres. Mais les piquants de chacun s'enfoncent dans les chairs de l'autre et les déchirent. les porcs-épics s'écartent alors les uns des autres et sont ressaisis par le froid. De rapprochement en écarts et d'écarts en rapprochements, ils trouvent enfin cette voie moyenne où ils n'auront ni trop froid, ni trop mal, où ils passent compromis entre la douleur et le gel. Ainsi en est-il des hommes. Ils ne peuvent ni tout à fait vivre en commun, ni tout à fait vivre en solitude.
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DavjoDavjo   03 avril 2014
L'homme de la modernité est volontiers schizoïde; incommunicabilité, solitude, ennui, morosité, dégoût, ces maîtres mots de sa détresse subie et acceptée résument son expérience. Et, du cabinet du généraliste, comme du divan du psychanalyste, s'élève la lugubre complainte des incompris, des angoissés, des suicidaires, des insatisfaits, des dépressifs, des laissés-pour-compte...comme si l'homme de la modernité s'appréhendait essentiellement à travers ses troubles, ses symptômes, ses désordres biologique et/ou psychiques. La maladie comme dernier refuge de la créativité.
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DavjoDavjo   03 avril 2014
Chaque société a les fous qu'elle mérite; la nôtre produit des schizos éteints, englués dans leur misère psychologique, coupés d'autrui, dissociés, de même qu'elle produit des individus éteints, englués dans leur misère psychologique, coupés d'autrui, dissociés. La différence n'est que de degrés.
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DavjoDavjo   03 avril 2014
Pour l'idéologie psychiatrique, l'individu normal est effectivement bien adapté, respectueux de la hiérarchie sociale, des codes sociaux, doté d'un moi fort, d'un certain degré de rationalité...A l'opposé, l'individu anormal est décrit comme un être immature, doté d'un moi faible, labile, se maîtrisant mal et dont la raison est infiltrée de fantasmes. Entre le normal idéal et l'anormal irrécupérable, il y a une échelle qui nous conduit du petit névrosé, en passant par l'artiste -justifié par ses productions- et l'adolescent en rupture de ban, aux grands malades mentaux.
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Video de Roland Jaccard (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland Jaccard
BIBLIOTHEQUE MEDICIS LE 26/04/2013 - Invités: R. Jaccard, R. Littell, JM De La Sablière, C. Tanvier et N. Werth. Roland JACCARD: "Ma vie et autres trahisons", Grasset
Dans la catégorie : Le genre humainVoir plus
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