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EAN : 9791090175631
151 pages
Serge Safran éditeur (02/03/2017)
2.17/5   3 notes
Résumé :
Vienne, Séoul, Tokyo... autant d'étapes d'un voyage placé sous le signe de la séduction amoureuse par un écrivain qui décède peu après, à la suite d'un accident ou, plus vraisemblablement, d'un suicide.
Son frère, enseignant en Suisse, à la vie rangée et avec qui il avait perdu tout contact, découvre son journal intime à Paris et le lit avec perplexité, commentant ici et là les passages qui le mettent mal à l'aise.
Ce dernier témoignage d'une vie de dé... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Mikofsky
  13 juin 2017
Station terminale nous raconte, à travers la lecture du journal intime du frère du narrateur, l'histoire d'un homme nihiliste et rejetant toutes valeurs inculquées par la société. Le livre se présente alors sous la forme du témoignage d'un homme amoral et de la constatation de son frère qui rejette tous ces idéaux. Homme à la vie simple, il n'arrive pas à comprendre les actes de son frère.
Même si le livre se veut une ode au nihilisme et une critique du politiquement correct, ces thèmes ne servent que de prétexte à l'attrait des jeunes filles, des nymphettes chères à Nabochov. Le principal problème de ce livre provient de l'écriture de ce court roman. Cela dessert terriblement le livre : tout le livre me faisait penser à un enfant qui découvre des gros mots les sortant à la chaîne, sans cohérence. Un coup, un paragraphe parle des roumains et des immigrants, l'autre coup, des femmes et de leurs dénigrements. La seule chose que ne critique pas l'auteur du journal intime, ce sont les jeunes filles, les adolescentes. Ça et le suicide, thème omniprésent dans la fin du roman. Dès lors, trois problèmes s'opposent à moi en tant que lecteur. Les deux premiers problèmes sont très personnels et sont liés à mes valeurs. D'une part, l'attrait pour les nymphettes m'a plutôt gêné, non pas pour son coté amoral, mais par sa façon d'être traité. Les nymphettes, souvent âgées d'une quinzaine d'années, sont plates, pas du tout développés psychologiquement. Elles sont soit attirées par une personne plus âgé par provocation ou pour se faire entretenir, à l'image des Suggar Daddy. Je conseille de lire Lolita de Nabochov sur ce sujet, où la jeune fille, bien que provocante, est plus à la recherche d'une entité protectrice, d'un repère stable, que d'un Suggar Daddy pour l'entretenir, ou encore Dragon de Thomas Day, qui montre où mène cette tendance des Suggar Daddy et de cette mode où l'on assume son attrait pour les jeunes : commerce infantile, prostitution et tourisme sexuel. D'autre part, cet appel au suicide à la fin du livre, me fait penser à une philosophie un peu « élitiste », dans le sens d'une philosophie de niche, pas vraiment en contact avec la réalité, très théorique. Enfin, l'écriture sonne le glas du livre : même si l'on omet toutes les valeurs véhiculés par ce roman, l'écriture très bateau, sans beaucoup de cohérence laisse penser à une suite, une liste de provocations qui tombe toutes à plat.
Même si je ne suis pas le public visé, je ne conseille vraiment pas ce livre, à part aux fans de l'auteur et même les nihilistes ne trouveront pas vraiment leur bonheur. Ce livre est une liste de provocations basé essentiellement sur les nymphettes et le suicide. Ce livre est une ode à une philosophie sans contact avec la réalité, une philosophie des sphères supérieures, qui est largement desservit par une écriture plate et des personnages à la limite de l'enfantin. Sûrement meilleur essayiste que romancier, Roland Jaccard n'a pas su me convaincre, ni par sa philosophie, ni par ses romans.
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bdelhausse
  08 juin 2017
D'abord, merci à Babelio (Masse Critique de mai 2017) et aux éditions Segre Safran pour cette lecture. Découvrir de nouveaux horizons, c'est toujours appréciable.
Le pitch... deux frères séparés et plus ou moins en froid se "retrouvent" par le biais du journal intime d'un des deux, récemment décédé. le frère survivant va plonger dans l'univers des derniers moments de son aîné (si mes souvenirs sont bons) via ce journal intime, dans lequel sont consignées les amours débridées et les réflexions sur le sexe du disparu. Que l'on se rassure, cela reste hyper soft, malgré ce que la 4è de couv' annonce. On est vraiment dans le très correct.
Et c'est une première critique à l'égard de l'ouvrage. Dans un journal intime, même s'il est destiné à être lu (comme en témoigne une inscription au dos de ce journal, montrant que le disparu sait que son frère le lira après sa mort), on se lâche un peu plus. C'est hyper codifié, javellisé, sage... et cela ne m'a pas convaincu en tant que journal intime.
Le journal en question fait plus ou moins 90 pages sur les 153 du livre. Des pages très aérées. Et quelques commentaires du frère survivant viennent émailler les réflexions du disparu. Hélas, on distingue assez mal les personnalités à travers les styles d'écriture. Il y aurait eu, là, matière à mieux rendre les personnalités des frères. Mais ils s'expriment tous deux de manière fort guindée, stricte et peu empathique.
Je sortais d'un roman-fleuve de James Ellroy... et ce génialissime auteur avait justement utilisé les journaux intimes comme ressort de son intrigue. Aucune commune mesure entre les deux approches de journaux intimes... Hélas.
J'aurais bien vu que le frère survivant embarque vers le Japon visité par son frère afin de faire un voyage initiatique à la recherche, poursuite, de son frère. Mais non, il reste sagement assis à lire des pages sans aucune saveur, réflexions lamentables et narcissiques d'un vieillard qui ne vit que pas sa bite et n'a d'autre but dans la vie que de dominer de jeunes femmes.
Cela aurait pu mener à des réflexions sur l'amour, le sens de la vie, les rapprots humains... mais pas en 150 pages. On glose, on survole un sujet important, et on n'en garde rien au final. Seul l'idée d'être parti à la recherche
du temps perdu. Clin d'oeil à Proust (évoqué dans l'ouvrage).
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nathlie93100
  25 mai 2017
Depuis quelques mois, j'avais très envie de découvrir cette maison d'édition qui publie des titres qui me font de l'oeil, et c'est chose faite grâce à la Masse Critique Babelio du mois de Mai.
J'ai eu l'honneur de découvrir Station Terminale, l'histoire d'un homme qui revient à Paris suite au décès de son grand frère. A peine arrivé chez celui-ci, il découvre un manuscrit qui n'a jamais été publié, écrit sous la forme d'un journal intime. Ce manuscrit rapprochera, en quelque sorte, les deux frères qui s'étaient perdus de vue.
Lors de sa lecture du manuscrit, le jeune frère fera des commentaire à la fin de chaque journée. On se rend très vite compte que les deux hommes étaient très différents et on apprend à découvrir les différentes facettes du grand frère au travers de son journal et des ajouts de son frère.
Dans son journal, on découvre un homme nihiliste et cynique au mode de vie très libre : il fait ce qu'il veut et entretient plusieurs liaisons en même temps. Ce personnage prend vie au fil des pages et on se rend vite compte que c'était un homme paumé dans sa vie. C'est l'exact opposé pour son frère, qui est père de facile et professeur dans une école.
Le grand frère nous raconte donc ses rencontres avec les différentes femmes avec lesquelles il partagera des moments de sa vie, mais une seule l'obsédera jusqu'à sa mort, et je vous laisse découvrir laquelle.
L'auteur fait beaucoup référence au cinéma, à la musique, à la littérature ou encore à la philosophie.
Le style d'écriture est simple et sans fioritures : il va droit au but. Et, il ne fait que rappeler l'homme que l'on découvre au fil des pages comme s'il était en train de nous parler directement.
Station Terminale est un coup de coeur auquel je ne m'attendais pas. La forme du journal et des annotations est vraiment bien pensée et ajoute une touche d'originalité bienvenue. Je ne peux que le recommander. Et, je pense suivre d'un peu plus près les publications des éditions Serge Safran !
Lien : http://reveuseeveillee.blogs..
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Vidéo de Roland Jaccard
« […] les auteurs d'aphorismes, surtout lorsqu'ils sont cyniques, irritent ; on leur reproche leur légèreté, leur désinvolture, leur laconisme ; on les accuse de sacrifier la vérité à l'élégance du style, de cultiver le paradoxe, de ne reculer devant aucune contradiction, de chercher à surprendre plutôt qu'à convaincre, à désillusionner plutôt qu'à édifier. Bref, on tient rigueur à ces moralistes d'être si peu moraux. […] le moraliste est le plus souvent un homme d'action ; il méprise le professeur, ce docte, ce roturier. Mondain, il analyse l'homme tel qu'il l'a connu. […] le concept « homme » l'intéresse moins que les hommes réels avec leurs qualités, leurs vices, leurs arrière-mondes. […] le moraliste joue avec son lecteur ; il le provoque ; il l'incite à rentrer en lui-même, à poursuivre sa réflexion. […]
On peut toutefois se demander […] s'il n'y a pas au fond du cynisme un relent de nostalgie humaniste. Si le cynique n'est pas un idéaliste déçu qui n'en finit pas de tordre le cou à ses illusions. […] » (Roland Jaccard.)
0:00 - Vauvenargues 0:10 - Georges Perros 0:19 - Anatole France 0:29 - Prince de Ligne 0:40 - Jules Renard 0:49 - Blaise Pascal 1:13 - André Ruellan 1:23 - Jean Rostand 1:35 - Georg Christoph Lichtenberg 1:45 - Michel de Montaigne 2:08 - Marc Sautet 2:29 - Cardinal de Retz 2:40 - Montesquieu 2:54 - William Blake 3:05 - Emil Cioran 3:23 - Arthur Schopenhauer 3:57 - Alphonse Esquiros 4:11 - La Rochefoucauld 4:23 - Alexander Mitscherlich 4:34 - Générique
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Référence bibliographique : Roland Jaccard, Dictionnaire du parfait cynique, Paris, Hachette, 1982.
Images d'illustration : Vauvenargues : https://www.buchfreund.de/de/d/p/101785299/luc-de-clapiers-marquis-vauvenargues-1715-1747#&gid=1&pid=1 Georges Perros : https://editionsfario.fr/auteur/georges-perros/ Anatole France : https://rickrozoff.files.wordpress.com/2013/01/anatolefrance.jpg Prince de Ligne : https://tresorsdelacademie.be/fr/patrimoine-artistique/buste-de-charles-joseph-prince-de-ligne#object-images Jules Renard : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a5/Jules_Renard_-_photo_Henri_Manuel.jpg Blaise Pascal : https://www.posterazzi.com/blaise-pascal-french-polymath-poster-print-by-science-source-item-varscibp3374/ André Ruellan : https://www.babelio.com/auteur/
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