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EAN : 9782070328222
180 pages
Gallimard (15/02/1994)
3.91/5   165 notes
Résumé :
Ce nouveau recueil d'élégies contient trois parties : Leçons et Chants d'en bas qui avaient été publiés en Suisse il y a quelques années, mais que l'auteur a remaniés. La troisième partie, À la lumière d'hiver, vient couronner, comme une clé de voûte, les deux premières parties. La poésie de Jaccottet est faite pour cette mélancolie de l'âge et du deuil. Il émane de ces poèmes une extraordinaire lueur de vérité qui, faute d'espérance, refuse toute fausse joie et tou... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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sabine59
  11 juillet 2018
Je ne connaissais que quelques poèmes de Philippe Jaccottet, également critique et traducteur. Cet assemblage de différents recueils qui s'échelonne de 1966 à 1976 m'a beaucoup plu.
Une thématique commune: la poésie face à la mort, celle des proches surtout. Comment conjurer par l'écriture la perte, le deuil , la vieillesse qui s'annonce? Par une simplicité presque austère, mais qui va à l'essentiel et se révèle clarté et intensité , le poète interroge les mots, le chant poétique:
" Parler donc est difficile, si c'est chercher...chercher quoi?
Une fidélité aux seuls moments, aux seules choses
qui descendent en nous assez bas, qui se dérobent
si c'est tresser un vague abri pour une proie insaississable"
Le poète s'inscrit dans les saisons, l'hiver, saison lucide notamment.Il écoute et observe la nature: les astres, la course du temps, la brume qui angoisse, les oiseaux et la montagne sont de éléments récurrents.
Le ton est nostalgique mais des éclaircies parviennent à trouer les nuages, les images illuminent le présent, redonnent espoir. J'ai été très sensible aux mots , pure évidence et délicatesse.
Une belle rencontre, une quête métaphysique exprimée par les vers qui ne peut que toucher chacun d'entre nous...
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colimasson
  21 avril 2014
« Qui sommes-nous, qu'il faille ce fer dans le sang ? »

Le fer, l'hiver et la mort. Philippe Jaccottet a composé ces différents recueils de poèmes entre 1966 et 1976 comme différents points d'un parcours de deuil douloureux, achevé plus certainement dans l'échec que dans la sérénité. Pourtant, Philippe Jaccottet s'accroche longtemps à l'espoir d'une renaissance qui passerait d'abord par celle du défunt. Il se demande ainsi :

« Si c'était le « voile du Temps » qui se déchire,
La « cage du corps » qui se brise,
Si c'était l' « autre naissance » ? »

Mais Philippe Jaccottet est un poète sans foi et ses illuminations ne le réchauffent pas longtemps. Les mots ne sont pas destitués de leur rôle bienfaisant lorsqu'ils contribuent à adoucir les traits de la réalité, mais ils ne valent rien de plus sitôt que l'innocence est abolie.

« Moi, je n'ai vu que cire qui perdait sa flamme,
Et pas la place entre ces lèvres sèches
Pour l'envol d'aucun oiseau. »

Philippe Jaccottet essaie d'appeler au secours les mythes historiques anciens et implore jusqu'aux momies égyptiennes pour croire à la continuité d'une existence que la mort n'achèverait pas brutalement, sans poésie, comme il le craint. Malgré des inspirations d'origine nietzschéennes et la volonté de surmonter son désespoir, le poète ne parvient pas à sortir de lui-même et de la douleur diffuse qui s'étend de ses fibres à son écriture.

« Bourrés de larmes, tous, le front contre ce mur,
Plutôt que son inconsistance,
N'est-ce pas la réalité de notre vie
Qu'on nous apprend ?
Instruits au fouet. »

Ce recueil contient la dépression d'un poète non seulement dégoûté de la vie mais aussi des gestes et des mots qu'elle implique. Il faudrait avoir connu ses actes de composition antérieurs pour les mettre en parallèle avec ces travaux de deuil peu ragoûtants –non pas parce qu'ils parviennent à transmettre leur douleur du poète au lecteur, mais parce qu'ils n'y parviennent justement pas, parce qu'ils confirment à quel point la mort est un événement insignifiant dont le survivant se fait un calvaire précoce et jalousement gardé. Heureusement, surgissent parfois des images et des engouements brutaux qui percent ce sac plein de lamentations pour nous tirer vers des perspectives cosmiques.
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paroles
  01 décembre 2013
Philippe Jaccottet, né le 30 juin 1925, est un écrivain, poète, critique littéraire et traducteur. Il a traduit Thomas Mann, Rilke, Goethe.... La traduction est une parie importante de son oeuvre. Comme Zweig, il a besoin de connaître le travail d'autres poètes pour se construire lui-même.
Dans ce recueil, Jaccottet semble très affecté par la vieillesse et la mort. Ses poèmes sont des interrogations sur la fin de la vie, la déchéance du corps et de l'esprit. Il s'interroge aussi sur le deuil et la lumière qui revient après. Sa poésie est empreinte à la fois de simplicité et de mystère, parfois imperméable parce qu'il joue avec les mots. Il les détourne de leur sens premier, les choisit avec minutie comme l'horloger le fait de son travail. Par exemple, Il n'utilise pas, dans ses poèmes, le mot "mort" :
"Plus aucun souffle.
Comme quand le vent du matin
a eu raison
de la dernière bougie.
Il y a en nous un si profond silence
qu'une comète
en route vers la nuit des filles de nos filles
nous l'entendrions."
Pour lui, les mots ne peuvent refléter une émotion, un ressenti. Ils mettent même en difficulté le poète dans son travail d'écriture.
"J'aurai beau répéter "sang" du haut en bas de la page, elle n'en sera pas tachée, ni moi blessé"
Ses mots sont sculptés, parfois hors du terreau de leur propre sens, parfois au scalpel de la douleur et leur palette de couleurs est sombre. Pas un sourire ne s'esquisse. Pourtant on sent chez lui un besoin de légèreté, pour cela il fait souvent appel à la nature, les oiseaux sont souvent nommés. Est ce leur poids si léger qui rendent les paroles de Jaccottet moins souffreteuses ?

En tout cas, je suis heureuse de m'être accrochée à ces textes. Ma première lecture, c'est vrai, manquait d'enthousiasme. J'ai même failli abandonner. Mais j'aime (je l'ai déjà signalé dans d'autres billets) quand un poète se laisse apprivoiser. Dis, Philippe, tu veux bien être mon ami ?
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saphoo
  25 juillet 2018
Philippe Jaccottet a l'art et la manière d'écrire des instants, des émotions, des sensations, avec peu de mots, l'écho se fait grandiose.
Teintée de nostalgie, de fragilité, ou encore de fugacité, c'est une poésie sensible, presque impalpable comme une barbe à papa de nuage, comme un arc-en-ciel qui se dissout dans le crépuscule.
C'est à la fois reposant et à la fois angoissant car on prend conscience que l'éternité n'est qu'un mot dans le dictionnaire et que nous sommes si peu face la beauté du monde.
"Tu es assis devant le métier haut dressé de cette harpe.
Même invisible, je t'ai reconnu,
tisserand des ruisseaux surnaturels."
"Songe à ce que serait pour ton ouïe,
toi qui est à l'écoute de la nuit,
une très lente neige
de cristal."
Les mots de Philippe Jaccottet : une Poésie de l'éphémère voilà comment je la ressens.
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cicou45
  06 août 2012
Étant curieuse de tout et ayant trouvé cet ouvrage par hasard, j'ai voulu voir un petit peu ce qu'écrivait Philippe Jaccottet et c'est avec bonheur que j'ai lu ce dernier qui comprend non seulement les poèmes du recueil « A la lumière d'hiver » mais également ceux tirés de « Leçons », « Chants d'en-bas » et enfin « Pensées sous les nuages ». Je dirais que ces quatre corpus de textes se rejoignent car ils sont, en quelque sorte, une ode à la vie. le poète nous invite à nous émerveiller de tout, à réaliser que la vie est fragile et à en savourer chaque instant car tout n'est qu'éphémère et tellement fragile, si nous n'y faisons pas attention.
Le poète consacre également une bonne partie de ce recueil à la valeur des mots et à ce qu'ils représentent. Il s'amuse à les dénuder, à leur enlever leur valeur pour ne prouver que ce ne sont là que des mots. Il joue avec et nous prouvent également que ces derniers peuvent en réalité prendre beaucoup plus d'importance que ce que,nous, simples mortels, voulons bien leur accorder, mais, quoi de plus normal, me direz-vous, pour un poète ? Eh bien, ce n'est pas forcément donné tout le monde mais Philippe Jaccottet y arrive, lui à merveille.
Une lecture plaisante, triste bien souvent, notamment lorsqu'il adresse un poème à un « compagnon mort » (à la guerre probablement), mais aussi, beau lorsqu'il fait l'éloge de la Mère ou encore de la nature tout simplement. Un hymne à la vie, à la beauté qui nous environne et dont nous ne faisons même plus attention et enfin à celle des mots tout simplement. A lire et à relire !
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Fabinou7Fabinou7   18 décembre 2021
"Parler est facile, et tracer des mots sur la page,
en règle générale, est risquer peu de chose :
un ouvrage de dentellière, calfeutré,
paisible (on a pu même demander
à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse),
tous les mots sont écrits de la même encre,
« fleur » et « peur » par exemple sont presque pareils,
et j’aurai beau répéter « sang » du haut en bas
de la page, elle n’en sera pas tachée,
ni moi blessé.

Aussi arrive-t-il qu’on prenne ce jeu en horreur,
qu’on ne comprenne plus ce qu’on a voulu faire
en y jouant, au lieu de se risquer dehors
et de faire meilleur usage de ses mains.

Cela,
c’est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
qu’elle ressemble à quelqu’un qui approche
en déchirant les brumes dont on s’enveloppe,
abattant un à un les obstacles, traversant
la distance de plus en plus faible – si près soudain
qu’on ne voit plus que son mufle plus large
que le ciel.

Parler alors semble mensonge, ou pire : lâche
insulte à la douleur, et gaspillage
du peu de temps et de forces qui nous reste."
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   17 février 2014
Je me souviens qu'un été récent, alors que je marchais une fois de plus dans la campagne, le mot joie, comme traverse parfois le ciel un oiseau que l'on n'attendait pas et que l'on n'identifie pas aussitôt, m'est passé par l'esprit et m'a donné, lui aussi, de l'étonnement. Je crois que d'abord, une rime est venue lui faire écho, le mot soie ; non pas tout à fait arbitrairement, parce que le ciel d'été à ce moment-là, brillant, léger et précieux comme il l'était, faisait penser à d'immenses bannières de soie qui auraient flotté au-dessus des arbres et des collines avec des reflets d'argent, tandis que les crapauds toujours invisibles faisaient s'élever du fossé profond, envahi de roseaux, des voix elles-mêmes, malgré leur force, comme argentées, lunaires. Ce fut un moment heureux ; mais la rime avec joie n'était pas légitime pour autant.

LE MOT JOIE ( extrait )
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ElisanneElisanne   14 mai 2010
Les larmes quelquefois montent aux yeux
comme une source,
elles sont de la brume sur des lacs,
un trouble du jour intérieur,
une eau que la peine a salée.
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karamzinkaramzin   27 décembre 2020
...
Dis encore cela patiemment, plus patiemment
ou avec fureur, mais dis encore,
en défi aux bourreaux, dis cela, essaie,
sous l'étrivière du temps.

― Espère encore que le dernier cri
du fuyard avant de s'abattre soit tel,
n'étant pas entendu, étant faible, inutile,
qu'il échappe, au moins lui sinon sa nuque,
à l'espace où la balle de la mort ne dévie jamais,
et par une autre oreille que la terre grande ouverte
soit recueilli, plus haut, non pas plus haut,
ailleurs, pas même ailleurs : soit recueilli
peut-être plus bas, comme une eau
qui s'enfonce dans la poussière du jardin,
comme le sang qui se disperse, fourvoyé,
dans l'inconnu.

Dernière chance pour toute victime sans nom :
qu'il y ait, non pas au-delà des collines
ou des nuages, non pas au-dessus du ciel
ni derrière les beaux yeux clairs, ni caché
dans les seins nus, mais on ne sait comment
mêlé au monde que nous traversons,
qu'il y ait, imprégnant ses moindres parcelles,
de cela que la voix ne peut nommer, de cela
que rien ne mesure, afin qu'encore
il soit possible d'aimer la lumière
ou seulement de la comprendre,
ou simplement, encore, de la voir
elle, comme la terre la recueille,
et non pas rien que sa trace de cendre.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   05 août 2011
Cela, c'est quand on ne peut plus se dérober à la douleur,
qu'elle ressemble à quelqu'un qui approche
en déchirant les brumes dont on s'enveloppe
abattant un à un les obstacles, traversant
la distance de plus en plus faible - si près soudain
qu'on ne voit plus que son mufle plus large
que le ciel.

Parler alors semble mensonge ou pire : lâche
insulte à la douleur, et gaspillage
du peu de temps et de forces qui nous reste.
+ Lire la suite
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Videos de Philippe Jaccottet (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Jaccottet
« […] Je ne puis oublier ce rôdeur. Comme il s'effaçait en marchant ! On aurait dit qu'il cherchait non seulement à ne pas peser sur le sol, mais encore à ne pas déranger l'air de chaque côté de son corps : il s'émaciait, s'allégeait. Il n'était presque plus rien que le tremblant et douloureux point de rencontre de quelques souvenirs, de quelques visions. […] » (Philippe Jaccottet, Un poète suisse-français : Edmond-Henri Crisinel, L'entretien des muses, Éditions Gallimard, 2015)
« Chez Edmond-Henri Crisinel (1897-1948) […] la poésie ne s'est nullement développée organiquement avec les années ; elle a été un affleurement d'ombres et de trésors profonds que recouvraient d'ordinaire les eaux du quotidien le plus monotone, le plus quotidien. […] le deuxième affleurement, c'est le récit en prose d'Alectone et son épilogue plus tardif, Nuit de juin (1939-1945) […]. Un sentiment de culpabilité extrêmement profond […], une intense nostalgie de la lumière mais aussi du goût pour les ténèbres […], telle fut, nourrie, creusée, authentifiée par l'expérience de la folie, la matière de sa poésie. À cause de sa souffrance, de son angoisse, de son égarement, Crisinel avait entendu des plaintes, surpris des regards, entrevu des mondes dont il ne lui était pas difficile de comprendre qu'ils étaient, même réprouvés, plus réels dans leur ambiguïté que la mécanique de sa vie apparente, que les dialogues et les rapports préfabriqués d'un monde qu'il n'habitait d'ailleurs pas vraiment. Disons qu'il avait éprouvé, non seulement deviné ou appris, que l'homme est un abîme, que cet abîme est horreur et merveille tout ensemble ; fasciné, il avait peine à en détacher le regard. Il en avait peur, mais sans doute aimait-il aussi la volupté mêlée à cette peur. […] Par la poésie, il amenait son combat avec les ombres dans le monde du jour, il le communiquait et s'en rendait maître ; ou, mieux, il chantait avec une joie tremblante sa passagère victoire, il remerciait d'avoir retrouvé la terre, enrichie de ce qui flotte par-dessous : les fautes, les larves, les morts. L'expérience de l'asile de fous n'est plus […] qu'une sorte de cavité, de creux sombre qui donne plus de résonance à la musique un peu grêle des cordes. […]
[…] Lentement, il écrivit Alectone, un bref récit qui est son plus beau livre […]. Pour triompher plus sûrement de ses démons, ou pour goûter une fois de plus à leur troublante présence, ou encore pour l'un et l'autre, Crisinel s'efforça de mieux cerner le détail de son expérience […].
[…] Ces visions […] nous paraissent d'autant plus pénibles que nous savons que Crisinel ne leur a échappé, un an plus tard, que par le suicide. Prouvant ainsi par un geste presque inconcevable chez un être aussi craintif, aussi frêle, la vérité de l'écrit ancien, de la prophétie d'Alectone :
Il ne te sera pas laissé de répit dans l'humiliation, la détresse et l'outrage que tu ne sois mort, parfaitement mort...
[…] » (Philippe Jaccottet, Un poète suisse-français : Edmond-Henri Crisinel, L'entretien des muses, Éditions Gallimard, 2015)
« […] La maison dort, mais ceux qui l'habitent continuent le jeu, mus par la force qui gît dans les ténèbres, devant d'impassibles témoins.  […] »
« […]
« Corps et âme, je t'appartiens désormais, Alectone ! À demi-mot, tu me le fais comprendre, selon tes voies détournées, familières à ceux qui ont commerce avec les douces créatures de l'enfer. Plutôt se crever les tympans que d'entendre tes insinuations, plus insupportables que les piqûres du taon attaché aux flancs de la génisse errante ! Mais que t'importent les oreilles grossières, Alectone, ta voix est plus puissante que celle de l'homme qui crie vengeance, elle traverse les déserts de la surdité même, quand tu veux frapper ta victime, lui faire payer le prix de sa témérité. » (Edmond-Henri Crisinel, Alectone, première partie)
0:04 - Alectone [Première partie] 1:43 - Alectone [Deuxième partie] 3:03 - Alectone [« … »] 4:58 - Nuit de juin 7:10 - Générique
Référence bibliographique : Edmond-Henri Crisinel, Alectone et textes en prose, Bibliothèque numérique romande, 2021. https://ebooks-bnr.com/crisinel-edmond-henri-alectone-et-textes-en-prose/
Image d'illustration : https://www.youtube.com/watch?v=KF17_6KXStg
Bande sonore originale : Carlos Viola - The Unknown
Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/the-unknown-2
#EdmondHenriCrisinel #Alectone #PoésieSuisse
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