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EAN : 9782070428618
197 pages
Éditeur : Gallimard (08/04/2003)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Réunit deux recueils de poèmes qui témoignent d'une prise de distance avec les peurs, les douleurs et les alarmes passées, et qui dépeignent la nature comme l'unité de la création.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Dunadan
  09 août 2020
Contact iridescent et inlassablement interrogateur d'un être et du monde qui l'entoure. Quête de points de jonction avec la Nature parsemée de symboles, et fait d'agrégations / désagrégations entre les deux. Préférence pour le Cahier de verdure.
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meyeleb
  07 octobre 2011
Indissociable d'une nature qui se fait le creuset de son inspiration, Philippe Jaccottet nous parle à voix basse au cours d'une longue promenade. le pas discret laisse à l'envol de l'alouette la primauté du chant, tandis que se profile un soir d'hiver. "L'enclos du grand jardin avec ses murs couverts de lierre donne toujours son même conseil de calme, de patience, de confiante attente." C'est à cette harmonie que nous invite le poète, conscient que la poésie apporte un peu de sagesse, fait de lui un "dérisoire survivant"...
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charlottelit
  20 mars 2012
beaucoup de nostalgie de brumes chez Philippe Jaccottet : parfois trop ...
fluidité du langage et perles poétiques
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   28 février 2011
Je pense quelquefois que si j'écris encore, c'est, ou ce devrait être avant tout pour rassembler les fragments, plus ou moins lumineux et probants, d'une joie dont on serait tenté de croire qu'elle a explosé un jour, il y a longtemps, comme une étoile intérieure, et répandu sa poussière en nous. Qu'un peu de cette poussière s'allume dans un regard, c'est sans doute ce qui nous trouble, nous enchante ou nous égare le plus ; mais c'est, tout bien réfléchi, moins étrange que de surprendre son éclat, ou le reflet de cet éclat fragmenté, dans la nature. Du moins ces reflets auront-ils été pour moi l'origine de bien des rêveries, pas toujours absolument infertiles.
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liketheleafliketheleaf   23 juillet 2016
Autre chose vue au retour d’une longue marche sous la pluie, à travers la portière embuée d’une voiture : ce petit verger de cognassiers protégé du vent par une levée de terre herbue, en avril.
Je me suis dis (et je me le redirai plus tard devant ces mêmes arbres, en d’autres lieux) qu’il n’y avait rien de plus beau, quand il fleurit, que cet arbre-là. J’avais peut-être oublié les pommiers, les poiriers de mon pays natal.

Je regardais…Cette floraison différait de celle des cerisiers et des amandiers. Elle n’évoquait ni des ailes, ni des essaims, ni de la neige.
L’ensemble, fleurs et feuilles, avait quelque chose de plus solide, de plus simple, de plus calme ; de plus épais aussi, de plus opaque. Cela ne vibrait ni ne frémissait comme oiseau avant l’envol ; cela ne semblait pas non plus commencer, naître ou sourdre comme ce qui serait gros d’une promesse, d’une annonce, d’un avenir. C’était là, simplement. Présent, tranquille, indéniable. Et, bien que cette floraison ne fut plus durable que les autres, elle ne donnait au regard, au cœur, nulle impression de fragilité, de fugacité. Sous ces branches-là, dans cette ombre, il n’y avait pas de place pour la mélancolie.

Vert et blanc, c’est le blason de ce verger.

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nadejdanadejda   28 février 2011
Les couleurs graves des fins d'après-midi, l'hiver : le brun qui tire sur le fauve, le pourpre, le violet ; le vert très sombre, les lointains bleus ; et aujourd'hui, entre l'horizon et de longs nuages peut-être chargés de neige, un morceau de ciel si clair qu'il en paraît juvénile ou angélique. L'enclos du grand jardin avec ses murs couverts de lierre donne toujours son même conseil de calme, de patience, de confiante attente.
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GeraldineBGeraldineB   29 septembre 2017
Un léger changement de point de vue suffit parfois à faire redécouvrir ce que l'habitude avait terni, ou voilé. Ainsi, de revenir en touriste dans le pays de son enfance et d'apercevoir d'une chambre d'hôtel (de préférence assez luxueux pour que le changement soit plus sensible) ce que l'on avait vu cent fois avec indifférence, quand ce n'était pas avec un sot dédain: les montagnes de Savoie suspendues au dessus d'un lac gris comme une masse vraiment énorme qui flotterait dans la brume ou dans l'excès de lumière, au-delà d'un autre brouillard, celui des toutes premières feuilles de l'avant-printemps.
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charlottelitcharlottelit   31 janvier 2012
Ces eaux, à la fois ivres et pures,
on pourrait presque croire aussi qu'elles rient ...
Elles auraient appris à rire, comme les chèvres,
dans les rochers, la pierraille,
à l'ombre des derniers aigles.
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Videos de Philippe Jaccottet (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Jaccottet
Philippe JACCOTTET – Poésie et Nature (RTS, 1990) Émission de télévision "Hôtel", intitulée « Poésie et nature » par la RTS, diffusée le 20 décembre 1990.
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