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ISBN : 207254890X
Éditeur : Gallimard (28/08/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 19 notes)
Résumé :
"Quand on entre dans un rêve, un cinéma, un hypermarché, une forêt ou un autre corps, on n'a plus d'âge."Au commencement, il y a une femme qui se démaquille devant son miroir. Quel âge a-t-elle? Tous les âges et aucun. L'âge de ses expériences. Celles qui font descendre au plus profond de soi, plonger dans la matière rugueuse d'une écorce d'arbre auquel on s'enroule, dans le noir bruissant d'une penderie de maîtresse d'école ou dans une piscine de maison de repos. Q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Claire45
  26 octobre 2014
La narratrice n'a pas d'âge ou plutôt tous les âges depuis celui de la conscience de soi (4 ans, dit-elle) jusqu'au moment où, vieille femme, on peut se baigner nue par une nuit de pleine lune dans une piscine bleu turquoise. Sa quête : vivre ( revivre) les moments où la notion de temps est abolie. le récit peut sembler chaotique car il suit les méandres de la mémoire. Il est en fait structuré par la thématique du corps ( thème cher à Fabienne Jacob) et celle du miroir.
Le style a souvent les caractéristiques de l'oralité, comme pour être au plus près des personnages et des anecdotes racontées et l'auteur recourt parfois aux mots de sa langue maternelle pour mieux nous immiscer dans son univers.
Un auteur à découvrir assurément.
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AnnaDulac
  28 août 2017
Fabienne Jacob explore dans « Mon âge » un sentiment étrange que l'on a vis-à-vis de soi-même : l'« a-temporalité » qui nous empêche souvent de nous situer dans une chronologie, de nous rendre compte que nous avons trente ou soixante-dix ans, de nous reconnaître dans une image saisie à notre insu (« c'est moi ça ? »).
Tous nos âges se superposent, s'emmêlent, s'entremêlent, comme dans ces moments de demi-sommeil où des « êtres fortuits, fictifs, des êtres de passage viennent nous visiter. »
Fabienne Jacob, par la voix d'un « je », passe d'un tableau à l'autre, saisit ces flashs de mémoire qui nous assaillent. Elle raconte une petite fille « dévastant » sa robe « en tulle », une femme qui pleure dans un taxi, une adolescente influencée par sa meilleure amie Else, une femme qui perd la mémoire. Elle affirme encore et encore que « la question du temps ou plutôt du non-temps est la seule qui compte. »
Tâche ardue et ambitieuse que celle de Fabienne Jacob qui pour rendre compte « de sa place au bord des choses » a choisi un style proche de l'oralité, sinueux, où les mots suggèrent d'autres mots, où les phrases peuvent être très longues. Ce style n'est pas exempt de maladresses et peut laisser le lecteur dans la marge. Il vaut toutefois la peine de se laisser entraîner dans cette réflexion poétique et riche.

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ChristianAttard
  21 février 2017
Vaut-il la peine d'écrire ici sur un livre sur lequel on aura finalement si peu à dire et rien (ou presque) à retenir ?
J'avais pourtant été attiré par le texte de présentation toujours sensible aux notion d'âge, de temps. Mais cette impression de notes jetées là, ce récit éclaté, déstructuré ne m'ont pas touché. Pire, il m'ont fortement ennuyé. Ecrit dans ce style de cours élémentaire propre à la littérature contemporaine, cet exercice ressemble fortement à une collection de rédactions sur tous les thèmes qui ont passé par la tête de l'auteur. Répétitions, considérations stupides, poncifs et descriptions infantiles se suivent quelque soit l'âge supposé du sujet.
Et finalement, on se demande si cette écriture puérile ne masque pas par snobisme ou parisianisme une réelle vacuité de pensée. Vacuité qu'au fond l'auteur revendique pour échapper au temps et à ses ravages !
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AndreeLaPapivore
  09 septembre 2014
J'ai pu lire ce roman en avant-première dans le cadre du "Prix du roman Fnac". Je remercie pour cela la Fnac et les éditions Galimard.
Soyons francs, j'ai eu beaucoup de mal à terminer Mon âge : 1 semaine de lecture pour 165 pages, voilà le genre de record dont je me passerais bien...
Entre réflexions sur le corps féminin et le temps qui passe, l'auteur alterne des scènes de vies à différents âges (on ne saura jamais précisément lesquels, à nous de deviner), sans ordre précis. Des phrases interminables, qui s'étirent parfois sur des pages entières, constituent l'essentiel du roman. le texte est travaillé, les mots choisis avec soin, on sent que l'auteur a voulu jouer sur la musicalité, le rythme de son texte. Mais cela ne suffit pas à rendre le livre passionnant, du moins pour moi : il manque l'intrigue qui aurait pu me captiver.
Lien : http://andree-la-papivore.bl..
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AudreyT
  06 décembre 2014
On ne saura jamais l'âge de la narratrice, elle n'en a pas ou elle les a tous... Au fil des pages, on la suit dans diverses anecdotes sur sa vie, des réflexions sur son corps et son monde intérieur.
C'est une très belle écriture, c'est indéniable... Mais j'ai trouvé ma lecture lente et longue et je ne me suis pas laissée emmener par les mots de l'auteur...
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critiques presse (1)
Lexpress   05 décembre 2014
Des pages de ce beau roman jaillit une invincible douceur. Sans doute faut-il un peu de temps pour s'habituer à soimême. C'est de cela que nous parle la femme qui se démaquille à deux heures du matin...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AndreeLaPapivoreAndreeLaPapivore   09 septembre 2014
Elle connaît le chemin, je sais pas comment, au début on reste sur le sentier ensuite elle connaît, on ne peut pas comprendre comment elle est Else, elle ne se perd jamais, elle est comme chez elle dans les sous-bois qui se ressemblent tous, elle trouve son chemin dans les ronces pleines de mûres, les branches en travers il faut les écarter avec soin, sinon c'est le boomerang, elles surgissent, c'est un surgissement à chaque pas, une jungle, la forêt est un surgissement et un bruissement, une cage verte pleine de craquements, de griffures, rayures, un pas devant l'autre, on progresse seulement si les obstacles on sait en faire des alliés, les feuilles crissent sous les pas, ça fait un beau bruit, inquiétant mais beau, rien n'est tranquille dans la forêt, on pense à la paix mais c'est la guerre, la forêt la guerre, tellement la vie y est cachée, terrée, pour vivre heureux vivons cachés, une devise de guerre, la forêt, quand on passe, cent mille petits animaux de rien, planquez-vous, les voilà qui passent, les deux, ou si c'est tranquille c'est un piège, une feinte pour qu'on les laisse tranquilles, pour qu'on trace notre route sans les voir, en réalité cent mille paires de petits yeux nous observent, cent mille tentacules infimes, antennes, pattes, des branches en travers encore, mais continuer de marcher, marcher, vers le plus profond des bois, là où la forêt fabrique du secret vert en pagaille.
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Claire45Claire45   26 octobre 2014
Le dialogue avec l'éternité fait moins vieillir que celui avec le siècle. Les scientifiques et les laboratoires pharmaceutiques devraient les étudier, au même titre que les paysans des vallées crétoises ou de lointaines vallées chinoises , mais va donc extorquer son secret à une bonne sœur. P.124
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Claire45Claire45   26 octobre 2014
Nos reflets les plus cruels sont ceux qu'on entrevoit par hasard alors qu'on ne s'attend pas à les trouver dans notre champ de vision, alors qu'on regarde ailleurs et qu'on est soudain surpris par une image qu'on ne reconnaît pas immédiatement comme la sienne. P.41
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veraCveraC   16 novembre 2014
L'homme que j'aime me dit toujours Allons dans la clairière de l'être pour dire Allons au lit
LA NUIT COMME AU CINEMA ON PERD SON AGE;ON L'OUBLIE
Quand on entre dans un reve, un cinéma ou un autre corps, on n'a plus d'age
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Claire45Claire45   26 octobre 2014
la douceur est une impasse.
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Videos de Fabienne Jacob (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fabienne Jacob
Fabienne Jacob - Les séances .Fabienne Jacob vous présente son ouvrage " Les séances " aux éditions Gallimard. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/75285/fabienne-jacob-les-seances Notes de Musique : Kai Engel - Hopes and Dreams- Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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