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La villa aux étoffes tome 1 sur 6

Anne-Judith Descombey (Traducteur)
EAN : 9782264078049
648 pages
10-18 (03/06/2021)
  Existe en édition audio
4.01/5   1440 notes
Résumé :
Dans l'Allemagne de 1913, dans l'apparat d'une grande somptueuse maison bourgeoise, maîtres et domestiques se croisent et se côtoient, partageant joies, drames, secrets et amours interdites. La jeune orpheline Marie occupe le poste de femme de ménage dans l'imposante résidence de la famille industrielle Melzer.
Alors que Marie cherche sa place parmi les domestiques, l’agitation règne lors de la saison du bal hivernal : Katharina, la belle et plus jeune fille ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (289) Voir plus Ajouter une critique
4,01

sur 1440 notes
Un roman un peu a la down town Abbey.
L'histoire d'une famille fortunée et de ses domestiques.

J'ai eu un peu de mal a accrocher au début de l'histoire, puis l'auteure a réussi a m'emporter dans un autre temps et un autre lieu.

J'ai mis du temps a apprécier les personnages, qui sont très travaillés. Avec des caractères bien trempés pour certains, agaçants pour d'autres . Mais qui ont chacun leur personnalité particulière qui les rend attachants dans tous les cas.

L'écriture est agréable et l'histoire un peu fleur bleue, même si l'opposition des classes sociales est extrêmement bien mise en avant. C'est aussi l'histoire d'une évolution des moeurs... Parfois forcée, mais une évolution quand même.

J'ai apprécié ce roman, et je continuerai avec plaisir à lire les aventures de Marie et de sa famille.
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Nous pénétrons dans la famille Meltzer, une riche famille qui possède une usine de filature, nous sommes en Allemagne, en 1914, à la veille de la première guerre mondiale . On va suivre les différents personnages, Johan le patriarche, le patron de l'usine, autoritaire, il est de l'ancienne école, un peu dépassé, sa femme Alicia et les trois enfants, Paul, appelé à seconder son père puis à lui succéder, Kitty et Elizabeth les deux filles, très différentes, la première est une beauté, artiste, volubile, toujours en train de parler et de rire , la seconde ne brille pas par son physique, plus en retrait et évidemment jalouse de sa soeur qui fédère tous les regards. Et puis il y a toute la horde des domestiques, chauffeur, jardinier, femmes de chambre, cuisinière, gouvernante.
On va rentrer dans les histoires d'amour, les tromperies, les bassesses, les jalousies, les rivalités des uns et des autres. Dans cette maison, il y a aussi Marie, petite orpheline, employée à la cuisine mais qui va vite prendre du galon pour se hisser au plus haut de la pyramide, elle va devenir un des personnages central de cette famille, son passé plein de zones d'ombre et celui de sa famille, liés à la famille Metzer, vont emerger peu à peu.
Dehors la guerre menace et bientôt, va venir perturber la sérénité et l'équilibre de la maison , arracher fils, maris et pères à leur famille pour les envoyer sur les champs de bataille laissant les femmes et les enfants seuls et désemparés . le premier tome s'arrête à l'aube de la guerre.
J'aime bien de temps en temps lire des sagas de ce genre, pour repartir ensuite vers des romans plus exigeants. Ces petites pauses sont salutaires et en ce début d'année plus que compliqué, j'en éprouvais le besoin.
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le roman débute en 1913 à Augsburg en Allemagne .
La famille Meltzer vit richement grâce à la filature dirigée par le père.
Marie, une petit orpheline au caractère bien trempé fait ses débuts dans la maison familiale comme aide-cuisinière.
On se rend compte que sa naissance est entourée d'un mystère qu'elle va s'attacher à résoudre.
On y retrouve une ambiance comme à Downton Abbey sauf que les relations entre domestiques y sont moins amicales, avec plus de jalousies.
La famille Meltzer composée du père Johann, très dur; de la mère Alicia qui tient son rang avec beaucoup d'humanité quand même ; du frère Paul âgé de 26 ans peu attiré par les études; de la fille Elisabeth, jalouse de sa jolie soeur et de ses prétendants ; de Katharina très jolie et courtisée, artiste.
Évidemment, des sentiments naîtront entre des jeunes gens, des désirs de mariages d'intérêts surviendront.
Tout cela du côté allemand à la veille de la guerre.
C'est pour cette raison que j'ai choisi le livre.
On y voit une antipathie des Allemands envers les Français.
Pas question d'accepter un Français dans la famille.
Pas question de traiter des affaires avec des Français vus comme des escrocs.
Une rancune existe encore depuis la guerre de 1870.
Une originalité dans le nom qui est donné aux employés de l'usine ou aux serviteurs nommés par leur nom de famille avec un article devant. L'habitude semble être commune dans le texte tout au long du récit.
Tout ça n'empêche pas le roman d'être passionnant par le suspense créé autour de l'histoire de Marie et de son avenir.
Certains personnages sont attachants et sincères comme Paul, le fils, Marie qui ne craint rien, Katharina qui accorde plus d'importance au côté humain qu'à son rang, Alicia, la mère, très humaine et juste.
On y voit comme dans d'autres récits le côté pénible du travail dans les filatures et l'exploitation des enfants.
Une très belle lecture à l'écriture et au style élégants, avec des notes d'humour, des descriptions amusantes, de nombreuses émotions.

L'histoire se termine à la veille de la guerre en juin 1914.
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Forcément attirée par le bandeau faisant le lien entre ce roman-ci et Downton Abbey, je me le suis procuré un peu honteuse (eh oui, je l'avoue...) et l'ai commencé timidement, certaine d'y trouver moults mièvreries et amours du genre de celles que l'on trouve dans les romans-photo (ce livre est initialement paru en grand format dans une édition dite "du féminin", aïe aïe, aïe !! ). Alors on est bien d'accord, ce n'est pas de la grande littérature, de celle qui, exigeante, nous émerveille et nous laisse admiratifs mais... cela se laisse lire , comme on dit, et mieux, cela nous tient en haleine ...à condition que l'on se laisse aller. Lu pendant mes vacances, entre chaise longue et hamac, hamac et chaise longue, l'esprit au repos, ce roman m'a divertie de façon agréable. Certes les ressorts sont prévisibles, le style pauvre et les personnages archi caricaturaux, mais.. c'est très efficace et cela marche comme un feuilleton télévisé. Conçu d'ailleurs comme tel, La villa aux étoffes est suivi par trois autres tomes. Paf, mon âme de midinette a été touchée à l'insu de mon plein gré !
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Joli roman de 600 pages, La Villa aux étoffes nous plonge dans une Allemagne de 1913 en pleine expansion mais toujours attachée à ces traditions et à son aristocratie. Marie, notre jeune héroïne, est une orpheline au caractère bien trempé. Prenant ses fonctions de fille de cuisine dans la grande demeure d'un riche industriel et époux d'une aristocrate, la jeune fille ne s'attendais pas à découvrir les secrets de sa famille dans cette somptueuse demeure…

Difficile de ne pas comparer cette saga à la fabuleuse série anglaise Downton abbey tant Anne Jacobs nous propose un décor similaire et fascinant ainsi qu'une description du quotidien des domestiques et des maîtres de maisons aussi bien retranscrit et immersif. L'autrice nous propose une palette de personnages très intéressante et que j'ai pris beaucoup plaisir à apprendre à connaître et à suivre dans leur évolution. Bien que j'ai eu du mal à croire à la relation amoureuse principale et que les « secrets » soient très faciles à deviner, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet ouvrage qui a parfaitement réussi à me faire voyager.

La Villa aux étoffes fut une lecture vraiment plaisante et qui saura, j'en suis convaincu, ravir tous les fans de sagas familiales historiques tant le récit est immersif et sait prendre son temps pour nous décrire le quotidien d'une autre époque tout en nous tenant en haleine avec des personnages aux multiples facettes et des secrets de famille comme on les aime !
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
- Il faut que je lui donne de mes nouvelles, dit soudain la jeune fille....
De vos nouvelles ? demanda le curé....
....
Je pourrais aussi téléphoner à l'usine, supputa Marie. Du bureau de poste.
....
Oui, un appel téléphonique était direct. On pouvait s'expliquer, éviter des malentendus, prodiguer du réconfort, prêter serment et même faire une déclaration...Le téléphone était une grandiose invention des temps modernes.
On pourrait même bientôt se confesser par téléphone.
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- Ah, les bonnes femmes, grommela Melzer. As-tu lu l’article de ce matin dans le journal ? Ces suffragettes ! De vraies furies ! De la racaille ! En Angleterre, elles ont brisé les fenêtres du ministère de l’Intérieur. Elles se jettent devant les fiacres pour les arrêter, incendient des maisons, se baignent nues comme la main dans le fleuve…
-Holà ! s’exclama Paul amusé. Ça m’a tout l’air de te hérisser, Père. Ces dames veulent seulement obtenir le droit de vote et, franchement, je ne comprends pas pourquoi on ne le leur…
Melzer regarda son fils comme s’il le voyait pour la première fois. Ne comprenait-il pas que l’Europe courrait à sa perte si on laissait les femmes accéder aux urnes ?
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L’amour est une flamme qui ne brûle qu’un bref instant et devient bien trop vite un peu un feu auquel on peut à peiner se réchauffer les mains. Il finit par s’éteindre et il ne reste plus qu’à balayer les cendres.
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- Eh bien, au travail, alors, lança-t-elle à Marie par-dessus son épaule. En vitesse, petite paresseuse !
Elle ne vit pas la révérence obséquieuse de Marie. En revanche, Marie, elle, avait entrevu les mollets de mademoiselle, que l'étoffe avait dévoilés un bref instant. La jeune maîtresse était grasse et blanche comme un asticot.
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La paix était à son avis une excellente chose et l'on ne pouvait qu'espérer qu'elle durerait, assura-t-il. Mais, par les temps qui couraient, c'était loin d'être sûr : il suffisait d'écouter les discours arrogants de l'empereur.
- Tu as sûrement raison, Johann, déclara Alicia avec un sourire, mais qui veut vraiment la guerre ? Quel être doué de raison pourrait croire qu'une guerre profitera à l'humanité ?

(Juin 1914 - p. 569 - Éd. Charleston)
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