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ISBN : 2266296981
Éditeur : Pocket (22/11/2018)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 247 notes)
Résumé :
Dans la cité du Soleil brûlent les derniers feux du règne d'Akhénaton et de Néfertiti. L’Égypte est au bord du gouffre et s'inquiète : qui succédera à ces souverains exceptionnels
Les regards se tournent vers Akhésa, troisième fille du couple royal, à l’extraordinaire beauté, déterminée à poursuivre l’œuvre de paix de son père. Tous les obstacles tombent devant sa volonté farouche et son sens inné du pouvoir : Akhésa a le profil d'une reine. Elle montera sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  13 février 2016
Akhenaton a été l'un des plus célèbres pharaons de l'Egypte ancienne. Rompant avec les anciens dieux, il lance une religion nouvelle, prototype de monothéisme, et fonde avec son épouse Néfertiti une ville nouvelle à la gloire d'Aton, le disque solaire divin. le clergé de l'ancienne foi, soutenu par une grande partie de la population, voue cette cité aux gémonies.
C'est dans ce contexte qu'Akhesa, troisième fille du roi - et donc troisième dans l'ordre de succession – fait preuve d'une personnalité et d'une intelligence digne d'une reine. Elle s'approche peu à peu du trône, d'abord en assistant son père dans les rites sacrés, puis en en épousant Toutankhaton, qui deviendra Toutankhamon, l'enfant-roi.
Ensemble, ils forment un couple royal uni et amoureux, mais encore très naïf, et si peu maître de leur destin, car dans l'ombre le général Horemheb tente de prendre les rênes du pouvoir et le coeur de la jeune Akhesa.
Certes, l'histoire est très romancée, mais dans tous ses livres Christian Jacq se base sur des faits avérés.
Il y a bien longtemps que je n'avais pas ouvert un livre de Christian Jacq et j'y ai retrouvé intact le plaisir de ce voyage dans le temps dans un pays qui m'a toujours fait rêver par les mystères qui l'entourent.
Au niveau de l'écriture et des rythmes du récit, j'ai beaucoup aimé les nombreuses descriptions de la vie quotidienne et des rites sacré.
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Soleney
  06 avril 2014
Le règne du pharaon renégat, Akhenaton (en français : « celui qui rayonne pour Aton »), est sur le déclin. Sa femme, la belle et célèbre Néfertiti (« la belle est venue »), refuse de le revoir, il s'est enfermé chez lui depuis plusieurs jours pour écrire un long poème sur la splendeur de son dieu, ses hommes de confiance complotent contre lui et les colonies de l'Égypte se révoltent contre ce pays dont la puissance s'affaiblit.
Reniant les croyances millénaires de son peuple, il a apporté de nombreux changements, aussi bien dans la religion que dans l'art : de nombreuses fresques dépeignent la vie du monarque dans le cadre familial en train de jouer avec ses filles ou d'embrasser sa femme et l'architecture évolue (le concept étant de faire en sorte que les rayons d'Aton puissent entrer à l'intérieur des bâtiments).
Mais rien ne semble permettre à l'évolution des moeurs de persister. Chacun est conscient qu'une fois Pharaon mort, les Égyptiens abandonneront Aton pour retourner à leurs anciennes divinités. Thèbes redeviendra la capitale et Akhetaton, la cité de la lumière, sera abandonnée au sable et au désert. Tel semble être le destin de la culture qu'a voulu transmettre ce roi moderne.
Mais Akhésa (de son vrai nom Ankhes-en-pa-Aton : « elle vit pour Aton ») ne l'entend pas de cette oreille. Bien que troisième fille du couple royal (et donc incapable de prétendre à la couronne), elle a bien l'intention d'avoir un rôle à jouer sur la scène politique. Petit à petit, à l'aide de sa superbe beauté et de son intelligence hors du commun, elle arrive à se faire une place parmi les plus grands et fascine ses amis comme ses ennemis. À la mort de son père, elle réussira à monter sur le trône aux côtés de Toutankhamon, le jeune prince de Thèbes fou amoureux d'elle, et prendra son destin en main comme une véritable reine.
L'intérêt de ce livre est qu'il nous dévoile les enjeux politiques du temps de l'Égypte ancienne. Avec Akhésa, on est transporté en plein coeur de l'action. On y voit ses évolutions, son passage de l'enfance vers l'âge adulte, les responsabilités qu'elle est peu à peu amenée à prendre. Ses sentiments évoluent : tout d'abord méprisante à l'égard du jeune Toutankhamon, elle en vient à peu à peu éprouver une tendresse presque maternelle pour cet époux de deux ans son cadet. En parallèle, elle doit lutter contre l'attirance profonde qu'elle ressent envers son opposant le plus acharné et manipuler les puissants du royaume pour parvenir à ses fins : rendre à l'Égypte sa splendeur d'antan. Mais la tâche est extrêmement difficile : les prêtres d'Amon sont prêts à tout pour reprendre leur place.
La pression exercée sur la jeune femme est énorme : d'un côté elle est incapable de renoncer au rêve de son père d'« apporter la lumière d'Aton dans les coeurs », de l'autre, elle n'a pas la force nécessaire pour lutter contre les prêtres et doit sans cesse se cantonner à son rôle de reine. Car malheureusement, Toutankhamon est encore un enfant trop immature pour régner et c'est celle qu'il aime qui est obligée de gérer les affaires à sa place. Elle doit se sacrifier sans cesse, déjouer des complots et en créer, entretenir son image publique, contrôler ses ennemis comme ses proches, lutter contre la part d'elle-même qui ne voudrait que devenir l'amante du général des armées.
La jeune femme voit tout ce à quoi elle tient s'écrouler autour d'elle : sa mère meurt, puis son père, puis elle doit abandonner sa religion, puis la capitale qu'a fait bâtir Akhenaton… Elle est peu à peu dépossédée par les prêtres, mais toujours elle restera droite et fière. Comme une reine. Comme une héroïne. Un peu trop, même…
L'auteur rationnalise l'origine de cette force et de cette énergie d'un côté par le caractère particulièrement volontaire de son personnage, mais aussi en sous-entendant que c'est Aton lui-même qui rayonne à travers elle et qu'Il lui prête une partie de sa puissance.
Car le monde que Christian Jacq met en scène est un univers merveilleux, empreint de magie et de surnaturel. Les dieux ont une influence notoire sur le monde, se dévoilant parfois aux humains et prouvant leur existence à l'aide de phénomènes inexpliqués, et pourtant totalement acceptés par la population : « Soudain, une main froide, une main de pierre se posa sur sa nuque. le bras d'Amon avait bougé, le dieu lui-même confirmait le couronnement de Toutankhamon. » Mais il nous montre aussi des miracles beaucoup plus petits et confidentiels : par exemple la famille royale est capable de regarder le soleil dans les yeux sans se les brûler et Akhésa est insensible à la chaleur.
On appréhende donc le monde de la même manière que les Égyptiens, avec leurs légendes et leurs croyances. Jacq nous décrit la lignée royale comme des surhommes (ou des sur-femmes) descendants directement de la race des dieux.
L'auteur détaille le rôle de la religion dans cette société, qui a une place centrale. le peuple croit dur comme fer à ses dieux et chaque cérémonie a une importance particulière et une magie qui lui est propre : « Akhésa ressentit une étrange impression au plus profond de son corps. Un feu très doux s'éveillait en elle, comme un soleil de fin de jour dorant la peau sans la brûler. L'eau parfumée qui avait circulé sur tout son corps la recouvrait d'une clarté immatérielle, sorte d'or liquide divinisant la chair. le regard de Toutankhamon lui-même s'était modifié. Les vertus du liquide magique de la purification, pratiqué sur chaque Pharaon depuis l'aube de l'histoire égyptienne, lui communiquaient une forme de vie d'origine céleste. »
« Comme chaque jour, Pharaon se rendait au sanctuaire dont il avait lui-même dirigé la construction. Et chaque jour, il y goûtait l'instant extraordinaire où les hymnes, les prières et les sacrifices faisaient se lever à nouveau le soleil dont dépendaient toutes les formes de vie, au ciel comme sur la terre ».
Ce qui est intéressant, aussi, c'est que l'auteur décrit le mode de vie des Égyptiens, parsemant son récit de faits réels sur l'architecture et le mode de vie, introduisant des éléments constructifs pour la compréhension de cet univers : « Sortant de la villa, ils traversèrent des jardins où on utilisait le chadouf qu'avaient mis au point les ingénieurs d'Akhenaton. Sur un pivot fixe, le paysan avait placé une perche de bonne taille. À l'une de ses extrémités, un seau ; à l'autre, un contrepoids. D'un mouvement régulier, le paysan abaissait la perche pour faire pénétrer le seau dans un bassin d'irrigation. Puis, relâchant doucement cette dernière, il laissait agir le contrepoids. de la sorte, au fil des heures, de grandes quantités d'eau étaient transportées au prix de moindres efforts. » Surtout, nous voyons apparaître au fil des pages les descriptions de l'architecture égyptienne et des fameux monuments : « Akhenaton avait voulu que le temple d'Aton fût unique. Il n'y avait pas de progression, comme dans les autres sanctuaires de l'Égypte, de la clarté de l'extérieur vers le mystère du Saint des Saints où la divinité était cachée au milieu des ténèbres, mais une simple enfilade de cours et de salles ne présentant aucun obstacle à la diffusion des rayons vivifiants d'Aton ».
Au final, Jacq a une écriture légère, très agréable et très facile à lire. Les phrases sont courtes, mais efficaces : elles nous font voir un monde à jamais éteint.
Cependant, Akhésa est presque trop parfaite pour être réellement crédible. Elle est décrite comme étant « fine, élancée, un visage parfait, des cheveux noirs, une peau cuivrée, des seins ronds hauts placés, des hanches étroites, des jambes longues et minces, des pieds d'une infinie délicatesse » et les princes étrangers disent d'elle qu'« aucune de nos femmes ne pourraient rivaliser avec elle ». le « divin père » Aÿ, éminent personnage politique, dit lui-même : « La princesse Akhésa... La plus belle femme de la cour, en effet », ce à quoi sa femme, la nourrice Ti, répond : « Je n'ai jamais eu la moindre influence sur elle. Parmi les filles du couple royal, c'est elle qui a la plus forte personnalité. Et maintenant la beauté… La beauté de sa mère, celle d'une reine. » Comment voulez-vous qu'on se retrouve dans ce personnage trop idéalisé ? Jacq aurait vraiment gagné à laisser un soupçon d'humanité à sa déesse.
De plus, on ne parle presque jamais de ses jeunes soeurs (elles ne sont même pas nommées), alors qu'elles sont elles aussi les filles du couple royal et qu'Akhésa les a côtoyées pendant toute son enfance. L'auteur parle seulement des aînées qui se mettent entre son héroïne et le trône (Méritaton et Makhétaton), mais dès qu'elles sont écartées du pouvoir, plus aucune allusion n'est faite. Dommage, cela coûte du réalisme à l'histoire.
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boudicca
  07 octobre 2012
Énième roman de Christian Jacq consacré à l'Égypte ancienne, « La reine soleil » met cette fois sur le devant de la scène une figure féminine emblématique de la XVIIIe dynastie, Akhésa, fille d'Akhenaton et Néfertiti, et épouse du célèbre Toutankhamon. Outre la vie mouvementée de cette jeune princesse, c'est toute une partie de l'histoire de l'Égypte du XIVe siècle avant JC que l'auteur entreprend de nous narrer. Il faut dire que l'époque est riche en bouleversements, entre les règnes successifs de Toutankhamon, d'Aÿ et du général Horemheb, les bouleversements d'ordre religieux causés par l'adoration démesurée vouée par le précédent pharaon au dieu Aton au dépend des autres divinités égyptiennes, l'expansion territoriale plus que conséquente du royaume et les questions de politique extérieure qui en découle...
Pas le temps de s'ennuyer donc, même si l'on retrouve comme toujours les mêmes défauts que dans les autres romans de l'auteur, notamment des rebondissements beaucoup trop prévisibles et une intrigue qui aurait mérité d'être davantage étoffée car parfois un peu trop simpliste. Avec « La reine soleil » l'auteur innove malgré tout du côté des personnages, pour une fois loin des figures hiératiques et presque désincarnées auxquels il nous a malheureusement souvent habitué (dans la trilogie de « La reine liberté » notamment). Akhésa est une jeune femme que l'on prend plaisir à suivre et les personnages secondaires gravitant autour d'elles sont particulièrement bien réussis, le général Horemheb en tête. Un bon roman donc, proposant une réécriture d'un pan de l'histoire égyptienne convaincante.
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Domichel
  30 juin 2016
Alors que sa mère Néfertiti reste cloîtrée dans son palais, et que son père Akhénaton s'isole de son peuple pour communier avec Aton le dieu solaire, Akhésa, troisième fille de Pharaon décide de prendre sa vie en main. Rebelle sans être révoltée, elle qui vénère ses parents, exhorte ce dernier à reprendre contact avec ses sujets. Elle craint par-dessus tout de voir l'Égypte s'étioler et devenir la proie de ses ennemis Hittites massés à la frontière. Mais une rencontre primordiale va décider à sa place de son avenir, celle d'un jeune homme frêle et timide : Toutankhaton. Ou, plutôt celui qui va devenir le plus célèbre des pharaons à l'ère moderne sous le nom de Toutankhamon…
Depuis très longtemps j'avais envie de relire ce roman de Christian Jacq, voilà chose faite !
Inspiré de textes avérés sous forme de papyrus ou de hiéroglyphes gravés, cette biographie romancée de Ânkhésenpaaton, la Reine Soleil, est un véritable témoignage sur l'Égypte de la XVIIIe dynastie. Alors que son coeur bat pour le général Horemheb, elle sera vite fascinée par Toutankhamon dont elle deviendra l'épouse avant de monter sur le trône d'Égypte.
Christian Jacq, écrivain et égyptologue, dont le roman date de 1988, sait avec un talent consommé retracer la vie des habitants de la civilisation la plus importante de l'antiquité. Que ce soit au sein des palais royaux ou au coeur des marchés de Thèbes, la capitale de l'époque, on voit se dérouler un véritable documentaire, comme s'il avait été filmé sur le vif. Les bases historiques étant posées, le cadre social connu, l'auteur se livre à un exercice de style particulièrement pointu quand il imagine le déroulement de la vie de cette toute jeune femme au destin flamboyant mais tellement court, dont l'histoire n'aura gardé fatalement que peu de traces. Héritière d'Aménophis IV - ou Akhénaton le pharaon hérétique - elle aura dû composer avec les ambitions de sa soeur Méritaton qui se voit sur le trône d'Égypte, du général Horhemeb qui hésite à qui être fidèle tout en gardant la vision militaire de son poste, et surtout du clergé d'Amon soucieux de ses prérogatives et de ses acquis, et qui la soupçonne d'être restée fidèle au dieu soleil Aton qu'adore son père.
Avec près de 600 pages dans sa version poche, ce récit saura capter le plaisir de tous les amoureux d'Égypte, et celui des fidèles de Christian Jacq qui n'ont pas encore découvert cette belle et tragique histoire.
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Well-read-kid
  28 juin 2010
Je n'étais pas sans ignorer l'incroyable talent de Christian Jacq, égyptologue de formation, à nous faire revivre la terre des pharaons. En effet, plus jeune, il m'avait déjà séduite avec « La Reine liberté ». Cela fait au moins deux ans, si ce n'est trois que j'avais la « Reine soleil » dans mes affaires. Pourtant, ce n'est que maintenant que je ne m'y suis plongée.
L'histoire débute pendant le règne d'Akhénaton, le pharaon maudit, et de sa femme Néfertiti. L'Egypte traverse une mauvaise passe : le règne du pharaon touche à sa fin, celui-ci se détourne du pouvoir, lui préférant la religion, et même sa femme, la belle Néfertiti, semble se moquer de la politique.
C'est à ce moment-là que l'une des six filles du couple émerge de l'ombre. Elle a quatorze ans, est belle et ambitieuse. Elle s'appelle Akhésa. Elle a le profil d'une reine. Elle sera la femme de Toutankhamon.
Au début, j'ai eu du mal à me plonger dans ce récit alourdi par de nombreuses descriptions pourtant nécessaires, et par le ton souvent bien trop emphatique de l'auteur, qui insiste bien trop souvent sur la beauté de l'héroïne ou utilise de biens grands mots quand des termes moins hyperboliques seraient recommandés. Néanmoins, on finit par se laisser prendre. Politique, amour et religion, voilà ce que nous propose ce roman de Christian Jacq qui nous décrit un Toutankhamon désespérément attachant, et nous attendrit avec son histoire d'amour avec Akhésa, dont le courage final nous éblouit et efface l'agacement qu'elle a pu provoquer au début (trop belle, trop jeune, trop brillante, trop parfaite !).Un sacré portrait de femme, tout de même !
Christian Jacq, pour nous, parvient à ressusciter l'Egypte des pharaons et nous donne envie de voyager. C'est une plongée dans le quotidien d'un autre temps que nous propose ce livre bien fait, suffisamment romancé pour être passionnant, et suffisamment basé sur le réel pour être édifiant.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MargotmatouMargotmatou   05 juillet 2012
Toutankhamon changea au cours de ce périple. Une infinie galerie de portraits vivants défila sous ses yeux, ce qui lui fit prendre conscience du monde qui l'entourait. Il mûrit, perdit de son indifférence aux affaires d'Etat. Il s'émerveilla aussi devant les beautés variées du pays dont il était responsable. Il fut ébloui par la splendeur fleurie de l'Île d’Éléphantine, par l'architecture souriante de Dendera, le mystérieux sanctuaire d'Abydos où ressuscitait Osiris, par la luxuriance des jardins du Fayoum. Il fut fasciné par Memphis, la plus grande ville d'Egypte aux rues animées où l'on croisait nombre d'étrangers.
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DomichelDomichel   30 juin 2016
Alors qu’elle commençait à élaborer un plan d’évasion, une porte dérobée s’ouvrit, livrant passage à un jeune garçon d’aspect frêle, fort compassé, engoncé dans une lourde robe dorée qui le gênait pour marcher. Des pendants d’oreille en or massif, des anneaux de cheville en ivoire, des bracelets ornaient le jeune prince. Ces bijoux comportaient un décor de gazelles, de lèvres et d’autruche qui présentaient leur propriétaire comme un grand chasseur.
Akhésa éclata de rire, au grand dam du jeune homme qui se mit en colère.
- De quel droit osez-vous vous moquer ainsi de moi ?
- Vous… Vous êtes ridicule !
Akhésa s’approcha de lui et décrocha prestement un pendant d’oreille formé de deux petits tubes en or s’emboîtant l’un dans l’autre, chaque extrémité étant fixée à un disque en or incrusté de cornaline et de pâte de verre.
- Vos bijoux sont splendides, apprécia la jeune femme. Mais pourquoi être si lourdement paré ? Iriez-vous à une grande cérémonie ?
- Votre insolence est inacceptable. Savez-vous à qui vous parlez ?
L’adolescent s’était redressé avec toute la dignité dont il était capable. Akhésa reconnut qu’il ne manquait pas de prestance. L’éducation de la cour avait fait de lui un prince aux manières accomplies, marqué par une pratique intransigeante de l’étiquette.
- Je n’ai pas l’honneur de vous connaître, avoua Akhésa amusée.
L’enfant trop vite grandi prit un air supérieur;
- Je suis le fils d’Aménophis IV, le prince Toutankhaton.
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luis1952luis1952   07 septembre 2016
La domestique enduisit le corps nu de sa maîtresse d'un onguent à base de jasmin. Elle imprégna chaque parcelle de la peau, massant et décontractant en même temps. Akhésa se détendit sous les doigts habiles de la Nubienne. Cette dernière se pencha vers un coffre en bois de cèdre, d'un rouge profond.
Elle y prit une amble robe de lin qu'elle noua avec dextérité sous les seins d'Akhésa. à la taille elle ajouta une ceinture de lin. A ses chevilles et à ses poignets elle passa des bracelets d'argent. Enfin, elle souleva les pieds très fins d'Akhésa pour les chausser de sandales de cuir incrustées de perles et d'or.
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luis1952luis1952   08 septembre 2016
Hanis se leva et apporta une vasque remplie d'eau fraiche et parfumée.
-Permettez-moi de vous laver les pieds.
La coutume exigeait que les propriétaires d'une maison, qu'elle fût masure ou palais, purifiassent les pieds des hôtes qui avaient pris la route afin de leur rendre visite. Avec une tendresse émue, l'ambassadeur prit entre ses mains ceux de la jeune princesse. Il les trouva fins et magnifiques. Leur courbure était exquise. Akhésa sentit qu'il s'attardait un peu trop sur sa tâche rituelle. Mais elle accepta les douces sensations provenant du massage qu'il lui dispensait.
-Cela suffit, intervint-elle, quand d'étranges frissons, qu'elle n'avait encore jamais éprouvés, lui parcoururent le dos.
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gabylisgabylis   17 avril 2016
Akhénaton parla. Akhésa écouta. Les heures s'écoulèrent, tandis que Pharaon évoquait les principes spirituels qui avaient guidé sa vie. Il révéla à sa fille l'enseignement d'Aton, lui transmit la lumière intérieure qui l'animait, se privant ainsi de ses ultimes forces pour que le destin de sa fille aimée s'accomplisse.
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Videos de Christian Jacq (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Jacq
La bande annonce du film d'animation La Reine Soleil (2007) réalisé par Philippe Leclerc d'après le roman La Reine Soleil (1988 - Prix Jean d'Heurs du roman historique).
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