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EAN : 9782234060869
138 pages
Stock (18/03/2009)
3.9/5   35 notes
Résumé :
Longtemps, l'humanité a vécu en pensant qu'elle avait tout son temps, que le progrès n'en finirait pas de transformer le monde à notre avantage, que les hommes seraient toujours plus riches, plus beaux, plus performants, que l'on pouvait fabriquer indéfiniment des bombes nucléaires sans risquer de les employer et que nous avions le droit de prélever à l'envi toutes les richesses de la planète sans jamais entamer son capital.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Unhomosapiens
  15 octobre 2019
Albert jacquard fait partie de ces scientifiques qui, depuis des décennies, nous alertent sur nos erreurs collectives face à l'utilisation abusive que nous faisons de notre planète. Ils ne sont bien sûr jamais écoutés. Jacquard est de ceux qui ont embrassé une vaste culture dans tous les domaines, de la biologie à la philosophie. Ce énième opus de vulgarisation constitue un excellent résumé de sa pensée. Il nous met en garde sur le nucléaire (civil et militaire), sur la surpopulation, sur l'abus de technologie, sur le capitalisme, sur l'éducation…
Comme toujours, il s'exprime dans une langue précise et compréhensive par tous et déroule ses arguments, à l'appui de preuves imparables.
Je ne sais pas trop comment conclure. Avec pessimisme, en pendant que notre prise de conscience est trop tardive et nos réactions trop lentes pour être efficaces et stopper ce que Jacquard appelle notre suicide collectif ; où en restant optimiste, se disant que la prise de conscience est là et que les générations futures vont trouver le moyen de sauver notre belle planète et vivre en harmonie avec elle.
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jd
  19 juillet 2009
La lecture d'un essai ou même d'un article d'Albert Jacquard est toujours une épreuve de sagesse, de bon sens et d'évidence . L'intelligence du bonhomme, la manière simple et implacable dont il exprime ses idées, sa force de conviction sont ses armes de séduction massive. Son objectif ici est exposée d'entrée de jeu dans le titre de l'ouvrage : « le compte à rebours a t-il commencé ? ». La question est posée.
Et forcément, le célèbre généticien a déjà un embryon de réponse: la fin de l'humanité ne tardera guère si nous, et notamment « nous, habitants du nord » ne modifions pas nos comportements. Immédiatement, sans attendre, et surtout sans faire semblant. C'est un cri d'alarme qui cherche à provoquer une prise de conscience individuelle. A travers quelques chapitres qui se lisent rapidement, Albert Jacquard passe en revue ce qui nous menace: le terrible constat sur le déséquilibre Nord/ Sud, la dangerosité de l'arme nucléaire, l'absence de libéralisation des mouvements migratoires, les risques du clonage, le concept de « croissance » incompatible avec les capacités de la planète…etc
Ce livre est en fait un véritable appel. Un appel à raisonner autrement, à avoir d'autres schémas de pensée... On pense parfois aux discours sincères et convaincus de Nicolas Hulot ou encore Yann Arthus Bertrand, qui plus médiatiquement et avec d'autres méthodes, font le même type d'appels, et on se prend à rêver..
On se prend à rêver d'une jeunesse qui appréhende différemment ces enjeux et qui prennent en charge la construction d'un autre monde. Et dans la seconde partie de l'esssai, Albert Jacquard ne donne pas de solutions, mais donne les pistes de cet espoir : investir dans la recherche, la lutte contre les maladies, la création artistique et surtout, l'éducation. Car c'est l'école qui doit apprendre aux jeunes générations à préserver l'humanité, à partager les richesses et permettre aux futurs adultes d'être les premiers acteurs de ces nouveaux comportements.
Alors, certains taxeront Albert Jacquard d'utopiste. Il l'a toujours était. Il l'était déjà quand je l'ai lu pour la première fois en 1999 et qu'il publiait une tribune dans L'humanité « Moi, Albert Jacquard, ministre de l'éducation, je déclare … » (cf :http://lesbottesrouges.hautetfort.com/archive/2008/04/18/moi-albert-jacquard-ministre-de-l-education-je-decrete.html.) Il l'est aussi quand dans une livre sans langue de bois, il demande l'arrêt des Jeux Olympiques et cette course au sport-business..
Mais c'est aussi avec des pamphlets aussi puissants qu'on peut modifier nos habitudes, réfléchir à nos erreurs d'aujourd'hui et changer demain.
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madlodi
  04 juin 2009
Comme Hubert Reeves, Albert Jacquard a l'image du grand père sage et bienveillant. Et que fais-t-on d'un grand père sage et bienveillant ? Et oui, on écoute (où dans ce cas précis, on lit) ce qu'il a à nous dire. Et d'autant plus lorsqu'il s'agit de notre avenir.

On entend souvent qu'il faut sauver la planète. En réalité, nous dis Albert Jacquard, la planète continue sa route, inébranlable. En revanche, l'Homme a réellement besoin d'être sauvé. Car, selon lui, la Troisième Guerre mondiale pourrait bien être celle que l'humanité prépare contre elle-même.
Le compte à rebours a-t-il commencé ? est un ouvrage très pédagogique, accessible à tout ceux que leur avenir intéresse. En effet, Albert Jacquard commence régulièrement par expliquer les faits théoriquement avant de donner des exemples. Personnellement, cela m'a été très utile lorsqu'il s'est agit d'expliquer les probabilités qu'un incident nucléaire se produise ou pas. Je dois l'avouer : tout ce qui touche de près ou de loin aux mathématiques n'a jamais été mon point fort. Il fait également régulièrement appel à l'Histoire ou à la mythologie afin de mettre en perspective des faits actuels. Tel est notamment le cas lorsqu'il rappelle que dans la Grèce Antique, seuls les dieux avaient le pouvoir de la foudre. Aujourd'hui chefs d'Etat ou terroristes peuvent aisément la déclencher. de quoi faire froid dans le dos quand on y pense. D'autant plus qu'avec ce type d'arme, une guerre serait immédiatement planétaire.
En outre, il est appréciable qu'Albert Jacquard aie le courage de ses opinions. Or cela n'est jamais facile lorsqu'il s'agit de la Deuxième Guerre mondiale et d'Hitler. Il affirme qu'il laisserait agir un nouvel Hitler s'il débarquait sur la planète plutôt que de déclencher une guerre qui risque de détruire l'humanité. Il reconnaît également que les mesures prises par la Chine en matière de natalité, quoi que brutales, étaient indispensables. Pas facile a admettre tout de même.
Quant au dernier chapitre, concernant l'éducation des enfants, il est réellement passionnant. Albert Jacquard est persuadé que la confiance en l'avenir peut être redonnée grâce à l'éducation. Pour cela, il est indispensable de « mettre l'enfant au coeur du système éducatif ». L'école doit être au service de ceux qu'elle forme et non de la société. Il condamne le système de notation qui selon lui ne vise à justifier la hiérarchie. Certes, ces idées ne sont pas nouvelles mais ça fait toujours du bien de les relire. Alors merci.

Au final, un essai pas très optimiste d'un chercheur humaniste à la pensée brillant. Pas de quoi être rassuré donc. A moins de révolutionner les mentalités. Or, on ne sait que trop bien à quel point les mentalités sont difficiles à faire évoluer. Mais Albert Jacquard croit en la volonté des hommes. Croyons-y également...


Lien : http://elodie.delcambre.over..
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lecassin
  23 novembre 2011
"Le compte à rebours a-t-il commencé ?", un titre en forme de figure de rhétorique pour frapper le lecteur.
Albert Jacquart, lui, connaît la réponse à la question posée :si nous ne modifions pas radicalement et rapidement nos comportements de nantis du Nord, le compte à rebours qui mènera l'expérience humaine à sa perte pourrait bien être d'ores et déjà enclenché.
La planète Terre survivra à l'homme, cependant que l'humanité ne survivra qu'à condition que l'homme parvienne à se raisonner et à abandonner le culte de la croissance et de la rentabilité. Tel est le crédo d'Albert Jacquart qui milite en faveur du développement des biens sans valeur marchande comme la recherche fondamentale, la lutte contre les maladies, la création artistique et enfin (et surtout) l'éducation.
Bien sûr, on ne peut que souscrire à un tel programme ; mais malgré tout, et avec tout le respect que je porte à l'homme, Albert Jacquart, outre le grand humaniste qu'assurément il est, n'est-il pas aussi un doux rêveur ?
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Marti94
  22 mars 2015
« le compte à rebours a-t-il commencé ? » d'Albert Jacquard est un essai qui ressemble à un manuel d'écologie dont l'objectif est de faire prendre conscience au plus grand nombre qu'il faut changer certaines habitudes pour sauver la planète et préserver l'humanité : il faut que l'on révise tous nos raisonnements, réfléchir à un plan de développement compatible avec ce que la Terre nous propose. Il faut tenir compte dès maintenant des limites de la planète. le titre est très évocateur et très bien trouvé car le livre est présenté sous forme de questionnements.
Ce n'est pas le professeur Albert Jacquard que j'apprécie mais l'humaniste qui propose l'édification d'une société différente, adulte, lucide et solidaire. Cependant, il y a un petit fond moraliste et je ne suis d'accord quand il érige le Japon en modèle anti-nucléaire mais j'approuve quand même sa proposition de tout repenser et changer de modèle économique.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   22 novembre 2013
Reste à développer tout ce qui n'affecte pas la terre ; il se trouve, quelle chance ! que les activités qui nous apportent le plus de satisfaction, la recherche, la création de la beauté, l'éducation, la lutte contre les maladies, se rangent dans cette catégorie. Dans ces domaines, nous pouvons sans limite exiger plus de notre commune humanité. Cette humanité que nous avons à construire, nous pouvons l'imaginer à la fois consciente des contraintes que la nature lui impose et capable d'une dynamique joyeuse. Pourquoi pas ? Cela ne dépend que de nous.
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HaulleHaulle   08 décembre 2019
Quelle que soit l'horreur de ce qui est commis par des humains, nous n'avons jamais le droit de prétendre "ce n'est pas moi, je n'y suis pour rien". Le tissu d'informations qui englobe maintenant tous les humains est suffisamment serré pour que de proche en proche la responsabilité soit, dans tous les cas partagée. Ce partage est évident lorsqu'il s'agit de lutter contre une injustice ponctuelle comme dans le cas des hommes et des femmes pris en otage, ou de ceux condamnés à mort sans procès équitable. Il ne l'est pas moins dans la recherche d'une structure de société capable de générer une dynamique humaine, de se développer en trouvant en elle-même, et pas seulement dans la nature, les ressources indispensables. p105.
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lecassinlecassin   23 novembre 2011
Devenir soi nécessite un détour par les autres, car il faut s'immerger dans toutes les richesses apportées par nos prédécesseurs. Ce détour peut être, périlleux, douloureux, mais en faire l'économie serait délibérément s'appauvrir.
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lecassinlecassin   23 novembre 2011
Le mot "croissance" à lui seul est le signe d'une véritable supercherie, contre laquelle l'enseignement prémunissait autrefois les élèves préparant le certificat d'études, au bon vieux temps où ce certif marquait la fin de l'adolescence. Les programmes scolaires introduisaient le concept d'"intérêts composés", c'est-à-dire, en terme plus pédants, celui de l'évolution exponentielle. Les élèves comprenaient qu'un franc placé à "trois pour cent l'an" à l'époque de Charlemagne représentait, douze siècles plus tard, une fortune fabuleuse, supérieure à la totalité des avoirs de tous les humains morts ou vivants ; ils savaient donc qu'un tel processus ne peut être durable.
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lecassinlecassin   23 novembre 2011
Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont aussi néfastes que les dealers répandent leurs drogues.
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