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ISBN : 2715231636
Éditeur : Mercure de France (31/03/2011)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Lorsque Maxence rencontre Julie à Paris, il n’a que 32 ans mais il a déjà vécu plusieurs expériences douloureuses. Quelques années plus tôt, il a suivi un photographe aux allures de gourou à Berlin, où il a vécu une passion tumultueuse avec une certaine Eva ; et où il a fait une tentative de suicide.

Mais Julie redonne goût à la vie à Maxence. Comme elle ignore tout de son passé, elle lui propose de faire une escapade à... Berlin. Hasard ou signe du d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
jd
  17 mai 2011
Les regrets, l'amour, la rencontre providentielle, l'exorcisation du passé… le sujet du « choeur des tristes » d'Olivier Jacquemond a tout du sujet « casse-gueule ». Déjà traités des milliers de fois, ces thèmes font partie des légendes de la littérature et ont été brillamment nourris par les plus brillants de nos écrivains.
Mais avec le culot et l'enthousiasme de ses 30 ans, Olivier Jacquemond n'a à rougir d'aucune comparaison : « le choeur des tristes » est un roman qui démontre le talent d'un écrivain qui laisse déjà sa trace, démontre un vrai style et une réelle différence.
Celle-ci s'exprime d'entrée par l'auteur choisi pour le prélude du roman : l'immortel mais parfois décalé Jean Clair avec un extrait de « la tourterelle et le chat-huant » paru chez Gallimard et qui se termine par cette jolie phrase : « on appartiendra à ceux qu'on a aimés »… Sur cette criante vérité, le roman démarre. Sur les chapeaux de roues. Immédiatement séduisant, vif, captivant.
L'histoire est très simple. Maxence a 32 ans et vit à Paris. Par hasard, il rencontre Julie, plus jeune que lui mais qui « lui réchauffe le coeur » par le regard qu'elle porte sur lui, l'attention et le respect de son attitude, sa générosité, sa maturité aussi… Même s'il refuse de s'engager vraiment dans cette histoire, il sait que c'est peut-être grâce à elle qu'il oubliera son passé, sa vie tumultueuse d'avant marquée notamment par une tentative de suicide, un soir de déprime, à Berlin, capitale qu'il avait rejoint pour suivre un photographe « aux allures de gourou...
Et un jour, Julie qui a aussi des envies d'un couple normal, lui propose en toute innocence un petit week-end amoureux… à Berlin… pour aller voir une expo d'un certain photographe.
Électrochoc, signe du destin… avec la compréhension douce de Julie, Maxence décide de partir seul à Berlin. Pour enfin tirer un trait ?
« Jusque-là, l'amour providentiel avait résolu pas mal de choses comme par enchantement. Mais justement, un enchantement ne rompt pas un maléfice»
C'est bien un maléfice en effet que va exorciser Maxence à Berlin. Et même s'il s'y rend sans Julie, il y va avec son aide. C'est Julie qui a lu l'article sur l'expo. C'est Julie qui lui suggère le week-end à Berlin. C'est encore Julie qui le laisse partir et qui lui concocte une liste de ses chansons préférées à écouter dans le train sur son i-pod. En mode aléatoire, comme un symbole de celui qui n'assume pas responsabilités.
Et dans cette seconde partie du roman, Julie n'est plus présente... ni même par téléphone, sms ou e-mail, à peine une carte postale qui partira tardivement. Elle est absente du décor, mais elle est là, le soutenant dans ses démarches, l'accompagnant dans ses rencontres. On la sent omniprésente à travers la volonté de Maxence de se réconcilier avec la part de lui-même qui est morte dans cette cité.
Et l'auteur donne un formidable élan à cette escapade berlinoise. Il nous laissait à Paris avec un rythme calme, des chapitres plutôt courts, une ponctuation régulière. Il nous emmène à Berlin à un rythme effréné, avec des chapitres beaucoup plus longs qui ne laissent pas respirer le lecteur. Et c'est là, dans ce Berlin douloureux que, paradoxalement, il retrouve la paix.
« Plus rien ne s'oppose à ma peine. Je me mets à pleurer et, entre ces larmes, dans ma tristesse, j'entrevois, c'est idiot, la possibilité du bonheur ».
Cette possibilité du bonheur, on le sait, c'est Julie qui revient dans les toutes dernières lignes. Elle est le symbole de la puissance des sentiments, le signe que tout le monde peut mourir et renaître après une rencontre. On le savait, on nous l'avait déjà écrit, mais Olivier Jacquemond le fait avec une délicatesse, un romantisme et un souffle qui nous laissent beaucoup d'espoirs. En la vie. En l'amour. En lui.
Découvrez mon blog : http://lesbottesrouges.hautetfort.com/
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Adelie
  18 mai 2011
Résumé :
Maxence rencontre Julie à Paris. Une rencontre à laquelle il ne croyait plus , une rencontre que l'on dit providentielle. Cependant, une recontre a beau être providentielle, si on n'a pas fait le deuil du passé, réglé ce qui nous empêche d'avancer alors cette rencontre reste une simple rencontre. Mais Julie, sans le savoir, appuie sur le petit bouton qui va permettre à Maxence d'avancer, de pardonner, de comprendre. Julie va permettre à Maxence de retourner dans ce Berlin d'aujourd'hui pour clôre définitivement un passé et ses souvenirs plus encombrants qu'entrainants.

Mon avis :
Berlin, Paris, deux villes que j'aime, deux ambiances que j'apprécie. Olivier Jacquemond a réussi à faire de cette petite histoire d'amour aux apparences simplettes et classiques, un beau voyage, un beau chemin digne de celui de Compostelle !
Un roman en trois parties qui nous fait vaciller entre le quotidien de Maxence et Julie, la hantise de replonger dans ce passé tumultueux, énigmatique et une sensible libération. Dans le style d'Olivier Jacquemond, la germaniste que je suis a cru reconnaître des petits accents bien allemands qui me plaisent tant. Quant au contenu ,même si j'ai peu aimé la descente dans les travers de sa vie berlinoise, j'ai apprécié la tournure des événements relatés dans ce roman que je pourrais cataloguer de nouvelle. Une nouvelle pleine d'espoir qui confirme une fois de plus que pour avancer, certes il ne faut pas oublier, mais il faut apprendre à se détacher.

Lien : http://blogdadelie.canalblog..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gteisseire2gteisseire2   06 avril 2011
Je sens que, depuis qu’elle a planté ses racines en moi, Julie me réchauffe le cœur, ranime l’espoir moribond. Nul ne me regarde avec autant de considération, de respect que Julie. J’aimerais pouvoir me retrouver dans celui qu’elle dépeint avec autant de générosité.

Grâce à elle, je gagne mes galons en maturité et passe pour quelqu’un de chevronné. Ma fatigue d’être moi, ma lassitude, elle les transforme en sens de la mesure, en sagesse. Parfois, je me plais à imaginer que l’irruption de Julie, cet amour providentiel, apporte la preuve que le passé ne fut qu’un mauvais rêve qui m’aurait longtemps poursuivi.
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AdelieAdelie   13 mai 2011
... car les mots ,s'ils ne sont en aucune manière un remède, fermentent quand ils restent bouclés, de telle sorte qu'être avare de mots, c'est être avare de soi.
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Videos de Olivier Jacquemond (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Jacquemond
Olivier Jacquemond - Paris happening .Olivier Jacquemond vous présente son ouvrage "Paris happening". Parution le 31 janvier 2013 aux éditions Mercure de France. Rentrée littéraire 2013.Notes de Musique : Gil Scott-Heron-Brian Jackson - 1 Peace Go With You, Brother
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