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Michel Ganstel (Traducteur)
ISBN : 271441379X
Éditeur : Belfond (08/07/2006)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Dans l'Angleterre victorienne, une femme peut-elle choisir son destin ? C'est ce que veut de toutes ses forces fragiles Virginia Barforth, la petite-fille d'un riche filateur - le patriarche de Maison Haute.
Adolescente, Virginia doit d'abord plier, subir.
Son père et son frère meurent sous les coups d'ouvriers en colère et, devenue l'héritière du patrimoine, elle est contrainte d'accepter un homme qu'elle n'aime pas : son cousin Joel, un arriviste cyn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lewellyna
  31 mars 2014
Comme j'ai lu tous les livres traduits de Brenda Jagger, je mesure la qualité de son oeuvre, parfois inégale malheureusement.
Les Chemins de Maison Haute est le premier livre d'une trilogie, dans le plus pur style Jagger, à savoir que chaque héroïne de ce triptyque (l'histoire dans son ensemble se déroule sur 3 générations) a un caractère qui ne ressemble en rien à la précédente, bien que faisant partie d'une même famille. L'auteur explore toutes les facettes permises à une femme pas encore libérée de vivre sa vie et ses choix, dans un monde dominé par les hommes et leurs désirs, les mariages arrangés, les maternités précoces, le statut social, ... Et parfois à l'encontre des bonnes moeurs de l'époque (amants, séparations maritales, maîtresses, etc) ce qui ne se vit pas sans encombre.
Chaque livre se lit à la première personne, ce qui rend chaque tome unique, parce que les narratrices sont différentes.
L'héroïne de ce 1er tome, Virginie, est au début passive, endormie, elle est jeune, mais c'est un trait de caractère qui ne la rend pas agaçante, parce qu'elle est intelligente et a bien conscience qu'on se sert d'elle.
Elle est la spectatrice d'une nouvelle ère, industrielle, et l'auteur nous replonge avec beaucoup de réalisme dans cette Angleterre du 19ème, avec ses moeurs compliquées sur fond social en révolte. Où les disparités sociales se font encore plus flagrantes, avec une bourgeoisie émergente de plus en plus riche et méprisante envers les ouvriers et/ou tout ce qui ne leur correspond pas (tout statut social inférieur), tandis que eux mêmes sont exécrés par la noblesse qui les trouve vulgaires et arrivistes.
Sans récapituler l'histoire, Virginie va grandir, se confronter à un monde dont elle était protégée jusqu'alors, s'affirmer au delà du possible pour cette époque, et vivre enfin sa vie comme elle l'entend.
Et c'est sans doute ça que j'aime avec Jagger, dans ses meilleurs romans, elle s'inspire souvent de Dickens, on s'intéresse autant aux riches qu'aux modestes, avec en plus une trame amoureuse écorchée, parce que rien n'est jamais simple, et que les héroïnes doivent souffrir encore pour connaître peut être ce qui pourrait s'approcher du bonheur, enfin! Elle fait revivre avec réalisme la vie dans une Angleterre victorienne qui n'en finit plus d'étouffer.
N'oublions pas, on est pas dans une fable sociale mais dans un roman d'amour victorien bien raconté au 20ème siècle (le roman a été écrit en 1980)...
J'ai aimé les 3 tomes, avec une préférence pour le dernier, question d'héroïne :)
Bonne lecture!
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iarsenea
  15 juillet 2010
Comme la quatrième de couverture de ce livre est tout sauf un résumé, je prendrai la peine pour cette fois de faire un résumé de l'histoire de Brenda Jagger, même si cela paraît difficile dû à la longue période sur laquelle se déroule l'histoire et aussi au nombre de personnages.
Les chemins de Maison Haute a comme personnage principal Viginie Barforth, qui, au début de l'histoire, est la petite-fille cadette du grand Barforth, propriétaire richissime d'une usine de filature. Barforth est un personnage haïssable, ne pensant qu'à sa fortune et aux profits de son usine et négligeant toute sa famille, excepté son petit-fils Edwin, le grand frère de Virginie, à qui il a l'intention de léguer l'usine à sa mort.
Lorsque les employés de l'usine se révoltent pour leurs pitoyables conditions de travail, Edwin est tué et détruit par le fait même tous les espoirs de son grand-père de voir le succès de son usine se perpétrer dans les générations suivantes. Pourtant, il ne s'avoue pas battu et se souvient tout à coup de l'existence de sa petite fille de seize ans, qu'il dote à l'excès et qu'il marie à un cousin Barforth éloigné qu'il a toujours détesté, mais dont il ne doute pas des qualités pour réussir.
C'est ainsi que Virginie passe de la petite fille ignorée de tous à celle qui doit sauver la famille a un prix qu'elle n'est pas tout à fait prête à payer.
Le mariage de Virginie n'est pas tout à fait malheureux, mais il n'est pas heureux non plus. Quelques années après son mariage, elle rencontre Charles Aycliffe, fils renié d'un bourgeois très riche, et tombe en amour avec lui. Pourtant, celui-ci n'a rien a lui offrir, et Virginie se retrouvera forcée à faire des choix.

Mon commentaire :

J'ai trouvé cette histoire charmante, mais d'un charme légèrement désuet et dépassé. Je ne vous cacherai pas qu'il y a des longueurs, et que quelquefois, j'ai été excédée par certains personnages et par l'écriture qui m'a semblée trop impersonnelle, s'attardant sur des détails insignifiants et passant par-dessus ceux qui nous intéressent.
Malgré cette frustration, j'ai été incapable de laisser le livre, parce que j'attendais toujours impatiemment de savoir si l'auteure finirait par en dire plus (ou moins, dépendamment du segment de l'histoire dans lequel j'étais).
Au final, je me rends compte que je ne sais trop quoi penser de ce livre. L'ai-je aimé ou non ? Je crois que je l'aurais adoré si je l'avais lu il y a quelques années. Mais il y a des livres qui vieillissent bien, et d'autres qui vieillissent mal. Je crois malhereusement que les chemins de Maison Haute font partie de cette dernière catégorie. Ce n'est pas le sujet qui vieillit mal, mais la façon de le raconter qui n'est pas sans rappeler un peu les Harlequin, Autant en emporte le vent, ou encore, comme le souligne la quatrième de couverture, Les oiseaux se cachent pour mourir.
Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
iarseneaiarsenea   11 juillet 2010
On racontait, cette année-là, l'histoire d'une petite fille de l'usine Hobhouse qui, en essayant de dégager sa soeur prise dans les rouages d'une machine, avait elle aussi eu le bras arraché; les deux fillettes avaient saigné jusqu'à la mort avant d'avoir pu être emportées à l'infirmerie.
[...] Ces deux fillettes étaient les seuls soutiens d'une mère malade et de six frères et soeurs en bas âge ; depuis l'âge de huit ans, elles se levaient tous les matins à trois heures et demie pour se rendre à pied à l'usine de Nethercoats, distante de plusieurs kilomètres, où elles travaillaient quatorze heures d'affilée avant de rentrer chez elles dans la nuit, comme elles en étaient parties, le plus souvent les pieds en sang et, non moins fréquemment, les épaules couvertes de bleus sous les coups de ceinture du contremaître.
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Airelle10Airelle10   06 octobre 2016
Ce que je veux, Joël, c'est savoir si je suis mariée ou non. C'est tout l'un ou tout l'autre. Si je suis mariée, je serai fidèle à mon mari comme j'attends de lui qu'il me soit fidèle. Je veux aussi qu'il soit mon amant et mon ami le plus cher. Je veux qu'il compte sur moi pour le soutenir et le guider là où j'en suis capable, comme je veux me reposer sur lui en tout ce qu'il peut et sait mieux faire que moi. Je veux avoir confiance en lui comme il a confiance en moi. Quoi qu'il m'arrive, que mes jours soient marqués d'incidents insignifiants ou comiques, d'évènements tragiques ou exaltants, je veux pouvoir tout lui dire, tout partager, comme je veux qu'il obéisse au même besoin vis-à-vis de moi. Je veux que nous ne considérions tous deux les joies et les peines que pleinement ressenties avec la participation de l'autre, pour le meilleur et pour le pire. Je veux accepter ses défauts avec ses qualités, sa force avec ses faiblesses.Je veux pour mari un homme tel qu'il est, tout comme il me voudra pour femme telle que je suis. Si je suis vraiment et pleinement mariée, alors je refuserai la fiction qui impose à la femme un rôle de femme et à l'homme un rôle d'homme. Nous devrons être deux, mais de la même race, de la même espèce, différents de nature mais égaux ou comparables dans nos capacités, chacun de nous donnant à l'autre le meilleur de ce qu'il est. Voilà ce que je veux - si je suis mariée.
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iarseneaiarsenea   11 juillet 2010
Je dormais encore quand, à cinq heures et demie très précises, elle se refermait bruyamment pour séparer les courageux qui, tôt levés, méritaient leur plein salaire des paresseux qui en étaient indignes. Mais j'étais dehors à huit heures et demie, l'heure du petit déjeuner, quand les grilles se rouvraient un quart d'heure pour laisser entrer les retardataires, réprimandés et mis à l'amende, pendant que les autres, au travail depuis déjà trois heures, sortaient dans la cour respirer l'air pollué de fumée noire, avaler en hâte un quignon de pain frotté de saindoux et se soulager avant que les machines repartent, car il leur faudrait alors demander la permission de s'absenter de leur poste.
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iarseneaiarsenea   10 juillet 2010
Il doit pourtant y en avoir un, me disait-elle. Quelqu'un finira bien par me remarquer et comprendre qu'il lui est désormais impossible de vivre sans moi... Oui, je sais, je me suis remise à lire des romans, ce qui déplaît infiniment à Hannah, mais les choses doivent pourtant bien se passer ainsi, de temps en temps du moins. Sinon, comment ferait-on pour savoir ce qu'il faut mettre dans ce genre d'histoires ?
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iarseneaiarsenea   10 juillet 2010
Avant que les usines n'apparaissent, Virginie, pas un seul de ces tisserands ne gagnait moins de trente shillings par semaine, alors que maintenant certains doivent se contenter de quatre shillings, à peine de quoi survivre, mais assez pour s'obstiner, s'accrocher et exécuter les quelques travaux que nous voulons bien encore leur sous-traiter, et le faire chez eux, comprends-tu ? Quand j'étais jeune, vois-tu, ils mangeaient de la viande et du pain blanc, ils avaient de quoi s'offrir de temps à temps une bouteille de rhum, mais maintenant ils n'ont plus que du porridge et des pommes de terre, et quand même cela vient à manquer ils doivent se rabattre sur la soupe d'orties, oui, d'orties, dont ils te diront que c'est bon si tu avais l'audace d'aller leur demander ce qu'ils en pensent. Pauvres diables...
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