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EAN : 9782330002299
272 pages
Éditeur : Actes Sud (04/01/2012)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 175 notes)
Résumé :
New York, années 1960. Kat Marino, qui rentre tard chez elle, est agressée au couteau par un inconnu. De nombreux voisins sont témoins de la scène, mais personne n'avertira la police, persuadé que quelqu'un d'autre l'aura déjà fait. C'est le "bystander effect". En donnant la parole à tous les protagonistes, ce roman noir polyphonique, dont l'action se concentre sur quelques heures, esquisse une tentative de généalogie de la violence contemporaine.
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  20 janvier 2013
Un roman choc à découvrir
J'ai acheté ce roman suite un conseil d'un chroniqueur de France inter un matin lors du petit déjeuner! Je vais essayer de vous donner quelques arguments pour vous plonger dans ce petit bijou datant de janvier 2012, inspiré d'une histoire vraie complètement incroyable. Une question, tout de même, pourquoi si peu de lecteurs pour un roman si haletant, si court, si facile à lire, écrit par Ryan David Jahn, résidant à Los Angeles?
New York, années 60, 4 heures du mat, Kat gérante d'un bar, rentre chez elle et se fait agresser dans la cour de son immeuble. Ses voisins ne dorment pas et ont tous une bonne raison de ne pas bouger, ni même de prévenir les secours. le lecteur va alors faire connaissance avec ces fameux voisins : un jeune militaire, une femme paniquée après avoir percuter une poussette dans la rue, deux couples échangistes pour la première fois, ... Pour compliquer la lecture, on suit également la ronde de nuit d'un flic très particulier (je ne vous en dis pas plus...) et les secours assurés par des ambulanciers très spéciaux également.
Si vous avez la chance de mettre la main sur l'ouvrage et que vous commencez, il vous sera alors impossible de vous consacrer à une autre activité jusqu'à la fin du roman. Cela devient intenable sur la deuxième partie du livre.
En effet, on veut savoir comment cette pauvre Kat va finir après la visite de ce mystérieux personnage; personnellement, jusqu'au bout, j'étais dans l'indécision et je souffrais terriblement avec l'héroïne du roman. Vous aurez une envie irrésistible de rentrer dans cette copropriété, de crier, d'agir mais vous ne pourrez rien faire…
Le véritable attrait du livre est donc l'interconnexion entre les différentes histoires (surtout avec le flic et un homme de couleur noire) et l'analyse du comportement de chacun des personnages qui ont tous une bonne raison de laisser filer gentiment la situation.
Petit bémol : dans une ou deux situations avec l'agresseur, on est à la limite du vraisemblable (pourtant, cela est bien arrivé !). Mais, tant que l'on n'est pas confronté à ce type d'acte déplorable, peut-on vraiment juger de ce qui est plausible ou non ? La nature humaine est malheureusement parfois si inhumaine !
Pour conclure, très bon roman atypique à découvrir et à dévorer d'un trait, comme piège nuptial de Kennedy. Sans modération.
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caro64
  06 février 2013
Une Incroyable histoire, vraie de surcroît ! En effet, ce roman est directement inspiré d'un fait divers bien réel, le meurtre de Kitty Genovese dans le Queens, en 1964, qui a servi de base au développement de la théorie de "l'effet du témoin" en criminologie qui constate qu'en cas d'urgence plus il y a de témoins moins ceux ci interviennent... Comment ce drame, qui à bouleversé l'Amérique, a-t-il été possible ? C'est la question que se pose Ryan David Jonathan dans ce premier roman d'une grande noirceur.
Kat Marino, une jeune femme d'une trentaine d'année en est le personnage central. Elle habite dans une résidence d'immeubles qui entourent une cour. C'est ici que le tueur l'attend à la fin de son service, aux environs de 4h du matin. Et même si beaucoup de voisins ne dorment pas, même si de nombreuses fenêtres sont éclairées, malgré les appels au secours et les cris, pas un seul ne va bouger. "Quelqu'un doit déjà avoir appelé la police !" se disent-ils tous.
Les paragraphes très courts décrivant l'occupation des témoins à l'heure du drame alternent avec ceux recréant l'agonie durant deux heures à peine supportable de la victime. On fera ainsi connaissance au gré des chapitres avec les personnages liés à ce meurtre : les voisins témoins, les ambulanciers et le policier qui finiront par arriver sur les lieux. 
A travers ces différents portraits, Ryan David Jahn nous dépeint l'Amérique des classes moyennes, harassée, à bout de souffle, coincée dans un quotidien morne, qui rend plus humains ces témoins que l'on juge sans coeur. Chacun a sa vie et ses problèmes: le jeune Patrick s'occupe de sa mère gravement malade, Erin l'infirmière est persuadée d'avoir renversé quelqu'un sur la route, deux couples s'essayent à l'échangisme, Thomas est au bord du suicide... L'auteur dévoile également la face noire de la société avec un policier corrompu jusqu'à l'os, qui n'hésite pas à recourir à la violence pour "mettre du beurre dans les épinards "...
De bons voisins est un roman extrêmement fort et poignant, sans temps mort. Il n'y a pas de jugement sur ces personnes, témoins d'un drame et aussi témoins de leur propre drame personnel. L'auteur mêle avec beaucoup d'habileté ces différents destins, en poussant à l'extrême la tension dramatique, et jouant ainsi efficacement avec nos nerfs... Je me suis fait happée de la première à la dernière ligne. C'est violent, c'est cru, on s'indigne, on se révolte, on a envie de secouer ces voisins complètement passifs et de leur crier « Mais faites quelque chose ! Allez l'aider, ne la laissez pas comme ça ! » C'est vraiment comme une grande claque, vous en resterez sous le choc tout comme moi ! Et continuellement cette question qui revient nous torturer: "Est-ce que moi j'aurai bougé ?"... Un très bon premier roman et un auteur à suivre. Son deuxième polar, Emergency 911, sort d'ailleurs mi-fevrier…
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iz43
  25 janvier 2020
Attention livre coup de poing !
4 heures du mat.
Une jeune femme qui pourrait être vous, votre soeur, votre amie, votre femme ou votre fille, une jeune femme arrive sur le parking de sa copropriété. Elle cherche ses clés. Elle entend des pas. Elle court jusqu'à sa porte pressée de prendre un bain chaud (elle vient de changer son pneu qui était à plat). La main sur la poignée, la clé tourne, la porte s'ouvre.
Soudain, une main l'attrape, l'arrache à son appartement. Une main d'un homme violent, fou qui la poignarde. Elle se met à hurler. Des têtes apparaissent aux fenêtres. les voisins vont l'entendre. Les voisins vont appeler les secours. Peut être même qu'un voisin va sortir avec une batte de base ball pour faire partir l'agresseur.
Vous croyez? Et bien non. Chacun pense à tort que les secours et la police sont déjà en route. Chacun retourne à ses préoccupations.
Vous pensez que ce roman ne tient pas debout? Que c'est irréaliste?
Non encore une fois. C'est horrible mais la réponse est non. Personne n'a appelé les secours. Personne n'est intervenu. Et ça s'est passé dans la vraie vie.
Pour son roman, Ryan David Jahn s'inspire d'un fait divers tragique survenu aux Etats Unis. Kitty Genovese est assassinée dans le Queens sous les yeux de ses voisins en 1964.
Le roman de Ryan David Jahn se déroule sur un temps très court: 2 heures. On suit l'agression de Kat Marino qui rentre de son travail et en parallèle on découvre l'histoire des voisins. Tel couple recevait un autre pour une première expérience échangiste, un autre soignait sa mère mourante, une autre pensait avoir renversé quelqu'un en voiture...
Sans excuser les voisins, l'auteur pointe l'inertie du groupe et l'égoïsme de tout un chacun.
Ce roman m'a fait bondir. J'ai eu envie d'hurler, de les secouer.
j'ai lu jusqu'au bout en espérant une issue pour Kat. J'ai lu jusqu'au bout parce que Kat peut être n'importe laquelle d'entre nous.
A lire et à partager pour qu'il n'y ait plus jamais de Kat ou de Kittie mais je sais bien que je suis trop naïve et optimiste sur ce coup.
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kuroineko
  10 février 2018
Un mois de mars à New-York, dans les dernières heures de la nuit. Année 1964. Ryan David Jahn romance ici un fait divers survenu dans les années 1960 à une jeune femme, Kitty Genovese, sauvagement agressée devant de nombreux témoins présents dans les appartements donnant sur cette cour de la résidence. Pas un n'appela la police ni ne tenta quoi que ce soit pour lui venir en aide. Après tout, il y a foule - ou presque - aux fenêtres... Quelqu'un d'autre a dû appeler. Et puis répondre aux questions sans fin en qualité de témoins... Et puis la vie et ses petits soucis... Entre passivité et démission, les "bonnes raisons" affluent pour se détourner de cette tragédie. Et puis qui sait? Il s'agit peut-être juste d'une querelle conjugale. Pas bon de se mêler de ce qui ne nous regarde pas...
Ryan David Jahn inscrit son roman dans un temps court: deux petites heures pendant lesquelles se croisent et se décroisent une foule d'événements petits ou grands. Pas vraiment roman choral même s'il offre le point de vue spécifique de chacun des intervenants de cette tragique histoire.
En tout cas, l'auteur signe avec de bons voisins un récit sombre et amer, terriblement captivant et perturbant. Il nous renvoie à nos propres actions, nos petites lâchetés d'occasion, nos regards détournés pour ne pas voir certaines choses. Car cette histoire de 1964 pourrait aussi bien se dérouler de nos jours. Ce serait peut-être pire même : un de ces bons voisins pourraient être tenté de filmer la scène et poster ça le plus vite possible sur YouTube histoire de faire le buzz... A lire et à méditer...
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nadiouchka
  21 novembre 2016
Partant d'un fait divers réel, le meurtre de Kitty Genovese dans les années 1960, Ryan David Jahn a écrit ce roman policier DE BONS VOISINS (paru en France en 2012 et dont le titre original est ACTS OF VIOLENCE), qui a reçu le prix du meilleur roman décerné par la Crime Writers' Association.
Le livre débute par cette phrase : Ça commence sur un parking – où se trouve Katrina Marino (surnommée Kat) qui, à 4 heures du matin, rejoint sa voiture pour rentrer chez elle après son travail de gérante de nuit dans un bar. Là, mauvaise surprise : un pneu crevé. Qu'à cela ne tienne, elle va vite le changer mais derrière elle, un bruit étrange. Ce n'est que le vent pense-t-elle. Une fois ce fichu pneu crevé changé, elle peut enfin partir.
Mais en parcourant les derniers mètres qui la séparent de la porte de son domicile, une inquiétante silhouette d'homme se dirige vers elle. Et là, débute une histoire angoissante, oppressante, car on assiste aux essais de Kat pour s'échapper mais l'homme qui a un couteau à la main, réussit à l'attraper par les cheveux et à la blesser sauvagement.
Le lecteur assiste, impuissant, au calvaire de Kat qui appelle au secours car ses voisins sont tout proches. Quelqu'un va bien finir par l'entendre et appeler la police ? D'autant plus que les fenêtres s'allument et que des visages se trouvent derrière les carreaux.
A partir de ce moment, l'auteur raconte ce qui se passe chez ces voisins. Des chapitres leur sont consacrés avec des détails sur leur vie, leurs défauts, leurs problèmes….
Malheureusement, chacun se dit que, parmi les autres voisins, il y a bien eu un coup de téléphone vers les secours, qu'il ne faut pas encombrer les lignes… Chacun, dans sa pensée et sa petitesse, se renvoie la balle pour ce geste simple mais si lourd de conséquences en son absence.
C'est ce raisonnement qui a donné naissance à la notion d'Effet du Témoin : plus il y a de témoins, moins nombreux ils seront pour apporter de l'aide.
Je l'ignorais car ce n'est pas ma réaction, mais oui, c'est vrai.
J'ai lu ce livre très rapidement, hier après-midi, car il est très angoissant et comme Kat fait tout son possible pour résister, on suit son calvaire avec horreur.
Horreur aussi de voir que ces si bons voisins regardent et ne se manifestent pas !
On va rencontrer quelques personnages particuliers, comme par exemple (parmi d'autres), le jeune Patrick qui s'occupe de sa mère – des ambulanciers un peu spéciaux – un policier douteux, et même machiavélique… et je ne parle pas des autres personnages décrits ici. Ils sont pour ainsi dire assez bizarres mais il faut rentrer dans leur intimité pour les connaître.
Bref, puisqu'il faut laisser du suspense et il n'en manque pas, je peux dire que ce livre m'a vraiment tenue en haleine jusqu'à la fin. On espère toujours qu'il va enfin se passer un événement heureux et l'auteur a bien su traiter son sujet.
Les rebondissements ne manquent pas. Il fait aussi pénétrer le lecteur dans chaque appartement et on reste abasourdi de voir tout ce qui peut se passer dans un immeuble et celui-ci, en particulier.
Mais, d'autre part, c'est une notion bien connue qui consiste à se dire qu'on ne connaît pas vraiment ses voisins. Des secrets ou des choses pas bien nettes s'y passent. A chacun son chez-soi.
Ici, l'ambiance est étouffante car c'est trop grave de voir Kat luttant jusqu'au bout et qui se motive même en comptant les derniers mètres qui la séparent de sa porte afin de pouvoir se mettre à l'abri chez elle.
Si, au début du livre, j'étais un peu sceptique quant à l'histoire pourtant pas banale, j'ai fait comme de nombreux autres lecteurs, c'est-à-dire que j'ai admiré le style de l'écrivain qui, tout au long de livre de 270 pages ne m'a laissé aucun répit, d'autant plus que c'est basé sur un fait divers qui a vraiment eu lieu.
Encore plus terrible !

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critiques presse (2)
LeFigaro   20 janvier 2012
L'auteur ordonne ce chœur en une mécanique bien huilée, composant un roman sans temps mort, précis dans les faits, chirurgical dans sa description du crime, profondément empathique avec sa victime. Et très déstabilisant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   06 janvier 2012
Si cette pente ultraréaliste rend certaines pages difficiles à lire, elle donne une extraordinaire sensation du temps qui passe, et place le lecteur dans une situation inconfortable. Il souffre avec la victime, et comprend tout de même les voisins qui tentent de se dépêtrer du marasme de leurs propres vies.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   06 février 2013
Elle observe la cour. Celle-ci doit faire un peu moins de dix mètres de large et environ quinze mètres de profondeur, elle est toute en béton à l'exception d'un massif de fleurs rond au milieu et de quelques parterres en forme de demi-cercle sur les côtés, au pied de quatre immeubles qui composent la résidence. Il y a quatre bancs autour du grand massif central. Les immeubles font quatre étages. Kat n'a aucune idée du nombre d'appartements dans la résidence, mais elle sait qu'environ la moitié donnent sur la cour, et actuellement plusieurs fenêtres sont illuminées. C'est la première fois qu'elle voit autant d'appartements illuminés en rentrant du boulot. Il doit y avoir une douzaine de salons éclairés. Il doit y avoir plus de trente personnes derrière leurs fenêtres, éclairées ou non. Elle aperçoit leurs visages penchés vers elle. Elle distingue le blanc des yeux de certains d'entre eux."Au secours, appelle-t-elle. Je vous en prie - quelqu'un."
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kuroinekokuroineko   10 février 2018
Ça fait longtemps qu'il sait que le monde est pourri, il le sait trop bien, mais parfois il est étonné de constater à quel point c'est vrai; même maintenant, à ce stade de sa vie, à l'approche de la cinquantaine, il peut découvrir quelque chose qui lui fait prendre conscience comme pour la toute première fois que le monde n'est pas seulement cassé, mais impossible à réparer. Aucune quantité de colle ne pourra jamais l'arranger. Et pourtant, chacun doit se concentrer sur sa petite partie du monde, non? Chacun doit se concentrer sur son petit coin de la planete et recoller les fentes qu'il peut. Autrement il n'y a aucun espoir.
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jeranjoujeranjou   10 février 2013
- Quelqu'un qui correspond à votre description a été aperçu en train de s'enfuir du lieu d'un cambriolage, dit le flic. Je vais vérifier votre coffre.
- Qui correspond à ma description?
- Vous êtes noir, non?
-Oui, Monsieur l'agent.
- Alors il correspond à votre description.

Conversation cynique entre un flic véreux et un homme noir passant par là par hasard, à quatre heures du matin, à replacer dans le contexte racial des années 60 aux Etats-Unis.
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kuroinekokuroineko   08 février 2018
Quand il vous reste trente dollars et que le montant du loyer c'est quatre-vingts, inutile d'économiser. Buvez jusqu'à l'ivresse et payez-vous un taxi pour rentrer. Si l'on doit toucher le fond, autant prendre plaisir à la chute.
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JerenightJerenight   14 avril 2019
Il toise ce type, ce monstre aux yeux doux, et se demande combien d'autres petits garçons lui doivent d'avoir découvert trop tôt les horreurs de ce monde, combien d'autres petits garçons ont trop vite appris que les monstres ne se cachent souvent pas dans l'ombre, à attendre que vous fassiez un pas hors de la lumière, mais se tiennent eux-mêmes en plein soleil, vous souriant d'un air amical et vous tendant la main.
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