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Denise Meunier (Traducteur)
EAN : 9782253060321
250 pages
Le Livre de Poche (01/05/1992)
  Existe en édition audio
3.38/5   158 notes
Résumé :
À Martingale, la belle demeure des Maxie dans la campagne anglaise, on est assez tolérant pour admettre une domestique mère célibataire, et qui ne veut pas être séparée de son enfant.
Mais rien ne va plus lorsque celle-ci arbore la même robe que la fille de la maison. et annonce ses fiançailles avec le "jeune maître ". Un meurtre est commis le soir même chez les Maxie. Et le policier Dalgliesh, spécialement mandaté par Scotland Yard, va entrer dans une des af... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  28 septembre 2017
Ne commencez surtout pas à découvrir cet auteur par ce roman, il est sans aucun intérêt.
Sally, la petite bonne fille-mère que la famille Maxie a recueillie a été assassinée la nuit qui a suivi son annonce de mariage avec le fils de la famille.
L'intrigue policière est classique et le policier semble ici n'avoir aucun charisme. Il se contente d'interroger tous les suspects les uns à la suite des autres, encore et encore, jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse par avouer le meurtre. C'est long et très peu crédible.
Je me suis profondément ennuyée avec ce roman alors que d'autres de cette série sont passionnants, comme « Une mort esthétique » qui se déroule dans une clinique esthétique « La salle des meurtres » qui a lieu dans un musée londonien ou « Meurtre en soutane » dont l'action se déroule dans un monastère par exemple.
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Colchik
  14 janvier 2018
Je me suis offert le plaisir de relire le premier livre de P.D. James. Je voulais en quelque sorte redécouvrir le personnage d'Adam Dalgliesh sous un nouvel éclairage, celui que donne la maturité. Est-il déjà là, sorti tout cuirassé de l'imagination de sa créatrice ?
Martingale, une propriété cossue dans la campagne anglaise, non loin de Londres. Les Maxie portent beau, mais leur situation financière est délicate. Eleanor Maxie fait tout pour conserver un semblant d'aisance, mais la maladie de son époux grabataire a épuisé les faibles ressources de la famille. Son fils, Stephen Maxie deviendra sans doute un brillant chirurgien, cependant il ne gagne pas encore correctement sa vie pour prendre en charge financièrement ce qui reste du domaine de Martingale. Quant à sa fille Deborah, elle est revenue vivre au manoir après un veuvage prématuré qui l'a rendue amère et cynique, et sa liaison avec Felix Hearne, l'éditeur, n'est sans doute qu'un pis-aller. Alors Mrs Maxie se résout à embaucher Sally Jupp, une fille-mère du refuge St Mary, pour seconder son employée de maison.
Sally Jupp a du caractère, des ambitions, et du plaisir à saupoudrer de grains de sable le quotidien lisse des Maxie. Pourquoi, sous des airs d'employée vertueuse, se mêle-t-elle de tout ? Pourquoi va-t-elle voir à Londres Stephen Maxie ? Pourquoi celui-ci annonce-t-il ses fiançailles avec elle la veille de la kermesse annuelle de Martingale, sous les yeux médusés de sa maîtresse, Catherine Bowers ? Pourquoi enfin Sally met-elle la même robe que Deborah pour parader dans les jardins de Martingale le jour de la fête ?
Quand les hôtes de Martingale et leurs invités découvrent Sally étranglée dans son lit, le lendemain de la kermesse, nombreux sont ceux qui ont des raisons de lui en vouloir. Depuis sa famille d'accueil – elle avait été recueillie à la mort de ses parents par son oncle et sa tante – jusqu'à Miss Liddell, la directrice de St Mary qui l'avait recommandée aux Maxie, en passant par Eleanor et Deborah Maxie, horrifiées par une mésalliance qui risquait de compromettre la survie du domaine, mais aussi Catherine Bowers, subitement privée de son amoureux.
L'inspecteur principal Dalgliesh est chargé de l'enquête avec le brigadier-chef Martin. Il est jeune, assez bel homme (le teint brun) et semble cassant, guindé, peu enclin au bavardage et aux politesses raffinées. Sa compassion n'effleure qu'à de rares moments : « Non, le corps d'abord. Les vivants peuvent attendre. » déclare-t-il en arrivant au manoir. Il ne s'agit pas ici d'efficacité, mais d'un rang de priorité accordé aux victimes. Devant le corps de Sally Jupp, il n'éprouve ni pitié ni colère, mais « il savait que cela pourrait venir plus tard, et qu'il lui faudrait résister ». Il ne s'embarrasse pas de fioritures et tait le drame qui l'a frappé quand on lui reproche son insensibilité.
P.D. James ne décrit pas Adam Dalgliesh, ne lui donne presque aucune couleur psychologique, comme si elle le tenait encore à distance, attendant qu'il fasse ses preuves. Il les fera de façon magistrale.
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AinsiVa
  24 août 2021
Premier tome de la série des ''Adam Dalgliesh'', paru en 1962.
L'inspecteur-principal Dalgliesh (c'est son grade au sein de Scotland Yard dans le tome 1) est appelé dans le village de Chadfleed où un meurtre a été commis à 'Martingale', la demeure ancestrale de la famille Maxie. le père, Simon Maxie, est depuis un certain temps dans un état comateux proche de la mort. Son épouse Eleanor et une fidèle servante, Martha Bultitaft s'occupent de lui. Deborah Maxie (veuve Riscoe) est revenue vivre avec ses parents après la mort de son époux, un an après son mariage.
Son frère Stephen, n'a pas suivi l'exemple de ses ancêtres en occupant des fonctions lucratives permettant d'entretenir la coûteuse propriété. Il a choisi d'être chirurgien. Il vit donc heureux entre l'hôpital où il travaille, son appartement de Londres et ses week-end à Martingale. Pour sa mère et sa soeur, la vie n'est pas si agréable. Elles doivent maintenir leur rang, tout en rognant de plus en plus sur les dépenses du domaine. Elles rêvent de voir Stephen épouser une riche héritière. Leurs attentes seront déçues quand elles apprendront que Sally Jupp, la bonne placée là par une association de protection des mères célibataires, est arrivée à mettre le grappin sur le fils de la maison.
Naturellement, cette infortunée Sally, va être vite tuée dès les premiers chapitres. C'est pour découvrir son assassin que Adam Dalgliesh et son aide, le brigadier-chef George Martin vont mener l'enquête.
La tâche ne va pas être facile car la victime prenait un malin plaisir à se jouer de tout le monde. Elle se livrait même à du chantage. Nombreux vont donc être les possibles coupables.
L'auteur a approfondi la personnalité de tous les protagonistes qui gravitent autour de cette affaire. Plus important encore, nous faisons connaissance avec Adam Dalgliesh et on apprend à l'apprécier.
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OSOLEMIO
  15 août 2020
Dans la campagne anglaise se trouve La Martingale : une belle demeure ou vivent depuis 3 siècles des aristocrates désargentés : les "Maxie" !
Simon : le père se meurt, il est soigné par Catherine Bowers et le docteur Epps.
La mère Eléanor vit en famille avec leur fille Deborah veuve Riscoe et leur fils Stephen médecin comme ses ancêtres, mais qui travaille à l'hôpital de Londres..sans oublier Martha à qui Miss Liddell a envoyé une jeune femme de son institution " le refuge " pour l'aider dans ses tâches ménagères.
Catherine se voit déja la fiancée du docteur, et Deborah "flirte " avec son ami Hearne mais, elle hait d'emblée la nouvelle bonne Sally, mère célibataire qui semble plaire à son frère !
Par provocation : un soir, Sally va annoncer son mariage avec Stephen et.......
Elle va être retrouvée au petit matin droguée et étranglée dans sa chambre !
L'enquête va être confiée à l'inspecteur principal Dalgliesh de Scotland Yard aidé par George Martin.
" Beaucoup de bruit pour rien " ( sans vouloir parodier le titre de la comédie de Shakespeare ! ) car PD James tente de nous donner des pistes mais dans ce milieu feutré et très british : il y a beaucoup de suppositions, de murmures, d 'hypothèses qui s'écroulent au fur et à mesure pour finalement déboucher sur l'évidence ! Un polar aux pâles reflets d'Agatha Christie et donc sans intérêt !
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fran6h
  24 janvier 2021
Un polar à l'anglaise entre Agatha Christie et une partie de Cluedo. L'ambiance est feutrée, l'extérieur toujours inexpressif car toute la violence est à l'intérieur.
Quand la nouvelle employée de maison, jeune mère-fille, est retrouvée morte dans sa chambre fermée de l'intérieur, le mystère apparaît et toute la maisonnée est alors suspecte.
L'enquête est menée par Adam Dalgliesh avec flegme et détermination. Ne se laissant jamais influencé, il va creuser la vie de la jeune décédée et par là même les rapports sociaux et de domination de cette Angleterre des années 1960. de jalousie en ressentiment les âmes sont mises à jour. Mais finalement cette petite bonne n'était-elle pas un brin affabulatrice en cherchant à vivre au dessus de sa condition ?
On attendra donc la fin pour que la lumière soit. Dalgliesh, tel un Hercule Poirot, réunissant tous les protagonistes dans la salle à manger du manoir.
Ambiance anglaise assurée.
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
SousLaChandelleSousLaChandelle   17 août 2021
Catherine avait très envie de se promener, mais pas avec Deborah. Extraordinaire vraiment qu'elle ne puisse pas ou ne veuille pas voir que Stephen et elle souhaitaient être seuls. Mais enfin, si lui ne mettait pas les points sur les i, elle ne pouvait guère le faire. Plus vite il serait marié et loin de toutes les femmes de sa famille, mieux cela vaudrait pour lui. < < Elles lui sucent le sang > >, se dit Catherine, qui avait rencontré ce genre de personnage lors de ses incursions dans le roman moderne. Deborah, sereinement inconsciente de ces propensions vampiriques, franchit la porte-fenêtre ouverte et traversa la pelouse, à la tête du petit groupe.
Les écuries, désormais propriété de Samuel Bocock après avoir été celle des Maxie, n'étaient qu'à deux cents mètres de la maison. Le vieux Bocock était là, en train d'astiquer des harnais à la lumière d'une lampe tempête en sifflotant entre ses dents. C'était un petit homme brun au visage de gnome, yeux bridés et grande bouche, visiblement ravi de voir Stephen. Tout le monde alla rendre visite aux trois chevaux avec lesquels Bocock essayait de lancer sa petite affaire. < < Vraiment, se dit désagréablement Catherine, Deborah est ridicule avec ces bêtes, à se frotter le nez contre le leur en leur racontant des fadaises comme s'il s'agissait d'êtres humains. Instinct maternel refoulé. Ça lui ferait du bien d'en dépenser un peu dans le service de pédiatrie. Il est vrai qu'elle n'y servirait pas à grand-chose.> > Elle aurait bien voulu retourner dans la maison. Les écuries étaient d'une propreté scrupuleuse, mais l'odeur forte des chevaux après l'exercice persistait, inévitable, et sans savoir pourquoi Catherine en fut troublée. A un moment donné la main de Stephen, étroite et bronzée, effleura la sienne sur le cou de l'animal et, l'espace d'un instant, l'envie de la toucher, de la caresser, voire de la porter à ses lèvres, fut si forte que la jeune femme dut fermer les yeux. Et puis, dans le noir, d'autres images surgirent, délicieuses et répréhensibles, de cette même main lui entourant un sein, plus brune encore à côté de sa blancheur, qui le caressait lentement, amoureusement, annonciatrice de l'extase. Presque chancelante, elle sortit dans le crépuscule printanier, laissant derrière elle la parole lente, hésitante de Bocock à qui répondaient les voix enthousiastes des Maxie ; elle vécut alors un de ces moments de panique dévastatrice qui s'abattaient parfois sur elle depuis qu'elle aimait Stephen. Tout son bon sens, toute sa volonté étaient impuissants devant ces orages qu'aucun signe ne laissait présager. Dans ces moments-là, rien ne semblait réel et elle avait l'impression presque physique de sentir des sables mouvants engloutir ses espoirs. Toutes ses souffrances, toutes ses incertitudes, se cristallisaient autour de Deborah. L'ennemie, c'était elle, elle qui avait été mariée, qui avait eu sa chance de bonheur, Deborah, jolie, égoïste et inutile. En écoutant les voix derrière elle dans l'obscurité qui s’épaississait, Catherine était malade de haine.
De retour à Martingale, elle s'était ressaisie, le voile noir s'était levé et elle avait retrouvé son assurance naturelle. Elle monta se coucher de bonne heure, croyant presque qu'il pourrait venir la trouver. Elle se disait bien que c'était impossible sous le toit paternel, acte de folie pour lui, injure intolérable à l'hospitalité pour elle, mais elle attendit pourtant dans le noir. Au bout d'un moment elle entendit des pas dans l'escalier - Stephen et Deborah. Frère et sœur riaient tout bas, ensemble. Ils ne s'arrêtèrent même pas en passant devant sa porte.
....p.13....
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AinsiVaAinsiVa   02 octobre 2021
Ils restèrent assis en silence pendant un petit moment. Malgré l'aisance apparente d'une camaraderie facile, Dalglieh était sensible à chaque mot. Il aurait passionnément voulu réconforter, rassurer, mais rejetait toutes les phrases à demi formulées avant qu'elles pussent atteindre ses lèvres.
< < Désolé, je devais le faire. > > Seulement, il n'était pas désolé et elle était assez intelligente, assez honnête pour le savoir. Il ne s'était encore jamais excusé de faire son travail et il n'allait pas insulter la jeune femme en singeant une componction qu'il n'éprouvait pas. < < Je sais que vous devez me détester pour ce que j'ai été obligé de faire. > > Fade, sentimental et hypocrite, sans compter l'outrecuidance de croire qu'elle éprouvait un sentiment pour lui. Ils allèrent jusqu'à la porte en silence et elle resta sur le seuil, immobile, pour le regarder s'éloigner. Quand, ayant tourné la tête, il vit la silhouette solitaire qui se détachait sur le fond éclairé du hall, il sut, avec une certitude soudaine et exaltante, qu'ils se retrouveraient. Et qu'à ce moment-là, les mots dont ils auraient besoin viendraient tout naturellement.
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SousLaChandelleSousLaChandelle   18 août 2021
- Qui sera là, à part la piquante Sally Jupp ?
- Stephen, évidemment. Et Catherine Bowers. Vous l'avez rencontrée la dernière fois que vous êtes venu.
- En effet, les yeux un rien poché, mais une silhouette agréable et plus intelligente que vous voulez bien le dire, vous et Stephen.
- Si elle vous impressionne tant, répliqua Deborah négligemment, vous pourrez lui prouver votre admiration ce week-end, ça permettra à Stephen de souffler. Elle lui revenait assez à moment donné et maintenant elle s'accroche à lui comme une sangsue.
- La cruauté des jolies femmes pour les laides est incroyable ! Et par "elle lui revenait assez", je pense que vous voulez dire qu'il l'a séduite. Évidemment, ça produit généralement des complications et il faudra qu'il trouve le moyen de s'en sortir comme tant d'autres l'ont fait avant lui ; mais je viendrai. J'adore Martingale et j'apprécie la bonne chère. En plus, j'ai l'impression que le week-end sera intéressant. Une maison pleine de gens qui se détestent tous ne peut être qu'explosive.
- Oh, mais nous n'en sommes pas là !
- Pas loin. Stephen ne m'aime pas, il ne s'en est jamais caché. Vous n'aimez pas Catherine Bowers qui vous le rend bien et qui me fera sans doute profiter de son aversion. Ni Martha ni vous n'aimez Sally Jupp et il est probable que la pauvre fille vous abomine tous. Et puis la pathétique Miss Liddell sera là et votre mère ne peut pas la voir. Des orgies d'émotions refoulées.
...p.29....
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AinsiVaAinsiVa   02 octobre 2021
La porte s'ouvrit et trois policiers en civil firent leur entrée. Manning, qu'ils connaissaient déjà, présenta brièvement ses compagnons : inspecteur principal Adam Dalgliesh et brigadier-chef George Martin. Cinq paires d'yeux apeurés, interrogateurs ou franchement curieux pivotèrent en même temps vers le plus grand, l'étranger.
Catherine Bowers se dit : < < Grand, brun, bel homme. Pas ce que j'attendais. Une tête intéressante, vraiment.> >
Stephen Maxie : < < Quelle morgue, l'animal ! Il ne s'est pas trop pressé pour venir. Je pense que c'est pour nous énerver, affaiblir nos défenses. Ou alors, il est allé fouiner dans la maison.
Nous ne sommes plus chez nous.> >
Felix Hearne : < < Donc, le voilà, Adam Dalgliesh. J'ai entendu parler de lui. Impitoyable, des méthodes bien à lui, toujours la course contre la montre. Je suppose qu'il a ses contraintes personnelles.
Enfin, ils nous considèrent au moins comme des adversaires qui méritent tout ce qu'il y a de mieux.> >
Eleanor Maxie : < < Où est-ce que j'ai déjà vu cette tête-là ? Bien sûr. Le Dürer. A Munich, non ? ''Portrait d'un inconnu". On s'attend toujours à ce que les policiers aient des melons et des imperméables. Pourquoi ? > >
Pendant l'échange des présentations et des salutations, Deborah Riscoe le fixait comme si elle le voyait au travers du réseau d'une chevelure d'or rouge.
Quand il parla, sa voix curieusement grave parut calme et naturelle, sans trace d'emphase.
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SousLaChandelleSousLaChandelle   19 août 2021
Dans la petite salle des "Armes du Cacatois", Dalgliesh et Martin subissaient cet état de réplétion sans joie qui suit communément un piètre repas. On leur avait assuré que Mrs. Piggott, qui tenait l'auberge avec son mari, était réputée pour sa cuisine saine et abondante, ce qui ne pouvait que faire naître l'appréhension la plus vive chez les hommes dont les déplacements les avaient mis en contact avec la plupart des divagations culinaires anglaises. C'était sans doute Martin qui souffrait le plus. Ses années de guerre en France et en Italie lui avaient donné pour la cuisine continentale un goût qu'il ne cessait de cultiver depuis par des voyages à l'étranger. La plupart de ses loisirs et toutes ses disponibilités financières y étaient consacrées. Enthousiastes et jamais blasé, sa femme et lui ne doutaient pas un instant d'être compris, acceptés et bien nourris dans presque tous les coins d'Europe. Chose assez étrange, ils n'avaient encore jamais été déçus. Tout en essayant de surmonter des malaises intestinaux aigus, Martin laissait son esprit batifoler autour du cassoulet de Toulouse et se rappelait avec émotion la poularde en vessie dégustée pour la première fois dans une modeste auberge de l'Ardèche. Les besoins de Dalgliesh étaient à la fois moins compliqués et plus difficiles à satisfaire : il voulait une cuisine anglaise simple, convenablement préparée.
....p.174....
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