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ISBN : 2213668833
Éditeur : Fayard (01/06/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 2.88/5 (sur 517 notes)
Résumé :
Rien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maitresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins; sa soeur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château. Mais cet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (187) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  23 janvier 2017
De nombreux pastiches ont été rédigés concernant Orgueils et Préjugés. Certains avec succès… d'autres avec horreur... P.D. James a eu l'intelligence non pas de nous offrir un énième pastiche mais de proposer une suite atypique tout en respectant un domaine où elle excelle : le roman policier. Le résultat est tout simplement bluffant !! Pour les non-fans d'Orgueil et Préjugés, c'est évident que le ressenti sera tout différent. 😅

Six ans se sont passés après le récit d'Orgueil et Préjugés. Elizabeth mariée à Darcy prépare le bal de Lady Anne, tradition annuelle de Pemberley. La veille du bal, elle reçoit chez elle sa soeur Jane et son mari Bingley, le colonel Fitzwilliam et Alvestone, un ami avocat de Bingley épris de Georgiana (la soeur de Darcy). La soirée est merveilleusement sereine…. quand tout à coup, le bruit d'un cabriolet se fait entendre dans la nuit. Se précipitant à la porte de la demeure, qu'elle n'est pas leur surprise de voir sortir de ce cabriolet, Lydia Wickham (soeur d'Elizabeth et Jane) hystérique et criant au meurtre. Une fois calmée, Darcy et les autres messieurs se rendent dans les bois et découvre l'horreur : un homme mort et un autre au-dessus de lui s'accusant du crime. Ce dernier n'est autre que George Wickham, le mari de Lydia.

Proposer une enquête policière mettant en scène les personnages d'Orgueils et Préjugés de Jane Austen a de quoi au départ étonner… pour ne pas dire affliger les fans mais il faut le prendre comme un clin d'oeil à cette oeuvre culte. L'enquête policière de P.D. James dans ce livre manque singulièrement de contenance (peut-on même parler d'enquête à ce niveau??) : un crime commis, un suspect tout désigné et détesté arrêté, un procès, une condamnation et … une lettre qui résout tout. Bon comme vous venez de le lire… pas terrible. le pire si vous ne connaissez pas l'intrigue d'Orgueil et Préjugés, vous allez de suite vous dire que ce livre est nullissime. Eh oui… mais n'oubliez pas que le lecteur visé par P.D. James sont essentiellement les fans qui adorent dévorer les adaptations de ce livre donc, l'enquête est juste le fil conducteur de tout le reste.

À la lecture, nous avons le sentiment que P.D. James s'est amusée à écrire ce livre comme une sorte de petit délire personnel. Sûrement un désir de vengeance après avoir été obligée de le lire et de l'étudier à l'école. Tout d'abord, le découpage du roman en cinq livres, comme les cinq actes d'une pièce de théâtre où le récit relate différentes périodes de l'histoire. Ensuite, le ton décalé et complètement détendu de l'auteur qui tout en respectant le style de Jane Austen, y ajoute des éléments savoureux. Nous avons pour preuve, les petites anecdotes distillées dans le récit comme le témoignage de Mrs Piggott au procès (p.290) qui s'écrit lorsqu'on lui demande pourquoi elle n'avait pas parlé lors de l'enquête : « Il est scandaleux qu'une dame ne puisse pas aller aux cabinets sans qu'on lui pose publiquement des questions à ce sujet. » Que répondre à cela !!!
👉 Une petite erreur s'est par contre glissée dans ce livre : il est question de plusieurs coups de feu entendu dans le bois qui ont duré quelques minutes. Wickham lors de son procès dit : « J'ai pris son pistolet et j'ai tiré plusieurs coup de feu » (p. 312)… Sachant que l'histoire se déroule en 1802, le pistolet ne pouvait à l'époque que tirer un coup à la fois, ensuite recharger en mettant de la poudre, de la bourre et une balle… J'ai ri en imaginant Wickham dans les bois tirant, rechargeant, bourrant et retirant… le tout à la vitesse de Superman. Même cette invraisemblance m'a fait rire.😂

Au final, l'enquête de police dans ce livre est quasi inexistante. Les lecteurs de roman policier risque de le trouver sans intérêt… mais justement, ce livre n'est pas tant un roman policier qu'une ode humoristique à l'oeuvre internationalement connue de Jane Austen. le récit respecte les personnages de l'oeuvre avec une adaptation à la sauce P.D. James : c'est absolument délectable à lire sans être un copié-collé. Personnellement je l'ai lu avec un grand plaisir et j'ai apprécié de retrouver Elizabeth, Darcy dans une aventure atypique.

Objectivement, ce roman n'est certes pas d'un grand intérêt littéraire mais... un livre n'est-il pas sensé faire éprouver un sentiment au lecteur ? Celui-ci m'a fait rire. Rien que pour cela, je lui mets une note honteusement excellente en sachant que l'enquête policière annoncée est sans intérêt mais j'ai adoré la replongée dans l'univers Jane Austenien. 😛
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LiliGalipette
  29 mars 2014
Six ans après leur mariage, Elizabeth et Darcy vivent un parfait bonheur avec leurs deux fils et leurs nombreux amis. Alors qu'ils préparent leur bal annuel, Lydia, la jeune soeur d'Elizabeth, frappe à la porte de Pemberley. Depuis qu'elle a épousé Wickham, jeune officier qui avait tenté de séduire la soeur de Darcy, Lydia n'est pas vraiment la bienvenue dans la demeure des Darcy. Mais il fait nuit, le vent rugit dans les bois et la jeune femme est hystérique. Quelque part, dans la forêt, Wickham a disparu avec son ami Denny et des coups de fusils ont retenti. « Il n'est guère d'avantage social à attendre du meurtre brutal d'un capitaine d'infanterie ordinaire, sans argent ni lignage susceptible de lui prêter quelque intérêt. » (p. 211) Et de fait, Darcy et son cousin Fitzwilliam trouvent un cadavre dans les bois de Pemberley. Wickham est-il coupable ? Si oui, de quoi faut-il l'accuser ?
Passé le premier plaisir de retrouver les personnages de Jane Austen, j'ai été bien en peine de retrouver leur caractère. L'intérêt principal d'Orgueil et préjugés réside dans l'opposition entre les deux caractères, plutôt bien trempés, d'Elizabeth et Darcy. Ici, il n'y a qu'harmonie conjugale et concorde amoureuse entre eux. C'est très joli et fleur bleue, mais ça manque du piquant qui rend le chef-d'oeuvre de Jane Austen si délicieux. Quel intérêt trouver à Darcy s'il n'est pas un très riche gentilhomme aux idées un peu bornées et à Elizabeth si elle n'est pas un peu finaude et taquine ? P. D. James essaie d'expliquer le comportement des deux héros dans le roman de Jane Austen, mais ses démonstrations sont artificielles et quelques peu grotesques. Il est tout à fait inutile, voire dommage, de décortiquer des personnages dont la complexité donne tout son sel aux joutes verbales qui les opposent.
Une suite policière à Orgueil et préjugés ? Shocking ! L'intrigue est assez plate et n'a pas vraiment su m'intéresser, tant j'avais pressenti que Wickham resterait Wickham, ce qui suffit à résumer le personnage pour qui a lu le roman de Jane Austen. P. D. James a saupoudré son texte de fantômes, de vieilles rancunes et de promenades nocturnes secrètes, autant d'éléments que l'on pourrait trouver dans des romans de la grande Jane, mais qui sont loin d'être exploités avec le même talent. Pour finir, je m'indigne : l'auteure a choisi de redessiner la figure du colonel Fitzwilliam, le cousin de Darcy. Ce n'est plus le parfait gentleman d'Orgueil et préjugés, mais un homme avec des défauts et des zones d'ombre. Certes, dans la réalité, les hommes ont des défauts, mais le colonel Fitzwilliam est au-dessus de cette masse. Fallait pas toucher au colonel, Madame ! Non, fallait vraiment pas ! Je vais retrouver le texte original de Jane Austen et la perfection de son style.
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Aline1102
  25 août 2012
Nous sommes en 1803. Fitzwilliam Darcy et Elizabeth Bennet sont mariés depuis six ans et ont deux enfants.

Avec l'aide de Georgiana Darcy et des domestiques de Pemberley, Elizabeth prépare le bal annuel offert par les Darcy aux habitants du village. Cette soirée de réjouissance est toujours qualifiée de " bal de Lady Anne ", du nom de la mère de Darcy, qui a introduit cette coutume.

Elizabeth est donc sous pression. Elle espère que tout sera prêt à temps et, la veille du bal, alors que les préparatifs de la célèbre soirée réclament toute son énergie, Elizabeth doit encore accepter de recevoir le colonel Fitzwilliam qui lui demande une audience privée. Ce dernier souhaite épouser Georgiana et demande à Elizabeth d'en toucher un mot à Darcy. Or, Elizabeth n'est pas certaine des sentiments de sa belle-soeur qui lui semble très proche d'un jeune et ambitieux avocat, Henry Alveston.

C'est donc dans un état d'esprit assez agité qu'Elizabeth rejoint les premiers invités de Pemberley : Jane et Bingley, Georgiana, Alveston et le colonel Fitzwilliam se joignent à elle et à son époux pour un dîner intime mais plutôt morose, les convives faisant preuve de moins d'entrain que d'habitude.

La soirée s'étire en longueur et, finalement, Jane et Bingley décident de se retirer dans leur chambre. C'est à ce moment que le bruit d'une voiture se fait entendre. Elle se dirige à toute vitesse vers Pemberley.

Lorsque les convives arrivent à l'entrée, ils aperçoivent une femme qui descend de la voiture. C'est Lydia Wickham, la soeur de Jane et d'Elizabeth qui en descend. Elle semble en proie à une véritable crise d'hystérie et tombe dans les bras de Jane en hurlant que Wickham, son époux, s'est fait assassiner dans les bois de Pemberley...

J'ai beaucoup aimé les premières pages de ce polar mettant en scène les personnages les plus célèbres de Jane Austen. Chacun est dépeint selon le " rôle " qu'il occupait dans la version originale : Mrs Bennet semble toujours aussi gênante pour ses filles aînées, Mr Bennet se plonge toujours aussi volontiers dans ses chers livres, les braves gens de Meryton ont gardé leur passion pour les ragots. Ces passages durant lesquels P.D. James rappelle le caractère de chacun et nous parle des beaux mariages des deux aînées de la famille Bennet nous transportent réellement dans cet univers austenien à l'ambiance si particulière, à la fois ironique et légère.

Par contre, par la suite, cela se gâte ! Elizabeth semble s'être définitivement rangée, comme si son mariage avec Darcy l'avait embourgeoisée pour de bon. Sa spontanéité, sa fraîcheur et son franc-parler ont disparu. Elle a perdu sa vivacité (ou alors les préparatifs du bal l'ont vraiment épuisée ! ) et paraît même un peu transparente une fois le sujet des préparatifs du bal épuisé. Alors qu'elle accompagne Darcy à Londres pour un certain procès, l'auteure ne parle même plus d'elle, puisque Elizabeth décide de rester chez les Gardiner pendant que Darcy se rend au tribunal. La Lizzie de Jane Austen n'aurait-elle pas insisté pour accompagner son époux ?

Le colonel Fitzwilliam est, après Elizabeth, celui qui a certainement le plus changé. On est loin du chaleureux jeune homme qui réchauffait quelque peu l'atmosphère sinistre de Rosings, la demeure de Lady Catherinede Burgh. Fitzwilliam est devenu snob et sinistre.

En ce qui concerne Darcy, rien ne va plus ! Il semble être réduit à l'état de petit garçon timide face aux juges londoniens. Où est passé l'orgueilleux Darcy ? Sa froideur et son autorité se sont-elles émoussées après six ans de mariage ? En tout cas, les doutes et les incertitudes de ce personnage principal paraissent peu crédibles et surtout bien éloignés du Darcy de Jane Austen.

Par contre, le changement dans le caractère de Wickham m'a plutôt intéressée. Ce n'est pas plus mal de voir ce sale petit intrigant plongé dans de sales draps : ce genre d'ennuis lui permet au moins de réfléchir et de mettre de l'ordre dans la vie assez dissipée qu'il a menée jusque là. La façon dont Wickham s'amende et semble vouloir réparer ses erreurs est une bonne idée de la part de P.D. James.

De même, la recréation d'une enquête " d'époque ", avec tous les détails que cela implique, tant au niveau juridique que médicaux, était passionnante. P.D. James a certainement été chercher de vieux ouvrages de common law bien poussiéreux pour pouvoir fournir à ses lecteurs autant de détails sur les procès criminels de l'époque et sur la façon dont les juges de paix anglais devaient gérer les crimes violents.

Finalement, Death Comes to Pemberley était une bonne découverte, même si l'ambiance un peu noire qui plâne sur Pemberley et ses habitants semble très peu adaptée aux personnages de Jane Austen.

A relire une seconde fois pour peut-être l'apprécier un peu plus.
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ivredelivres
  10 juin 2012
Quelle idée séduisante de nous transporter au temps de Jane Austen. Nous voilà dans le somptueux domaine de Pemberley où vivent Elizabeth et Mr Darcy et leurs deux enfants.
Nous voilà renouant avec Bingley et Jane, avec Mr Benett qui squatte la bibliothèque du château et Georgiana qui s'est trouvée un soupirant.
Nous sommes un sombre soir d'octobre, la tempête souffle, tout ce beau monde se prépare pour le grand bal annuel qui doit avoir lieu le lendemain quand un meurtre est commis dans les bois entourant Pemberley et devinez qui est suspecté du meurtre ? Mais oui , lui, l'affreux, l'infâme Wickam. Tout le passé resurgit...........
On arpente les bois de Pemberley, toute la famille se met à la disposition de la justice pour faire la lumière sur cette étrange mort. On boit du thé comme il se doit, on réconforte la pauvre Lydia, toute la famille se met à la disposition de la justice pour faire la lumière sur cette étrange mort.
Si ce polar n'avait pas été écrit par Phyllis Dorothy James je serais moins triste, j'ai comme l'impression que Mme PD James devrait prendre une retraite bien méritée, la reine du crime a 90 ans passés et il est l'heure de passer la main.
Les fans de Jane Austen dont je suis ne retrouveront pas l'atmosphère si particulière qui s'attache à ses romans et les amateurs de polars (dont je suis aussi) trouveront l'intrigue d'une lenteur désespérante et d'un convenu affligeant.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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cmpf
  06 novembre 2015
Pemberley c'est un nom qui vous dit vaguement ou clairement quelque chose ? Normal c'est le domaine de Darcy. Darcy ! D'Orgueil et préjugés. En quelque sorte une Austinerie, mais par P.D. James.
Le temps a passé, mais les relations entre les personnages n'ont pas changé. Si Jane et Élizabeth, les deux ainées de la famille Bennet s'entendent toujours aussi bien, Lydia qui s'est enfuie avec Wickham est toujours maintenue en lisière de la famille. le couple va cahin caha.
Ces relations bonnes et mauvaises entrainent tout un ensemble de faits qui vont trouver leur climax à la veille du grand bal donné chaque année à Pemberley.
Tout au long de ce roman P. D. James donne les renseignements nécessaires pour suivre l'intrigue. Et ce policier peut donc être lu sans connaître Orgueil et préjugés.
C'est un bon roman mais il m'a semblé un peu plus moderne que l'original, donc une lecture agréable mais pas une révélation.
Challenge ABC 2015-2016
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   27 juin 2012
Une intrigue sinueuse et une plume affûtée: P.D. James prend plaisir à s’immiscer dans une période régie par le bonheur domestique et ses codes inflexibles, les responsabilités à l’endroit d’une propriété et de ceux qui y travaillent, l’argent, le lignage, les conventions.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   18 juin 2012
Plus qu'une suite criminelle, ce roman est […] une variation sur des personnages archétypaux. Et une forme d'hommage plein de vivacité et de sel. L'auteur a pris un plaisir évident à écrire cette intrigue fort bien ficelée.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   08 juin 2012
P.D. James mêle habilement son art de l'intrigue et l'atmosphère propre à ce milieu de la gentry anglaise, où l'obsession de la bienséance le dispute à celle de l'argent. Mais attention : la veine "austienne", avec ses phrases empesées et ses personnages innombrables, peut parfois rebuter.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   30 mai 2012
La mort s'invite à Pemberley […]s'offre à lire comme le savoureux hommage rendu à Jane Austen par une lectrice passionnée, qui se trouve être aussi une romancière particulièrement astucieuse et sûre de ses moyens.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   23 janvier 2017
Nous sommes au dix-neuvième siècle, que diable ! et point n’est besoin d’être un disciple de Mrs Wollstonecraft pour juger qu’il ne convient pas de refuser aux femmes d’avoir voix au chapitre sur les sujets qui les concernent. Cela fait plusieurs siècles déjà que nous avons admis que les femmes ont une âme. N’est-il pas grand temps d’admettre qu’elles ont également un cerveau ?
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StellabloggeuseStellabloggeuse   22 janvier 2013
Georgiana portait un bouquet de fleurs des champs qu’Alveston avait cueillies pour elle. Il était surprenant de voir quelle gaieté, quelles réminiscences du printemps pouvaient émaner de ces quelques vestiges d’un octobre ensoleillé. Il avait trouvé une gerbe de fleurs d’automne blanches sur des tiges rigides, quelques baies, d’un rouge profond, mais qui ne s’apprêtaient pas encore à tomber, et une ou deux feuilles veinées d’or. Elizabeth, l’esprit déjà tourmenté par quantité de préoccupations, se demandait si cette petite expédition était raisonnable, sans trop savoir en quoi elle pourrait être jugée imprudente. C’était une journée ou tout évènement sortant de l’ordinaire semblait entaché d’appréhension et de danger potentiel.
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NadaelNadael   20 juillet 2012
Ne serait-il donc jamais débarrassé de George Wickham ? C'était la forêt dans laquelle ils venaient jouer tous deux quand ils étaient petits. Cette époque lui avait paru remplie de bonheur et d'insouciance, mais il se demandait à présent si cette amitié d'enfance avait jamais été sincère. Le jeune Wickham nourrissait-il déjà des sentiments d'envie, de ressentiment, d'aversion ? Ces jeux brutaux de garçons, ces bagarres pour rire qui le laissaient parfois couvert de bleus : Wickham ne l'avait-il pas rudoyer délibérément ? Certaines réflexions mesquines, blessantes, surgissaient à présent à sa conscience, après être restée enfouies au fond de sa mémoire des années durant.
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gscotgscot   16 novembre 2012
La paix et la sécurité de l'Angleterre dépendent de l'existence de gentlemen vivant dans leurs demeures en bons propriétaires fonciers et en bons maîtres, attentionnés à l'égard de leurs domestiques, faisant la charité aux pauvres, et prêts, en qualité de juges de paix, à jouer un rôle actif en assurant la paix et l'ordre au sein de leurs communautés. Si les aristocrates français avaient mené pareille existence, il n'y aurait jamais eu de révolution.
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LiliGalipetteLiliGalipette   29 mars 2014
« Il n’est guère d’avantage social à attendre du meurtre brutal d’un capitaine d’infanterie ordinaire, sans argent ni lignage susceptible de lui prêter quelque intérêt. » (p. 211)
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