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ISBN : 2253041130
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1987)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.35/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Un château victorien bâti sur une île: c'est là qu'un riche excentrique a convié quelques amis pour le week-end. Au programme des réjouissances, une pièce de théâtre montée par une troupe d'amateurs.
Mais quelqu'un trouble la fête, se livrant à de macabres plaisanteries aux dépens des invités. La mort rôde autour de l'île. La terreur s'installe.
Cordélia Gray, la jeune détective de La Proie pour l'ombre, joue les gardes du corps et observe d'un oeil at... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
lilasviolet
  05 juin 2016
Cordélia est une détective privée anglaise. Elle a pour habitude de retrouver les animaux de compagnie perdus. La jeune femme est alors sollicitée par Sir George pour protéger sa femme Clarissa. En effet, la comédienne reçoit des lettres de menaces de mort. L'objectif est de mettre en péril sa carrière. Clarissa est invitée chez Ambrose, propriétaire d'un château victorien sur l'île de Courcy, pour faire une représentation afin de relancer sa carrière. A cette occasion, Cordélia doit intercepter les messages du corbeau avant qu'ils n'arrivent à destination.
P.D James réunit sur une île isolée différents personnages avec des profils psychologiques très intéressants : Roma la cousine intéressée par l'argent de Clarissa ; Simon l'enfant adoptif ; Ambrose, le propriétaire excentrique du château ; George le mari trompé ; Ivo l'amant par intermittence et Cordélia la détective peu expérimentée.
Chaque personnage, de l'invité au domestique, a quelque chose à cacher. L'ambiance est très oppressante car le lieu est réputé pour ses terrifiantes légendes. de plus, le propriétaire est collectionneur d'objets morbides (bout de corde de pendu...).
Finalement, Clarissa est une personne peu apprécié par son entourage car elle est superficielle et égocentrique. C'est sans surprise qu'elle est assassinée par l'un des convives. Cordélia va tenter de mener l'enquête mais elle fait face à un meurtrier très malin. La jeune femme manque d'ailleurs de caractère et de charisme.
P.D James nous dépeint également le quotidien de la société bourgeoise anglaise. Il y a de nombreux rebondissements et du suspens. L'auteur brouille les pistes. le dénouement est à la hauteur du reste de l'histoire. C'est un très bon roman policier.
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Corboland78
  05 juin 2017
Phyllis Dorothy James (1920-2014) est une célèbre écrivaine britannique auteur de romans policiers. A vingt et un ans, elle épouse Connor Bantry White, qui sert dans le corps médical de la Royal Army, et dont elle aura deux filles. Malheureusement, son mari revient traumatisé des Indes et jusqu'à sa mort en 1964, il partage sa vie entre les hôpitaux psychiatriques et sa maison. Pour nourrir ses deux filles et assurer la vie quotidienne, P.D. James doit travailler, d'abord employée de bureau à l'hôpital de Paddington, elle suit les cours du soir pour gravir les échelons de l'administration médicale. Par ailleurs, elle souhaite écrire depuis longtemps. Menant tout de front, elle s'attelle alors à la tâche, tous les matins entre six et huit heures. Elle accède à un poste de cadre supérieur au ministère de l'Intérieur où elle travaille au département judiciaire (service de la médecine légale), puis occupe la fonction de magistrat jusqu'en 1984 (section juridique de la brigade criminelle), ce qui enrichit sa connaissance du système policier et juridique. Elle est anoblie en 1990 par la reine, qui la fait baronne James of Holland Park. Son premier roman paraît en 1962.
Si le principal héros des romans de P.D. James est Adam Dalgliesh, deux livres voient Cordelia Gray en tenir la vedette, La proie pour l'ombre (1972) et celui-ci, L'Île des morts (1982).
Cordelia Gray est directrice et unique détective, de sa petite agence basée à Londres. Sir George Ralston l'engage, car sa femme, Clarissa Ralston, comédienne, reçoit des menaces de mort. Il lui demande de veiller sur elle et l'invite le week-end suivant dans le château d'Ambrose Gorringe sur l'île de Courcy près de Speymouth où Clarissa donne une représentation théâtrale.
Un lieu clos, un château dans une île, voilà pour le décor. Les personnages, quelques invités, des domestiques, l'actrice et ses proches et Cordelia Gray infiltrée incognito en secrétaire de l'actrice. Des menaces de mort glissées sous les portes… du classique – jusque là ce n'est pas une critique – mais qui aura beaucoup de mal à se faire une place parmi les meilleurs – là ça commence à devenir négatif !
Car enfin, tout est vraiment trop plan-plan dans ce roman. Que ce soit sa construction, une présentation un peu longue de chacun des acteurs, une enquête franchement mollassonne et Cordelia beaucoup trop fade pour incarner un héros attachant. du coup l'attente du meurtre tape un peu sur les nerfs, car ne nous le cachons pas, nous sommes ici pour ça ! le lecteur demande un cadavre et vite pour que l'enquête débute et aussi pour que disparaisse cette désagréable Clarissa.
Le roman n'est pas « mauvais » dans le sens où je suis allé jusqu'à son terme sans me forcer, aidé par l'écriture lénifiante ne nécessitant aucun effort. Comme de plus il n'y a pas de suspense ou d'intensité dramatique risquant d'affoler le myocarde, le lecteur ne tente même pas de devancer l'intrigue, il suit béatement le déroulé de l'affaire jusqu'à son dénouement faiblard. de temps à autre une lueur d'intelligence allume l'oeil quand l'écrivain s'interroge sur la nature humaine, « Quelle était cette mystérieuse alchimie qui enchainait les gens l'un à l'autre contre toute raison, tout désir, contre leurs propres intérêts ? », à moins que ce ne soit durant le court chapitre 13 où il est question de philosophie et de notion de péché…
Donc pour résumer, un roman ni bon ni mauvais, plutôt quelconque et qu'on lira – mais il n'y a pas d'obligation - quand on se sentira un peu patraque ou fatigué…
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mallollo
  16 novembre 2015
Est-ce qu'on peut comparer P.D. James à Agatha Christie? Sans attendre de réponse trop sérieuse (Agatha est la maman d'Hercule Poirot, trop inimitable pour être égalé), je dirais que non.
L'île aux morts rassemble tous les ingrédients de la bonne enquête anglo-anglaise : une détective débutante dont l'activité principale est le sauvetage de chats perdus (secondée par une secrétaire vieille-fille), et dont le nom – plus qu'improbable – est Cordélia. Un château victorien coquet sur une île privée, le tout hérité par un riche écrivain. Une comédienne spécialisée dans le théâtre élisabéthain, dont la carrière prend l'eau et dont l'ultime excentricité sera de vouloir se produire dans le théâtre du château avec une troupe d'amateurs. Une cousine, un mari, un fils adoptif, un ancien amant mourant, un domestique caricatural complètent le tableau. Ah, j'oubliais : des menaces de mort très victoriennes qui amènent Cordélia à enquêter secrètement tout en assurant la protection de la destinataire… Clarissa, la comédienne. Bon, et tant qu'à faire, avouons l'exécution des menaces de mort, et donc le meurtre de Clarissa quelques heures avant le lever du rideau. Sur une île dont le nombre d'habitant est compté et bien défini (pour la touche « Dix petits nègres »).
Le décor est planté, les suspects suspectés. Et l'enquête, bien que menée par un duo d'inspecteurs de choc, venus du « continent », sera doublée des investigations secrètes de Cordélia. Qui les premiers parviendront à mettre la main sur le meurtrier ? Qui est-il ? le professeur Moutarde, avec la petite cuiller, dans la cuisine ?
Je vous laisse à votre enquête et conclus sur le sempiternel mot de la fin : l'intrigue est intrigante, les rebondissements rebondissants, l'ambiance anglaise… définitivement anglaise. Mais ce qu'il manque pour faire monter la mayonnaise, c'est une vraie force et personnalité au personnage principal, Cordélia, un peu faible dans le rôle de l'héroïne-qui-résout-l'affaire, mais pas assez pour faire un vrai anti-héros dont l'unique réussite est de retrouver les toutous à leurs mémères. Trop en demi-teinte pour concurrencer Agatha Christie, c'est dommage.
Lien : http://www.critiqueslibres.c..
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ZAPATARTHURUS
  08 juillet 2016
Ce roman policier se déroule sur l'île de Courcy où aura lieu l'assassinat d'une comédienne de théâtre très célèbre : Clarissa Ralston. le meurtre se déroule en huit clos avec un cercle de suspect restreint. le personnage principal est Cordelia Gray, une détective privé spécialisé dans les animaux perdus.
L'écriture est parfaite et le récit est fluide, on est très vite pris dans l'engrenage de ce polard et on a hâte d'en connaître la fin. Les personnages sont très riches en caractères, très définis. Comme toujours avec PD James, c'est la psychologie des acteurs et des figurants de ces romans policiers qui prévaut sur le meurtre et l'enquête.
Contrairement à Agatha Christie, à qui on la compare trop souvent à mon goût, PD James accorde plus d'importance à l'atmosphère du lieu, aux personnages et leurs relations entre eux qu'à la résolution de l'énigme policière.
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Arnaud302
  03 février 2012
Sur le thème déjà très usé du meurtre mystérieux se produisant sur une île, dans un environnement clos et avec un nombre limité de suspects, PD James parvient à créer une véritable atmosphère d'angoisse et de suspense. le livre est remarquablement écrit. Si l'intrigue en elle-même est assez simple (la révélation finale est certes inattendue, mais elle n'est pas très bien amenée, de sorte que l'on ne s'en soucie guère), la description du milieu social confiné dans lequel évoluent les protagonistes est réjouissante. Un bon roman policier.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   21 juillet 2013
Je vais vous dire ce que je deviendrai, si cela vous intéresse.

Je toucherai l'argent de Clarissa et m'achèterai un appartement à Londres.
Je vendrai la librairie et trouverai un emploi à temps partiel.
De temps à autre, je partirai en vacances à l'étranger avec une amie.
Nous n'apprécierons pas tellement notre compagnie réciproque,
mais ce sera toujours mieux que de voyager seule.

Nous nous offrirons de petits plaisirs : une sortie au théâtre, une exposition,
un dîner dans un de ces restaurants où ne traite pas les femmes seules
en pestiférées.

Et, à l'automne, je m'inscrirai à un cours du soir.
Je ferai semblant de m'intéresser à la poterie,
à l'architecture anglaise du XVIIIe siècle ou à la religion comparée.

Et, chaque année, je deviendrai un peu plus maniaque,
un peu plus intolérante envers les jeunes et irritable avec mes amis,
un peu plus réactionnaire, un peu plus amère,
un peu plus seule et un peu plus morte.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   21 juillet 2013
Alors qu'il se résignait à la mélancolie d'une maladie mortelle,
il commençait à posséder quelques-unes des marottes de la vieillesse ;
l'envie de petites douceurs, l'attachement à des habitudes,
une répugnance à faire l'effort de voir ses amis,
même les plus vieux et les plus intimes,
une indolence qui transformait de simples gestes,
comme s'habiller ou prendre un bain,
en corvée,
un souci constant de ses fonctions corporelles.

Il méprisait l'homme diminué qu'il était devenu,
mais même ce dégoût avait quelque chose de la rancune grincheuse
des vieillards séniles.

Sir James avait raison :
on pouvait difficilement regretter de perdre une vie si amoindrie.

Quand la maladie en aurait fini de lui,
la mort ne serait que la désintégration finale d'un corps
que l'esprit avait déjà lentement déserté,
d'un corps miné par la douleur, la fatigue
et un malaise bien plus profond que la faiblesse physique ;
un corps félon qui trahissait le cœur sans avoir jamais essayé de lutter.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   21 juillet 2013
Chez les catholiques, même les péchés sont soigneusement classés :
il y a les mortels et les véniels.

Un péché mortel.

J'aime l'expression, même si je rejette le dogme.

Cela contient quelque chose de superbement définitif, d'irrévocable.
Cela donne de la dignité aux mauvaises actions,
leur confère presque forme et substance.

On pourrait s'imaginer en train de dire :
"Qu'ai-je donc fait de mon péché mortel ? J'ai dû le poser quelque part."

On pourrait le porter sur soi, bien emballé.
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Corboland78Corboland78   05 juin 2017
Il s’agit d’un meurtre de roman policier : un petit cercle de suspects, le lieu du crime coupé d’une façon bien commode du continent. En principe, on devrait pouvoir régler cette affaire en une semaine. Tout le monde s’attend à ce que l’assassin soit découvert très vite. Pourtant, si celui ou celle-ci garde son sang-froid et sait se taire, je doute fort qu’il, ou elle, courre un réel danger. Il – soyons galant et supposons que c’est un homme – lui suffira de raconter une histoire, puis de ne plus en démordre. Ne jamais s’excuser, ne jamais embellir, ne jamais expliquer. L’important, ce n’est pas ce que la police sait ou soupçonne : c’est ce qu’elle peut prouver.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   25 juillet 2013
//---- Titre original : The Skull Beneath The Skin ----//


//---- Citations d'ouverture ----//


Obsédé par la mort, Webster voyait le crâne sous la peau.
Sous terre, des créatures dénuées de seins
Se penchaient en arrière avec un sourire sans bouche.

Des bulbes de jonquilles, à la place des yeux,
Vous fixaient par les orbites !
Il savait que la pensée s'accroche aux corps défunts
Renforçant ainsi sa volupté morbide.

T. S. ELIOT, Whispers of Immortality
+ Lire la suite
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Vidéo de P.D. James
Breaking News | PD James, crime novelist, dies aged 94
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