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Éric Diacon (Traducteur)
ISBN : 2253182389
Éditeur : Le Livre de Poche (05/03/2003)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 177 notes)
Résumé :
St Anselm, un collège de théologie fondé au xixe siècle et situé sur un promontoire isolé et venteux de la côte sud-est de l'Angleterre, accueille une vingtaine d'étudiants qui se destinent à la prêtrise anglicane. Lorsque l'un d'eux, Ronald Treeves, est découvert mort au pied d'une falaise, enseveli sous une coulée de sable, son richissime père adoptif, Sir Alred Treeves, demande à New Scotland Yard de réexaminer le verdict de « mort accidentelle » énoncé à l'issue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
PJN
  22 juin 2018
Un roman policier classique à l'anglaise : un lieu mystérieux, le séminaire Saint-Anselm, au bord de la mer, fouetté par le vent, où la tempête fait souvent rage. Dans ce lieu clos, une mort suspecte, puis une autre, puis un meurtre sont commis, la tension va crescendo. Mais notre héros, le policier, Dalgliesh, un ancien de ce collège de théologie est là et, au fil des interrogatoires, il va nous aider à mieux cerner les personnages du lieu qui sont autant de suspects, dévoiler leurs petits secrets et parfois leurs turpitudes en enquêtant sur leur passé, pour progresser vers le dénouement final, où l'on retrouve la mer en furie, la plage et le vent.
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Woland
  15 juin 2016
Death in Holy Orders
Traduction : Eric Diacon
Avant-Propos : P. D. James
ISBN : 9782253182382
St Anselm est un manoir que sa propriétaire des temps victoriens, Miss Arburthnot, avait fait transformer en espèce de séminaire pour aspirants au titre de prêtres dans la Haute-Eglise anglicane, courant qui se rapproche en fait beaucoup des rites purement catholiques. Jusqu'à ce que débute le roman, tout s'est relativement bien passé dans cet établissement où tout le monde porte la soutane, étudie et prie beaucoup. Et puis, un matin, alors qu'elle se promène sur la plage, l'un des membres du personnel, Margaret Munroe, l'intendante des lieux en quelque sorte, aperçoit une pèlerine et une soutane noires abandonnées, mais soigneusement pliées, sur le sable. Un peu plus loin, un éboulement semble s'être produit et la malheureuse tombe sur le corps, enfoui visage contre terre, de Ronald Treeves, fils adoptif d'une huile du Parlement, Sir Alred Treeves. Portée devant le coroner local, l'affaire se conclut par un verdict de mort accidentelle bien que l'on comprenne mal comment le défunt, qui connaissait les lieux depuis longtemps, ne s'est pas méfié un peu plus d'un effondrement probable du sable, chose assez fréquente sur cette plage.
Le problème, c'est que Sir Alred n'est pas satisfait de ce verdict. Pour lui, quelque chose ne va pas sans qu'il puisse préciser exactement ce à quoi il pense. Peut-être, tout simplement, veut-il écarter toute idée d'assassinat car son fils, il faut bien l'admettre, n'était guère apprécié à St Anselm, en tous cas par ses condisciples. En dépit (ou à cause de) sa fortune et du nom de son père adoptif, il avait beaucoup de mal à se faire des camarades qui le trouvaient en général prétentieux et, selon l'expression consacrée, trop "fils à papa." Mais est-ce suffisant pour assassiner quelqu'un ?
D'un doigt voué depuis l'enfance à l'autorité, Sir Alred décide de remuer toute cette affaire somme toute bien vaseuse et s'en va ni plus ni moins à New Scotland Yard. Comme Sa Seigneurie exige "le meilleur enquêteur", notre ami et héros récurrent, le commandant Adam Dalgliesh, poète à ses heures, est immédiatement détaché pour faire toute la lumière sur cette mort pour le moins bizarre. D'autant que, fils de clergyman lui-même, il avait l'habitude, enfant et adolescent, de passer ses vacances à Saint-Anselm, dont il connaît bien l'ancien directeur, au reste toujours présent, le père Martin. Tact et efficacité, toute la mission de Dalgliesh est résumée en ces deux mots. Mais, si désireux qu'il soit d'agir avec discrétion et même s'il espère bien ne pas découvrir d'assassin dans le coin, Dalgliesh va très vite se retrouver confronté à deux meurtres.
Le premier, celui de Mrs Munroe, camouflé habilement en crise cardiaque, vient tout juste de se dérouler et il lui faudra un certain temps avant de réaliser qu'il s'agit d'un assassinat : la pauvre Margaret s'était rappelé un détail et l'avait noté dans le mini-journal que, sur les conseils du père Martin, elle avait entrepris de réaliser sur les circonstances de sa désastreuse découverte sur la plage. le second, qui se produit à peu près au milieu du roman, est celui de l'archidiacre Crampton, visiteur régulier - et cordialement détesté - du séminaire. le seul rêve de cet administrateur froid et pragmatique était de faire fermer St-Anselm pour des raisons d'économie et de centralisation. Particulièrement spectaculaire, sa mort le révèle égorgé dans l'église, devant un magnifique tableau, "Le Jugement Dernier", don de Miss Arbuthnot à St-Anselm, peint par le célèbre Burne-Jones et qui, au cours de la livre actuelle, vaut une vraie fortune.
Depuis le nouveau directeur de l'établissement, le père Sebastian Morell, jusqu'au père Martin lui-même, tout le monde est suspect. Viennent en tête, bien évidemment, ceux qui s'opposaient à la fermeture du séminaire. Cela dit, quel rapport - s'il en existe un - entre la mort de Ronald Treeves, qui ressemble beaucoup à un suicide, et celle, tout ensanglantée et indéniablement provoquée par un tiers, de l'archidiacre Compton ?
Il faut aussi compter avec les professeurs qui enseignent au séminaire, dont Mr Gregory, spécialiste du grec. Et aussi avec une jeune femme qui, régulièrement, vient y donner des conférences, Emma Lavenham, personnage que nous retrouverons dans d'autres romans de la série. Il ne faudrait pas oublier Eric Surtees, sorte d'homme à tout faire du séminaire, qui est logé dans un cottage particulier et y reçoit régulièrement sa demi-soeur, Karen. C'est d'ailleurs celle-ci qui lui a déniché son emploi et le lecteur ne tardera pas à se rendre compte qu'ils forment un couple bien étrange ...
Ce n'est pas sans difficulté que Dalgliesh finira par donner un visage au tueur - un visage qui surprend le lecteur parce que, jusqu'au bout, l'auteur a su maintenir le suspens. P. D. James signe ici peut-être pas son meilleur opus mais en tous cas l'un des plus réussi tant sur le plan ambiance que sur celui de l'analyse des personnages - on retiendra par exemple celle de Raphael Arbuthnot, seul descendant de la fondatrice de St-Anselm, à la fois agaçant, énigmatique et sarcastique, et parfois même inquiétant, qui a choisi d'entrer dans les ordres plus par nécessité que par vocation véritable.
A lire donc, en gardant à l'esprit que, avec P. D. James, les intrigues sont souvent excellentes quoique moins noires et moins vénéneuses (sauf exception) que celles de Ruth Rendell, championne toutes catégories de la perversion instillée avec génie dans le genre policier classique. Les vacances approchent : même si le soleil n'est pas tout à fait au rendez-vous, profitez-en pour lire (ou relire) P. D. James. Avec ou sans soleil, vous passerez de bons moments. ;o)
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Eric75
  25 juin 2011
Adam Dalgliesh a le chic pour se trouver toujours au bon endroit et au bon moment. Après la mort suspecte d'un étudiant en théologie, et à la demande du père du disparu qui ne croit guère à la thèse officielle de l'accident, il est chargé par sa hiérarchie d'enquêter officieusement sur les circonstances de cette mort. Il se rend donc sur les lieux, qu'il a bien connus dans sa jeunesse pour avoir fréquenté le collège St-Anselm. Peu de temps après, un archidiacre susceptible d'avoir beaucoup d'ennemis est assassiné dans l'église du collège, et Adam Dalgliesh est alors officiellement chargé de l'enquête.
P.D. James confirme une fois de plus son incontestable talent d'écrivain de romans policiers, qui à mon avis la situe très loin devant toutes les prétendues « reines du crime » anglo-saxonnes et autres émules d'Agatha Christie. Anoblie en 1990, la baronne dépasse toutes les reines ! Sans doute son passé de magistrate à la section juridique de la brigade criminelle y contribue.
Les points forts de P.D. James sont toujours les mêmes : la crédibilité de l'enquête policière, due à sa parfaite connaissance du milieu (au choix : policier, ecclésiastique, scolaire, médical, ici les quatre à la fois), l'écriture d'un scénario sans faille, le style et le vocabulaire haut de gamme, la subtilité des analyses psychologiques et des relations entre personnages, héros récurrents (le commandant Dalgliesh et son équipe) ou personnages secondaires, toujours très fouillés, sans oublier le sens de la mise en scène, l'utilisation des lieux, des décors et des ambiances.
Le collège de théologie anglicane est une vieille et sinistre bâtisse Tudor surplombant la mer, perchée au bord d'une falaise et isolée par la tempête (un arbre est tombé pendant la nuit sur la seule route praticable, interdisant tout accès), le cadre est idéal pour un huis clos policier.
Dans le présent roman, Adam Dalgliesh se remémore, non sans une certaine nostalgie, les années oubliées de sa jeunesse, son père, ses premiers séjours à St Anselm et sa rencontre avec une amie de vacances… le côté « fleur bleue » du policier-poète contrebalance la froide efficacité du professionnel endurci et pourfendeur de criminels, et revient en force à la fin du roman, avec une rencontre improbable bien que secrètement espérée, qui pourrait dans les prochains romans permettre à Adam Dalgliesh de tourner la page de son passé.
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bdelhausse
  04 août 2018
Ronald Treeves, un séminariste est retrouvé mort sous un tas de sable, sur une plage. Il avait soigneusement replié sa pèlerine et sa soutane non loin. Même si les accidents sont nombreux, car les falaises s'effritent, et même si l'enquête rapide conclut à un accident, tout concourt à penser qu'il s'agit d'un suicide. Mais un suicide chez un séminariste, dans un collège théologique qui prépare à la prêtrise, ce n'est pas envisageable.
Ce collège est un anachronisme. Une vingtaine d'étudiants. Quatre prêtres aux commandes, dont un condamné pour faits de moeurs. Mais il s'agit d'un établissement fondé par Miss Arbuthnot voici bien longtemps. La dernière Arbuthnot est morte sans enfant légitime, mais Raphaël Arbuthnot, fils illégitime de cette dernière représentante des Arbuthnot, fait ses études au collège. de plus, la fermeture du collège (ce qui ne devrait tarder selon la volonté de l'archidiacre) conduirait à faire hériter les quatre prêtres encore présents. Or, l'archidiacre va bientôt arriver...
Et si cela ne suffit pas, on annonce aussi l'arrivée de l'inspecteur Yarwood pour une courte retraite pour dépression. C'est l'inspecteur qui a enquêter sur le suicide de l'épouse de l'archidiacre... et il est convaincu que ce dernier a tué son épouse. Ajoutons un couple incestueux, un tableau de maître qui vaut une fortune dans l'église, quelques secrets bien cachés pour l'instant... Et le tableau est presque comploet.
C'est dans ce sac de noeuds qu'arrive Adam Dalgliesh, à la demande du père de Ronald Treeves, car il a reçu une lettre anonyme concernant le collège et le décès de son fils.
Et les morts vont se succéder. Margaret Munroe, vieille employée cardiaque du collège décède, apparemment de mort naturelle. Puis, au nez de l'inspecteur Dalgliesh, c'est l'archidiacre qui est assassiné dans l'église. Puis une vieille dame, soeur d'un prêtre. Seule la mort de l'archidiacre est un meurtre évident. Les autres morts sont plus anodines, mais Dalgliesh n'est pas dupe.
P.D. James déroule sa science des petits meurtres à l'anglaise pour le ravissement du lecteur. Fans de Barnaby, d'Agatha Christie, de Ruth Rendell... venez en masse. La campagne anglaise est plus dangereuse que le Bronx, ce n'est pas moi qui le dis, c'est P.D. James elle-même, avec beaucoup d'autodérision. Elle a un talent pour dépeindre les comportements, les caractères, la campagne anglaise, le tout avec un très beau sens poétique et un aptitude à distiller les clés de l'énigme au compte-gouttes.
Le tout se lit avec beaucoup de plaisir. Dalgliesh est un héros anglais tout à fait convaincant, entre humanisme et rigidité "so British". J'ai pris énormément de plaisir à le voir évoluer au milieu de ces vieux prêtres dans un collège d'un autre temps (mais si représentatif de l'Angleterre).
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Colchik
  26 novembre 2017
Il y a des romans qui conviennent parfaitement à certaines saisons, non pas pour des affinités climatiques, mais parce que la nostalgie que nous éprouvons à certaines périodes de l'année épouse celle qui se révèle sous la plume de l'auteur. Quelques réminiscences de l'enfance, quelques parfums montés de la lande, des embruns qui laissent un goût de sel sur la langue... et nous voici embarqués dans un voyage intérieur, à l'abri dans le cocon d'une intrigue solidement tissée. La mort est une affaire sérieuse pour P.D. James et elle mérite le plus bel écrin.
Sous nos yeux se dévoile St Anselm, un collège théologique posé au bord d'une falaise dans l'East Anglia. de même que la falaise s'effrite sous les assauts des vagues au fil des ans, de même l'atmosphère sereine du collège se délite devant les tiraillements de la Haute Eglise : faut-il fermer une institution élitiste qui ne forme qu'une poignée de prêtres ou maintenir au sein de l'Eglise un enseignement et une formation de choix ?
Dalgliesh revient sur les lieux de vacances de son adolescence pour établir que la mort de Ronald Treeves, un jeune étudiant du collège, n'a rien de criminel. Les ferments de revanche, de haine et d'envie qui agitent le monde clos de St Anselm conduisent à l'assassinat du diacre Crampton, ce dernier ayant fait part à la petite communauté de son intention de fermer le collège et de disperser ses richesses. Adam Dalgliesh se trouve cette fois devant un véritable meurtre à élucider, mais aussi devant la possibilité d'échapper à sa solitude volontaire. En effet, Emma Lavenham, jeune professeur de littérature anglaise, sème le trouble dans le coeur verrouillé du commandant.
Comme à son habitude, P.D. James développe une véritable atmosphère en nous entraînant dans un décor surprenant. Et, pour une fois, elle noue délicatement les fils d'une intrigue amoureuse. La mélancolie si coutumière au commandant Dalgliesh se teinte ici d'un tendre sentiment amoureux.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   15 juin 2016
[...] ... Et quand il eut atteint Le Jugement dernier, il se figea devant l'horreur qui gisait à ses pieds. Le sang. Il était là aussi, dans le lieu même où il cherchait asile, aussi rouge que dans son cauchemar. Il ne jaillissait pas mais s'étalait en flaques et en ruisseaux sur le dallage. Il ne coulait plus ; il semblait frémir et devenir visqueux sous ses yeux. Le cauchemar n'était pas fini, mais le lieu d'épouvante n'était pas de ceux que l'on quitte au réveil. A moins qu'il ne soit devenu fou. Il ferma les yeux et pria : "Mon Dieu, aide-moi." Puis son esprit conscient reprit le dessus et il ouvrit les yeux, s'obligeant à regarder.

Ses sens, incapables de saisir l'ensemble de la semaine, en prenaient connaissance par bribes, détail après détail. Le crâne fracassé ; les lunettes de l'archidiacre reposant à côté, intactes ; les deux chandeliers placés de part et d'autre du corps, comme dans un acte de mépris sacrilège ; les mains de l'archidiacre, ouvertes, semblant se retenir à la pierre, plus blanches et plus délicates qu'elles ne l'étaient de son vivant ; sa robe de chambre violette, tout imprégnée de sang. Le Père Martin leva enfin les yeux sur Le Jugement dernier. Le diable qui dansait au premier plan avait à présent des lunettes, une moustache et une courte barbe, et son bras droit était allongé dans un geste grossier de défi. Par terre, il y avait une boîte de peinture noire et un pinceau posé sur son couvercle. ... [...]
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AelaAela   14 mars 2011
Quand je regarde le "Jugement derrnier", j'essaie de comprendre ce qu'il signifiait pour les hommes et les femmes du XV ème siècle. Lorsque la vie est courte, difficile, pleine de souffrance, l'espoir en l'au-delà est essentiel; lorsqu'il n'y a pas de loi efficace, la force de dissuasion de l'Enfer est une nécessité. L'Eglise offrait le réconfort et la lumière, des histoires, des tableaux, et l'espoir de la vie éternelle. Le vingt et unième siècle offre d'autres compensations. A commencer par le football. Le football réunit rites, couleurs, drame et sentiment d'appartenance; le football a ses grands prêtres et ses martyrs. Et puis il y a les boutiques, les achats, l'art et la musique, les voyages, l'alcool, les drogues. Nous avons tous nos ressources pour conjurer les monstres que sont l'ennui et la conscience d'être mortels. Aujourd'hui, en plus, nous avons Internet.
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michel.carlier15michel.carlier15   24 décembre 2013
Tous les hôpitaux sont les mêmes , songeait Dalgliesh , quelles que soient leur situation et leur architecture - même odeur , même peinture , mêmes panneaux dirigeant les nouveaux venus , mêmes images inoffensives dans les couloirs , mêmes visiteurs avec des fleurs et des paquets , même personnel en uniforme , mêmes visages résolus et fatigués . (...)
Tandis qu'ils s'approchaient de la chambre , Piers dit : "J'essaie d'éviter ces endroits . On y attrape des infections incurables , et si vos visiteurs ne vous tuent pas de fatigue , les visiteurs de vos voisins s'en chargent . On n'y dort jamais assez , et la nourriture est immangeable ."
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pandarouxpandaroux   07 janvier 2013
Entre rêve et cauchemar, il s'imagina dans une salle d'interrogatoire, moderne, fonctionnelle, sans caractère. Puis il se rendit compte que c'était la salle de séjour de son ancien prébystère. Il était assis entre Dalgliesh et Yarwood. Ils ne lui avaient pas passé les menottes, pas encore, mais il savait qu'il avait été jugé coupable, qu'ils avaient contre lui toutes les preuves nécessaires. L'acte d'accusation se déroulait devant lui comme un film de mauvaise qualité qu'on aurait tourné à la dérobée.
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gorjussgorjuss   27 novembre 2015
Je suis en bonne santé, j'ai un travail qui me plaît, de quoi manger,
vivre confortablement et m'offrir à l'occasion le superflu qui peut me tenter.
Sans compter ma poésie.

Si l'on considère la situation des trois quarts de l'humanité,
me prétendre malheureux serait d'une complaisance perverse,
vous ne croyez pas ?
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