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EAN : 9782738132529
210 pages
Odile Jacob (04/11/2015)
4.1/5   65 notes
Résumé :
Qu’est-ce qu’on oublie souvent quand on analyse la situation du monde ? Les ressources énergétiques. Elles sont non seulement le nerf de la guerre, mais aussi celui de l’économie et de l’écologie. La méconnaissance de leur importance cruciale a incité Jean-Marc Jancovici à exposer la face « énergétique » des grands thèmes qui font de façon récurrente la une de l’actualité.

Si vous pensez que l’extrémisme politique n’a aucun rapport avec notre addicti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jullius
  02 novembre 2021
Ne vous fiez pas à l'allure tranquille du bonhomme Jancovici : c'est un boxeur redoutable, et un poids lourd encore, qui peut terrasser bien des idées préconçues et même déjà un peu élaborées sur les question économiques et environnementales. Il manie la polytechnique de combats à merveille !
Premières victimes : la science économique et tous ses thuriféraires qui n'ont pas en tête que leurs présupposés sur la gratuité des ressources naturelles est une erreur fondamentale (en train de se transformer en faute lourde).
Deuxièmes victimes : les penseurs écologistes plus idéalistes que matérialistes qui ne s'attachent pas à l'urgence de la situation et refusent de voir que la priorité est de stopper l'emballement climatique et la dévastation des espaces naturels. Or, force est de constater que le nucléaire pourrait, malgré les risques d'accidents (et même sur ce point Janco nous oppose des chiffres qui relativisent grandement le problème), l'emporter sur toutes les autres solutions.
Dans un texte hyper renseigné et sur la base d'arguments détaillés et du coup réellement discutable (des prémisses aux conclusions en passant par les calculs et les raisonnements) Jancovici montre l'imbrication de l'économie et des questions d'accès aux sources énergétiques. Et il bat en brèche l'idée que nous progressons dans cette affaire. Non seulement les affichages politiques sur le recours aux énergies renouvelables (solaires et éoliennes) sont de la poudre aux yeux mais ils pourraient même bien avoir des effets d'accélérateur de croissance de la catastrophe en cours. Car, qu'on se le dise, une différence de 4 à 5 degré entre le climat préindustriel et celui qui pourrait advenir dans quelques décennies ce n'est pas seulement le risque de coups de soleil supplémentaires, c'est la fin de notre monde… annoncée d'ailleurs dès 1972 dans le rapport Meadows, aujourd'hui pleinement prédictif comme l'a montré l'actualisation des résultats qui montrent que les résultats du modèle est encore plus pertinent aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 50 ans (chacune des évaluations décennales des conclusions du scénario « Business as usual », les ont accrédités).
Pour continuer de croire que l'on pourra croitre toujours (c'est-à-dire en termes de production, rien d'autre), de s'enrichir (matériellement) de compter sur les ressources énergétiques naturelles, ou sur les énergies renouvelables telles qu'elles sont aujourd'hui mises en oeuvre, continuer de croire les discours politiques qui vantent (il faudrait écrire qui ventent tellement ils ressemblent à des courants d'air) le modèle actuel comme le meilleur possible et, « en même temps » assurent pouvoir nous préserver de la catastrophe (via une « croissance verte » et/ou un« développement durable »), il faut être idiot ou idéologue.. Nous prenons le chemin de la récession permanente (le coche de la révolution permanente ayant été loupé jusque-là), et ce dans un monde toujours plus peuplé, exposé à des crises climatiques à répétition et de plus en plus graves, et gavés de propagande consumériste et piloté par la finance (dont l'horizon est le court terme et la maximisation des gains).
L'effondrement est en cours, mais nous sommes telles de grenouilles plongées dans une eau tempérée qui va progressivement être portée à ébullition. Pourtant, à température plus élevée, certains accidents politiques (crise financière majeure, guerres...) pourraient nous donner l'impression d'être soudain plongés dans l'eau bouillante : sera-t-il encore possible de sauter hors de l'eau ?
Conseil de Jancovici : n'attendons pas 2100, pas même 2050 pour connaître la réponse !
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bobfutur
  24 décembre 2020
ESSENTIEL, n'importe quel militant de nos jours des "justes causes", qui n'aurait pas approché (je ne lui demande pas d'être d'accord, mais d'avoir lu ou écouté Jancovici, au moins une conférence, jusqu'au bout) ces thèses est automatiquement disqualifié pour toute appréciation globale sur nos sociétés "développées". Jancovici écrit comme il parle: ses conférences suffisent amplement pour l'appréhender, les livres servent à approfondir (et à le rétribuer !)
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lionelBitume
  23 février 2021
Livre à lire pour tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin aux questions de croissance économique et d'écologie et donc de l'avenir de l'humanité (rien que ça). Il expose une thèse détaillée s'appuyant sur l'hypothèse de la finitude des ressources de la Terre, pour montrer qu'une croissance infinie n'est pas possible et mettrait en danger la survie de l'humanité.
Il explique au travers d'exemples et d'une richesse de données et de calculs, pourquoi et comment il faut absolument que les objectifs de l'humanité dévient de la croissance économique à tout prix et se tournent vers une décroissance contrôlée. Selon lui, nous avons le choix entre une décroissance contrôlée, vers un état stable, qui consiste à investir aux mieux nos ressources financières dans les outils qui permettent de réduire au maximum nos émissions de Co2 (nucléaire, sensibilisation à l'écologie, taxes, utilisation efficiente des marchés financiers et du progrès technique,..), ou une décroissance subie par un manque de ressources croissant. En effet, qui dit manque de ressources, dit moins de production et dit donc moins de PIB. Ainsi notre PIB est soumis aux lois de la physique et finira par décroître avec des ressources primaires de plus en plus difficiles d'accès et de plus en plus rare. le choix de la décroissance subie (voire effondrement) accompagnée de peu de préparation en amont semble donc bien plus difficile à gérer, tant sur le plan politique, social ou économique qu'une décroissance contrôlée, qui ne semble déjà pas être une partie de plaisir.
Il peut être intéressant de compléter cette lecture par des conférences de Jancovici (Cours de mines par exemple) où certaines idées peuvent être un peu plus creusées et surtout illustrées (graphique, etc.)
Par ailleurs, je trouve que le livre manque de références et de notes sur les chiffres que l'auteur donne. Il nous assomme parfois de chiffres sans qu'on puisse les vérifier par nous-mêmes puisqu'il n'indique pas à chaque fois d'où ces chiffres sont tirés, et bien que sa critique des énergies renouvelables est intéressante et très solide, sa défense de l'énergie nucléaire ne l'est pas tout autant créeant un contraste de rigueur entre les deux analyses.
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ged7fr
  10 février 2019
La thèse de Jancovici est convaincante et logique : l'économie ne devrait être qu'une branche de la physique : elle ne devrait pas être ce qu'elle est actuellement une humanité performative et normative.
Le positivisme est la philosophie qui a normé la révolution industrielle ; la science, la technique et le droit comme des moyens ordonné pour une finalité politique progressiste : « ordre et progrès », devise que l'on retrouve sur le drapeau brésilien. le tout sur la base qu'il n'y a pas de limites à la volonté.
C'etait vrai pendant plus de 150 ans, car la nature et les aspirations des hommes étaient immenses. Il y avait de la place pour croire que nos désirs étaient plus grands que la physique. En apparté, la série Star-Trek (dont je suis fan) est le point extrême du positivisme, révelé par sa devise paradoxale « l'espace, la dernière frontière ».
Désormais ce n'est plus le cas, et nous nous sommes piégé à la fois dans la finitude du monde et dans nos modes de pensées. C'est ce que ce livre révèle et démonte point par point.
Ce qui manque à notre monde désormais est une nouvelle philosophie normative pour construire un nouveau monde, compatible avec la finitude du monde et la mesure de nos désirs.
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Nolbo
  11 février 2022
Je connaissais déjà le bonhomme depuis ses apparitions sur le média Thinkerview, et j'étais convaincu de sa capacité à proposer un cours magistral sur l'énergie depuis que je l'ai vu remuer les incompétents qui usent les sièges de notre assemblée nationale.
J'avais un parti prit vis à vis du bouquin, celui d'être le plus objectif et rationnel possible, et j'ai eu ce qu'il me fallait pour atteindre mon objectif.
Jancovici est brillant dans ses démonstrations, preuves chiffrées à l'appui, autrement plus fiables qu'un ressenti au doigt mouillé de nos politiques et/ou associations/militants.
Ajoutez en parallèle du bouquin, un petit tour sur le site de Rte, histoire de bien comprendre le mix énergétique français (en temps réel) et vous aurez une bonne base pour comprendre nos défis énergétiques à venir.
Après cette lecture, si besoin en est, vous serez réconciliés avec le nucléaire et je l'espère, avec la notion de sobriété énergétique, qui deviendra notre crédo, de gré ou de force !
Comme on le dit de Vaclav Smil, notre Jean Marc Jancovici national est lui aussi un vrai "Bullshit killer" !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Matthieu31Matthieu31   07 novembre 2015
Dans un monde sans croissance, il va aussi falloir trouver un défi à relever qui motive suffisamment la population pour qu'elle ne focalise pas avant tout sur la perte d'un peu de son confort matériel, perte que le pouvoir politique aura la tâche de repartir de la manière la plus équitable possible.
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Matthieu31Matthieu31   07 novembre 2015
En 2005, il s' est produit un phénomène dont la quasi-totalité des économistes n'a pas compris l'importance :la production mondiale de pétrole à quasiment cesser d'augmenter.
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lionelBitumelionelBitume   01 janvier 2021
Comme CO2=PIB, préserver le climat revient ni plus ni moins à discuter de la meilleure manière de faire décroître le PIB en douceur.
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Videos de Jean-Marc Jancovici (8) Voir plusAjouter une vidéo
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