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ISBN : 2253194794
Éditeur : Le Livre de Poche (09/04/2014)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Un été sur une île sauvage du golfe de Finlande... Dans La maison des vacances, au bord de la mer, loin de la civilisation des villes, la jeune Sophie vit auprès de sa grand-mère ; une grand-mère enthousiaste et espiègle, qui fume comme une cheminée, adore les randonnées en forêt et les parties de pêche, les bains de soleil et les longues siestes paresseuses à l'ombre des arbres...
Parfois survient un visiteur : Eriksson le pêcheur, magicien amical, ou encore... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  21 juillet 2015
C'est un petit livre très étonnant, déroutant lorsqu'on l'aborde puis charmant pour peu que l'on se laisse porter par l'écriture. Entre la comtesse de Ségur et Lewis Caroll, il compte les aventures de la jeune Sophie, et de sa grand-mère fantasque, à la fois solide et fragile, dans un univers où l'espace et le temps n'obéissent pas aux normes classiques : il y a quelque chose de quantique dans cette île suédoise où mère-grand séjourne avec Papa et Sophie.
La nature y est un personnage à part entière avec ses humeurs et ses rébellions. Même la maison semble avoir une vie secrète
L'île est aussi un territoire à défendre. Les incursions y sont contrôlées.
C'est en fait un univers très onirique, qui obéit à une logique propre, et la meilleure façon de s'en saisir et de se laisser bercer par les mots et les phrases au gré des vagues qui cernent l'île.
Chaque chapitre est une histoire indépendante, avec cependant les mêmes personnages, on n'est donc pas dans un recueil de nouvelles.
Jolie parenthèse entre des romans plus noirs et plus denses


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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LiliGalipette
  07 mars 2015
Sophie passe l'été avec sa grand-mère et son papa sur une petite île du golfe de Finlande. La vieille femme fume en cachette, construit une réplique de Venise avec des brindilles et ne se prive jamais de faire une sieste. Insensiblement, Sophie grandit, s'interroge, se rebelle. La tendre connivence vire doucement à l'affrontement entre l'aïeule et l'enfant, la première étant lourde d'un savoir qu'elle ne peut pas partager, la seconde s'effrayant un peu de tout ce qui lui reste à connaître. « Il y a très longtemps, la grand-mère avait eu envie de raconter tout ce qu'elles faisaient, mais personne ne le lui avait jamais demandé. Et maintenant, elle en avait perdu l'envie. » (p. 77) Les journées s'écoulent lentement, chaque évènement devenant à lui seul une épopée, et le temps est davantage spectateur qu'acteur de l'histoire. Il assiste à l'inexorable décrépitude de la vieille, laquelle se sait fermement poussée vers la fin par une enfant pleine de vie. « Je sais que je peux tout faire. J'ai pu tout faire pendant si longtemps et j'ai vu et j'ai vécu de toutes mes forces. Cela a été fantastique, je t'assure. Mais maintenant, c'est comme si tout m'échappait, je ne me souviens pas, je ne m'intéresse pas, et pourtant c'est justement maintenant que j'en aurais besoin. » (p. 81) La violence est pourtant sans éclat et ne reflète que le cours immuable du monde.
Le style est d'une grande délicatesse, forgé dans la poésie de la banalité et des petits riens. Ce roman présente la beauté des choses qui ont été toujours là, la mer, la forêt, la mousse et le vent. Comme je l'avais déjà constaté et apprécié dans L'honnête tricheuse, Tove Jansson fait montre d'une économie de mots qui parvient à tout dire : les ellipses, les silences et les interruptions sont lourds de sens et de sentiment. La fin du roman est comme une saison qui s'achève : on n'y croit pas vraiment, on pense que ça va continuer, mais il faut se rendre à l'évidence, il est temps de tourner la page.
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Annette55
  08 juin 2014
En France , nous connaissons la suédoise Tove Jansson qui a créé des livres pour enfants devenus très célèbres, comme la série des Moomins chez Petit Lézard.

Par contre, on re- découvre en poche: "Le livre d'un été" publié en1972, l'histoire fantasque et savoureuse de la petite Sophie....elle a perdu sa maman , elle vit avec son père et sa grand- mère..... Une mamie d'un genre un peu excentrique....hors du commun, douce et espiègle...
Elle collectionne les coquillages, fut cheftaine dans sa jeunesse,égare son dentier dans les pivoines,aime le cognac, fume en cachette, jette sa canne pour prendre un bain de mer.......
Parfois, elle ramasse des os sur le rivage, construit des bateaux avec des écorces, bâtit une maison en allumettes, sait sculpter des animaux en bois.....:"La grand- mère sculptait d'étranges animaux...elle les taillait dans des branches et des morceaux de bois...leur donnait des pattes et des visages..."
À Sophie, elle confie que chacun doit faire ses propres erreurs!
Nous sommes sur une île du golfe de Finlande avec une forêt magique, le vent du Sud y souffle assez fort,":
"Nuit et jour, on entendait le même murmure calme et régulier,un endroit particulièrement exposé au vent pendant des centaines et des centaines d'années, la forêt avait essayé de pousser en défiant les tempêtes,acquérant ainsi un aspect tout à fait unique, où tous les arbres se pliaient pour échapper au vent......, ils se recroquevillaient, se tordaient et beaucoup rampaient...."
On note dans le ciel, la présence d'oiseaux migrateurs, des oiseaux sauvages,ici "parfois des " hareldes", des oiseaux, chantant à deux ou trois voix, qui meurent d'amour."..
La grand- mère s'adonne à leur observation....
La petite Sophie s'approprie les échos familiers des saisons qui ordonnent le temps qui passe,elle apprend grâce à sa grand- mère à " être tolérante et à respecter les idées d'autrui."
Les dialogues complices avec sa mamie révèlent les liens forts qui unissent une femme amoureuse de la vie et des changements de la nature et une fillette désireuse de les connaître.
Le ton est serein et malicieux, parfois grave, l'humour est partout présent, un sentiment léger...un air paisible.......
Un opus curieux, surprenant et frais, fantaisiste et savoureux entre réalité et rêve éveillé, à découvrir le temps d'un été!
Mais ce n'est que mon avis!



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letitbe
  08 février 2015
Je rejoins totalement Dune00 et Ktylauney. Que ce récit est ennuyeux. Son seul mérite est d'être court.
Les divers chapitres sont autant d'anecdotes, de moments partagés par une petite fille, Sophie, et sa grand-mère. Il y a bien un papa en arrière-plan (la maman est décédée) mais il est quasi inexistant.
Les dialogues entre la grand-mère et sa petite-fille sont frustes, basiques parfois sans queue ni tête. Je n'ai pas ressenti d'affection débordante. Les tranches de vie évoquées n'ont rien de transcendant.
La nature, la mer, les éléments sont ,quant à eux, bien dépeints avec beaucoup plus de détails que pour les humains. Des humains représentés par des actes et des paroles très basiques.
J'ai terminé ce livre avec le sentiment de m'être déchargée d'un poids.
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christinebeausson
  29 avril 2016
La curiosité pour une auteure finlandaise – et suédophone – surtout connue pour sa série des Moomins, l'emblème de la littérature enfantine finlandaise dans les années 50, Tove Jansson, devenue illustratrice, peintre et romancière.
Ali Smith a noté : « Dans sa production littéraire pour adultes comme dans le reste de son oeuvre, Jansson a fait preuve d'une assez grande radicalité dans la forme comme dans le choix des thèmes abordés, une radicalité là aussi empreinte de la tranquillité profonde qui est le propre de toute sa création. » et ses livres mettent en scène « des personnages qui ne sont pas habituellement présents en littérature, ou auxquels les écrivains ne laissent habituellement que peu de place ».
Le Livre d'un été est considéré comme un classique.
N'oublions pas que Tove Jansson fut en son temps audacieuse dans ses choix de vie personnels : elle commença par vivre avec un homme sans être mariée, ce qui prêtait à scandale dans la Finlande de l'époque, puis elle eut plusieurs relations avec des femmes. Les liaisons homosexuelles qu'entretenait Jansson dans les années 40 et 50 étaient un secret de Polichinelle à Helsinki, alors qu'il faut noter qu'encore à cette époque-là, la révélation de l'homosexualité pouvait mener en Finlande à une peine de prison ferme ou à l'internement dans un hôpital psychiatrique.
Apres avoir pris connaissance de ces quelques éléments, piochés ici et là, la lecture du "livre d'un été" revêt des impressions plus nuancées.
Ce n'est certes pas un livre indispensable à porter à notre connaissance mais pour quiconque s'intéressant à la culture finlandaise, il permet de voir sous un éclairage différent le rapport à l'enfance.
Il y est question de passation de mémoire, de l'importance accordée à la parole enfantine et de ce que l'enfant doit retenir et apprendre par un échange interactif avec les générations passées.
La grand mère a des choses à transmettre, à faire comprendre à sa petite fille, des valeurs à lui faire intégrer.
Et ce livre nous permet de les accompagner tranquillement dans ce passage transgenerationnel tout en douceur, l'apprentissage de la vie !
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critiques presse (4)
LePoint   17 juillet 2017
"C'est une pépite de tendresse entre Lewis Caroll et la comtesse de Ségur."
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   30 juillet 2014
Un bijou, fantaisiste et savoureux, à redécouvrir séance tenante et à glisser dans ses bagages pour les vacances !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   30 juillet 2014
Gestes tendres, réalisme magique, ce roman est à l'image de ses héroïnes, apparemment modestes et d'une belle étrangeté. Auteur de livres pour enfants, comme la série des Moomin, Tove Jansson est par ailleurs une conteuse exceptionnelle [...].
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   04 juillet 2014
Roman d'apprentissage et de transmission, ce Livre d'un été est plus que de saison.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   22 juillet 2015
Une île peut être vraiment terrible pour quelqu'un du dehors. Tout est établi, chacun tient obstinément sa place, calmement, avec assurance. Entre les limites de leurs rivages, tout fonctionne selon des rituels devenus immuables à force de se répéter et, en même temps, ils parcourent leurs journées de façon capricieuse et fortuite, comme si le monde prenait fin à l'horizon.
Commenter  J’apprécie          230
DucalmeLucetteDucalmeLucette   20 mai 2016
(…) Plus loin, sur une pierre plate dans l’eau, gisait un harelde. Il était trempé et mort et ressemblait à un sac de plastique froissé. Sophie déclara que c’était une vieille corneille, mais sa grand-mère ne la crut pas.
– Mais c’est le printemps ! dit Sophie. Ils ne meurent pas maintenant, ils sont tout nouveaux et viennent à peine de se marier, c’est toi-même qui l’as dit.
– Certes, dit la grand-mère, mais cela n’empêche pas qu’il vient de mourir.
– Comment est-il mort alors ? hurla Sophie.
Elle était très en colère.
– D’amour inconsolable, expliqua sa grand-mère. Il a chanté et « gaglé » toute la nuit pour sa cane, mais un autre est arrivé et la lui a volée, alors il a plongé la tête sous l’eau et s’est laissé emporter par le courant.
– Ce n’est pas vrai, cria Sophie, et elle se mit à pleurer. Les hareldes ne peuvent pas se noyer. Raconte comme il faut.
Alors la grand-mère raconta qu’il s’était tout simplement heurté la tête contre un rocher, il chantait et « gaglait » si fort qu’il ne regardait pas où il allait, et cela lui était arrivé juste au moment où il était le plus heureux.
– C’est mieux, dit Sophie. On devrait peut-être l’enterrer ?
– C’est inutile, répondit la grand-mère. À la marée haute, il s’enterrera lui-même. Les oiseaux de mer doivent être enterrés comme les marins.
+ Lire la suite
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VanessaVVanessaV   16 avril 2014
- Mais c'est le printemps! dit Sophie. Ils ne meurent pas maintenant, ils sont tout nouveaux et viennent à peine de se marier, c'est toi-même qui l'as dit.
- Certes, dit la grand-mère, mais cela n'empêche pas qu'il vient de mourir.
- Comment est-il mort alors? hurla Sophie.
Elle était très en colère.
- D'amour inconsolable, expliqua sa grand-mère. Il a chanté et "gaglé" toute la nuit pour sa cane, mais un autre est arrivé et la lui a volée, alors il a plongé la tête sous l'eau et s'est laissé emporter par le courant.
- Ce n'est pas vrai, cria Sophie, et elle se mit à pleurer. Les hareldes ne peuvent pas se noyer. Raconte comme il faut.
Alors la grand-mère raconta qu'il s'était tout simplement heurté la tête contre un rocher, il chantait et "gaglait" si fort qu'il ne regardait pas où il allait et cela lui était arrivé juste au moment où il était le plus heureux.
- C'est mieux, dit Sophie. On devrait peut-être l'enterrer?
- C'est inutile, répondit la grand-mère. A la marée haute, il s'enterrera lui-même. Les oiseaux de mer doivent être enterrés comme les marins.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   09 août 2014
La grand-mère n'était pas toujours très logique. Elle avait beau savoir qu'il ne faut pas se faire de mauvais sang pour les petites îles qui prennent soin d'elles-mêmes, elle s'inquiétait toujours quand arrivait la sécheresse. Le soir, elle trouvait une excuse pour descendre jusqu'au marais où elle avait caché un arrosoir sous les aulnes, et avec une cuillère à café elle écopait jusqu'à la dernière goutte. Elle faisait ensuite le tour de l'île, versait un petit peu d'eau ça et là sur ses plantes préférées, et remettait l'arrosoir dans sa cachette. A l'automne, la grand-mère recueillait des graines sauvages dans des boîtes d'allumettes, et le dernier jour, avant de quitter l'île, elle allait faire un tour et les plantait, mais personne ne savait où.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   23 juillet 2015
Elle demanda comment Dieu pouvait faire attention à tous les gens qui le priaient en même temps.

- Il est très sage, murmura la grand-mère en somnolant sous son chapeau .
- Réponds correctement, dit Sophie . Comment a-t-il le temps?
- Il a des secrétaires ...
- Mais comment arrive -t-il à exaucer votre prière s'il n'a pas le temps de parler avec ses secrétaires avant que ça ne tourne mal?
Grand-mère fit semblant de dormir, mais elle savait bien qu'elle ne trompait personne et, finalement elle déclara qu'il s'était arrangé pour que rien ne puisse arriver entre le moment où on priait et celui où il recevait votre prière. Mais sa petite fille demanda alors ce qui arrivait quand on tombait d'un sapin et qu'on priait pendant qu'on était en l'air.
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Vidéo de Tove Jansson
(en finlandais) Intervju med Tove Jansson
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