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EAN : 9782258089884
300 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (01/09/2011)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 29 notes)
Résumé :
1982, au hameau de Menglazeg, au cœur des montagnes Noires de Cornouaille.
En rentrant du travail, Sylviane, dix-huit ans, croit apercevoir sous les remous de l'Aulne en crue le toit d'une voiture où pourraient se trouver, noyés, sa mère, son petit frère et sa petite sœur. Réalité atroce ou illusion suscitée par des remords confus que la jeune fille ne peut ni ne veut formuler?
Au cours de la nuit, la réponse va peu à peu émerger du passé, jusqu'à la r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  01 août 2014
Dernier volet de la monumentale fresque familiale de Hervé Jaouen montrant une famille bretonne tout le long du 20ème siècle, ce dernier tome laisse sans souffle! Last but not least donc..
Nous sommes en Cornouaille près de Quimper.
Dans une famille rurale défavorisée, une jeune fille revient chez elle et découvre à côté de la maison des traces de pneu près du canal, laissant croire qu'une voiture, la voiture familiale très probablement, est tombée à l'eau.
Au fil du récit, on apprend ce qui a pu conduire à une telle tragédie.
Milieu défavorisé, personnages sans instructions et souffrant de dénuement tant psychologique que matériel, isolement des Anciens, tensions dans les relations entre les différents membres de la famille, tout est là pour faire un grand roman noir et dur, sur fond de réalisme social qui vous glace tant c'est saisissant de vérité.
Outre le côté "roman noir", ce qui rend le livre attachant c'est le fait que l'auteur nous montre une société rurale isolée, qui passe à côté des progrès matériels et économiques apportés par le 20ème siècle.
Des personnages qui souffrent et restent englués dans leur condition, sans espoir d'évoluer.
Un grand moment de lecture.
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badpx
  13 juin 2019
Je suis arrivée à la lecture de ce roman par le biais de mon club de lecture.
J'ai beaucoup aimé l'histoire principale. Je trouve le style très fluide sans être "facile", je trouve que c'est d'un bon nouveau littéraire pour autant que je sois capable de porter un jugement sur cet aspect du roman.
J'ai passé quelques heures dans la noirceur de la vie de Sylviane, une noirceur héréditaire semble-t-il. C'était rude, mais finalement plein d'espoir.
Mais,il y a deux mais.... le premier c'est que ce roman est dans une série, et il y a beaucoup trop de référence aux romans précédents à mon goût ; et je ne pense pas que ce soit des mini-notes en bas de page qui puissent permettre de bien comprendre toutes les implications de ce qui a été raconté dans d'autres livres.
Le second mais : le roman pour moi se fini à la page 233... le reste est la suite de la série, ou peut-être la fin de la série. Il a donc 60 pages totalement inutile à la compréhension, et surtout qui n'apportent rien au drame qui a été raconté. Je trouve que ça fait beaucoup de page pour rien.
C'est un peu dommage
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yv1
  09 septembre 2011
Nous avons parfois -j'avoue, j'ai parfois- pour les romans dits régionaux -voire de terroir- des a priori négatifs. Ce roman breton, écrit par un Breton (né à Quimper), se passe en Bretagne, dans les Montagnes Noires ; on y parle parfois le breton (avec notes bas de pages, ouf !) et est édité dans la collection de l'éditeur qui se nomme Terres de France. Régional et terroir donc. Oui, mais il est vachement bien ! Tout simplement. C'est le dernier volume d'une fresque bretonne écrite par Hervé Jaouen et qui contient quatre tomes. Je n'ai pas lu les précédents, mais no problem, ils se lisent indépendamment les uns des autres.
Qu'est-ce qui fait que ce roman est -je me cite, on n'est jamais si bien servi que par soi-même- "vachement bien" ? Mais tout, ai-je envie de vous répondre. Par exemple, l'intrigue s'évente assez vite (disons que quelques indices et une perspicacité au dessus de la moyenne -si si, je maintiens, au pire ça fait vantard, au mieux, on me croit, et là mon aura croît- m'ont fait deviner assez vite le secret de famille). Mais, malgré cela, j'ai dévoré ce roman ; c'est un signe qui ne trompe pas. Tellement de romans ne tiennent qu'à l'intrigue, qui une fois devinée perdent tout leur intérêt. Pas là.
Quelques pistes pour cerner mon engouement :
Les lieux d'abord, empreints de légendes, d'histoires plus ou moins glaçantes. Un climat typique aussi qui permet d'opacifier et de densifier le secret.
Les personnages ensuite. Ils sont laids, difformes pour certains, parfois terriblement hostiles, antipathiques, mais avec d'autres côtés plus attachants. Nul n'est tout noir ou tout blanc. Sylviane est une belle jeune fille, mais pas facile, avec du caractère et quelques "casseroles" qu'elle traîne. Sa relation avec sa mère est tendue, voire totalement haineuse. Mikelig, le père est un petit bonhomme que la polio à déformé et empêché de grandir. Il voue un amour total à sa femme. Aurore, la mère, l'objet de l'amour aveugle de Mikelig et qui le lui rend bien d'ailleurs -cet amour intense, qui surmonte tout, même les événement les plus indignes-, est le personnage central du livre : sa corpulence, son caractère, sa description éclipsent un peu les autres
Le mariage, ah oui, parlons-en. Tout un chapitre, inoubliable, lui est consacré. Aurore est du Nord, Mikelig local : une rencontre des deux cultures et une union étonnante, précédée d'un enterrement. La description d'Hervé Jaouen est un grand moment, on s'y croirait. J'en rigole encore. Il paraît même que dans le Nord, on parle encore du cheval breton qui tractait le corbillard (en 1963, en Bretagne, dans les petits villages, les corbillards n'étaient pas encore tous motorisés)
Enfin, l'écriture. Quelle langue ! Point d'artifices. du direct. du franc. du cru. du franchouillard argotique mâtiné de breton. Les scènes un peu chaudes, parce que Madame n'est pas avare non plus de ses charmes, au plus grand bonheur de son mari, sont très drôles, et permettent de se détendre entre deux révélations pas reposantes. Cette langue et l'humour inhérent font eux aussi passer des scènes terribles plus facilement, ou alors, au choix, en rajoutent encore dans l'horreur, la dégradation et le sordide
Un bouquin pas commun, des personnages qui marquent et que je n'oublierai pas de sitôt et une langue percutante, efficace et jouissive. J'irais bien voir si leurs aïeux des trois tomes précédents sont aussi barrés.
Un roman de la rentrée littéraire, mon dixième, le plus déjanté, le plus frais sûrement grâce à l'air marin breton.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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coca
  25 janvier 2014
Nous sommes au coeur de la Bretagne rurale.
Comme chaque jour, Sylviane rentre de son travail en longeant le canal. Tout-à-coup, elle aperçoit dans les eaux le toit d'une voiture, une 2 CV comme celle de sa mère. Pourvu, se dit-elle, qu'elle soit à la maison avec mon petit frère et ma petite soeur ! Mais Sylviane pressent un drame : la violente dispute qui a éclaté avec sa mère resurgit ; de plus, la sombre affaire de famille qui les lie, mais qui est pourtant secrètement enfouie dans les mémoires, pourrait bien être le détonateur d'une tragédie.
Avec ce 4ème et dernier volume, Hervé Jaouen clôt une très belle saga de sa Bretagne natale.
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VivianeB
  24 décembre 2018
Ce dernier opus m'a littéralement passionnée par sa force littéraire et le drame qui se dénoue dans les lignes. Ce sont des personnes qui vivent dans le secret et le déni, jusqu'à l'impensable. J'ai aimé.
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critiques presse (1)
LeFigaro   02 septembre 2011
Jaouen peint un tableau social glaçant par son réalisme, mais dans lequel l'optimisme parvient malgré tout à trouver une place.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   01 août 2014
A cause des rois de France, de Saint Louis, peut-être.
Je trouvais que c'était joli et classique, Louis.
Que ça annonçait un joli destin.Un Louis ne pourrait que sortir de la mouise de Menglazeg, tandis qu'un Eddy ou un Johnny ou un Dick, ça sonnait vieux loubard et mec ringard plombé à la dope et voué à l'éternel chômedu.
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yv1yv1   09 septembre 2011
Les plus méchantes parleraient d'épouvantail à moineaux fabriqué aux Champs-Elysées : sur ces formes rebondies devant et derrière, sur toute cette chair, regardez donc cette robe cheuc'h [chic], enrichie -pour rappeler la collerette des gilles [la famille nordiste d'Aurore]- d'un mantelet en satin, aussi seyant à cette tête bouffie, à ces petits yeux derrière des lunettes d'écaille, à ces bajoues et à cette lèvre supérieure surlignée de duvet brun, qu'un col de gilet de sauvetage à une tête de veau sur l'étal d'un boucher. [...] Plus tard dans la journée, on apprendrait que la mariée [Aurore] compensait sa mocheté par sa gaieté et son appétit de réjouissances. A table, Aurore n'était pas du genre à laisser sa part au voisin, et jamais elle ne mettait sa main entre une bouteille de vin et son verre, et en pleines libations Madame n'était pas la dernière à pousser la chansonnette cochonne. (p27/28)
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cocacoca   19 janvier 2014
Il est revenu, mais il m'a pas épousée.
Et maintenant, rideau !
Je pense plus à rien.
A RIEN !
Si quelqu'un a quelque chose contre, qu'il vienne me le dire en face.
Je lui cracherai à la gueule.
Je luis cracherai à la gueule ma vie de merde, ma misère, ma douleur, mon chagrin, mon désespoir.
A travers le toit de la 4L des gendarmes, la pluie fait toc-toc-toc dans ma tête.
JE PENSE PLUS A RIEN !
J'attends l'arrivée de tout le bazar, projos, plongeurs, dépanneuse, plus une ambulance, au cas où.
Au cas où, tu parles. Sûr qu'ils sont dedans, les pauvres petits.
PENSE PLUS A RIEN, JE TE DIS !
D'accord. J'écoute la pluie.
La pluie sur le toit de la 4L des gendarmes couvre le vacarme des mots dans ma tête.
Putain, ce que ça fait du bien, de plus penser à rien.
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AelaAela   01 août 2014
Sylviane face aux collègues de la brigade de recherche, face au procureur, face à son avocat selon la tournure que prendront les événements, et obligés de répéter son histoire, et forcée de revivre son cauchemar, à l'infini, da viken, comme on peut le lire sur les tombes, en breton, une langue qui a trois mots différents pour dire "jamais".
L'un pour jamais dans le passé, l'un pour jamais dans le présent, et da viken, pour jamais dans le futur.
Des vies souillées. A jamais, pour toujours.
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yv1yv1   09 septembre 2011
L'Aurore boréale en cloque, l'assistante sociale qui surveille son bide comme un paysan le tour de taille de son cochon à l'engraissement, et la voilà à point, crac direction la maternité, et Madame pond son oeuf, le dénommé Eddy, comme Mitchell. Si elle avait continué à pondre, tout le hit parade y serait passé.[le premier enfant confié à la DDASS se nommait Johnny] L'oeuf, il a été ramassé tout frais pondu sous le cul de la pondeuse. comme si elle avait accouché en haut d'un toboggan. Poussez, poussez, qu'on lui dit, et hop, elle expulse le produit de la bête à deux dos, et hop il glisse direct dans le couffin de la DDASS. Adieu couvée ! C'est pas beau ça ? (p.54)
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Videos de Hervé Jaouen (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Jaouen

Dialogues, 5 questions à Hervé Jaouen
www.librairiedialogues.fr 5 questions posées à Hervé Jaouen, à l'occasion de la parution du livre Ceux de Menglazeg (Éditions Presses de la cité).
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